Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 07:18
Les cours du pétrole ont monté lundi à New-York, profitant de l'embellie des marchés mondiaux et d'une ouverture de la Russie vers des discussions avec les autres grands producteurs, face à une offre toujours excessive.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre a pris 72 cents à 46,26 dollars sur le New-York Mercantile Exchange (Nymex).
"La journée a été bonne, même si le marché est un peu retombé en cours de séance", a jugé Phil Flynn, de Price Futures Group, citant comme explication "la solidité des marchés boursiers".
Les grandes places mondiales étaient en nette hausse lundi, notamment dans la zone euro où l'indice Eurostoxx 50 a pris plus de 3%, sur fond d'optimisme quant à une accélération ou un maintien des politiques de relance des principales banques centrales.
"La perspective de nouvelles mesures de soutien monétaire à travers le monde et - après de mauvais chiffres sur l'emploi (aux Etats-Unis) - le fait que la banque centrale américaine (Fed) ne soit pas en mesure de relever ses taux, tout cela est de bon augure pour le marché du pétrole", a jugé M. Flynn.
Au-delà de cette actualité commune à tous les marchés financiers, l'or noir a plus particulièrement profité de propos de la Russie, dont le ministre de l'Energie, Alexandre Novak, s'est dit prêt à discuter avec les autres grands producteurs, que ce soit dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ou en dehors.
"Une fois de plus, on entend des rumeurs sur une éventuelle réunion entre la Russie et les membres de l'Opep, pour engager des mesures plus ou moins coordonnées afin de stabiliser ou relancer les cours", a rapporté Matt Smith, de ClipperData, exprimant son scepticisme.
"Comme l'Opep est déjà incapable de trouver un message cohérent entre ses douze membres, on a beaucoup de mal à croire que cela va arranger les choses d'y ajouter la Russie", a-t-il ironisé, rappelant que la production russe était à son plus haut niveau depuis la dissolution de l'Union soviétique.
Le niveau élevé de la production, que ce soit aux Etats-Unis, dans l'Opep ou en Russie, a largement contribué à la déprime du marché, sur lequel les prix ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis la mi-2014.

Partager cet article

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article

commentaires