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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 23:29

 www.elysee.fr/declarations/article/declaration-du-president-de-la-republique-9/

https://m6info.yahoo.com/en-direct-françois-hollande-va-1571077240373302.html

https://www.youtube.com//watch?v=kTGufiUQPc

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 12:50

Les deux pays fêtent les 500 ans d'amitié obtenus grâce à un Traité signé en 1516, après la défaite des Suisses à la bataille de Marignan (1515). La Suisse et la France ont décidé de vivre en bon voisinnage et pour une paix perpétuelle.

Pour mesurer ce lien, prenons l'exemple de la partie romande suisse, (ou si vous préférez, les cantons francophones, singulièrement le canton de Genève), on y note que la France continue à exercer une fascination tant, tout ce qui s'y passe, est passionnément suivi du côté helvétique.

Des liens solides et effectifs existent, consangulaire et linguistique. Beaucoup de frontaliers français viennent travailler en Suisse. Et, beaucoup d'Helvètes ont choisi de vivre de l'autre côté de la France, tout en travaillant dans la région genevoise. Les deux peuples cohabitent fraternellement, malgré quelques complexes, de part et d'autres.

Cette entente franco-suisse dure depuis la chute de l'Ancien Régime. La Révolution française est passée par là. Plus tard, la neutralité, aussi, après le Congrès de Vienne. Disons que la logique géopolitique dont procède cette première neutralité, choisie après Marignan.

Ainsi, cette semaine,les deux pays se sont rencontrés pour fêter cette amitié, d'une longévité exceptionnelle. Un pacte d'amitié qui confirme une relation bilatérale durable. D'un côté comme de l'autre, on souhaite que cela perdure pour la prospérité des deux peuples.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 05:19

Le CEP (Conseil Electoral Provisoire) a annoncé les résultats de la dernière élection présidentielle 2017 en Haïti. Le vainqueur proclamé est  JOVENEL MOÏSE. Aussitôt connu les résultats, ce dernier a appelé les haïtiens à s'unir pour le bien du pays.

Jovenel Moïse a réalisé 55,67% des voix dès le premier tour. Il était le favori du président-musicien sortant, Michel Marthelly. Elu,le nouveau président Jovenel Moïse (du parti PHTK), a réussi à battre ses rivaux,à commencer par Jude Celestin (du parti LAPEH), qui est arrivé loin second avec 19,52% des suffrages, et ensuite, Moïse Jean-Charles (du parti Pitit Dessalines),11,04% sans oublier la troisième, Maryse Narcisse (du parti Fanmi LAVALAS), 8.99%.

Le nouveau président d'Haïti JOVENEL MOÏSE est né à Trou-du-Nord, en Haïti. C'est Michel Marthelly qui l'a choisi parmi tous les autres candidats. Comme lui, Jovenel Moïse est issu du parti présidentiel le PHTK (Parti Haïtien Têt Kalé).

L'élu haïtien Jovenel Moïse est un Agriculteur, producteur qui s'est enrichi dans la culture de la banane. Agé de 48 ans, il a évolué, politiquement surtout, auprès de l'ancien président Marthelly. Il s'est détaché de lui pour s'affranchir politiquement. Les élections ont globalement été positives dans le calme, malgré quelques contestations. Tous les haïtiens aspirent vivre dans la paix et reconstruire un pays en perpétuel mouvement et autres calamités naturelles.

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 15:58

 

Ce n'est plus une surprise. En remportant le premier tour, François Fillon était programmé pour l'emporter au second tour. Plébiscité à 66,5% contre 33,5% à Alain Juppé. Porté par un raz-de-marée de droite, François Fillon est désormais le représentant officiel du parti LR, Les Républicains.

L'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy ( de 2007 à 2012), il a fait triompher sa ligne dure lors de la Primaire qui vient de s'achever le dimanche 27 novembre 2017. Du statut d'outsider durant la compétition lors de cette primaire, il est devenu en quelques semaines le rassembleur de la droite française.

Il a battu respectivement, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, jean-Frédéric Poisson, Jean-François Copé, les six prétendant éliminés par François Fillon. Pour deux scrutins à deux tours, du 20 et 27 novembre 2016.

Né au Mans, le 4 mars 1954, François Fillon est marié en 1980 avec Penelope Clarke (d'origine britanique, aux pays des Galles), ils ont cinq enfants. Catholique assumé, il fut tour à tour, Assistant parlementaire dès 1976 ; puis, adhère au RPR (fondé par Jacques Chirac) ; il entre en 1980, au Ministère des Transports, sous Joël Le Theule. Député à 27 ans, il entre dans le cercle politique de Philippe Séguin. Ensuite, c'est la politique pratique sous Balladur, et sous Jean-Pierre Raffarin. A la victoire de la présidentielle de 2007, il devient Premier Ministre jusqu'à la défaite de 2012, avec la victoire de la Gauche, conduit par François Hollande qui devient le Président de la République.

Il se prépare pour être candidat aux Primaires de la Droite et du Centre en 2016. Il est l'élu du parti LR (Les Républicains). Conservateur, son projet économique est proche de Margaret Thatcher. Les Français doivent savoir ce qui les attend. Tant pis pour les plus faibles. Fillon prône la fermeté et veut reformer l'Etat et supprimer les emplois. Il prône la ligne très dure pour la politique de la droite. A 62 ans, François Fillon va concourir pour essayer de gagner la présidentielle de mai 2017.

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 16:07

Les "fossoyeurs" de l'échec programmé de la Gauche à la Présidentielle 2017 sont à l'oeuvre.
 Elle ne gagnera pas désunie. Divisée, éparpillée, cette gauche-là est condamnée et se meure avant même de participer à cette élection déterminante. Il ne faudrait pas se plaindre car elle l'aurait voulue. A qui la faute ? Tous, responsables ! En se déchirant comme elle le fait, les partis PS, la gauche radicale, PCF, les Verts ne savent plus quelle valeur ils défendent.

Les Socialistes ont inventé les "frondeurs" au gouvernement de Manuel Valls, sous la présidence de François Hollande, et qui ont tous quitté le navire qui commençait à tanguer. Faute de pouvoir consolider l'unité, ils étaient tous perdus. Le gouvernement n'a pas voulu les écouter, ni les retenir. François Hollande ? Il a trahi la Gauche et la politique à laquelle il a été élu. Les militants ne comprennent plus rien. Les électeurs, non plus. A l'approche des échéances, les défections au sein du parti gouvernemental se poursuit. On murmure que même le premier ministre manifeste son impatience et pourrait se présenter lui-même à la candidature pour la Présidentielle 2017.

Comme d'autres qui ont larguer les amarres, (Emmanuel Macron précédé par le groupe des "frondeurs" Arnaud Montebourg, Bénoît Hamon, Filippetti, Cécile Duflot, sans oublier le "troublion" Jean-Luc Mélenchon (qui est allé rejoindre les extrêmistes de gauche et veut rallier les communistes pour son combat contre Hollande et consorts). Claude Bartolone, l'actuel président de l'assemblée nationale, qui n'a pas supporté la publication du livre ( "Un président ne devrait pas dire cela", paru cette année 2016 aux Editions du Stock, et écrit par deux journaliste du 'Monde', Gérard Davet/Frabrice LHomme) dans lequel François Hollande parle de tout et de tous, ce qui a provoqué le courroux de tous. A ce rythme-là, ne parlons plus de l'union de la gauche.

Le bateau "gauche" dérive à la mer, faute d'un capitaine capable de tenir la barre et surtout de bien connaître la boussole. Seul à bord de ce navire qui tangue vers la dérive, François Hollande est plus seul que jamais. En réalité, tous ses soutiens d'hier ont commencé à lâcher le président Hollande. Certains se disent se présenter à la place de ce dernier aux élections présidentielles en 2017. Tout cela fragilise encore plus la gauche. On voit mal comment ils peuvent gagner au mois d'avril prochain.

Quelques irréductibles y croient encore et s'accroche à François Hollande, tout en sachant qu'il sera difficile pour lui de se présenter et capable de gagner ce deuxième mandat. Ils croient encore à  l'utopie de la gauche et qu'elle pourrait à nouveau être réalisable, sans vraiment trop y croire au vu de l'actuelle situation. Le miracle n'opère qu'une fois. Il ne pourra plus gagner, le président Hollande.

La Droite, quant à elle, s'est bien organisée depuis le choix de la Primaire, le dimanche 27 novembre et tous se placent derrière le candidat élu, François Fillon. Débarrassé du prétentieux Sarkozy, la droite est plus unie que jamais pour gagner la bataille présidentielle de 2017.

Les militants de gauche ont perdu la boussole. Ils n'y croient plus, faute d'un véritable leader de gauche qui pourra battre à la fois, et la Droite et l'Extrême-Droite.

Les "fossoyeurs" de gauche seront les seuls responsables de cette défaite. Car, l'unité semble impossible. Qu' y a-t-il encore de commun entre eux ? Mélenchon, Montebourg, Valls, Macron, Sylvia Pinel, Bartelone, Hamon, Aubry, Cambadélis, ou encore les Verts-Ecologiques, les Communistes, et les Socialistes ?

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 07:36

 

Par la voix de son chef de l'Etat, l'Angola a considéré le commandant-leader cubain Fidel Castro, comme une personnalité hors pair d'une importance historique, qui a marqué son époque par le rôle qu'il a joué dans son pays et par les grandes transformations de l'Humanité en faveur de la liberté, la justice sociale et le développement des peuples.

Le président angolais, José Eduardo dos Santos, a rappelé, é l'occasion, la solidarité que Cuba a démontré lors de la lutte contre les colonisateurs portugais, particulièrement en faveur du peuple angolais, soulignant l'inoubliable contribution de ce pays, le Cuba, sous son leadership, dans la défense, le maintien de la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Angola, dans sa résistance contre l'agression du régime raciste sud-africain d'antan.

Le numéro un angolais a également transmis ses profondes condoléances au Président Raul Castro Cruz, au Gouvernement, au peuple cubain et à  la famille éprouvée.

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 11:51

Pour la droite, le vote pour la Présidentielle 2017 est crucial. Les sondages donnent la gauche au pouvoir du PS écartée du second tour qui devrait opposer le représentant de la droite LR à la cheffe du Front national.

Cette Primaire de la droite se devait être électrique. Ce qui le fut. Et ce, dès le premier tour, où l'on a vu les électeurs se ruer dans les urnes pour choisir parmi les sept candidats de LR (Les Républicains) : Alain Juppé ; Nicolas Sarkozy ; François Fillon ; Nathalie Kosciusko-Morizet ; Bruno Le Maire ; Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé.

Ouverte à tous, sous condition de payer 2 euros, présenter sa carte d'identité française, signer la Charte de la droite et participer à cette élection primaire du LR (Les Républicains). Bien entendu, les électeurs de droite et du centre seront majoritaires. Les élections auront lieu les dimanche 20 et 27 novembre 2016.

Le soir, les résultats ont été diffusés avec une surprise de taille : Nicolas Sarkozy est arrivé troisième derrière François Fillon et Alain Juppé (qui était le favori des sondages de cette primaire). Vainqueur surprise du premier tour, François Fillon, ancien premier ministre del'ex-président Sarkozy, loin, si loin devant le maire de Bordeaux Alain Juppé, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac : les trois premiers sont donc Fillon avec 44,2% ; Juppé 28,3% et le troisième éliminé Nicolas Sarkozy, ancien président de la République 20,8%.

Le cas Sarkozy a été le plus médiatisé tant il s'était grandement investi. Sa campagne semblait dynamique : des meetings bondés, signatures de ses livres avec un public fanatisé qui fait de longue queue devant Nicolas Sarkozy visiblement comblé sur le plan financier.

Mais tout cela n'était que de la poudre aux yeux. La vérité est cruelle devant la réalité des vrais adhérents. La personnalité de Nicolas Sarkozy et ses discours sont souvent clivant. Il était arrogant, insultant ses rivaux, ses adversaires et le camp des socialistes et le président François Hollande, ses véritables cibles d'attaques nauséabondes et haineuses. Nicolas Sarkozy les hait, déteste la gauche, à ses yeux la cause de tous les maux en France.

La Primaire de la droite lui a remis à sa vraie place des "loosers : Il avait perdu en 2012 et ne présageait aucun espoir pour la droite en 2017. Il fallait l'éliminer de la course dès le premier tour. Ce qui fut fait très rapidement. Il n'a obtenu qu'un score médiocre dans cette primaire LR. Ses fanatiques et "fan-club" ont tous été déçus. Certains ont même versé des larmes !            Et la politique étant ce qu'elle est, c'est-à-dire avec de l'opportunisme, plusieurs de ses proches ont rejoint le gagnant du premier tour, et le finaliste, sans honte ni état d'âme !

Lundi 21 / 11 / 2016

A.S.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 09:16

En ce jour du 11 novembre 2016, l'Angola célèbre  son 41è anniversaire de son indépendance. Cette date est si importante pour un pays africain qui a enfin réussi a arracher sa liberté après plusieurs siècles d'occupation coloniale.

L'Angola est l'un des pays qui  a subi l'occupation, l'oppression et enfin la liberté relative. L'effervescence qui a suivi démontre bien l'attente de ce peuple à son indépendance. L'attente est naturelle. Comment pourrait-on accepter de vivre sous  le joug colonial et en être heureux ?  Revivre cette douloureuse histoire, c'est aussi fixer ce passé dans la mémoire coloniale africaine en général. Considérons cet aspect historique pour dire que le fait de la lutte de la libération nationale, c'est considérer encore plus, la prise de conscience du peuple angolais.

Les mouvements armés angolais de toute obédience ont tous contribué pour l'indépendance nationale. Tous, avaient compris que la chute du coloniale était la seule celle qui vaille et qu'elle était possible. La seule solution, puisque que l'occupant refusait le dialogue, c'était de prendre les armes pour exiger cette liberté pour le pays opprimé. La chute du colonialisme portugais dans cette perspective était inéluctable. Les peuples coloniaux, loin de sous-estimer l'avantage de la puissance coloniale avec son armement moderne, n'ont pas hésité de se saisir d'abord de l'opportunité de prendre toutes les armes rudimentaires à la portée pour entamer cette guerre de libération nationale angolaise. Ils n'ont donc pas hésité d'aller au front pour s'opposer à cette présence coloniale qui a duré plus de quatre siècles et pratiquer les pires crimes contre l'humanité de toute l'histoire de ces derniers siècles.

En se jetant corps et âme dans cette bataille féroce à armes inégales, les Angolais ont voulu montrer leur détermination jusqu'à la victoire finale. Tenir tête face à une armée aussi puissante équivaut à glorifier les ancêtres angolais qui n'ont jamais accepter les défaites ni les diverses tentatives d'occupations étrangères. L'aventure coloniale est presque la même pour toute tentative d'exploitation sur les terres africaines. Cela commence par la découverte des terres riches et vierges des pays lointains et l'occupation sinon la prise en possession de celles-ci. Pour l'Angola, tout a commencé vers 1482, avec l'arrivée de l'explorateur portugais Diego Caô et sa troupe. L'expédition a été sous les ordres du roi du Portugal pour conquérir des nouvelles terres lointaines en Afrique et ailleurs. Puis, ce sera au tour des missionnaires, pour propager la parole de l'évangélique catholique et chrétienne. Et pour finir, d'envoyer toute une armée d'occupation militaire. Cette étape cruciale de conquête est capitale pour assoir la victoire définitive. Une étape cruciale pour le colonisateur, mais désastreuse pour le peuple autoctone. Il fallait pour eux, sous les réelles intentions économiques, d'aller "occuper", "pacifier", apporter "la bonne parole de l'église à ces peuples "indigènes et sauvages".  La bonne parole venue du Portugal et de l'ensemble de l'Occident chrétien.

Autrement dit, il fallait pour les colonisateurs portugais d'infantiliser ces "Nègres", les abroutir jusqu'à les faire perdre confiance en eux. Les êtres humains devenaient des "choses", des "meubles" sans valeurs, qu'on devait les utiliser, les vendre, les exporter, ou à offrir les prix aux plus offrants des cruels trafiquants négriers.

La Conférence de Berlin, en 1885, offrit une belle tribune officielle pour la distribution des terres aux "pionniers européens" pour l'Afrique. Comme ce sera le cas d'ailleurs partout dans le monde : aux Amériques et en Asie et dans les quatre coins du monde.  Le partage du monde entrait en action pour les bénéfices de l'Occident aux mains des grands capitalistes et autres financiers internationaux, mais dominés par les Européens. La plus grande injustice jamais réalisée au monde. En ce temps-là, les droits primaient sur toute autre ordre morale. On pouvait parfaitement tuer, déposséder des terres, s'approprier des richesses au nom des droits établis par eux. Des petits pays s'appropriaient des grands territoires hors de leur aire géographique. Ce sera le cas de l'Angola, un million deux-cent quarante-six milles sept-cent kilomètres carrés (1.246.700 km2), avec ses mille six-cents cinquante kilomètres ( 1.650 km) des côtes maritimes à l'est de l'océan atlantique. A noter que le Portugal n'a que 92.000km2.

Durant 450 ans, le Portugal occupait l'Angola en abusant du pays et de ses habitants. L'économie en ce temps, avait déjà pris sa place. Du XIII au XVè siècle,les Portugais  et les Européens se départageaient le monde. Le continent africain était le plus vulnérable, donc intéressant à occuper. Certains ont même, après avoir envahi les terres et assujetti ses populations ont aussi déjà commencé à faire du commerce des prisonniers et autres captifs.

Il y a des pratiques qu'il n'est même plus besoin de rappeler ici, telle l'évidence était manifestement visible. Il a fallu aussi rappeler à la mémoire de tous, les différentes résistances qui se sont organisées ici et là, partout en Afrique noire. C'est le cas de l'Angola. Dès le milieu du XVè siècle, la résistance battait son plein.

En 1483, la terre en Angola devint un enjeu économique à cause de sa richesse agricole et minière. Il y avait une terre fertile et vierge à exploiter. Des hommes noirs réduits en main d'oeuvres. On allait pas se gêner pour les utiliser. Pour les matières premières utiles, il fallait les exporter : bois, or, diamant, fer, manganèse bauxite, uranim, etc... Pour ce qui est de bois d'ébène (les êtres humains noirs), puisqu'ils sont vaincus, il fallait les réduire en main-d'oeuvre ou en esclaves. La culture de la canne à sucre a été l'une des premières cultures demandées par les consommateurs en Europe. Planter, exploiter la canne à sucre fut l'activité première à exploiter. Il fallait donc "travailler" ces plantations. Les premiers colons se sont lancées dans ce domaine. Qui sont ces "colons" ?

C'étaient des petits blancs pauvres et autres émigrés "blancs" qu'on ne voulait pas voir en Europe, que les pays européens, en l'occurence, le Portugal, déversait vers ces "nouvelles terres" d'Afrique et qu'on envisageait de "coloniser". C'étaient aussi des "Juifs sépharades" portugais, (ou espagnols), qu'on expédiait en Afrique du Nord et en Afrique dite "noire". On leur donnait des terres que tous, devraient mettre en valeur. A propos de "juifs", il faut préciser aussi que certains échappaient aux massacres de masse, fuyant les persécutions et l'Inquisition (et autres guerres des religions). L'occident se christianisait et devenait intolérant vis-à-vis d'autres croyances religieuses. Ajouter toujours à cette émigration, des aventuriers, des mendiants-clochards, des délinquants, (qui faisaient venir d'Europe des prostituées qu'ils prenaient comme femme mariées), des mercenaires assoiffés de guerre et de sang. Bref, tous les fous qui constituerons les pionniers de la colonisation portugaise (ou européenne) en Afrique. L'Angola était donc le théâtre expérimentale de ces jeux de pillage systématique.

Puisque la conquête de l'Afrique exigeait tout ce beau monde, on a vu qu'en Angola ces gens possédaient les terres et les esclaves pour travailler dans leurs champs, avec la bénédiction du gouvernement portugais ou du roi du Portugal. Ces colons rachettaient massivement des paysans réduits en esclavage. Un système éducatif bien élaboré se mit en place : on formait d'autres Noirs, pour apprendre à parler la langue portugaise, ou des Blancs, pour commander d'autres Noirs paysans et analphabètes. Cette politique d'assimilation et d'aliénation culturelle s'avèrait très éfficace. Diviser pour règner. Plus on est proche des Blancs, plus on haît ses propores frères ou sa famille africaine. D'autres achètaient des esclaves ailleurs partout en Afrique et les ramènaient en Angola pour mettre en valeur ces terres conquises. Les marchands portugais rachetaient même à leur propre roi certains prisonniers et esclaves en surplus.  Ces captifs rachetés étaient des Noirs prisonniers ou des vaincus des guerres locales, après des batailles féroces, issues des rivalités territoriales.

A ce propos, l'île de Sao Tomé et son archipel, sont des exemples. L'archipel était vierge. On y céder des terres à ces portugais pour cultiver les champs de canne à sucre, de tabac et du café. La raison de la présence noire dans cet archipel. les esclaves venus d'Angola. Ils y seront parqués, fixés définitivement par des colons pour la grandeur de l'Empire lusitanien. Le Nord de l'Angola sera vidé substantiellement de sa population pour les envoyer là-bas, ou ailleurs au-délà des océans. La province nord angolaise fut le lieu qui a rassemblé laplupart des colons portugais envoyés en Afrique, grâce à la fertilité de ses terres. On y plante de tout, sans compter la richesse de sa faune et la mer à proximité. Uige et Mbanza Kongo furent des grands centres très intéressant pour les colons portugais, avant la capitale Luanda.

A l'évidence, ces exploitations vont provoquer des insurrections à cause des injustices et l'exploitation coloniale. Les paysans angolais dépossédés  de leurs terres digéraient mal cette présence et ce système colonial. En outre, les colons exploitaient et exportaient leurs biens dans leur métropole. Parfois ces colons ne payaient même pas les taxes royales, car ils voulaient bénéficiaient seulement pour eux. Avec aussi certaines complicités locales.  Les colons portugais nouaient des liens ou des alliances avec des pouvoirs locaux asservis. Les premières révoltes ne vont pas tarder pour dénoncer ces potentats et ces colons. Les batailles seront très sanglantes entre Angolais et colons Portugais et leurs complices.

Il y a aussi des Portugais qui ne voulaient plus travailler pour le roi et s'alliaient avec des princes locaux angolais pour lutter contre les autorités portugaises mis en place par le pouvoir de Lisbonne. Les insurgés portugais ne voulaient plus retourner en Europe et prenaient fait et cause pour la libération de l'Angola. Ils voulaient se libérer de la tutelle portugaise sur ce territoire angolais dont ils s'y identifiaient déjà.

En 1556, le royaume de N'Dongo, (qui était un vassal du roi du Kongo, à l'est de Luanda, se souleva et donna le coups d'envoi à une insurrection généralisée. Le nom de N'Gola Kiluanji, qui y organisa autour de 1590 une coalition contre Dias de Novais (gouverneur portugais en Angola), depuis 1554.

Cette insurrection de N'Gola Kiluanji fut réprimée dans le sang, mais la reine N'Zinga reprit la révolte.  A noter que, pour pouvoir prendre la tête de la révolte, la reine N'Zinga tua son frère (roi, que Portugais avaient installé au pouvoir, à la place du père, pour mieux le manipuler !  Plus de vingt ans, la reine N'Zinga, à la tête de ses guerriers, des paysans, mena une guerre de résistance qui obligea les chevaliers (militaires) portugais, à s'enfoncer toujours plus avant à l'intérieur des terres, en Angola, permettant ainsi l'occupation de Luanda, par les Hollandais dont la reine N'Zinga se fit des alliés.

Les Brésiliens ne recevant plus d'esclaves venus d'Angola, envoyèrent une expédition d'un millier d'hommes qui reprit le port négrier de Luanda, qui servait donc à fournir les esclaves au Brésil et dans la Caraïbe (les îles des Antilles, Haïti, Cuba, etc).

La vaste coalition N'Zinga et les Hollandais, qui pour la première fois, s'attaqua aux fondements de la colonisation portugaise, un moment victorieux, remit en question toute la présence et système colonial portugais en Angola. Réalisant le dépassement des querelles internes entre les princes régnants, la reine N'zinga symbolise encore de nos jours l'unité nationale angolaise.

La fin de cette grande alliance, une dizaine d'années après la mort de la reine N'Zinga, en 1663, ne signifia pas l'arrêt de toute résistance. Au contraire.

Aussi bien à l'est que sur les hauts plateaux et à la frontière du royaume Huila, plus au sud de l'Angola, des attaques localisées continuèrent contre les positions militaires coloniales portugaises. Malgré cela, ces dernières ont continué leur pratique de l'esclavage des Angolais durant encore plusieurs siècles.

Les paysans angolais n'étaient pas "esclaves" disaient les colons, mais on les appelaient des "contratados".  Des ouvriers sous contrats. Sans ironie. Or, un "contratade" est un travailleur sous-contrat à vie ! Chercher la différence. D'autant plus que l'ouvrier n'était pas payer, tout juste logé et nourri. Mais il restait un travailleur forcé. Ces travaux forcés des Angolais furent à la base des révoltes, des désertions et d'attaques contre ceux qui les employaient. Puisque tout refus des travaux forcés équivalait à une punition corporelle et à la déportation dans des pays ou îles lointaines (Brésil, Cap-Vert, Sao-Tomé, etc).

Pour aller plus vite, disons que, du XIX et au début du XXè siècle, alors que le Portugal, grâce à son armée, avait assis toute sa domination sur les terres angolaises (et africaines), la résistance continuait de plus belle. Sentant celle-ci, le système portugais changea de tactique. Il fallait désormais former une classe des "privilégiés", des assimilés à la culture européenne (portugaise). On créait des écoles et avec des "lettrés", on chosissait les meilleurs pour les envoyer étudier dans des bonnes écoles au Portugal (ou en Europe). Les étudiants boursiers, ne revenaient que rarement  chez leurs familles. Ainsi,ils ont coupés avec leurs racines africaines. Ce qui faisait d'eux des véritables "Assimilados". Même cette politique va heurter les Angolais instruits, qui voyaient là, la politique de "diviser pour règner".

Ce sont ces "assimilés" qui vont s'organiser pour révendiquer leur "africanité".  Aidée par la gauche portugaise, cette nouvelle "élite noire" portugaise va fonder des associations culturelles pour contourner les censures, puisque la politique leur était interdite. Dès 1911, un "nationalisme angolais" est né en Angola et au Portugal. Les revendications culturelles se focalisaient sur les revalorisations des langues nationales et les cultures traditionnelles.

Les débuts de la prise de conscience et le réveil des revendications indépendantistes qui vont durer plusieurs décennies. Partant d'un constat que le portugais n'est pas la seule langue angolaise, les intellectuels se ruaient sur la repropriation des leurs langues africaines. Certaines publications commençaient à paraître en portugais mais teintés d'une africanité manifeste. On écrivait en portugais des textes et des mots en langue angolaise (kimbundu, umbundu, kikongo, tchokwé, etc...). La beauté de ces textes éblouissait la classe intellectuelle de gauche, qui se mit à propager ces livres sur le plan internationale.

La crise économique de 1926 développa le fascisme au Portugal:  Plus tard, l'arrivée au pouvoir de Antonio Salazar va conduire à la contestation puis à la révolution au sein de la gauche.

En Angola, un mouvement de libération nationale vit le jour, en 1956, c'est le MPLA.  Avec à sa tête Mario de Andrade, Viriato da Cruz et Agostinho Neto, tous des étudiants angolais au Portugal.  Qui finiront par créer le MPLA (Mouvement Populaire de Libération de l'Angola) à Luanda, dans la clandestinité.. Ils avaient des relais en Angola, ce qui permettra de développer le mouvement nationaliste. En 1961, la révolte au Nord de l'Angola, dans les plantations, aboutira à la naissance de l'UPA, (Union des Populations du Nord de l'Angola), qui deviendra le FNLA (Front de Libération Nationale de l'Angola), avec son président Roberto Holden. Mouvement de libération qui voit le jour à Kinshasa, (RDCongo). Ces deux mouvements nationalistes vont réveiller les patriotismes angolais.

En 1966, certains dissidents du FNLA vont partir avec Jonas Malheiro Savimbi pour former en exil, l'UNITA (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola) au Kenya.

Malgré la répression terrible qui fera des millions de morts (un génocide !). Durant presque deux décennies l'Angola sera à feu et à sang. La "révolution des oeillets", au sein de l'armée portugaise en avril 1974, annoncera le début de la fin de la présence coloniale portugaise en Angola.  Les Accords d'Alvor, au Portugal),la même année, décidera enfin les modalités de l'Indépendance de l'Angola dont la date sera fixée au 11 Novembre 1975.

A cette date, le peuple angolais verra la véritable indépendance dont le pays fête aujourd'hui. Le premier président est Agostinho Neto, le leader charismatique et poète angolais. Hélas,pour l'Angola, ce n'était pas la fin du tunnel. Une guerre fracticide va se revéler plus meurtrière encore entre les trois mouvements de libération. La lutte pour la prise du pouvoir dans la capitale angolaise, Luanda, où le MPLA avait déjà ses installations.

Une guerre totale entre les trois mouvements nationalistes va faire intervenir les grande puissance. A commencer par les Etats-Unis, qui vont soutenir l'UNITA. L'Afrique du Sud (de l'apartheid) et les pays occidentaux vont soutenir Jonas Savimbi. Le CongoRDC et les USA vont soutenir le FNLA. Une aide qui ne sera pas suffisante. Les soldats de Mobutu seront décapités, tout comme ceux de l'Afrique du Sud, décimés grâce à l'intervention de Cuba, de Fidel Castro qui n'a pas menagé ses efforts pour aider le MPLA pour des raisons idéologiques et économiques. L'Union soviétique ayant été démentalée. L'UNITA, seule présence armée dans le pays n'arrivera jamais à faire tomber le MPLA soutenu par les soldats cubains. Entretemps, le présdent Agostinho Neto meurt en 1979, aussitôt remplacé rapidement par le bureau politique du MPLA, par le jeune président José Eduardo dos Santos.

Il faudra attendre la mort de Jonas Savimbi, en 2002, pour que l'Angola retrouve la paix véritable. Le MPLA devenu le parti d'Etat au pouvoir, va dominer la vie politique et assurer la transition démocratique.

Mais l'Angola n'en a pas finit avec ses problèmes. Le plus dur de tous : réussir la paix véritable en rehaussant le niveau de vie de tous les Angolais. Pour y parvenir, il faudrait réussir l'économie du pays.

A.S.

Vendredi, 11 novembre 2016.

Published by alain serbin
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 05:01

L'Afrique du Sud a mis vendredi sa menace à exécution en annonçant annoncé son retrait de la "Cour pénale internationale" (CPI) après la polémique causée par son refus d'arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, un camouflet pour la justice internationale.

 Conformément à la procédure, Pretoria "a annoncé par écrit au secrétaire général de l'ONU Cette décision prendra effet dans un an "à compter de la date de réception" de la lettre adressée mercredi aux Nations unies, a précisé M. Masutha lors d'une conférence de presse.
L'ONU a accusé réception du courrier, "en cours d'examen" selon le porte-parole adjoint des Nations unies, Farhan Haq.


Basée à La Haye, la CPI est le premier tribunal international permanent chargé de poursuivre les auteurs présumés de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.
Depuis son entrée en fonction en 2003, ses magistrats ont ouvert dix enquêtes, dont neuf dans des pays africains.
Ses cibles lui ont valu de nombreuses critiques sur le continent, notamment celles de l'Union africaine (UA) qui a vu dans ce parti pris une "sorte de chasse raciale".
Par la voix de son ministre de la Justice, Pretoria l'a rejointe vendredi en accusant la CPI de "préférer de toute évidence viser des dirigeants en Afrique".


 L'Afrique du Sud menaçait depuis plus d'un an de dénoncer le traité de Rome, fondateur de la CPI. Elle pourrait désormais devenir le tout premier pays au monde à la quitter.
En 2015, les autorités de Pretoria s'étaient retrouvées au coeur d'une vive controverse à l'occasion de la visite à Johannesburg de M. Béchir pour un sommet de l'Union africaine (UA).
Le gouvernement avait alors refusé d'arrêter le chef de l'Etat soudanais, recherché par la CPI pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour, une région de l'ouest du Soudan en proie à une guerre civile depuis plus de dix ans.
Il s'était défendu en expliquant que M. Béchir bénéficiait, de part sa fonction, d'une immunité.
C'est précisément cette affaire qui a justifié la décision de Pretoria de se retirer de la CPI. La Cour "entrave l'aptitude de l'Afrique du Sud à honorer ses obligations en matière de respect de l'immunité diplomatique", a expliqué vendredi M. Masutha.


L'annonce de Pretoria a suscité l'indignation des défenseurs des droits de l'Homme.
Elle "démontre un mépris surprenant pour la justice de la part d'un pays longtemps vu comme un leader mondial en matière de justice pour les victimes des crimes les plus graves", a réagi l'ONG Human Rights Watch (HRW).
Il s'agit d'une "profonde trahison pour des millions de victimes" qui "sape le système judiciaire international", a dénoncé pour sa part Amnesty International.
Cette décision risque de produire "un effet domino" et de pousser d'autres pays africains à claquer la porte de la CPI, a prévenu le directeur de l'Institute for Security Studies (ISS), Anton du Plessis.


En quelques jours, la Cour a essuyé deux revers majeurs. Mardi, le président burundais Pierre Nkurunziza a promulgué la loi prévoyant que son pays, plongé dans une grave crise politique qui a fait plus de 500 morts, se retire de la Cour.
Il ne reste désormais plus au Burundi qu'à en notifier l'ONU pour lancer formellement la procédure.


La CPI a expliqué vendredi ne pas avoir reçu de "notification officielle du retrait (sud-africain) jusqu'à cette minute".
"Le retrait ne devient effectif qu'un an après" le dépôt de la notification auprès du secrétaire général de l'ONU et "n'a aucun impact sur les obligations antérieures" du pays concerné, a précisé le porte-parole de la Cour, Fadi El Abdallah.


Interrogé sur les positions sud-africaine et burundaise, il a toutefois souligné "l'importance" du "soutien de la communauté internationale en Afrique et en dehors de l'Afrique (...) pour que la CPI puisse remplir son mandat d'une façon indépendante et impartiale".  

https://www.icc-cpi.int/?ln=fr   ;  http://www.lanouvelletribune.info/international/afrique/27439-afrique-l-ua-adopte-son-retrait-de-la-cpi     ; 

https://fr.news.yahoo.com/pourquoi-burundi-lafrique-sud-quittent-cpi-164938503.html   ; 

https://www.letemps.ch/monde/2016/06/07/cour-penale-internationale-couru-derriere-afrique-c-inverse-s-passe   ; 

http://www.jeuneafrique.com/mag/300299/societe/lunion-africaine-cpi-bord-divorce/        .

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 06:05

Le Président de la République, José Eduardo dos Santos, a déclaré hier lundi, à Luanda, que malgré la crise économique et financière internationale provoquée par la baisse du prix du pétrole, le pays est sur la bonne voie.

Dans son discours à la nation, à l’occasion de la cérémonie d'ouverture de la 5ème Session de la IIIème Législature de l'Assemblée nationale, José Eduardo dos Santos a dit que l'exemple de ce progrés se vérifie dans la baisse progressive des prix des biens essentiels, de l'inflation et du taux d'intérêt, ainsi que dans la récupération des activités des entreprises et des niveaux d'emploi.

D’autre part, José Eduardo dos Santos a ajouté que le bénéfice de l’instauration de la paix s'est fait remarquer aussi dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'aide sociale et de déminage, constituant ainsi d’autres exemples.

C’est pour cette raison que le Chef de l’Etat a souligné: "l'économie ne s’est pas arrêtée, à peine a perdu la force de son développement, en raison de la crise actuelle".

Dans la foulée, le Président de la République a indiqué: "bien que l'Angola subisse les conséquences de la crise économique et financière internationale depuis 2008, le pays a toujours accompli plus de la moitié des objectifs fixés par les Nations Unies, notamment ceux du développement Millénaire jusqu’à 2015, par rapport aux divers secteurs, tels que de l'emploi formel, l'approvisionnement en énergie et de l'eau potable, la santé et l'assainissement, l'éducation et la formation professionnelle, entre autres.

Cependant, le Président de la République a fait savoir que toutes les réalisations sont dues, en premier lieu, au climat de paix qui s’est installé d’une manière définitive au pays depuis 2002, une œuvre de tous les Angolais.

"C’était l’instauration de la paix qui a rendu aux Angolais l’espérance d’un avenir meilleur, un cadre de la liberté, de la justice et de l'inclusion sociale», a encore ajouté José Eduardo dos Santos.

Par conséquent, a encore dit le Chef de l’Etat: "nous devons continuer à œuvrer pour que la paix devienne la principale force de l'identité des Angolais de toutes origines et croyances religieuses, et maintenir l'esprit d'unité, de tolérance, de respect des différences et valeurs qui sous-tendent la démocratie".

Par ailleurs, le Président de la République a préconisé que l'un des chemins choisis pour sortir de la crise consiste à diversifier l'économie", qui, incidemment, n’est pas une nouvelle idée et beaucoup se demandent pourquoi le processus n'a pas commencé bien avant".

En fait, José Eduardo dos Santos a dit que ce processus a commencé il y a longtemps, seulement qu'il n'y avait pas de conditions au pays pour avancer rapidement.

"Quand la guerre a pris fin en 2002, l'Angola et le Cambodge étaient parmi les pays du monde qui détenaient beaucoup de mines antipersonnel et anti-char. On a parlé à l'époque d'environ 2 millions de mines plantées. L’accès aux terres agricoles, les trois lignes de chemin de fer, ses ponts, les zones adjacentes de transport de l'électricité et centrales électriques, des conduites d'eau, entre autres, étaient minés", a indiqué José Eduardo dos Santos.

Même à Luanda, a encore dit le Chef de l’Etat, il était nécessaire la patrouille, jour et nuit, le long de conduite d’eau potable, tout comme la protection sur l’actuelle autoroute (voie expresse), qui n'existait pas encore, pour protéger la ville des opérations et attentats à la bombe.

"Ce n'était pas si surprenant de voir à cette époque la ville de Luanda illuminée, malgré le renversement des centaines de poteaux, car c’était possible de déployer des générateurs dans chaque municipalité. Quand la reconstruction a commencé, l’on devrait déminer tout le pays, pour avancer, nous ne pouvions pas construire sans pour autant déminer d'abord", s’est exprimé le Chef de l’Etat.

Durant les premières années, a fait remarquer José Eduardo dos Santos, nous étions obligé de faire le prélèvement et le marquage des zones minées pour éviter les accidents.

Dans ces conditions, s’est demandé le Chef de l’Etat : "comment pourrions-nous accélérer le développement de l'agriculture familiale et commerciale ? Qui voyageait à travers le pays, pouvait vérifier de grandes quantités de tracteurs et de machines lourdes de construction endommagés ou détruits et c’était nécessaire refaire presque tout de nouveau, déminer, reconstruire, rééquiper et réorganiser".

Toutefois, le Président de la République a fait savoir que l'on ne peut pas parler de l'Angola comme si nous parlions du Portugal, du Cabo-Verde, du Sénégal ou d’un autre pays, parce que "notre histoire n’est pas la même, ni comme des autres pays et les Angolais sont conscients de ce fait, et savent ce qu’ils veulent et comment construire leur avenir", a souligné le Président de la République.

Pour cette raison, a enfin indiqué José Eduardo dos Santos, l’Angola a choisi la voie de la diversification de l'économie et, de façon réaliste, fait du progrès sûr pour la concrétisation de cette œuvre.

A rappeler que la cérémonie d’ouverture de la 5ème Session de la IIIème Législature a eu lieu, pour la première fois, dans le nouveau bâtiment de l'Assemblée nationale, inaugurée par le Président angolais, en Novembre 2015, en présence des représentants des organes de l'Etat, auxiliaire du chef de la direction, les membres du corps diplomatique et de la société civile, les autorités traditionnelles, ainsi que les organismes religieux.

En vertu du règlement intérieur de l'Assemblée nationale, la législature comprend cinq sessions législatives ou années parlementaires, chaque cycle commence le 15 octobre et se termine le 15 août de l'année suivante. L'acte de ce mardi est devenue traditionnelle depuis l'ouverture de la troisième législature (2012 à 2017).

Dans cette législature le MPLA compte 175 députés, l'UNITA avec 32 députés, CASA-CE avec 8, le PRS avec 3 et le FNLA avec 2 seulement.

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