Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 20:12
 

La Coupe d'Afrique des Nations vient de s'achèver aujourd'hui dimanche 31 janvier 2010. On connait déjà le pays champion de cette CAN. C'est l'Egypte qui est à nouveau la Championne d'Afrique. Ce qui est le plus intéressant, c'est aussi de faire un bilan de ce qui vient de se dérouler en Angola. Un bilan de cette CAN 2010, en quelque sorte.

La grande question est d'abord de savoir ce que l'on retiendra réellement de cette coupe d'Afrique. Quelle sera l'image que l'on gardera le plus ? Les images qui feront le souvenir de cette coupe d'Afrique des Nations, sont tellement nombreuses. En déhors de la compétition proprement dite.

Tout semblait bien commencer en ce jour du 10 janvier, à Luanda. Lors de l'inauguration des festivités, en présence du président angolais et de la staff de laCAF et de la FIFA. Le pays organisateur avait bien préparé l'évènement, très sûr d'avoir réussi le contrat et les engagements pris avant le début de la CAN en Angola.

Pour les Africains, en cette prériode des crises, il fallait montrer que l'on était capable d'organiser une grande fête du football sur le continent. On allait pas se priver des moyens. Surtout pas avec un pays aussi riche en pétrole qu'est l'Angola, dirigé par le parti-Etat, le MPLA, avec à sa tête, le président José Eduardo dos Santos. La richesse provenant du pétrole a fait de l'Angola le premier pays producteur de l'Afrique subsaharienne. Luanda avait mis le paquet. En moins de temps, on a vu surgir des sables luandais, comme par enchantement, quatre nouveaux stades de fooball. Et ce, dans les quatre provinces angolaises, d'où le pays avait proposé à la CAF pour son déroulement. Le dossier présenté à la Confédération Africaine de Football (CAF) semblait convaincant. Tout semblait donc en ordre. Le pays se montrerait capable d'une telle compétition, capable d'organisation avec des moyens de logements, d'hébergements, des prises en charges, et des stades mis à disposition. Il n'y avait rien à redire. La Fédération Angolaise de Football a bien ficelé son dossier. Le Ministère des Sports a très bien appuyé le travail de présentation qui a convaincu, et la CAF et la Fédération Internationale de Football Associés(FIFA). La CAF avait déjà donné son aval. Tous ont fait confiance à l'Angola.  Pour le gouvernement angolais, l'affaire était dans le sac. Tout était fin prêt.

Pour l'Afrique, c'était aussi une question de prestige. Les Africains, malgré leurs difficultés sont capables de présenter un spectacle sportif que le monde entier pouvait voir et apprécier.

Dans cette optique, avec les nouveaux réglèments de la FIFA, qui préconisaient l'alternance continentale, pour respecter l'équilible, et donner la chance à tout le monde, le continent africain devrait assurer la prochaine Coupe du Monde. L'Afrique du Sud a été désigné pour organiser la Coupe du Monde 2010.

Jusqu'à ce jour, ce sont les continents américains, et surtout européens, qui monopolisaient les réalisations des coupes du monde. Argumentant qu'ils étaient plus riches et des moyens à dispositions pour cela. L'éveil du football africain, avec ses « Stars » qui jouent dans les clubs européens, et qui sont incontestablement très bons, il fallait tenir compte de cette réalité footballistique. L'Afrique fait partie désormais des continents du football mondial. Une reconnaissance admirable pour les pays africains qui voient leurs joueurs nationaux quitter leurs terres pour aller « travailler » ailleurs, remportant des victoires en remplissant des stades et enrichir ces équipes européennes. Au vu des succès de ces joueurs prestigieux, il fallait recompenser l'Afrique pour l'évolution de son football. Qui ne connaît pas Didier Drogba, Samuel Eto'o, Rafik Halliche, Rigobert Song, Mahamadou Diarra, Sessegnon, Zé Kalanga, Flavio, Manucho, Yacubu Ayegbeni, Gedo, Mwafulirwa, Kanouté, Cousin, Karim Haggui, Walid Regragui, Emmanuel Adebayor, Salifou, Essien, Ben Saada, Kolo et Yaya Touré, Bary Koné, Rabah Saadane, Nkwankwo Kanu, Augustin Okocha,Amadou Shaibu, Mahmoud el-Khatib, Antar Yahia, Ahmed Hassan, Peter Obemwingie, Gyan, Tico-Tico, Gonçalves Fumo, C. Katongo, Gilberto, et nous en passons des meilleurs.

Pour la FIFA, l'Afrique arrivait à son heure pour organiser des grandes compétitions. Le président de la Fédération Internationale de Football Associés, le Suisse, Seep Blatter, s'est rallié à cette idée que le continent africain, mal considéré jusque là, défavorisé, peut obtenir le droit d'organiser une Coupe du Monde en 2010, aussi digne comme les autres continents. Par respect de l'alternance continentale comme prévue. Le « Mundial 2010 » se déroulera bien cette année en Afrique du Sud. Le pays étant le plus représentatif sur le continent. Il y existe des infrastructures, digne de ce nom. Au mois de Juin prochain, le monde entier aura les yeux braqués vers le Sud du continent où va sérouler cet important évènement sportif footballistique.

Et sur le plan continental, c'est la Confédération Africaine de Football qui a choisi  l'Angola pour une Coupe d'Afrique des Nations-Orange 2010. Elle a  eu lieu du 10 janvier au 31 du même mois. Vingt-et-un jours de fête footballistique. Le pays, après avoir vécu des drames, qui vient aussi de sortir des années de guerres et autres troubles politiques, affiche une réelle volonté de s'en sortir et se redresse positivement et avec beaucoup de succès. Sur plusieurs plans. Le pays vient de donner des gages pour organiser et acceuillir les équipes continentales participantes. Sera-t-il à la hauteur de ce défi ? Pour la majorité des dirigeants et amateurs de football, la réponse est : oui. Le gouvernement, à Luanda, a assuré de bien faire et  correctement, pour respecter le cahier des charges présenté par la CAF et la FIFA.

Après quelques interrogations, voire même, quelques hésitations, les deux organes supérieures ont répondu positivement à l'Angola. Ce dernier disposerait des moyens financiers suffisants.

La CAF a son siège au Caire, en Egypte. Son président actuel est le Camerounais Issa Hayatou, en place depuis 1988. L'Egypte restant encore à ce jour, le digne représentant du football africain sur le plan international et continental. Le pays détient le reccord, avec la détention des coupes d'Afrique remportées. Cette année encore, le pays était bien présent pour la finale de la CAN en Angola.

L'Egypte a échoué de peu pour sa participation à la prochaine Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, éliminée par l'Algérie, lors du dernier match de qualification qui a eu lieu à Khartoum, au Soudan. Score un but à zéro. L'Algérie avait finalement gagné son ticket pour le pays de Nelson Mandela.

L'Egypte prendra sa revanche lors de la CAN 2010 en Angola, en lui infligeant une sévère correction avec une étonnante victoire de 4 buts. Les Algériens dominés en tout point de vue du match. L'Algérie terminera d'ailleurs quatrième de la compétition, battue une fois de plus par le Nigéria, troisième au classement. Les deux équipes de tête restant le Ghana et l'Egypte.

Nous avons assisté à une belle coupe qui aurait pu être parfaite si elle n'avait pas été tâchée par l'évènement que tout le monde connaît. Le mitraillage du bus transportant les coéquipiers d'Adebayor, faisant deux morts, poussant le gouvernement togolais de rappeller son équipe nationale de rentrer précipitamment au pays. Dès lors, le réglèment précisant de ne jamais quitter de cette façon des compétitions engagées, sans devoir risquer des sanctions. La politique ne peut non plus intérférer dans les affaires sportives. La CAF est restée catégorique en cas de non-respect dudit réglèment. Sur les deux motifs, la confédération africaine a estimée que l'équipe togolaise n'a pas respectée les règles. Ou du moins, le gouvernemnt de Lomé. Quant aux joueurs qui se sont vu privés de leur participation aux deux prochaines coupe d'Afrique des nations, ils ont ressentis cela comme une injustice. Eux qui ont payé cher. Le pays veut d'ores et déjà faire un recours de la décision auprès des instances comptétentes de la CAF et de la FIFA.

En attendant de statuer sur cette affaire, la décision est entrée de fait. Le Togo ne participera pas aux deux compétitions de la prochaine coupe d'Afrique des Nations. Avec toutes nos regrets sur cette sévère décision. On aurait pu prendre en compte le coup des émotions après un tel drame national.

 

Entretemps, la Coupe d'Afrique des Nations a continué jusqu'au 31 décembre comme convenue. On peut dire aussi que le football et la politique ne font pas bon menage. Mais alors, peut-on éviter la politique dans le monde d'aujourd'hui ? Autant d'intérêts interférants dans toutes les autres manifestations, sportives ou non-sportives. L'Angola a fait de son mieux pour tenir son engagement d'organiser cette coupe du continent. Fallait-il arrêter ou continuer les compétitions après ce qui s'est passé ? La réponse est négative. La vie continue malgré la mort de nos proches. On pourra peut-être l'Angola, ou la CAF, d'adopter une attitude qui s'apparenterait à une no-compassionnelle. Tout individu doit savoir et pouvoir se surmonter les drames de la vie. Le football ne doit pas servir de tribune à tous les extrêmistes pour exprimer leurs révendications. Il y a des lieux faits pour cela. Les stades ou toute organisation sportive ne doivent pas devenir des lieux de gagner des guerres. Aussi nobles soient-elles.

On admettra de reprocher à l'Angola, la cherté dans la vie dans ce pays où la majorité de la population n'est pas si riche comme le miroite la richesse du pétrole et les dividendes que le gouvernement tire de cette manne pétrolière. Les hôtes étrangers qui ont participé à cette CAN-Orange 2010 en Angola, tous se sont plaints sur les prix de chambres des Hôtels mis à la disposition. Il a fallu étudier ce problème avant d'accueillir les invités footballistiques. Ce qui a dissuadé quelques personnes de se rendre en Angola. Même si l'on sait que les sponsors ont payé cher pour faire passer leurs publicités ou soutenir cette Coupe en Afrique. Beaucoup de pays d'Afrique n'ont pas pu, non plus, diffuser les images des matchs de la CAN en Angola. Certains sponsors ayant monoplisé les droits de diffusions ou de rédiffusions. Un comble, pour les amateurs de football en Afrique ! Comment peut-on privé les Africains de voir leurs propres matchs qui se déroulent dans un autre pays africain ? C'est inconcevable. Si le public angolais ont pu suivre tous les matchs à la télévision et à la radio, ce n'était pas toujours le cas dans les autres pays, frontaliers ou éloignés de l'Angola. Cette polémique a été aussi un des problèmes de cette Coupe d'Afrique des Nations au pays du président José Eduardo dos Santos. Jamais les droits de retransmission de la CAN n'avait atteint une telle hausse. Même en Europe, les résidents Africains se sont vu privés de voir les matchs qui se déroulaient en Angola. Il fallait s'armer de patience, pianoter longuement les touches de télécommande pour tomber sur une chaîne de télévision où on passait des matchs de la coupe d'Afrique. Si la BBC a pu passer quelques matchs, il n'y en avait pas de masse dans les pays du Nord qui se passionnaient du football continental africain. On verra aussi ce qui va se passer pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud.

Il n'y a qu'en Egypte, en Algérie, au Nigéria, voire même le Burkina Faso, pour ne citer que ces pays africains, qui ont déboursé de l'argent pour satisfaire leurs peuples fanatiques du football. Idem pour les radios. Mis à part, Radio France Internationale, et Africa n°1 (au Gabon) qui ont inondé les marches des pays francophones, très peu étaient en mesure de diffuser en direct les matchs de la CAN-Orange2010, en Angola. Les pays arabes du Golfe Persique n'avaient aucun problème pour voir la Coupe d'Afrique. La chaîne Al-Jazira avait racheter des droits d'exclusivités et avaient ses propres clients pour la diffusion, et la rédiffusion des matchs de la CAF. Le Quatar a mis le paquet pour le football africain et les droits de la retransmission. Certains pays se sont contentés de passer en différé certains matchs.

On peut le dire à l'heure du bilan, l'Angola a tenu son pari. La coupe s'est plus ou moins bien passé. Si sur le plan sportif, on ne peut rien reprocher à l'Angola, qui a bien assuré, en revanche, il y a encore des choses à dire pour l'amélioration de l'état des pelouses dans les nouveaux stades construits en Angola, pour cette CAN. Ce sont les Chinois qui se sont atélés, à la hâte, pour ériger ces étonnants beaux stades. On peut excuser pour les délais, à quelques mois seulement du début des compétitions. L'Angola voulait présenté des nouveautés. D'où ces quatre stades, à Luanda, à Benguela, à Lubango et à Cabinda. Pour le pays, l'évènement de la CAN a été aussi une occasion de réveiller un sentiment patriotique. Sur ce plan, le gouvernement a bien réussi ce pari de bien faire.

Les Angolais ont resseré leurs liens nationalistes. On était fiers de voir un si grand évènement se dérouler dans le pays, après des années des désordres. L'absence de loisirs s'est fait sentir. A chaque match de l'équipe nationale, les « Palancas Negras », les stades étaient bondés pour soutenir les joueurs angolais. Les gradins étaient remplis de supporters enthousiastes. Le jour des matchs, tout était coloré en rouge-jaune-noir, les couleurs nationales, les couleurs du drapeau angolais. L'ambiance était très très chaude, avant, durant, et après les matchs. Comme on vient de le voir pour les finales de la CAN 2010, avec la troisième victoire consécutive de l'Egypte.

La Confédération Africaine de Football a désigné deux nouveaux pays pour organiser les prochaines compétitions de la Coupe d'Afrique des Nations, en 2012. Ce seront le Gabon et la Guinée-Equatoriale. Les délégations de deux pays étaient présents en Angola pour étudier les leçons de l'Organisation de cette CAN à Luanda, ainsi que dans les autres stades provinciaux.

Cette fois, la FIFA devra bien s'assurer les bons déroulements de la Coupe d'Afrique des Nations aux Pays de Bongo et de Teodoro Obiang Nguema. A Libreville, comme à Bata, les matchs seront bien suivis. Tant sur le plan organisationel que celui de la sécurité des joueurs et des autres.

Par alain serbin - Publié dans : actualités
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 19:30

Les "Pharaons" viennent de remporter la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2010, en Angola. Ils ont battu l'équipe nationale du Ghana, les "Black Stars" par un petit, mais suffisant score de 1 but à 0. Et, l'Egypte obtient le titre de Championne d'Afrique 2010. Ce sont donc les Egyptiens qui s'emparent de ce trophée du football du continent.

Les jeunes joueurs Ghanéens des "Blacks Stars" n'ont pas démérités non plus. Ils ont fait ce qu'il fallait mais c'est la dure loi du sport. C'est le plus fort qui gagne. Et ce dimanche 31 janvier, c'est bien l'équipe nationale de l'Egypte qui gagne cette Coupe d'Afrique des Nations, à Luanda, au Stade du 11 Novembre. Devant le président angolais et les membres de la FIFA et de la CAN.

Les deux équipes nous ont offert un beau spectacle d'un match assez équilibré. Les Ghanéens avaient mis la pression que les Egyptiens ont accusé le coup. Ces derniers se sont remis pour attaquer dans la seconde période du match décisif. Il faut le dire aussi, le Ghana n'était le pays favori de cette CAN. On a tout de même découvert une très jeune équipe avec des talents à redire.

Mais les Egyptiens, expérimentés, habitués à ce grand match, étaient très sûr d'eux, du début à la fin. Cette confiance a redonné la confiance et remontrer le moral des joueurs des "Pharaons" qui se sont mis dans le match, s'engageant sur toutes les balles. Finalement, c'est Mohamed Gedo qui va apporter ce but de la délivrance qui va consacrer l'Egypte avec un but tiré de loin dans un angle difficile, le tableau d'affichage va indiquer le score : 1-0, pour l'Egypte. Ce sera le seul et unique but de la partie, ô combien si important pour la victoire des "Pharaons".
Une équipe égyptienne qui se console avec cette victoire à la CAN 2010, après avoir échoué face aux Algériens qui l'a privée de sa participation à la prochaine coupe du monde qui va débuter cet été, au mois de juin, en Afrique du Sud.

Par alain serbin - Publié dans : actualités
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 15:56
Le pays oganisateur, l'Angola, voit la fin de la Coupe d'Afrique des Nations 2010. La fête se termine aujourd'hui. La Coupe d'Afrique aura vécue. Les amateurs de football se sont réjouissent d'avoir eu ce privilège sur le continent, de suivre les matchs des équipes nationales, avc une certaine fierté et un esprit chauvin, nationaliste et compréhensible. Un grand événement que les Angolais ont appréciés le coeur joyeux.
Enfin, l'Angola a eu sa Coupe d'Afrique des Nations. Avec tous les pays africains participant à cette belle manifestation sportive, unique en son genre.
Pour le monde entier, les Africains fêtaient leur sport préféré, le "foot". On a vu partout cette ferveur dans tous les pays d'Afrique dont l'organisation de la fête se passait dans un pays africain, en Afrique australe, et qui s'appelle l'Angola. Un pays dont on connaissait mal et que l'on devra (re)découvrir.

On allait pouvoir durant un mois vivre des matchs de football d'une telle importance inégalable partout sur le continent. L'Angola, un pays en développement, qui va prendre en charge tout un mois l'organisation de cette Coupe d'Afrique des Nations, dont le calendrier s'établissait comme suit :


Groupe A
: du 10 janvier au 18 janvier à Luanda
Groupe B : du 11 janvier au 19 janvier à Cabinda
Groupe C : du 12 janvier au 20 janvier à Benguela
Groupe D : du 13 janvier au 21 janvier à Lubango 1/4 finale 1 : 24 janvier à Luanda (1er A - 2ème B)
1/4 finale 2 : 24 janvier à Cabinda (1er B - 2ème A)
1/4 finale 3 : 25 janvier à Benguela (1er C - 2ème D)
1/4 finale 4 : 25 janvier à Lubango (1er D - 2ème C)
1/2 finale : 28 janvier Luanda (Vainqueur 1/4 finale 1 - Vainqueur 1/4 finale 4)
1/2 finale : 28 janvier Benguela (Vainqueur 1/4 finale 2 - Vainqueur 1/4 finale 3)
Match 3ème place : 30 janvier à Benguela
Finale : 31 janvier à Luanda


Justement, nous sommes enfin à la fin de cette belle fête du football en Afrique. Il n'y a pas que les Angolais qui se sont réjouis de cette préstigieuse compétition. Le pays ne l'oubliera jamais car un tel évènement apporte son lot de réconnaissance, de souvenirs grâvés dans toutes les mémoires.
C'est toute l'Afrique qui a vécu ces jours de confrontations sportives entre les équipes de toutes les nations africaines dont la CAF, la Confédération Africaine de football reste maître et l'élément fédérateur pour tous.
A quelques heures de la fin, l'Angola a préparé une belle affiche de spectacles assez colorés, pour faire plaisir à tous ces hôtes venus de partout.  La CAN 2010 doit s'achèver sur une note d'espérance pour le progrès du continent, et dont le football représente le symbole le plus visible. Vive la CAN. Vive le football africain.
Par alain serbin - Publié dans : actualités
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 14:07
Il l'a vécu, et l'a échappé belle, ce séisme qui a touché son pays, Haïti. Lui, c'est un des grands écrivains le plus en vue et de notre époque. Il s'appelle : Dany Laferrière.  Son pays reste à tout jamais dans son coeur malgré les années d'éxils. Bien qu'il habite Montréal, au Canada, il retourne le plus souvent se ressourcer dans son île natale d'Haïti. Un pays qu'il porte en lui depuis plus de cinquante ans, avec un amour incommensurable.
Dany Laferrière est un Grand écrivain Haïtien de rénom. Tous ses écrits témoignent de l'amour qu'il garde pour son pays natal. En tant que "créateur", ses ressources il ne peut les puiser qu'en allant sur place, humer, ressentir les odeurs, les visages de ses proches, revoir des lieux connus et d'autres à explorer. C'est en Haïti qu'il va pour retrouver ses ressources littéraires et artistiques.

Dany Laferrière est né à Port-au-Prince, la capitale de Haïti, un jour du 13 avril 1953. Il y a vécu une "enfance heureuse. Mais sa vie ressemble à celle des milliers, des millions d'autres de ses compatriotes. Come la majorité d'intellectuels Haïtiens, son destin reste l'exil, pour exister en tant que créateur. Hommes d'exils, Haïti en a connu et en connaîtra tant d'autres encore. Le pays n'a pas encore la capacité de faire exister ses meilleurs éléments qui n'ont d'autres choix que d'aller ailleurs, emportant avec eux les images, les souvenirs de cette Haïti tant chérie.

Après une enfance heureuse à Petit Goâve, Dany a vécu auprès de sa grand-mère adorée, qui va lui redonner le sens et la sagesse de cette vie sur terre. Son père Windsor Kléber Laferrière, fut le maire de la capitale haïtienne Port-au-Prince. La pays vivait alors sous la botte de la dictature duvalierienne, Père et Fils (François Duvalier et Jean-Claude Duvalier), les deux pires personnages que Haïti ait connu.
Pour des raisons politiques, Denis Laferrière est contraint de quitter son île et d'entamer une érrance, comme les autres, dans d'autres pays. Quitter sa terre nourricière qu'on aime pour aller vivre ailleurs provoque chez l'individu un tel phénomène de déchirement qu'il faille bien garder la tête bien saine pour ne pas s'égarer dans le rejet de sa terre d'origine pour privilégier le matérialisme facile dans un autre pays riche en occident broyeur de bons éléments du Sud.

Après ses études en Haïti, et à Port-au-Prince sa ville natale, Dany Laferrière entame une carrière dans le journalisme. Et ce, après la mort d'un de ses confrères, qu'il décide de quitter Haïti, toujours sous la dictature de "Papa Doc" et sa terrifante milice, les "Tontons Macoutes". Les assassinats gratuits, les kidnappings, les enlèvements et les emprisonnements étaient le lot de ce pouvoir dictatoral, sans coeur, ne respectant pas les droits humains. Avant de quitter sa ville de naissance, Dany Laferrière fait une rencontre capitale qui va déterminer son départ. C'est à Port-au-Prince qu'il rencontre la femme de sa vie, qu'elle va suivre dans cet exil programmé. Avec son épouse, ils vont faire trois enfants, trois filles. Le couple après Haïti, fait un choix de vivre en famille, en s'intallant à Montréal, au Canada francophone. De 1976 jusqu'en 1985, la famille Laferrière y vive, puis s'installe dès 1990, aux Etats-Unis.  A Miami, où vit une forte communauté haïtienne en exil étatsuniens. Dany Laferrière et sa famille restent en Amérique jusqu'en 2002, pour ensuite retourner au Canada, pays de choix et d'adoption. 

Pendant ce temps, durant ces années d'exil lointian, loin de son île haïtienne, Dany Laferrière s'est mis à écrire. Plusieurs romans vont paraître sous sa belle plume d'écrivain. Plus d'une vingtaine d'ouvrages. Ses livres connaîssent un très grand succès. On découvre un Dany Laferrière très talentueux, bon conteur. Il sait bien raconter des histoires.
C'est souvent des témoignages sur la vie passée en Haïti. Une île qui a toujours donnée des grands auteurs, des grands écrivains. On se rappelle de Jacques-Stephen Alexis, (le meilleur de tous), sans en minimiser d'autres, tels que, Jacques Roumain, René Depestre, Léon Laleau, Jean-François Brièrre, Jean-Claude Bajeux, et tant d'autres qui sont et vivent encore en éxils, en Amérique et en Europe.
Un très grand écrivain, méconnu encore et qui mériterait d'être mieux connu, vivant encore en Haïti, s'appelle FRANKETIENNE. Un immense écrivain, poète, conteur infatigable. Courageux, il a tout vu des drames du pays, de la dictature qui passe, aux cyclones, et ce dernier tremblement de terre qui a presque détruit sa maison.
Dany Laferrière témoigne de son île martyrisée mais toujours debout. Pays qu'a chanté le Martiniquais Aimé Césaire qui a consacré ses écrits à Haïti, louant des grands hommes comme Toussaint Louverture (lire son livre-essai, une excellente étude sur ce grand homme, cet Haïtien que la France exila pour aller mourir en prison, en France dans le fort de Joux, dans les montagnes jurassiennes), ou encore, mettant en scène des personnalités fantasques, mais néanmoins historiques, comme le "roi Christophe". A lire, son "Cahier d'un retour au pays natal", (écrit en 1939), ce long poème dont Haïti est déjà présente au détour des pages magnifiques. "Haïti, premier pays nègre et indépendant", " Haïti, pays où pour la première fois la négritude se mit debout !".
Le pays de Jean-Jacques Dessalines, de Toussaint Louverture, de Price-Mars, et de tous ceux, toujours nombreux, qui ont fait que notre Haïti puisse vivre encore et toujours.
Haïti produit toujours des meilleurs écrivains de la langue française, dans cette partie de la Caraïbe, majoritairement hispanophone ou anglophone. Faisons un effort de citer quelques-uns, pêle-mêle, plus contemporains, comme Gérard Bloncourt, Carl Bruard, Jean-Claude Charles, Roger Dorsinville, Mimi Barthélemy, Gérard Etienne, Jean Métellus, Anthony Phelps, Lyonel Trouillot, Etzer Vilaire. Mais, des jeunes ou nouveaux auteurs ne sont pas à ignorer.
Parmi eux, Louis-Philippe Dalembert, (Grand Espoir de la littérature haïtienne, ami du Congolais Alain Mabanckou qu'il a consacré un livre parmi ses personnage de son roman). Luis-Philippe Dalembert est né à Port-au-Prince, en Haïti, le 8 décembre 1962. Il est l'auteur de plusieurs livres, romans, poèmes, et autres. Tous, de très grandes importances.
Comme son compatriote Dany Laferrière, il était sur place lors de ce séisme qui vient de frapper terriblement la partie de l'île d'Haïti.
Tous deux sont des témoins intéressants sur ce qui s'est passé dans cette île, l'autre partie de l'Hispagnola. Haïti et la République Dominicaine forment l'ensemble de cette grande île partagée en deux, l'une francophone (Haïti), et l'autre, hispanophone (Saint-Domingue, ou la République Dominicaine).
Dany Laferrière est un grand auteur Haïtien qui vit au Canada. Un témoin capital pour comprendre ce pays. Plusieurs de ses livres sont adaptés au cinéma : "Comment faire l'amour avec un Nègre sans se fatiguer" (livre paru au Canada, à Montréal, aux Editions "VLB Editeur", en 1985 ; "Vers le Sud", roman porté à l'écran sur le tourisme sexuel des femmes blanches pour les jeunes Noirs des plages haïtiennes, (Charlotte Rampling y joue le rôle principal). Ce livre a concouru en lice, des Prix Renaudot en 2006.
Les écrivains Haïtiens d'exils devraient être au festival du livre nommé "Continent-Voyageur". Dany Laferrière était sur place en Haïti en ce jour du 12 janvier lorsque le tremblement de terre a commencé. Il l'a vécu et en a témoigné.
Rescapé, il a été qualifie l'année précédente de "Personnalité de l'année 2009, par un quotidien canadien, pour son engagement total pour son pays d'origine.
Dany Laferrière est l'auteur d'une dizaine de romans, nouvelles, et de tant d'autres écrits. Il a aussi reçu des prix littéraires pour ses oeuvres, et des distinctions si prestigieuses, de 1993 à ce jour, comme les Prix Edgard-Lespérance, Prix Médecis, Grand-Prix du Livre de Montréal. Il est aussi élu "Personnalité de l'année 2010". Et cette même année il a reçu le Grand Prix Littéraire  International Métropolis bleu. 
Après avoir vécu dans sa chair ce séisme en Haïti, ilne sera pas étonnant que son prochain livre porte ce thème.  
Par alain serbin - Publié dans : actualités
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 13:17
 

Nous suivons tous la tragédie haïtienne après ce séisme, parfois avec le coeur lourd, en regardant ces images terribles de ce peuple martyrisé par la nature. Le tremblement de terre n'a pas épargné ni le pays, ni son peuple. Surtout pas la capitale du pays, Port-au-Prince, ainsi que ses environs.

 

C'est un séisme dont le monde entier s'en souviendra encore très longtemps, puisqu'il va laisser des traces dans les chairs et dans notre esprit à tous. Haïti va s'en sortir. Avec le concours de toute personne de bonne volonté. Le peuple haïtien est à soutenir. Lui qui, au fil des siècles en a vu des plus terribles des évènements. Braves les Haïtiens luttent pour redresser leur pays qui n'est qu'à genoux. Demain, le soleil brillera dans tout le pays. N'en doutons pas.

 

Un espoir que doit partager les amis de ce pays et de son peuple. Comme ils le prouvent durant cette terrible épreuve. Car, si les morts sont bien partis, les vivants sont bien vivants. Et c'est à eux que le monde doit oeuvrer pour leur resonner le courage de rebâtir la nation haïtienne.
http://www.youtube.com/watch?v=NAsUU5YwuKw

http://www.youtube.com/watch?v=8cXwn9Vc_YA

Des artistes du monde entier se sont mobiliser pour soutenir et chanter la belle terre d'Haïti.
http://www.imaniye.net/2010/01/23/tour-du-monde-en-chansons-pour-haiti
http://www.youtube.com/watch?v=yMbOQBTW1uo

Les hommes de Lettres et autres prestigieux antillais ont tenu aussi à apporter leurs soutiens et souvenirs pour Haïti.
http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&numsite=1403&id_article=14945&id_rubrique=1406


Ce drame nous a aussi inspiré ce poème, écrit le jour même du séïsme qui nous a arraché plus qu'une larme :

 

« Haïti-Chérie, mon coeur a saigné en cette journée, lorsque j'ai appris la triste nouvelle

Qui a détruit une partie de ta chaire-terre

 

Mes yeux ont laissé couler des larmes inconsolables. Je m'entends encore ce cri quitté ma bouche

Emplit d'amour pour toi, chérie

 

Pour t'avoir connue, pour t'avoir tant aimée jusqu'à la lie, j'ai accepté de vider mes larmes

Pour t'ouffrir une belle rivière d'espoir, plus belle que l'Artibonite

 

Haïti-Chérie, ma perle des îles, qui hier tu brillais au beau soleil du matin, exhibant fièrement

Ta richesse, ta culture, ta musique, tes beaux enfants, garçons comme filles les yeux brillants d'intelligence.

 

Pays divin, accroché à ta puissance caraïbéenne, rien ne pourra te détruire même pas les zombis

Que tu connais si bien les faiblesses inspiré par un Hougan au bon mitan de la nuit invocatrice

 

Je t'ai chanté dans mes moments de joie, le sourire aux lèvres, le coeur amoureux et continuerai

Encore et toujours à vider mes larmes jusqu'à abreuver ta soif de s'accrocher à la vie

 

Demain, le soleil brillera comme il a toujours été fidèl au pipirite chantant

Je vois encore ce coq matinal te reveillé pour la coumbite, coutelas à la main pour ensemencer

la terre des ancetres qui te dit : pèp ayisien tchimbé fô pa molli ! »

 

Notre contribution modeste parmi tant d'autres. Cette ode sied bien à ce sentiment qui nous habite, même aujourd'hui encore . Nous avons suivi, et nous suivrons toujours l'histoire de ce vaillant peuple, toujours debout !

 

Par alain serbin - Publié dans : actualités
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 19:17
Les Angolais y ont cru jusqu'au bout, hélas, cela n'a pas suffit. Le match vient de se terminer, c'est le Ghana qui a gagné avec un score de 1 but à 0. Tenu en échec face à l'équipe ghanéenne, les "Palancas Negras" n'ont pu rien faire.

Ce score suffit pour tracer la route aux "Blacks Stars" du Ghana, de poursuivre leur aventure de la Coupe d'Afrique des Nations. Et pourquoi pas, après la demi-finale. L'équipe angolaise est encore très jeune. Inexpérimentée dans des grandes compétitions. Notamment la CAN. Les Angolais ne franchissent toujours pas les demi-finales du continent.

Battu aujourd'hui, tout le pays pleure. C'est un deuil national footballistique. Ils auront tort de se lamenter. Le pays a su bien présenter sa capacité d'organisation d'un si important événement. Le sport est ainsi. On ne peut toujours pas gagner sur tout le tableau. Savoir accepter la défaite est aussi un signe d'humilité.

Bien entendu, c'est un coup dur. Nous sommes de ceux qui avaient soutenu et continuera à soutenir l'Angola. Du moins, cette équipe angolaise que tout le monde a décelé des potentialités. Avec le temps, l'Angola peut surprendre sur le plan du football africain. Les bons joueurs ne manquent pas dans ce pays. Il lui faut une grande équipe nationale. Cela viendra tôt ou tard.

Le miracle tant attendu ne s'est pas produit ce dimanche. Il n'a pas eu lieu. Hélas. A qui la faute ? Pour les Angolais positif, c'est la faute à "pas de chance".
Il restera que l'équipe poursuive dans ce même élan d'ambition. Seul le travail paye.
Par alain serbin - Publié dans : actualités
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 11:36
Il est un butteur incontestable. Certains le découvrent durant cette Coupe d'Afrique des Nations. Mais ceux qui suivent le football angolais, ce n'est pas un joueur inconnu. C'est un attaquant remarquable et de haut-niveau. Talentueux et sportif. Il n'a plus rien à prouver pour cette CAN 2010 qui se joue dans son pays natal. Un butteur oportuniste, c'est à dire, qu'il est toujours là où parfois on l'attend pas pour pousser la ba-balle au fond des filets. Une qualité, en soi.

Lui ? Mais bien sûr, c'est FLAVIO  AMADO. Un nom à retenir. Et ce n'est pas un hasard si l'actuel entraîneur Manuel José l'a titulariré à son poste d'attaquant de pointe. Il sait être présent là où il faut, quand il faut. Le coach des "Palancas Negras" qui a du flair l'a bien senti. On peut compter sur lui. En le séléctionnant, il met toutes les chances du côté de l'équipe nationale angolaise. Flavio est le genre de joueur d'une espèce très rare. Il est là pour faire gagner une équipe. On peut lui faire confiance.
A plusieurs reprises, à chaque occasion, Flavio Amado ne faiblit jamais pour conclure. On est de tout coeur avec un joueur de sa trempe. Flavio, l'Angolais, reste un bon joueur. Il a été le meneur, l'espoir de l'équipe nationale angolaise.
Ses coéquipiers lui aident pour l'aider à faire progresser et gagner les matchs. Terreur de défenseurs de l'équipe adverse, Flavio, le tacticien, en est conscient. Il a été la cible. Blessé, lors de cette CAN, son engagement a toujours été total. Contre le Malawi, l'Angola a gagné par 2 buts à zéro, grâce à son concours. Flavio Amado fut victime d'une élongation musculaire qui l'a obligé de rester un temps sur la tâche.

A 30 ans, Flavio Amado, un bel athlète d'un mètre soixante-treize seulement, celui que l'on pensait disparu lors de la précédente CAN en 2008, il est revenu en force, cette fois-ci en 2010. Plus frais que jamais. Et toujours disponible, avec cette rage de marquer des buts. Flavio fait partie de ces joueurs dont l'équipe ne peut s'en passer. Surtout pas dans ces grandes occasions de la compétition préstigieuse. Il est là, très bien présent pour cette CAN-Orange 2010.
Dès son entrée du jeu, au début de la coupe d'Afrique en Angola, il a montré tout son talent de buteur. C'est lui qui a marqué le premier but du match, surtout contre le Mali. Instinctif, rigoureux, éfficace. Un joueur que les spectateurs et téléspectateurs suivent avec beaucoup d'attention.  On le connaîssait vaguement en 2006, le terreur des Iraniens, lors de la Coupe du Monde en Allemagne. Flavio Amado, joueur et butteur d'une grande qualité.
Cette année 2010, les Palancas Negras, l'équipe nationale, espère remporter la Coupe d'Afrique si possible, à défaut, d'aller encore un peu plus loin.

Tout le pays reste branché sur le déroulement de la CAN à domicile. Tout patriote Angolais rêve que la coupe reste au pays. Ce n'est pas encore gagné, mais on espère. Cette occasion peut déclencher toutes sortes d'opportunités. De la victoire et de la défaite pas trop humiliante. L'équipe nationale possède d'excellents joueurs. Le niveau est bon. A voir les matchs que l'Angola a pu livrer. Les Palancas Negras se composent des meilleurs footballeurs que d'autres pays envient. On peut tous les citer :
 
Luís Mamona João 1er février 1981 Atlético Petróleos Luanda (Angola)
13 Carlos Fernandes 18 décembre 1979 Rio Ave FC (Portugal)
22 Edgar Pereira Alegre Wilson 22 juillet 1984 Clube Recreativo da Caála (Angola)
Défenseurs
21 José Alberto Mabina 6 octobre 1987 Atlético Petróleos Luanda (Angola)
2 Manuel Jamuana 23 novembre 1984 Atlético Petróleos Luanda (Angola)
3 Paulo Guilherme Enoque 16 août 1987 Santos Futebol Clube de Angola (Angola)
4 Dias Caires 18 avril 1978 Grupo Desportivo Sagrada Esperança (Angola)
15 Manuel Rui Marques 3 septembre 1977 Leeds United (Angleterre)
20 Stélvio Rosa da Cruz 24 janvier 1989 União Desportiva de Leiria (Portugal)
5 Carlos Manuel Gonçalves Alonso(kali) 11 octobre 1978 Sans club
Milieux de terrain
11 Sebastião Gilberto 21 septembre 1982 Al Ahly (Egypte)
10 José Luis Francisco Zuela dos Santos 3 août 1983 FC Kouban Krasnodar (Russie)
19 Adérito Waldemar Alves de Carvalho(dédé) 4 juillet 1981 FC Timişoara (Roumanie)
17 Paulo Batista Nsimba (Zé Kalanga) 12 octobre 1983 FC Dinamo Bucarest (Roumanie)
14 Djalma Campos 30 mai 1987 Club Sport Marítimo (Portugal)
6 David 24 février 1988 Atlético Petróleos Luanda (Angola)
8 Chara 10 octobre 1980 Atlético Petróleos Luanda (Angola)
7 Ricardo Job Estevão 27 septembre 1987 Atlético Petróleos Luanda (Angola)
Attaquants
16 Flávio Amado 30 décembre 1979 Al Shabab Riyad (Arabie Saoudite)
12 Johnson Monteiro Pinto Macaba 23 novembre 1978 Clube Recreativo Desportivo Libolo (Angola)
9 Pedro Manuel Torres Mantorras 18 mars 1982 Benfica Lisbonne (Portugal)
18 Arsenio Sebastiao Cabungula(Love) 14 mars 1979 Clube Desportivo Primeiro de Agosto (Angola)
23 Mateus Alberto Contreiras Gonçalves(Manucho) 7 mars 1983 Real Valladolid (Espagne)
En ce qui concerne Flavio Amado, on a eu peur pour lui. Blessé aq cours du match de cette CAN, sera-t-il encore présent pour les prochaines compétitions ? Et surtout, qu'elle est la gravité de sa blessure ? Peut-il encore jouer au stade de la compétition et des enjeux qui attend l'Angola ?
Une consolation, " Palancas Negras" est une équipe de plusieurs joueurs, aussi talentueux les uns les autres. Le football n'étant pas une science exacte, personne ne peut prédire l'issue des matchs à venir.
Ce qui est certain, l'Angola a la capacité de se tirer à bon compte. L'équipe contient des très bons joueurs. De haut-niveau sur le plan footballistique. On sait que l'actuelle équipe angolaise a des très bons joueurs : les STELVIO, MANUCHO, et autres LOVE KABUNGULA et les autres, tous capables de réaliser des exploits. On peut compter sur eux en toutes occasions. Surtout s'ils sont sur leurs meilleurs jours. Les onze joueurs alignés sont souvent exceptionnels.
Etant dit qu'un match de football se joue à onze contre onze.
Bien sûr, Flavio Amado a démontré au cours des matchs qu'il était un des espoirs de cette composition de l'équipe nationale angolaise. La victoire d'une équipe est aussi une affaire calcul de probabilité. 
Pour terminer sur ce chapître, disons que pour le match qui se joue à domicile, les "Palancas Negras" vont bénéficier de l'appui des supporters, tous voués totalement à eux, et une belle victoire ne peut être qu'un renforcement de la confiance de tout un peuple à l'égard de ses représentants qui défendent ses couleurs du pays.  
Par alain serbin - Publié dans : actualités
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 11:07

Il est de nationalité portugaise. C'est bien de le dire et le souligner. Mais, l'Angolais reste un pays qui vit en lui. Il l'aime, ce pays. Et l'Afrique est un continent qui l'a découvert et qu'il connaît un peu. Manuel José n'a pas voulu sillonner l'Afrique, sans en tirer des expériences. Il a bien sûr débuté avec l'Afrique du Nord. Dans ce pays symptômatique pour tous les Noirs d'Afrique, à cause de leur histoire : l'Egypte.
Combien savent l'histoire de ce grand pays du Nord du continent et les liens qui le lient avec l'Afrique au Sud du Sahara ? Très peu.

C'est Manuel José, passionné du football. Il est arrivé en Egypte pour entraîner un grand club de football de ce pays. Une équipe qui, au fil des ans, s'est fait un nom. Puisque c'est lui qui avait entraîné ces joueurs Egyptiens du Club, "AL-AHLY", Une expérience qui est restée dans mémoire.

Portugais, Manuel José l'est, et en tant que tel, il est comme tous, celui qui a toujours porté cette Afrique mythique dans son coeur. Entraîneur de profession, il a voulu réalisé son rêve d'aller travaillé en Afrique, pourquoi pas, entraîné une des équipes nationales d'un pays africain. L'Egypte est un pays africain. Pas un pays du Moyen-Orient, ni pays essentiellement "arabe". De confession majoritairement musulme, mais géographiquement africain. Tant sur le plan politique et sportif. L'Egypte participe aux différentes coupes d'Afrique et y gagnent beaucoup.

José de Jésus Manuel, de son véritable nom, est né au Portugal, le 9 avril 1946. Le football a toujours été sa passion. Plus tard, sa carrière d'entraîneur est devenue riche. Surtout avec les expériences dans le football africain. Il a été longtemps l'entraîneur d'un prestigieux club de football egyptien, l'Al-Ahly, et mieux encore, il l'a fait remporter des coupes des 4 ligues de Champions sur le continent, en 2001, 2005, 2006 et 2008.
Le Club égyptien "AL-AHLY" a été pour lui, une belle aventure, une ouverture sur les compétitions africaines.

Après des années, il était tout-à-fait naturel qu'en tant que "Portugais", qu'il prête ses services à un pays lusophone.
L'Angola était son pays de prédilection. L'Angola a été jadis une "province d'outre-mer", puis, une "colonie", du Portugal.
Des liens profonds sont restés, bien entendu.
Il fut le bienvenu, puisque le pays qui été à la recherche d'un bon entraîneur n'allait pas se priver d'un tel personnage avec un CV assez fourni et expériemental. C'est lui qui va assumer la charge d'entraîner l'équipe nationale angolaise, les "Palancas Negras". Une équipe très prometteuse pour le football africain dans les années à venir.
Par alain serbin
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 08:27
La fête se poursuit en Angola, malgré tout ! La Coupe d'Afrique des Nations, qui a lieu encore actuellement en Angola, permet aux amateurs du ballon rond de manifester leur joie partout, et toujours dans la bonne humeur. Les Stades, mis à dispostiion des fanatiques et supporteurs, sont tout le temps bondés. Malgré la chaleur suffoquante de cet éternel beau soleil de la belle capitale angolaise, Luanda. Partout, c'est la fête.
Les jeunes gens s'amusent. Les adultes partagent ces moments sportifs et magiques. On boit, on crie, on rigole.  Les filles se montrent généreusement belles, disponibles. http://www.youtube.com/watch?v=Y9BKru5sn0Y&feature=related
Les jeunes garçons, plus enthousiastes que jamais. Le soleil festif y est pour quelque chose. Le soir, il faut le voir s'évanouir au loin, derrière la mer. Sur les plages, des gens aux accoutrements de carnavals font le fou à courir sur le sable, faisant flotter le drapeau angolais. Les matchs de football devienent un rendez-vous incontournable. Personne ne veut louper cette unique occasion pour crier sa joie. Pour les touristes qui ne connaissaient pas l'Angola, après un séjour, faites un tour de la ville, surtout visiter les marchés de Luanda, des lieux insolites, des découvertes, colorés, ,typiques. Avec ses odeurs envoûtantes, captivantes. Des endroits assez insolites, chaleureux,  exotiques inoubliables. http://www.youtube.com/watch?v=Pqxwkp73MQ4&feature=related   ou encore, quelques aspects de cette belle ville angolaise :  http://www.youtube.com/watch?v=iTxJ5Girf_s&feature=related  et le foot, même à la plage  http://www.youtube.com/watch?v=4XVlyA9QJHc&feature=related et ces jeunes jolies angolaises noires ou métisses qui aiment faire la fête http://www.youtube.com/watch?v=CPBiA8pgqx4&feature=related et la musique toujours présente   http://www.wat.tv/video/kizomba-chiquinha-tarraxinha-wun0_ueac_.html  Langoureusement.     Luanda et sa folie    http://www.youtube.com/watch?v=JQAI75jskUE&feature=rec-LGOUT-exp_stronger_r2-2r-5-HM
Tout cela, pour réchauffer les coeurs. On aime bien la danse. En toutes occasions.
 Malgré l'ambiance, dans les têtes, c'est le football qui domine.    http://www.youtube.com/watch?v=Q_bnemMP3pA
Surtout de l'équipe nationale , les "Palancas Negras".Tout le pays vibre aux rythmes de la CAN-Orange 2010.
http://www.can-angola2010.com/Media/Videos/index.htm?Language=fr_FR&Galeria=64&file=can_003997.flv 
http://www.actu-foot.fr/CAN-Coupe-d-Afrique-des-Nations_rubrique10.html
On peut suivre les matchs dans les stades, sur les écrans géants, à la télévision, ou mieux sur son ordinateur. Bref, sur tous les moyens qui sont en dispositiion. La folie de cette Coupe d'Afrique des Nations qui va durer encore jusqu'au 31 janvier. On craint avec joie, que la Coupe reste en Angola, et que le pays gagne. Alors, là, la folie va déborder, atteindre son apogée. Pour le bonheur de tous les Angolais. On verra les Luandais vivre des jours heureux, surtout dans les bars, où la bière va continuer à couler à flot. Ce sera le délire. La folie football de la CAN 2010.
Oui, à Luanda, aujourd'hui même, en ce jour de dimanche 24 janvier, l'équipe angolaise est en compétition. Les Palancas Negras s'affrontent contre les Blacks Stars. L'affiche est excellente : ANGOLA - GHANA ...!
Qui va gagner ? Les esprits sont hot hot hot ! On rêve toujours de gagner ce trophée de la coupe du continent.
Dans la capitale, les drapeaux flottent déjà. Le drapeau angolais aux couleurs du pays : Rouge, Jaune, Noire.
Mais, après tout qu'importe le gagnant, le pays est déjà loin, après avoir offert des beaux matchs, des beaux spectacles de jeu de cette ambitieuse équipe nationale de l'Angola. Tous les rêves sont donc permis. L'Angola aurait déjà prouvé a monde sa capacité d'organisation. N'eut été ce malheureux incident au Nord, tout serait parfait.
Par alain serbin - Publié dans : actualités
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 08:01
 

L'engouement de la Coupe d'Afrique des Nations 2010, en Angola, a fait (re)découvrir cette belle Province angolaise qu'est le Cabinda. L'enclave de Cabinda est une région très particulière pour l'Angola. D'abord, c'est une province angolaise qui se trouve au Nord du pays, séparée par un écart terrestre et martitime de 60 km, voulu par les intérêts européens de deux puissances coloniales d'hier, à savoir, le Portugal et la Belgique. Ce découpage qui devait permettre au grand Congo-Belge, durant la colonisation, qui n'avait aucun accès à la mer, d'avoir enfin une ouverture sur l'Océan Atalntique, et allait permettre au tuteur pays colonisateur de faire évacuer leurs butins coloniaux volés aux peuples Congolais.

Ainsi, une bonne petite partie de l'Angola fut cedée au Congo, qui, malheureusement va créer plus tard des problèmes aux Angolais. Le Portugal, qui par ce geste est le premier responsable de ce qui va se passer par la suite. La France n'étant pas encore entrée en jeu dans cette affaire de découpages coloniaux.

Le Cabinda est une belle province. Et, ce ne sont pas les joueurs Ivoiriens qui sont sur place pour jouer les matchs de la coupe d'Afrique, qui vont le démentir, pour avoir eu la chance de faire du tourisme à Cabinda. Malgré une bonne escorte militaire pour des raisons de sécurité. C'est un privilège pour les hôtes de la CAN 2010 de visiter le pays angolais. Que ce soit au Nord ou ailleurs.

Qu'est-ce qu'est le Cabinda ? C'est une petite province, la plus petite du pays, qui a une superficie de 7.283 km2, avec une population approximative de 300.000 habitants. Sa capitale est « Cabinda » (ou encore appellée Tchiowa). Ses villes principales sont, Buco-Zau, Belize et Cacongo. La province est subdivisée en quatre municipalités, que sont ces villes précitées ci-haut.

C'est un pays forestier. La forêt de Mayumbé envahisse tout le pays cabinda. Cette province, comme tous les autres dix-huit provinces de l'Angola, est riche en matières premières. Minerais et végétaux. On y trouve des animaux et des produits agricoles de la première importance. Le Cabinda est très belle et mériterait un développement touristique. Il y a des belles choses à voir et à découvrir. Par exemple, les belles plages, les sites méconus et tant d'autres choses encore inéxplorées. Avec le temps, et dans le calme, la Province peut devenir un attrait touristique de premier plan. Tout comme tout le pays angolais, il existe des richesses naturelles que l'on peut retrouver de Cabinda, au Nord; à Cunene, au Sud. Les côtes angolaises, de Cabinda à Luanda, en descendant encore plus au sud du pays, à Moçamedès, sont très riches en poissons de toutes sortes.

 

Issu de l'ancien Royaume Kongo, dont le Cabinda fut déjà une de ces Etats libres, le Cabinda partage la langue et la culture des Bakongo. Peuplades reparties entre l'Angola, la RDCongo actuelle, et le Congo-Brazzaville. Une bonne partie de ces trois pays faisiaient parties du Royaume Kongo qui s'étendaient du Nord au Sud austral. Et toujours, le Cabinda a fait partie de l'Angola.

Un pays qui a aussi partagé le bonheur et le malheur des colonisations européennes diverses. Le Cabinda, comme toutes ses provinces partagent aujourd'hui le même destin.

Si l'on remonte encore plus loin, la Terre de l'ancien royaume de « Loango », une composante du Grand Royaume du Kongo, le Cabinda a été lié culturellement au peuple bakongo, séparé aujourd'hui entre les trois pays : Angola, Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville. Les trois terres africaines qui seront scindées et occupées par les trois puissances coloniales, le Portugal, la Belgique et la France.

Aujourd'hui, les « Cabindais » se demandent ce qui leur arrive réellement. D'où la nécessité de reparler de l'histoire coloniale qui a fait divisée ce territoire entre ses frères Africains. Le Cabinda tente de comprendre depuis la fin de la colonisation. Qu'elle soit portugaise, belge ou française.

On veut leur faire croire qu'ils sont de « ailleurs », loin de cette Afrique, loin de l'Angola...

Mais l'histoire est têtue devant les réalités et les faits.

C'est dès le Xvè siècle que le Cabinda voit l'occupation portugaise s'accaparer de son territoire.

Selon lesdits « Traités » qu'aucun Africain n'a signé ! On nous parle de l'histoire et de l'aventure européenne en Afrique, faisant comme une « histoire africaine écrit par les conquérants Blancs ».

Etant dit, que toute histoire a toujours été écrite par les « vainqueurs ». Les Africains n'ont jamais en cause cette « histoire ou aventure coloniale européenne », admettant comme un fait accompli que les actuels Africains défendent bec et ongles cet héritage. On y va en s'entretuant sous les ricanements des Blancs qui ont crée cette zizanie entre Noirs d'Afrique. L'Angolais revisite aujourd'hui son « histoire », après des années de conflits entre ses propres enfants. Le Cabinda, province angolaise se devait aussi de saisir cette occasion pour poser la réalité histoirque de sa terre aujourd'hui convoitée par ceux que l'on sait.

 

Lorsqu'il y a eu cette fameuse signature de 1883, (Chinfuma), puis celle de 1885, (Simulambuco), et présentée lors de la Conférence de Berlin, pour le partage de l'Afrique, qui est ce digne fils du continent qui a préféré vendre sa terre aux Blancs coloniasateurs ? Qu'on le dénonce ! Il sera jugé et condamné par l'Histoire de l'Afrique contemporaine pour traîtrise.

Non, aucun digne fils de l'Angola n'a vendu ou trahi cette terre angolaise pour son propre profit. Ce sont donc les Blancs Portugais, seuls, qui se sont arrogés le droit de s'accaparer les terres d'Afrique, sans demander les avis de ceux-ci, encore moins, de rendre des comptes à ces Africains assujetis.

Le Cabinda, terre africaine, donc angolaise, selon l'acception de l'héritage colonial n'est pas une terre étrangère, ni séparée. C'est un pays devenu par la force des choses, une province de l'Angola.

C'est bien plus tard, après avoir conquis ces terres africaines, que le Portugal s'est « occupé » de l'Angola. Les Portugais administraient le Cabinda et l'Angola comme une seule et même terre. En 1956, le Portugal l'a repété. Durant des années, le Cabinda est resté une « province angolaise d'outre-mer » de l'empire lusitanien. Un an auparavant, on y même « découvert » de l'or noir.

C'est en 1957, que l'on va confié l'exploitation de ce pétrole cabindais àune grande Société pétrolifère américaine, la « Gulf Oil ». Depuis cette date, les Américains exploitent du pétrole au Cabinda et tout le long du Golfe de Guinée qui regorge de cet or noir africain. Discrets, les Américains y travaillent, exploitent, sans attirer les attentions, ni faire du bruit. Et jusqu'à ce jour, en 2010. Ils y sont toujours. Mais cet intérêt des Américains a éveillé la curiosité puis la convoitise des pays comme la France, la Belgique et autres puissances occidentales. La Chine vient à peine d'entrer dans la danse du pétrole, le ventre rond, les yeux gourmands. Comme les autres.

Chacun y vient, prend s'il le peut, avec l'aval du grand frère déjà présent. Le butin est lourd et assez pour se départager entre les gens de la même famille, et du même appétit. Le pétrole, un enjeu.

Mais comme toujours, l'appétit va en s'aggrandissant. On n'aime de moins en moins partager le butin des conquêtes. On peut se demander alors, où sont les Cabindais et les Angolais dans ce jeu de pillage de maitères premières ? Ils sont là. Parce qu'il y a corruption puisqu'il y a un corrupteur. Chacun y gagne. Les Africains, des miettes. Les puissants, la plus grosse part. Puisque ce sont eux qui bossent. Ils savent pourquoi, les besoins qu'ils en ont, et ce qu'ils vont en faire. L'Afrique des pétroles n'a jamais appartenu aux Africains. C'est un mythe de croire qu'il existe des pays riches en pétroles en Afrique. Ce sont des courtisans, des « affairistes » au service des grandes puissances.

Que les « illuminés Cabindais » ne se leurrent pas. Ce ne sont pas les « Angolais » qui leur pillent.

 

La Province de Cabinda n'est pas que du pétrole. Il existe des hommes et des femmes qui y vivent et souhaitent que le partage de la richesse profite à tous. Les Angolais comme tous ceux qui s'y réclament. Mais hélas, le Cabinda, hier et aujourd'hui, n'est qu'une province hantée par les pays et des gens qui pensent autrement. On y a introduit l'obsession d'appâts. L'argent gagne des esprits malsains. L'idée de l'indépendance y a fait son chemin, et ce, dès 1963. Avec la naissance d'un mouvement « indépendantiste », qui va devenir plus tard, le Front de Libération de l'Enclave de Cabinda, (le FLEC).

Au départ, existait le MLEC, le Mouvement de Libération de l'Enclave du Cabinda, puis, le CAUNE, le Comité d'Action d'une Union Nationale Cabindais, et enfin, l'ALLIAMA, l'ALLiance du Mayumbe. Ces trois partis vont former l'actuel Front de Libération de l'Enclave de Cabinda.

Avec à leur tête, les plus corrompus des Africains qui font miroiter et manipuler leurs frères.

A l'Indépendance de l'Angola, obtenue le 11 novembre 1975, après les vaillants combats nationalistes angolais, dont beaucoup des originaires de Cabinda ont fait partie, certains vont bifurquer vers des idées séparatistes, sans atteindre la majorité des Cabindais.

Le Cabinda fait partie des 18 provinces de l'Angola indépendant. La République d'Angola a toujours voulu préserver l'unitédans le pays. Outre les « extrêmistes-rêveurs », qui ont tous été anéantis, les Angolais se sont accomodés de leur pays et y ont développé un sentiment nationaliste « très patriotique angolais ». Le pouvoir est partagé par tous les ressortissants angolais. Bien que le MPLA reste le parti dominant et présidentiel, on y trouve au sein de tous les partis politiques angolais les différents composants régionaux. Le tribalisme n'a pas lieu d'être en Angola actuel.

Depuis le premier gouvernement de transition, dont le premier ministre José Ndélé, qui fut un véritable patriote angolais, jusque dans l'actuelle armée, dont certains officiers et autres militaires sont des ressortissants de la province cabindaise.

En 2004, le FLEC, le mouvement rebelle, avait signé avec le pouvoir de Luanda, un « Accord de Paix, etde la Réconciliation ». Les Angolai y avaient cru, mais ils se sont trompés puisque certains  « Cabindais » hostiles au MPLA au pouvoir, et à la « domination » angolaise, n'ont jamais accepté de faire la paix, préférant la voix des armes. Mais l'armée angolaise est toujours aussi puissante et ne permettra aucun défi de cette infime minorité armée qui va être un jour réduite en silence.

Aujourd'hui, l'Angola fait un constat amer avec ce qui s'est passé à la frontière de Cabinda, le 6 janvier 2010, dernier, durant la coupe du monde qui a vu le mitraillage du bus de joueurs togolais, hôtes de l'Angola, venus tout simplement jouer au football pour cette Coupe d'Afrique des Nations. Une tâche indélibile qui restera longtemps marqué le pays. Suite à cette situation de pagaille et de déstabilisation de l'Angola, le gouvernement s'est vu contraint d'augmenter encore plus la sécurité sur ce territoire angolais du Nord. La présence permanente et importante de l'armée reste l'élément sécuritaire dans cette province de Cabinda. Jusqu'à la « pacification » complète de toute cette région. Avec des frontières bien établies, sécurisées, donc plus sûres, avant de penser à développer le tourisme que la province aura grandement besoin.

Que cela déplaise, le Cabinda restera « angolais ». Le pays a les moyens de concrétiser cette « pacification » dans tout le pays. Que ce soit au Nord, dans cette enclave de Cabinda, ou au Sud, à la frontière namibienne, à l'est, à la frontière zambienne, au nord-est, à la frontière avec la rèpublique démocratique du Congo. Les Angolais ont la capacité d'anéantir toute agression le long de ses frontières héritées de l'époque coloniale. En attendant la (ré)construction) de cette unité africaine dont tout le monde rêve de tout coeur. Pour éviter cette division qui affaiblisse.

Par alain serbin - Publié dans : actualités
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