Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 06:05

Le Président de la République, José Eduardo dos Santos, a déclaré hier lundi, à Luanda, que malgré la crise économique et financière internationale provoquée par la baisse du prix du pétrole, le pays est sur la bonne voie.

Dans son discours à la nation, à l’occasion de la cérémonie d'ouverture de la 5ème Session de la IIIème Législature de l'Assemblée nationale, José Eduardo dos Santos a dit que l'exemple de ce progrés se vérifie dans la baisse progressive des prix des biens essentiels, de l'inflation et du taux d'intérêt, ainsi que dans la récupération des activités des entreprises et des niveaux d'emploi.

D’autre part, José Eduardo dos Santos a ajouté que le bénéfice de l’instauration de la paix s'est fait remarquer aussi dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'aide sociale et de déminage, constituant ainsi d’autres exemples.

C’est pour cette raison que le Chef de l’Etat a souligné: "l'économie ne s’est pas arrêtée, à peine a perdu la force de son développement, en raison de la crise actuelle".

Dans la foulée, le Président de la République a indiqué: "bien que l'Angola subisse les conséquences de la crise économique et financière internationale depuis 2008, le pays a toujours accompli plus de la moitié des objectifs fixés par les Nations Unies, notamment ceux du développement Millénaire jusqu’à 2015, par rapport aux divers secteurs, tels que de l'emploi formel, l'approvisionnement en énergie et de l'eau potable, la santé et l'assainissement, l'éducation et la formation professionnelle, entre autres.

Cependant, le Président de la République a fait savoir que toutes les réalisations sont dues, en premier lieu, au climat de paix qui s’est installé d’une manière définitive au pays depuis 2002, une œuvre de tous les Angolais.

"C’était l’instauration de la paix qui a rendu aux Angolais l’espérance d’un avenir meilleur, un cadre de la liberté, de la justice et de l'inclusion sociale», a encore ajouté José Eduardo dos Santos.

Par conséquent, a encore dit le Chef de l’Etat: "nous devons continuer à œuvrer pour que la paix devienne la principale force de l'identité des Angolais de toutes origines et croyances religieuses, et maintenir l'esprit d'unité, de tolérance, de respect des différences et valeurs qui sous-tendent la démocratie".

Par ailleurs, le Président de la République a préconisé que l'un des chemins choisis pour sortir de la crise consiste à diversifier l'économie", qui, incidemment, n’est pas une nouvelle idée et beaucoup se demandent pourquoi le processus n'a pas commencé bien avant".

En fait, José Eduardo dos Santos a dit que ce processus a commencé il y a longtemps, seulement qu'il n'y avait pas de conditions au pays pour avancer rapidement.

"Quand la guerre a pris fin en 2002, l'Angola et le Cambodge étaient parmi les pays du monde qui détenaient beaucoup de mines antipersonnel et anti-char. On a parlé à l'époque d'environ 2 millions de mines plantées. L’accès aux terres agricoles, les trois lignes de chemin de fer, ses ponts, les zones adjacentes de transport de l'électricité et centrales électriques, des conduites d'eau, entre autres, étaient minés", a indiqué José Eduardo dos Santos.

Même à Luanda, a encore dit le Chef de l’Etat, il était nécessaire la patrouille, jour et nuit, le long de conduite d’eau potable, tout comme la protection sur l’actuelle autoroute (voie expresse), qui n'existait pas encore, pour protéger la ville des opérations et attentats à la bombe.

"Ce n'était pas si surprenant de voir à cette époque la ville de Luanda illuminée, malgré le renversement des centaines de poteaux, car c’était possible de déployer des générateurs dans chaque municipalité. Quand la reconstruction a commencé, l’on devrait déminer tout le pays, pour avancer, nous ne pouvions pas construire sans pour autant déminer d'abord", s’est exprimé le Chef de l’Etat.

Durant les premières années, a fait remarquer José Eduardo dos Santos, nous étions obligé de faire le prélèvement et le marquage des zones minées pour éviter les accidents.

Dans ces conditions, s’est demandé le Chef de l’Etat : "comment pourrions-nous accélérer le développement de l'agriculture familiale et commerciale ? Qui voyageait à travers le pays, pouvait vérifier de grandes quantités de tracteurs et de machines lourdes de construction endommagés ou détruits et c’était nécessaire refaire presque tout de nouveau, déminer, reconstruire, rééquiper et réorganiser".

Toutefois, le Président de la République a fait savoir que l'on ne peut pas parler de l'Angola comme si nous parlions du Portugal, du Cabo-Verde, du Sénégal ou d’un autre pays, parce que "notre histoire n’est pas la même, ni comme des autres pays et les Angolais sont conscients de ce fait, et savent ce qu’ils veulent et comment construire leur avenir", a souligné le Président de la République.

Pour cette raison, a enfin indiqué José Eduardo dos Santos, l’Angola a choisi la voie de la diversification de l'économie et, de façon réaliste, fait du progrès sûr pour la concrétisation de cette œuvre.

A rappeler que la cérémonie d’ouverture de la 5ème Session de la IIIème Législature a eu lieu, pour la première fois, dans le nouveau bâtiment de l'Assemblée nationale, inaugurée par le Président angolais, en Novembre 2015, en présence des représentants des organes de l'Etat, auxiliaire du chef de la direction, les membres du corps diplomatique et de la société civile, les autorités traditionnelles, ainsi que les organismes religieux.

En vertu du règlement intérieur de l'Assemblée nationale, la législature comprend cinq sessions législatives ou années parlementaires, chaque cycle commence le 15 octobre et se termine le 15 août de l'année suivante. L'acte de ce mardi est devenue traditionnelle depuis l'ouverture de la troisième législature (2012 à 2017).

Dans cette législature le MPLA compte 175 députés, l'UNITA avec 32 députés, CASA-CE avec 8, le PRS avec 3 et le FNLA avec 2 seulement.

Partager cet article

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article

commentaires