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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 21:39

 

C'est un des plus grands écrivains de l'Albanie.Ses oeuvres littéraires traversent les temps et témoignent de la vision de l'auteur sur son pays en pleine mutation. Et ce, depuis son premier roman traduit, "Le Général de l'armée morte", (Ed. Albin Michel), en 1970, qui a dévoilé la puissance des écrits d'Ismaïl Kadaré.

Celui-ci a vu le jour dans le sud de l'Albanie, en 1936. Plus précisément dans le sud de l'Albanie. Il a fait ses études à Tirana,  puis à Moscou.

Ismaïl Kadaré est l'auteur de, "Le Général de l'armée morte" ; "Les Tambours de la pluie" ; "Chronique de la ville de pierre" ; "Le Grand Hiver" ; "Avril brisé" ; "La Niche de la honte" ; "Invitation à un concert officiel, et autres récits" ; "Qui a ramené Doruntine ?" ; " L'armée noire, suivi de Le Cortège de la noce s'est figé dans la glace" ; "Eschyle ou l'éternel perdant" ; "Anthologie de la prose albanaise" ; et encore de plusieurs ouvrages.

L'écrivain albanais a dirigé parallèlement la revue littéraire "Les Lettres albanises" (publiée simultanément en français).

En 1990, il obtient l'asile politique en France, partageant par la suite sa vie entre Paris et Tirana. En 1996, il a été élu membre associé étranger de l'Académie des Sciences morales et politiques. En 2015, il a été décoré "Commandeur de la Légion d'honneur" . Et ses trois derniers livres parus sont, "La Discorde" (2013) ; "La Poupée" (2015) ; et enfin, "Matinée au Café Rostand" (paru cette année 2017).

Pour mesurer encore l'immense talent d'Ismaïl Kadaré, deux ouvrages très intéressants de ses débuts d'écrivain : "Le Général de l'armée morte" et " Le Crépuscule des dieux de la steppe".

Dans le premier roman cité, Le Général de l'armée morte, qui fut plusieurs fois remanié, réécrit, rajouté, Ismaïl Kadaré aura finalement peaufiné une dernière version, qui est un chef d'oeuvre d'écriture romanesque.

Ce n'est pas pour rien que grâce à ce travail littéraire, l'auteur va accéder à la notoriété internationale. On y remarquait déjà la singularité de l'écriture,la puissance du récit romancé, car en le lisant, c'est à partir du chapître onze (avec ces longues notes que lisent le général) , toute la puissance du récit.

Dans le deuxième roman que nous avons évoqué, Le Crépuscule des dieux de la steppe, que l'on reste séduit et captivé dans la narration romanesque d'Ismaïl Kadaré, qui nous témoigne de connaître le Moscou d'hier, la détérioration des relations entre l'Albanie et l'Union Soviétique,l'affaire Pasternak (une épidémie de variole briser le glacis des apparences, révéler que le temps de la perfidie est venu.

A l'été de Riga, où le narrateur a passé ses vacances dans une maison de repos en compagnie de vieux écrivains qui jouent du ping pong, aux feuilles cuivrées de l'automne dans les environs de Moscou, succédent l'hiver moscovite,un cimetière, le chaos étouffé des beuveries, à la vodka, de cette tour de Babel qu'est le foyer de l'Institut Gorki - où la poussière voile chaque jour un peu plus la faible lumière des ampoules de 40 watts -, l'isolement imposé parla quarantaine, la mort, vrai ou symbolique.

Sur la place Rouge, les silhouettes figées, trapues, des dirigeants soviétiques,les dieux de la steppe, se craquellent sous le gel.

La déscription que fait Ismaïl Kadaré est précise, magnifique. Son roman devient tellement attachant qu'on peut continuer à le lire. Mais ce n'est le seul. Il faut lire son oeuvre entière.

https://fr.wikipedia.org/Ismail_Kadare     ;   www.cosmovisions.com/ChronoAlbanie.htm

 

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Published by alain serbin
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