Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 06:12
Les travaux développés par la délégation angolaise lors de la 70ème session de l'Assemblée Nationale des Nations Unies ont été couronnés de succès, selon le ministre des Relations Extérieures, Georges Chikoti.

Se confiant à la presse angolaise, le chef de la diplomatie angolaises a souligné que le bilan est très positif, surtout avec la bonne participation dans toutes les réunions de haut niveau, qui a culminé avec l’intervention de jeudi dernier, du vice-président de la République, Manuel Domingos Vicente.

Georges Chikoti a dit que l’intervention du vice-président de la République concernait tous les domaines, dans le cadre de la réflexion au tour des 70 ans des Nations Unies.

D’autre part, il a indiqué que dans son discours, Manuel Vicente a évoqué, non seulement les succès des Nations Unies durant les 70 ans de son existence, mais aussi certaines failles importantes, particulièrement la question de terrorisme qui affecte une grande partie des pays, ainsi que certaine division du Conseil de sécurité sur cette question.

Actuellement, l’ONU est composée de 193Etats et a comme organes principaux, l’Assemblée Générale, avec tous les Etats membres et le Conseil de Sécurité, composé de 15 Etats.

La République d'Angola a considéré à New York (USA), comme impérieuse la création d'une coalition mondiale pour lutter contre l'accroissement des activités terroristes perpétrées par des groupes extrémistes en Afrique et dans d'autres régions du Monde.

Ce positionnement du pays a été manifesté par le vice-président de la République, Manuel Vicente, dans son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies.

Le gouvernant a, d’autre part, indiqué que la création de la Task Force du Bassin des Pays du Lac Tchad et le Bénin était un exemple de réponse collective qui mérite le soutien nécessaire de la communauté internationale afin d'écarter de l'Afrique le fléau terroriste qui cause la souffrance des peuples qu’il affecte.

En ce qui concerne la situation en République Centrafricaine, il a souligné qu’il y avait un défi du point de vue de la stabilité politique, socio-économique et de sécurité interne.

A cet effet, a-t-il dit, l’Angola soutient les efforts du Gouvernement de transition, visant à rétablir l'administration publique, à restructurer des institutions de l'Etat et encourage toutes les parties à respecter les engagements pris au Forum de Bangui Forum comme une condition préalable fondamentale pour la réalisation d'un processus électoral inclusif, pacifique et transparent.

D'autre part, il a ajouté que les autorités angolaises se félicitaient du récent compromis conclu entre le Gouvernement du Soudan du Sud et l'opposition armée, sous la médiation de l'IGAD et d'autres partenaires internationaux, en vue de résoudre la crise qui sévit dans ce pays.

Dans ce domaine, le gouvernant angolais a expliqué que l'Angola encourageait les parties signataires de l'Accord à honorer leurs engagements et la communauté internationale à maintenir son appui au processus de paix.

Concernant la Guinée-Bissau, il a déclaré que la crise institutionnelle dépassée, les récents développements politiques maintenaient les attentes à un processus vertueux de croissance économique et de stabilisation politique et sociale.

Pour cette raison, il a appelé tous les acteurs politiques et sociaux de la Guinée à une grande responsabilité et la communauté internationale à continuer à soutenir la conférence des donateurs de Bruxelles.

A propos du Sahara Occidental, Manuel Vicente il a fait savoir qu'il continuait à inquiéter, compte tenu de la nécessité de l’exercice, par le peuple Sahraoui, de son droit à l'autodétermination.

Le vice-président de la République a appelé les parties à poursuivre les négociations et à trouver une solution mutuellement acceptable dans le cadre des principes de la Charte des Nations Unies et des pertinentes résolutions du Conseil de sécurité.

"Nous sommes préoccupés par le statu quo qui prévaut dans le processus d'une solution au conflit israélo-palestinien. Nous soutenons la reprise des négociations menant à une solution pacifique et durable fondée sur deux Etats vivant côte à côte en paix et sécurité", a-t-il émis.

En ce qui concerne les conflits en Libye, en Syrie et en Irak, il a soutenu qu’ils nécessitaient une résolution rapide aux graves conséquences humanitaires qui en découlent.

Selon le vice-président, les causes de ces conflits se trouvent dans de graves violations des droits fondamentaux des peuples de ces pays et de l'ingérence extérieure qui s’est révélée désastreuse avec des tentatives ou changements de régime, et l'imposition de la démocratie artificielle à partir un "simulacre total de conséquences tragiques".

Il a également exprimé les félicitations de l'Angola pour l'accord conclu entre les six puissances et l'Union Européenne avec la République islamique d'Iran sur le programme nucléaire de l'Iran, ce qui prouve que toute controverse, quelle soit difficile ou complexe, peut avoir des solutions politiques.

"Cela est particulièrement notable dans le cas d'une région où la diplomatie est au cours des dernières décennies, systématiquement écartée", a poursuivi le gouvernant angolais.

Le vice-président a également précisé que l'Angola suivait avec un grand intérêt et saluait la normalisation des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba, mais rappelle la nécessité de mettre fin à l'embargo économique, commercial et financier imposé, qui limite le droit de ce peuple au développement et c’est contraire aux principes et règles du droit international.

Il a également fait mention du fait que la République d'Angola occupe actuellement la présidence de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, et était engagé dans la recherche de solutions aux problèmes qui affectent la région, tant au niveau bilatéral, que multilatérale, ainsi que dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations Unies et du Conseil de paix et sécurité de l'Union Africaine.

"Dans ce contexte, nous réaffirmons notre détermination à continuer à soutenir et à promouvoir le dialogue, la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique Centrale et dans la région des Grands Lacs", a-t-il rappelé.

Conscient de ses responsabilités dans un contexte international de plus en plus fluide et complexe, et des défis de sécurité que les États riverains du Golfe de Guinée, a-t-il conclu, le Gouvernement angolais, avec le soutien des États-Unis et de l’Italie, réalisera dans les prochains jours, à Luanda, une conférence internationale sur la sécurité maritime et énergétique afin de contribuer à une réponse aux menaces du terrorisme et de la piraterie dans le golfe de Guinée.

En outre, la République d'Angola a réitéré le droit du Continent africain d'être représenté parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies.

Selon le vice-président de la République, Manuel Domingos Vicente, qui intervenait à l’Assemblée Nationale des Nations Unies, le 70ème anniversaire de cette organisation devrait constituer un encouragement additionnel pour accélérer les réformes, visant la revitalisation du système des Nations Unies, particulièrement du Conseil de Sécurité, à travers l’augmentation du nombre des membres permanents et non permanents.

De cette façon, s’est exprimé le dirigeant angolais, l’Organisation mondiale deviendrait plus représentative et mieux équipée pour répondre aux défis et opportunités dans le monde.

Dans son opinion, le déplacement forcé des milliers d’être humains montre une contrainte réalité et un cadre dégradant, offensif de la dignité humaine, qui exige une réponse immédiate de la part de la communauté internationale.

D’autre part, il a dit que l’Angola célébrera, dans le mois prochain, le 40ème anniversaire de l’indépendance nationale, dans une ambiance de paix, tolérance et de réconciliation, corollaire de la volonté des Angolais de travailler ensemble.

Cela, a-t-il souligné, est pour atteindre les niveaux le plus élevés de la croissance économique et grande inclusion sociales, de progrès et le bien-être pour tous, dans un pays plus démocratique, prospère et moderne.

Le Gouvernement d’Angola, a-t-il ajouté, malgré la conjoncture mondiale adverse, continue engagé dans la croissance durable du pays.

A cet effet, a conclu le vice-président de la République, l’Angola procède à la mise en œuvre de son Plan National de Développement, visant la réhabilitation et modernisation des infrastructures économiques et sociale, la promotion de l’investissement public et privé, l’intensification de la formation des cadres, la qualification et la gestion adéquate des ressources humaines.

Le vice-président de la République, Manuel Domingos Vicente, a suggéré une réflexion conjointe sur le rôle et future de l’Organisation des Nations Unies.

Intervenant toujours à la tribune de la 70ème Session de l’Assemblée Générale de l’ONU, Manuel Vicente a souligné qu’il était nécessaire une organisation capable de promouvoir la paix et la sécurité internationale, et agir avec rapidité et efficacité dans des situations de conflit, pour répondre aux actuels défis.

Il a ajouté qu’en adoptant l’agenda 2013 pour le développement durable, les Etats membres et les Nations Unies ont réitéré comme priorités absolues, l’éradication de la pauvreté et de la faim, la promotion du développement social et économique, la protection des droits de tous, l’égalité du genre et le pouvoir des femmes.

Dans son opinion, ces Etats ont aussi réitéré le traitement des questions relatives à l’environnement, à l’accès aux services de qualité et à l’attention spéciale aux groupes vulnérables.

Selon le vice-président, l’agenda 2030 réaffirme également le précepte issu de la Conférence Rio+20, possible de promouvoir un développement durable global et établit des objectifs universels qui mettent en évidence le besoin de coopération entre les peuples et un chemin commun pour l’humanité.

Le même agenda, a-t-il souligné, impose un partenariat global et l’assomption de compromis pour tous para rapport aux conséquences néfastes des changements climatiques, avec l’éradication de la pauvreté, de la misère et la création d’opportunité pour tous.

Par ailleurs, Manuel Vicente a indiqué que dans les prochaines années, les Nations Unies s’engageront également dans l’évaluation de trois processus de grande importance : la femme, la paix et la sécurité, les opérations de maintien de la paix et l’architecture de la consolidation de la paix.

L’objectif de la création, il y a 70 ans, de l’Organisation des Nations Unies est de préserver les futures générations du fléau de la guerre, a dit le vice-président de la République.

Il a conclu que les peuples du monde entier espèrent que les leaders de 193 nations représentées s’unissent dans un effort collectif, afin de trouver des solutions propres aux graves et multiples défis qu’affronte la population dans le monde.

Partager cet article

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article

commentaires