La date de l'organisation des élections en Angola se précise. Elle est à présent connue. Les élections générales et législatives auront bel et bien finalement en date du 31 août 2012 en Angola.
Ceci en vertu de la Constitution du pays, récemment adoptée, et qui stipule aussi que, le dirigeant du parti qui remportera les législatives deviendra ipso facto le "Chef de l'Etat". Ces élections
étaient bien sûr attendues depuis des longs mois. Souvent reportées. Au grand désespoir des compatriotes angolais, redevenus pessimistes, par la force des choses. C'est donc par un soulagement
qu'ils ont acceuilli l'annonce de la date fixée du déroulement de ces élections nationales. Elles sont attendues non seulement par les Angolais mais aussi par la communauté internationale qui
attend beaucoup de la démocratisation de la société angolaise. Il s'agit là du deuxième élection en Angola. La première élection libre de 1992 n'a pas donnée des résultats escomptés. La guerre
opposant les deux partis rivaux, le MPLA et l'UNITA, est passée par là. Une guerre qui a duré 27 ans ! Ruinant le pays. Créant les clivages profonds entre les Angolais. Après celle-ci, la
reconciliation ne fut pas facile. Les blessures, très profondes. En 2002, le gouvernement prôna la paix en Angola et le travail de la réconstruction nationale sur tous les plans. A peine, les
Angolais commencèrent à sentir la nécessité de cette situation de calme dans le pays. Tous, souhaitent que celle-ci dure le plus longtemps possible pour que tous savourent le bien-être dans leur
propre pays. Celle-ci acquise, les Angolais veulent préserver cette paix. On commençait à espérer et à rêver de la prospérité. D'abord, il faille créer des conditions de la voie démocratique. La
paix et la démocratie s'acquièrent par la voie de jeu démocratique qu'est la votation. L'exercice des urnes est un véritable test pour mesurer la santé d'un pays dans cette voie de la
démocratisation. Cette fois le peuple angolais veut croire. Et, que c'est la bonne, pour l'instauration de la vraie démocratie après les votations libres. Avec des belles dispositions, des
institutions solides, une consitution enviable pour le pays. Les préparatifs ont pris du temps avant d'en arriver là, si tout se passait bien. Entre les récensements et les statistiques viables, la
mise en place des instruments de vote. On sait à peu combien de partis qui participeront à ces scrutins. Pour des raisons procédurales, tout doit en ordre. Le pays ne veut plus rater cet ultime
rendez-vous du peuple et ses élus. Plus rien, apparemment ne pourra venir pértuber les efforts consentis par tous pour arriver à ces élections. Le gouvernement fait tout afin qu'aucun Angolais ne
puisse contester ni l'organisation, ni le bon déroulement du scrutin. Disons que pour le moment,on a constaté que les partis politiques angolais se sont bien organisés en mobilisant leurs militants
respetifs. On a assisté depuis peu à la chasse aux électeurs, avec des séductions politiques insoupçonnables. Les adhésions se sont multipliés. Surtout pour les deux grands partis du pays. Ces
électeurs très précieux qui détiennent la clé du succès de tout parti politique engagé. Le premier à se lancer, c'est bien sûr le MPLA (Mouvement populaire pour la libération de l'Angola), parti au
pouvoir, sillonnant les rues, quartiers, communes, régions, villes, campagnes, régions, provinces. La tentative de séduction a, semble-t-il, bien fonctionné. Les dirigeants de ce parti politique se
sont montrés sous leurs meilleurs jours, sourires aux lévres, arguments crédibles, de la pure propagande obligatoire pour séduire. Cela a fonctionné. Ils ont mis en avant le bilan du gouvernement
sortant, entièrement dirigé par le MPLA. Occupant les espaces, mettant des gros moyens humains et matériels. Le pays vit à présent en paix grâce au MPLA, selon les militants du parti en campagne
pour leur mouvement et les élus. Le numéro un du parti n'étant rien d'autre que l'actuel président au pouvoir, José Eduardo dos Santos. Le candidat naturel pour ce parti. Et l'on vante son bilan,
son charisme. Le père de la tranquilité du pays. Celui qui a mis fin aux violences de l'UNITA, installé les programmes politiques et les réformes économiques qui donnent des bons résultats. Pour le
moment. Exusant de peu la mauvaise répartition de la richesse acquise grâce à la manne pétrolière. Quant à l'opposition, inarnée par l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola,
(UNITA). Son leader, se présentant comme l'homme fort, sous l'impulsion de son président Isaias Samavuka, qui veut prouver cette fois, l'UNITA va gagner dans les urnes. Plus besoin des armes pour
combattre le grand parti au pouvoir, celui qui gouverne encore l'Angola. Et ce, depuis l'indépendance en 1975 (11novembre). Après la mort brutal de son historique leader Jonas Savimbi, le mouvement
se devait de rentrer dans la vie politique du pays, sans violence. La vraie bagarre reste la Politique. Et, c'est sur ce plan-là qu'il fallait convaincre les citoyens et gagner par les urnes. Pas
autrement,pas ailleurs. On remarque aussi que l'UNITA a pu se reconstituer, se réconstruire, se réorganiser et séduire les nouveaux adhérents ou sympathisants. Il faut donc les mobiliser. Faire
participer les militants dans le combat politique. Comme la mobilisation réussie de ce mois dans la capitale, Luanda, où l'on a vu des milliers de persoones, desendre dans les rues à l'appel de
l'UNITA. Le slogan disait que, les Angolais exigent que les prochaines élections qui auront lieu le vendredi 31 août 2012, soient réellement 'libres, transparentes, démocratiques', dans le strict
respect de la loi. Le parti refuse cependant de revenir sur le passé, qui n'est pas glorieux pour tous. Rappelant que cette fois-ci, l'UNITA respectera les règles démocratiques, tout en restant
vigilante. L'UNITA jouera pleinement son rôle d'un parti légal d'opposition. Dénoncera au passage, tout manquement du gouvernement dans les irrégularités, dans le traitement du fichier électoral,
ainsi que certaines manoeuvres du parti au pouvoir, dit le président de ce parti lors de ce rassemblement, en ajoutant que, "pour que tout se passe bien, chacun doit se préparer à voter mais aussi
à protéger son vote. Nous sommes ici pour demander au président de la république de s'assurer du bon fonctionnement du processus életoral". L'UNITA fait monter la pression à l'approche des
élections présidentielles. Certaines actions ont été couronnées de sucès. Par exemple, l'oppsition avait demandé ale départ de Madame Suzana Inglès, récemment nommée à la tête de la Commission
électorale. On lui reprochait sa proximité avec le parti au pouvoir, le MPLA, et la tentation de la partialité. Un parti pris possible lors de déroulement des élections. Cette demande a été
obtenue. Ce fut, pour l'opposition, une victoire juridique. Ce bras de fer fut aussi l'objet de cette grande manifestation contre le pouvoir, à Luanda et dans les provinces. Trente-deux ans de
pouvoir de MPLA, c'en était trop, disaient les militants dans les cortèges, brandissant les pancartes. Les Angolais exigent le maintient du droit à la libre-expression des citoyens. "Nous voulons
autre chose que le MPLA !" lisait-on. Ceci dit, retrouvons notre lucidité. Tout ce qui est dénoncé est juste. A une nuance près, à entendre certains propos extrêmes entendus dans cette
manifestation populaire. Faut-il coûte que coûte vouloir le changement pour le changement ? A notre avis, ce serait une erreur. Plutôt, il faut exiger la démocratisation. Ne pas transiger sur la
liberté sur tous les plans. Soyons plus exigeant sur la juste répartition des richesses pour tous. Doter l'Angola des vraies structures démocratiques pour un réel développement économique. Des
instutitions viables. Des responsables capables, qui assureront le bon fonctionnement des institutions. Des hommes et femmes intègres.Qu'ils s'appellent José Eduardo dos Santos ou Manuel Vicente,
Isaias Samakuva, Abel Chivukuvuku, qu'importe, un vrai responsable. Quel que ce soit son parti. Le Front National de Libération de l'Angola, le FNLA, en hibernation depuis la fin des guerres de
libération nationale, après des années de tâtonnement, parvient à présent à mobiliser ses anciens sympathisants. Les militants reviennent timidement à l'occasion de ces élections natioanles. Le
FNLA du feu et charismatique président historique Holden Roberto, avait disparu de la scène politique angolaise, à cause des dissensions entre ses dirigeants, tous se réclamant de son héritage
politique. Cela n'a fait rétarder le bon fonctionnement du parti. Lucas Benghi Ngonda et Ngola Kabangu, après s'être tirés à fleurets mouchetés et à couteaux tirés,se sont réssaisis. Le parti,
FNLA, mettant entre parenthèses ses déchirements, divisions, part à la reconquête des léctorats. Implanté désormais non seulement au Nord du pays (province du Zaïre, et dans une moindre mesure,
dans la province de Uige), le FNLA veut à nouveau créer un impact dans les autres provinces du pays. Du centre à l'est, de l'ouest au sud, le Front National veut reprendre sa place de jadis,
c'est-à-dire, la troisième formation historique de l'indépendance de l'Angola. Ce qui est vrai aussi, les partis d'oppostion ont parfois du mal à capter en grand nombre, les électeurs potentiels.
Le MPLA et l'UNITA, deux grandes formations du pays, vampirisant tout. Se taillant la part du lion. Trente ans de plus passés, les Angolais s'apprêtent de retourner voter leurs responsables
politiques. Ces élus qui reconstruiront l'Angola de demain. L'enjeu reste de taille. Les législatives détermineront la présidentielle. Selon la loi électorale adoptée. Les partis politiques se
lancent à présent d'une façon muslée. Les slogans refont l'apparition. Des affichent sur les murs. Des anonymes ou inconnues, ou du plus connues. Selon les drapeaux reconnaissables.
Rouge-Vert-Rouge, un coq noir et du soleil, l'emblême du drapeau de l'UNITA. Partout, dans la ville et villages. Pour ne pas rester à l'écart, le parti MPLA au pouvoir, a aussi imposé son drapeau
(national), symbole aussi du pays et du parti : deux bandes horizontales rouge et noire, centré d'une machette et la moitié d'une roue à dents, ajouté d'une étoile jaune. Partout, on sent que le
pays est en pleine ébullition, les élections s'approchant et la mobilisation est génlrale pour tous les autres partis politiques engagés dans cette bataille électorale. Où qu'ils soient, dans la
capitale ou dans les autres provinces angolaises. Des régions difficiles, hier, aujourd'hui paisibles, comme dans l'enclave et province de Cabinda, au Nord ; ou à Huambo, au centre du pays, tous se
mobilisent pour ce rendez-vous national. On ne parle plus des rebelles du FLEC, ou des rebelles-combattants de l'UNITA. L'unité du pays est désormais une réalité. L'Angola est sécurisé et bien
protégé. L'Etat angolais a pris acte des gages des partis politiques de rester dans la légalité et dignes pour l'image du pays jadis déchiré. Le gouvernement qui assure les affaires jusqu'aux
élections a noté le bon sens du patriotisme des partis politiques. Le 21 mars dernier, l'Angola s'est dôté des moyens importants pour assurer cet Etat qui se veut moderne, d'une loi sur le
financement des partis politiques. Tous, vont pouvoir bénéficier du soutient de l'Etat pour la participation au processus électoral de cette année 2012. Sans exclusif. Quelle que sa couleur, ou
choix idéologique. Pendant la période électorale, et conformément à la loi organique sur les élections et les partis politiques, ou coalitions des partis politiques, tous bénéficieront du
financement de l'Etat, du soutien d'individua ou des sociétés privées, sous forme de subventions, contributions, subventions, legs ou donations. Le MPLA reste à ce jour, le plus grand parti de
l'Angola. Il a les moyens financiers, humains et politiques. A ce titre, il serait difficile à d'autres, disposant de peu de moyens de le surclasser. L'ambiguité de tout cela est que, ce parti
depuis des années représente l'Angola, jouant à fond les règles démocratiques, parfois confusionnistes. Les autres partis ont du soucis à se faire. La réalité est que ces partis politiques
participent à ce jeu électoral. Pourtant, seul José Eduardo dos Santos dispose de la clé de l'issue des scrutins, capable de peser politiquement, sans contrepoids véritables pour le contrer.
Restera-t-il le seul alternatif de l'avenir du pays ? Ou songera-t-il de passer la main à un autre homme de confiance ? Le souhait est que ces scrutins se déroulent sans incident pour l'avenir du
pays.