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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 05:53
Les dirigeants des institutions de l'UE ont pressé vendredi le Royaume-Uni de lancer "dès que possible" la procédure de sortie du pays après la décision historique des Britanniques de quitter le bloc.

"Nous attendons maintenant que le gouvernement du Royaume-Uni rende effective cette décision du peuple britannique dès que possible", ont écrit les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, du Parlement européen, Martin Schulz, et le Premier ministre Néerlandais Mark Rutte dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.
"Nous nous tenons prêts à lancer les négociations rapidement avec le Royaume-Uni en ce qui concerne les termes et conditions de son retrait de l'Union européenne", ont-ils ajouté dans un communiqué commun, estimant que tout report "prolongerait inutilement l'incertitude".
Les règles existent pour que la procédure se déroule "de façon ordonnée". Jusqu'à la fin de la procédure, le Royaume-Uni "reste un membre de l'UE, avec tous les droits et obligations qui en découlent", expliquent encore les quatre présidents.
Les compromis négociés âprement en février par le Premier ministre britannique David Cameron pour obtenir son soutien au maintien de son pays dans l'UE sont désormais caducs, est-il précisé.
Les quatre dirigeants disent "regretter" la décision des Britanniques mais ils la "respectent". La situation est "sans précédent" mais "l'Union des 27 Etats membres se poursuivra", ont-ils assuré.
"Nous resterons forts et soutiendrons les valeurs au coeur de l'UE de promotion de la paix et du bien-être de ses peuples", concluent-ils.

La président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré vendredi que le vote historique britannique en faveur d'un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne ne signifiait pas le début de la fin pour l'UE.

A une question en conférence de presse lui demandant si ce vote signifiait la fin de l'UE, M. Juncker a répondu "non", avant de quitter rapidement le podium et d'être longuement applaudi par des fonctionnaires européens présents dans la salle de presse.

La sortie des Britanniques de l'UE entraîne un vertigineux plongeon dans l'inconnu pour leur économie, qui risque de pâtir du poids des incertitudes avec une croissance ralentie et un chômage en hausse à la clef.

Les partisans du maintien dans l'Union européenne en avaient fait leur principal argument de campagne mais cela n'a pas suffi: le Royaume-Uni va désormais affronter les vents tourbillonnants générés par sa décision de partir.
Dans l'immédiat, c'est une mini-tempête financière qui souffle non seulement sur la City de Londres mais aussi au large des côtes britanniques. Voir la cinquième puissance économique mondiale quitter le navire européen a immédiatement engendré un impact planétaire... au point que des observateurs jugeaient que le Royaume-Uni avait rétrogradé au sixième rang, derrière la France, en quelques heures du fait de l'impact sur le marché des changes.
La livre sterling chère aux sujets de sa majesté, a plongé en effet de 12% face au dollar, tombant à son plus bas niveau en 30 ans, tandis que les bourses mondiales dégringolaient.
Après une nuit rivé devant l'écran de sa salle de marché, David Papier, d'ETX Capital, a évoqué "un bain de sang, un carnage". Parlant de "putain de désastre", un employé de la City résumait le sentiment d'une élite financière désespérée, que les assurances de stabilité lancées par la Banque d'Angleterre ne suffisaient pas à consoler.
L'impact économique devrait en effet être majeur et même si les experts se sont écharpés sur les risques encourus, ils s'attendent dans l'ensemble à des conséquences négatives - au moins pour les années à venir.
Le gouvernement britannique a prévenu qu'une bonne dizaine d'années pourraient être nécessaires pour mener à bien les diverses négociations ouvertes par un Brexit.
Il s'attend du coup à "une longue période d'incertitude", avec "des conséquences pour les entreprises britanniques, le commerce et l'attraction des investissements", d'autant que la situation politique est désormais très instable, avec un Premier ministre, David Cameron, démissionnaire.
Les barrières commerciales pourraient être relevées pendant la période de transition, avec 5,6 milliards de livres (7,2 milliards d'euros) par an de droits de douane supplémentaires à payer pour les exportateurs britanniques, d'après l'OMC.

La chancelière allemande Angela Merkel a appelé vendredi les 27 Etats de l'Union européenne à ne pas prendre de décisions trop "rapides et simples" mais à se donner le temps de la réfléxion, à la suite du Brexit.

La portée du Brexit pour le reste de l'Europe "va dépendre de manière cruciale de la manière dont nous, les 27 Etats de l'Union européenne, nous nous montrerons capables dans cette situation de ne pas tirer des conclusions rapides et simples du référendum en Grande-Bretagne, qui diviseraient encore plus l'Europe", a-t-elle dit.

La président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré vendredi que le vote historique britannique en faveur d'un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne ne signifiait pas le début de la fin pour l'UE.

A une question en conférence de presse lui demandant si ce vote signifiait la fin de l'UE, M. Juncker a répondu "non", avant de quitter rapidement le podium et d'être longuement applaudi par des fonctionnaires européens présents dans la salle de presse.
Le Japon, qui préside cette année le G7, a fait savoir vendredi qu'il allait communiquer rapidement avec ses partenaires au sein de ce groupe de pays industrialisés, afin de discuter de la réponse à apporter après le choc du non britannique à l'Europe.

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Published by alain serbin
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