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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 13:32

En arrivant dans ce pays d'Afrique australe, l'investisseur angolais, (ou étranger), qui voudrait s'engager effectivement, se pose plusieurs questions. D'abord, l'apprentissage de l'environnement socio-économique. Le pays est-il fiable pour les affaires. La stabilité politique est-elle réelle ? Que faire ? Bien entendu, il existe des pistes, des adresses officielles mises à la disposition.

Une fois rassurée, la seconde question immédiate s'impose par rapport au secteur rentable qui aboutira à ne pas trop prendre des risques sur son investissement. L'idéal serait de s'engager spontanément sans se tromper ni perdre du temps puisque le projet est mûrement mûri et pratique. En débarquant, l'on doit balayer en soi tout préjugé. Fraterniser et se familiariser avec les personnes locales, les lieux et régulariser les paperasses officiels.

Dans le domaine du choix privilégié, il est utile d'être en ordre avec son propre capital à investir.

Pour les nationaux, en principe les services locaux sont à disposition dans les ministères, et plus spécialement les ministères de l'Economie et des finances.

La potentialité et la disponibilité de l'espace géolocalisé offrent plusieurs opportunités. Le pays est un Etat de droit comme tout pays démocratique et moderne. Les potentialités naturelles sont disponibles pour atteindre des niveaux de production idéale qui puissent contribuer à la croissance économique et au développement des familles.

A celui qui sait entreprendre, l'Angola reste une opportunité et un pays d'avenir. Ce qui est non-négligeable. On peut prendre tous les domaines. Par exemple, la terre agricole angolaise est très fertile et prête à l'agriculture à faire valoir. Celle-ci est favorisée aussi par la biodiversité, le climat, la génétique, ainsi que l'abondance de ressources hydriques, associée à une expressive population, dont l'activité est directement liée à la production agricole, tout ceci constitue des facteurs favorables pour le développement agro-pastoral du pays.

A noter aussi, que le secteur forestier angolais est le second en Afrique australe, avec un potentiel riche et varié de ressources forestières et fauniques.

Cette croissance est justifiée par une volonté politique pour s'engager dans la diversification de l'activité économique du pays, le secteur de l'agriculture étant considérée comme stratégique par ce processus de diversification.

Rappelons que, considérant que plus de majorité de la population angolaise vit en milieu rural et que le secteur forestier, par exemple, contribue énormément aux secteurs énergique, alimentaire, construction civile et industrielle.

En observant les potentialités économiques de ce pays, on peut le dire sans crainte, le futur, sur ce plan, reste attractif. L'Angola est un pays du futur pour l'Afrique. son agriculture est un atout.

Ce secteur, premier secteur observé, reste le pivot de cette nouvelle économie que le pays entend mettre en place. Il doit demeurer privilégié. Deux secteurs importants : le café et le sisal. Ils furent le moteur de ce pays à la terre si riche. Deux produits qui, jadis, étaient très développés mais hélas stoppés à cause des différents conflits qui ont émaillés l'Angola.

Retour sur ce passé glorieux. Jadis, le café angolais occupait dans les années 70, la troisième place dans l'économie mondiale, derrière le Brésil et la Colombie. Sa commercialisation étant au même rang que celle effectuée par la Côte d'Ivoire et l'Ouganda.

Actuellement, le pays essaye de remonter pour rattraper les temps perdus. le gouvernement angolais reprend les choses en mains pour remettre le café angolais au plus haut niveau de la production.

En deuxième position, le secteur d'exploitation sisal, qui représentait 10% du marché mondial, se doit de reprendre ce plafond. Même si de nos jours, la concurrence est rude. Surtout avec les deux rivaux de toujours, le Kenya et la Tanzanie.

Parmi d'autres produits angolais, n'oublions pas non plus le coton et le tabac. Quant à la culture de la canne à sucre, l'actuel résultat s'annonce toujours positif. Ce qui est une bonne chose. Donc, tout cela s'annonce promotteur.

Sur le plan économique toujours, les éternels domaines qui rapportaient des devises dans les caisses de l'Etat restent encore le pétrole et le diamant. Devant la crise du premier, ll réalisme oblige le gouvernement à diversité avec d'autres secteurs miniers. Le pétrole subissant des fluctuations de leur prix de vente (qui joue toujours au yo-yo).

D'autres minerais restent à mettre en valeur, ce sont les cuivres, le fer, l'or, l'uranium, le gaz, le charbon, la manganèse, le phosphate, l'asphalte, sans oublier, bien sûr, le pétrole et le diamant.

Malgré les problèmes, les activités économies se développent à un rythme effréné. Pour juger du dynamisme de ceux-ci, rien plus simple que d'observer les ports de Luanda, Benguela, Lobito ou Moçamedès, avec des va-et-viens incessants de leurs gigantesques bateaux (paquebots, plaisance, commerce). Les activités portuaires démontrent la bonne santé de cette activité commerciale de l'économie angolaise. Autres secteurs très actifs, les aéroports de Luanda et d'autres grandes, petites, villes de l'Angola. Les arrivées d'avions, les décollages, les différentes compagnies aériennes qui desservent ce pays. L'augmentation de nombre des voyageurs nationaux et étrangers. Les jets privés, des gros porteurs, des cargos aériens venant de partout à travers le monde, confirment l'importance des avions et lignes aériennes en Angola pour ses autres activités aéroportées. D'ailleurs nous avons assisté à des constructions des nouveaux aéroports (grands et petits) dans tout le pays.

En quelques années, l'Angola avait réussi à se développer et à attirer les investisseurs étrangers. Le pays avait réussi à positiver son économie, même s'il reste encore beaucoup à faire. Les signes vivants sont pourtant là.

Aux difficultés économiques, avec la baisse de prix du pétrole et autres matières premières, s'ajoutent les doutes actuels de retrouver ce qui faisait le dynamisme de l'économie angolaise. L'heure est aux économies. Le gouvernement ne dépense plus à qui mieux mieux, ou n'importe comment. Avec la perte des devises, les caisses de l'Etat ont subi un coup presque fatal. Il serait temps de trouver des remèdes pour combler ces vides.

Les grands travaux ont été ralenti, à la surprise générale. La monnaie angolaise n'a plus les mêmes valeurs comme au début des années 2000. Le Gouvernement devrait revoir certaines dépenses. Il ne faudrait plus se lancer à des gaspillages inutiles. Le peuple ressent le début de la crise. Le gouvernement doit entendre les cris de la détresse et voir les manifestations de contestation. Il faut trouver la solution pour le pays plutôt que d'opter pour la répression et les intimidations. C'est un signe de faiblesse et de danger pour la démocratie.

Les projets de développement socio-économiques n'auront de sens que lorsque le peuple angolais mangera à sa faim et trouvera facilement du travail. En un mot, ces projets doivent être utiles à la population angolaise. Ils pourront dès lors prendre une valeur patriotique et aisément et immédiatement se rapporter aux processus de transformation des conditions de vie des paysans et autres éléments valables du pays.

L'effort de développement en Angola devrait être conçu en fonction des problèmes socio-économiques actuels et futurs de ces aires rurales, vastes, jamais assez développés.

Pour rester dans le domaine agricole, disons que sa modernisation fait certainement partie intégrante de la solution de ce problème. Gardons à l'esprit que le développement industriel de l'Angola ne sera pas viable tant que la productivité de l'agriculteur angolais moyen demeurera faible et presque stationnaire, réduisant le marché des produits manufacturés ainsi que son taux d'expansion.

En un mot, le réseau commercial intérieur est d'une importance primordiale pour l'essor des zones rurales. Les marchandises doivent atteindre les populations. C'est pour cela que nous insistons pour les investissements angolais (ou étrangers). Les magasins et centres commerciaux de Luanda, et des grandes villes en Angola, doivent être accessibles à tous.

Bien que les moyens de transport et de communication existants soient encore très insuffisants, voire parfois, rudimentaires. Le Gouvernement angolais doit d'abord commencer par faire confiance aux Angolais. Chaque citoyen Angolais doit être protégé et secouru et ne plus se sentir apatride dans son propre pays. L'Angolais aspire aspire à être propriétaire de sa terre, sur laquelle il peut construire sa maison, élever son bétail, entreposer ses machines agricoles, son véhicule utilitaire (personnel, s'il en a), pouvoir exploiter son propre terrain, cultiver sa terre.

Se sentir libre dans son propre pays, en tant que citoyen Angolais.

La possession d'un bien lui donne des racines, un sentiment de fierté et de respect de soi. Ce sentiment est directement rattacher à l'importance et à l'étroitesse des liens familiaux. Dans un pays qui a souffert d'éclatement familial, l'Etat doit redonner la chance à chacun pour reconstruire les racines de la terre angolaise. Retrouver un équilibre national est un sentiment puissant d'appartenance à une patrie.

L'Angolais tient pour acquis que sa propriété appartient naturellement à ses proches parents, avec lesquels, de fait, il la partage. Tout citoyen de ce pays devrait posséder une terre, dans les limites instaurées parla loi. Les ressources minérales d'intérêt vital pour le pays sont propriété de l'Etat, lequel peut réglementer leur développement et leur exploitation : soit en tant qu'exploitant partenaire d'investisseurs privés ; soit par gestion contractuelle, accordés à des entrepreneurs privés ; soit par gestion contractuelle, accordés à des entrepreneurs privés.

Le domaine privé doit être respecté. Si des ressources minérales, par exemple, sont trouvées sur terre privée, le propriétaire doit être dûment dédommagé si l'on décide de les exploiter.

Outre qu'il doit être indemnisé, il doit pouvoir donner son accord, par décision libre et entière,à la cession de sa propriété par bail, vente ou donation. La propriété de terre par des étrangers devrait comporter un caractère temporaire, sur des périodes suffisamment prolongés pour assurer le bénéfice de leur entreprise, qu'il s'agisse d'agriculture ou d'industrie.

Si nous avons longuement évoqué ce problème foncier, c'est que nous avions vu, disons constaté, certaines injustice dans la capitale sur la dépossession des familles pauvres délogées et dépossédées sans être indemnisées. Ce triste constat n'est pas un cas isolé en Afrique, hélas. Les riches (Angolais ou étrangers) en profitent de leur position pour s'accaparer des biens d'autres, par des moyens peu acceptables. L'Angola appartient d'abord aux Angolais, riches ou pauvres: L'Etat doit garantir la justice face aux abus du pouvoir de l'argent. Son rôle est de protéger les citoyens, quels qu'ils soient.

Beaucoup d'Angolais ayant vécus en exil, à cause de la guerre, étaient enthousiastes de retourner sur la terre de leurs ancêtres mais devant le rejet du gouvernement et de certains privilégiés et les injustices, ils sont retournés, amers, vers leurs pays de résidence, jurant ne plus retourner en Angola, se naturalisant.

La politique du gouvernement doit changer afin de permettre aux Angolais de l'extérieur qui souhaitent revenir, de trouver un accueil plus favorable, plus clément. Ils veulent revenir pour réinvestir, ou trouver des opportunités au pays, mais souvent c'est la déception qui est au rendez-vous. C'est un cas que nous avions retrouver sur place plusieurs fois.

C'est vrai que le choix du retour au pays natal après des années d'absence n'est pas toujours facile. si en plus, l'exilé trouve la déception, ce n'est pas comme cela que l'Angola sera reconstruit. Le pays a besoin de ses filles et ses fils. L'Etat doit faciliter leur retour et leur insertion. Il faudrait oeuvrer dans le sens constructif. Les prêts bancaires doivent être faciliter aux Angolais entreprenants et imaginatifs. Le pays veut se reprendre pour retrouver le chemin de son développement. L'économie angolaise aura toujours besoin des investisseurs pour dynamiser ce secteur.

A.S.

1er avril 2016.

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Published by alain serbin
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