Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 06:27

Le petit Aylan et les larmes qu’il a suscitées, les milliers de réfugiés empêchés de quitter la Hongrie et cette crise migratoire sans précédent depuis la seconde guerre mondiale occupent nombre de pages de la presse dominicale.

Dimanche, la plupart des journaux insistaient sur ce curieux paradoxe. Alors que le landerneau politique, lui, était aussi frileux que d’habitude sur la crise migratoire et les réfugiés, les mouvements spontanés des Suisses face au drame des réfugiés se multiplient. On apprend en lisant la NZZ am Sonntag, le SonntagsBlick et la Zentralschweiz am Sonntag que les œuvres d’entraide, comme Caritas ou l’Entraide protestante suisse, sont énormément sollicitées par les citoyens désireux de venir en aide aux réfugiés. Et la Chaîne du bonheur a déjà récolté 1,8 million de francs dans le cadre de son opération «Réfugiés».

Le Matin dimanche, comme le SonntagsBlick, choisissaient de montrer les initiatives individuelles qui fleurissent en Suisse pour tendre la main aux réfugiés. Et du côté des politiques, qui se mouille? Deux anciennes conseillères fédérales socialistes, ce qui est assez significatif. Dans le Matin dimanche, Ruth Dreifuss salue les gestes d’entraide des Suisses en faveur des réfugiés et en appelle à une simplification des procédures. Dans le SonntagsBlick, c’est Micheline Calmy-Rey qui s’exprime. Elle regrette que la politique extérieure de Berne ne soit pas plus proactive. «Regardez!», enjoint l’ancienne ministre devant la photo du petit Syrien emblématique.

Ce même journal demande à Christian Levrat ce que les politiques suisses devraient faire face à la crise migratoire. Si le président du parti socialiste admet que la Suisse devrait booster sa capacité d’accueil, sans autre précision, il préfère fustiger Viktor Orban, «qui ne respecte pas les droits de l’Homme», et conseille à la Suisse de «retenir ses paiements versés dans le cadre du milliard de cohésion» et d’interdire au premier ministre hongrois l’entrée en Suisse. Il propose aussi de fournir davantage de moyens financiers aux organisations qui sécurisent les axes empruntés par les migrants à travers l’Europe. Autant de propositions qui ne devraient pas fâcher grand monde.

Sur le plan logistique, il faut lire la NZZ am Sonntag et la Schweiz am Sonntag pour apprendre que le Corps des gardes-frontières est fin prêt, en cas d’afflux de réfugiés à l’est de la Suisse. Son chef, Jürg Noth, dit sentir déjà le fait que l’Autriche laisse passer les réfugiés vers l’Allemagne, quasiment sans contrôles. (Source : Laure Lugon Zugravu / Journal "Le Temps").

Partager cet article

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article

commentaires