Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 14:30
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a exhorté dimanche 26 juin le premier ministre britannique David Cameron à entamer la procédure de sortie de l'Union européenne dès mardi. Un sommet européen doit se tenir à cette date.

Selon un entretien publié dans le journal allemand Bild, Martin Schulz estime qu’une période de flou « conduirait à davantage d’insécurité, mettant ainsi l’emploi en danger ».
« Cette attitude d’hésitation, simplement pour faire le jeu tactique des conservateurs britanniques, nous nuit à tous, poursuit-il. C’est pourquoi nous comptons sur le gouvernement britannique pour tenir ses promesses dès maintenant et le sommet de mardi sera le bon moment. »

Le "vendredi noir" sur les marchés généré par le Brexit a été sévère, mais si son ampleur rappelle Lehman Brothers, le système financier ne semble pas menacé à ce stade, la crise étant surtout de nature politique.

Les investisseurs n'avaient en effet pas connu de tels soubresauts depuis la crise financière de 2008, marquée par la chute de la banque d'affaires Lehman Brothers et la crise de la dette en zone euro qui a connu son point d'orgue à l'été 2011.
Mais si les séquelles du plongeon boursier de vendredi et les incertitudes, tant économiques que politiques, liées à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne peuvent se faire sentir encore un certain temps, il est difficile à ce stade de parler de nouvelle crise financière.
"Nous n'assistons pas à des ventes de panique" et "ce n'est pas un cycle à la Lehman Brothers qui vient de s'ouvrir, avec des effets en cascade et des défauts d'émetteurs de dette en perspective", souligne Alain Zeitouni, directeur des gestions pour Russell Investments France, basé à Londres.
"Le mouvement est d'une ampleur très forte mais ce n'est pas catastrophique pour l'heure", relève aussi Laurent Clavel, économiste chez Axa IM, ajoutant que "c'est beaucoup moins grave que le krach qui a suivi Lehman et que l'épisode de l'été 2011".

La capitale britannique peut-elle se détacher du Royaume-Uni et rester dans l'Union Européenne en dépit du Brexit ? En tout cas, de nombreux Londoniens déçus du résultat du vote du 23 juin, le réclament sur la toile.

Les Londoniens ne sont pas prêts à se séparer de l'Union Européenne! Les habitants de la capitale anglaise ont en effet massivement voté en faveur d'un maintien du pays dans l'Union Européenne, à 60% en moyenne et plus de 70% dans certains quartiers de la ville.

Cette grande différence avec le vote global au Royaume-Uni en faveur du Brexit a conduit des europhiles à se mobiliser pour réclamer l'indépendance de la capitale…et son maintien, seule, au sein de l'Union Européenne !

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ne se passera pas comme un "divorce à l'amiable", a mis en garde le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker en reclamant que Londres dépose "immédiatement" sa demande de quitter l'UE.

"Ce n'est pas un divorce à l'amiable mais après tout ce n'était pas non plus une grande relation amoureuse", a-t-il lâché à l'antenne de la télévision allemande ARD vendredi soir.
"Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d'attendre jusqu'au mois d'octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J'aimerais l'avoir immédiatement", a-t-il insisté.
Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé vendredi, après la victoire du Brexit au référendum, qu'il quitterait ses fonctions en octobre et qu'il laisserait à son successeur le soin de négocier la sortie de l'UE de son pays.
Un des favoris à sa succession, l'ex-maire de Londres Boris Johnson, a assuré de son côté que le départ britannique devait se faire "sans précipitation", laissant entendre que les autorités allaient faire traîner les choses le plus longtemps possible.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a jugé "scandaleux" le choix de M. Cameron ne ne quitter son poste qu'en octobre, estimant qu'il prenait "tout le continent (européen) en otage".

Partager cet article

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article

commentaires