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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 09:56

 

Le roi du Maroc se rendra à Addis Abéba (Ethiopie) fin janvier, à l'occasion du Sommet de l'Union Africaine (UA) au cours duquel le royaume entend réintégrer l'organisation continentale, a indiqué le chef du gouvernement marocain désigné Abdelilah Benkrane.

Le Maroc avait annoncé en juillet 2016, sa volonté de réintégrer l'organisation panafricaine, qu'il avait quittée en 1984 pour protester contre l'admission de la République arabe saharouie démocratique (RASD) proclamée par le Front Polissario au Sahara occidental, un territoire que Rabat considère comme sien.

Depuis,le pays mène une vaste offensive diplomatique pour baliser le terrain à ce retour, et le roi du Maroc Mohammed VI a enchaîné les tournées diplomatiques en Afrique, notamment au Rwanda, en Tanzanie, au Gabon, au Sénégal, en Ethiopie ou encore à Madagascar.

Le retour du Maroc dans l'Union Africaine (UA) doit être validé par un vote des Etats-membres à la majorité de deux tiers (soit 36 pays). Il donne lieu à une sourde lutte d'influence avec l'Algérie dans les couloirs de l'organisation, avec en toile de fond la question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole contrôlée depuis 1975 par Rabat, et dont le Front Polissario, soutenu par Alger, réclame l'indépendance.

En préalable à cette  réintégration au sein de l'UA, les deux chambres du Parlement marocain doivent par ailleurs ratifier l'acte constitutif de l'organisation panafricaine.

Le 10 décembre2016, lors d'un Conseil des ministres consacré principalement à l'UA, Mohammed VI avait appelé les deux chambres à accélérer cette ratification, alors que les négociations pour la formation du futur gouvernement sont dans l'impasse depuis plus de trois mois, et que le Parlement ne s'est pas encore réuni depuis les législatives d'octobre.

Vendredi, le Premier ministre annoncé qu'il réunira dans l'après-midi, à la demande du souverain, les chefs de partis représentés aux deux assemblées.

Aucune date n'a encore été fixée pour la séance du Parlement, qui devrait avoir lieu avant le sommet de l'UA. Mais la réunion de la chambre des représentants, alors que le pays est sans gouvernement, constituera une situation inédite.

Cette première session de la Chambre doit permettre également d'élire son président ainsi que ceux des différentes commissions. Ce qui devrait donner lieu à une intense bataille politique entre le Parti "Justice  et Développement" (PJD islamiste) du premier ministre Abdedilah Benkirane, majoritaire, et une alliance de quatre partis, portée par le RNI (Rassemblement national indépendants, libéral).

Des divergences entre Abdedilah Benikrane  et le patron du RNI, Aziz Akhannouch, sont au coeur du blocage des négociations pour la formation du nouveau gouvernement de coalition.

Après la victoire du PJD aux législatives d'octobre, Abdelilah Benikrane avait été reconduit par le roi à la tête du gouvernement de coalition qu'il dirige depuis cinq ans.

Mais après trois mois d'interminables négociations, le chef du gouvernement a annoncé le week-end dernier qu'il mettait fin aux négociations avec le RNI, actant l'échec des discussion, désormais dans l'impasse.

 

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Published by alain serbin
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