Le président américain Barack Obama commence à faire ses preuves. Sa politique commence à porter timidement ses fruits. A l'exemple de ce qui risquait d'être un des plus rétentissants de son échec
: la reforme de santé.
La Chambre des Représentants avait déjà approuvé le Plan de reforme de la couverture santé, proposée par Barack Obama. Un projet très ambitieux pour les Américains, et pour lui, l'actuel
locataire de la Maison Blanche. Il restait de le défendre devant le Sénat. L'instance suprême du pays.
Hier, samedi 21 novembre, on peut le dire, il y a eu une sérieuse avancée sur l'acceptation du plan d'Obama. La majorité de sénateurs avait apporté leur soutien. Une demie-victoire pour le
président démocrate américain Barack Obama.
En acceptant d'ouvrir le débat sur le sujet, le Sénat accorde implicitement le Plan, et donne raison au président, afin de reformer ce système de couverture médicale. Une situation qui devenait de
plus en plus critique pour la majorié de citoyens américains, très pauvres, dans la couverture sociale de leur santé. Trente millions d'Américains vont ainsi voir leur assurance-santé s'améliorer.
Réduisant du coup les injustices sociales entre les plus riches et les plus démunis.
Aux Etats-Unis, la pauvreté n'a cessé de s'augmenter. Il fallait que le gouvernement démocrate s'occupe de la situation.
Le texte de loi prévoit l'extension de l'assurance-maladie aux plus pauvres financièrement, qui ne possèdent pas actuellement une assurance. Le projet vise à faire taxer les assureurs et les plus
riches. Les assureurs ne pourront plus refuser de couvrir des personnes présentant des antécédants médicaux, ou exclure des assurés qui tomberaient malades.
Une très bonne nouvelle pour les plus démunis. On peut même se poser la question, comment un si grand pays, et très riche, soit aussi incapable durant des années de porter secours à une large
frange de sa population ? Il fallait attendre l'arrivée d'un Obama pour que cesse cette scandaleuse situation des plus pauvres.
Avec le président Barack Obama l'Amérique doit changer. Tel a été son discours : "Yes we cant !" Oui, c'est possible de changer cette Amérique, a-t-il scandé avant son élection à la tête des
Etats-Unis. Effectivement, on note depuis son arrivée, les choses bougent. C'est par ce genre d'initiatifs, par ce geste humain, que l'on découvre que l'Amérique a fait un bon choix en l'élisant,
et qu'il montre qu'il est déjà un grand et bon président pour ce pays, première puissance mondiale.
Certaines mauvaises langues parlaient mal de lui. Essayant manifestement de le dénigrer. Souhaitant même que ses réformes ne réussissent pas. Mais, après seulement plus de dix mois au pouvoir,
Barack Obama fait mentir les critiques. La fronde qui s'est abattu sur sa personne n'était que de la jalousie mêlée au mépris racial.
Pour relativiser, Obama sait bien que son mandat ne sera pas de tout repos, ni facile. L'attente est trop grande. Il fait ce qu'il peut pour le moment. L'administration Obama peut dire aussi que la
tempête semble passer derrière, et que la crise n'étant pas terminée, on peut tout de même parler que la faillite financière et la dépression économique sont à présent atténuées. On le voit bien,
les bases sur sa reforme du système de santé est en train de se concrétiser. Les obstacles tombent un à un, et que le débat qui était si agité au début s'estompe peu à peu. Il fut houleux surtout
de la part des adversaires républicains qui ont tout fait pour faire échouer le Plan d'Obama. Et là, le Sénat vient de lui donner un sacré coup de main dont il avait grandement besoin pour mettre
en place son projet pour l'Amérique.
L'Autre dossier qu'il a à traiter en profondeur, c'est la situation en Afghanistan. Son prédécesseur lui avait filé cette patate chaude, comme tant d'autres encore. Et c'est à lui de gérer cette
situation, et surtout, sortir l'Amérique de ce bourbier. L'occupation d'un pays par une force étrangère n'a jamais été de sinécure. Tôt ou tard, en l'absence d'une victoire totale, les forces
occupants seront amené de quitter ce pays. C'est là le vrai problème pour l'asdministration Obama. Comment quitter l'Afghanistan, (avec l'OTAN), sans avoir l'air d'être vaincu, ni l'abandonner
? La réponse est à chercher encore. Pour l'heure, faut-il envoyer encore des troupes militaires pour renforcer la lutte contre les Talibans ?
Barack Obama refléchit encore. Cette attitude le fait passer de quelqu'un d'indécis, d'hésitant, de "mou", mais il s'agit de mesurer les risques en envoyant des jeunes gens se battre sur une terre
des gens assez aguéris et dont la mort pour eux ne signifie que "sacrifice". Donc, rien. Les soldats de l'OTAN qui y meurent ne sont pas des "marthyrs de la démocratie". Une démocratie dont le
commun des Afghans n'a rien à cirer. Il faut donc trouver des solutions politiques.
L'actuel président afghan, Hamid Karzaï, qui vient d'être douteusement élu n'est pas crédible, (son peuple ne l'aime pas), et n'a visiblement pas la confiance de l'administration Obama qui doute de
sa capacité de règler la crise. Il ne s'agit pas pour les Américains de renforcer davantage son pouvoir à Kaboul. Le problème est de savoir qui peut valablement le remplacer ? Lui, au moins,
les occidentaux le connaissent. Il a été façonné par l'ex-président George W. Bush, le véritable guerrier dans ces régions troubles. Hamid Karzaï est un mauvais président pour l'Afghanistan. Comme
le choix et la marche de manoeuvre restent étroits, on préfère encore le maintenir pour un temps à la tête de ce pays dominé par des bandes armées, très intéressées, comme les autres, à
l'exploitation de l'opium, très abondant en Afghanistan. Objet parfois des convoitises.
Le dossier le plus brûlant et difficile à traiter est le conflit israëlo- palestinien. Un vieux conflit dont aucun président américain n'a pu faire avancer quoi que ce soit. L'essentiel étant la
création d'un Etat Palestinien indépendant, selon l'ONU. Or, sur place la situation est complexe. Faire vivre deux Etats (Israël et Palestine), n'est pas chose facile. Pourtant , avec du
courage et de la bonne volonté de part et d'autre, on peut arriver à réaliser cela, pour arrêter les souffrances des uns et des autres. C'est une situation qui perdure. Avec des implications
extérieures et interieures qui compliquent le processus de paix et la création d'un Etat viable pour les Palestiniens. Le fond du problème trouve sa source dans le partage de terres et de l'eau.
Juifs et Arabes doivent pouvoir trouver une entente.
L'actuel locataire de la Maison Blanche à Washington veut tenter quelque chose. Il se rend compte de la difficulté de ce dossier du Proche-Orient. Sa tâche s'avère très difficile et délicate.
Comment faire infléchir les Israëliens pour accepter l'idée de céder une partie des terres à la Palestine ? La Cisjordanie et la bande de Gaza sont cloisonnées. La création des "colonies" sur des
terres arabes de la Cisjordanie ne facilite pas le dialogue entre les deux peuples. La communauté internationale reste divisée sur cette question, entre ceux qui veulent rester les "amis d'Israël",
et ceux qui considèrent que les Palestiniens ont aussi droit à une patrie pour eux. Barack Obama a confié ce dossier à son ministre des affaires étrangères (secrétaire d'Etat), Hillary Clinton et
un "émissaire" george Mitchell.
Les deux font les allers-retours Jérusalem et Ramalah, pour rencontrer le premier ministre Benyamin Netanyaou et Mahmoud Abbas. Mais de deux côtés, chacun campent à sa position pour ne pas décevoir
son peuple.
Pour compliquer encore le tout, Benyamin Netanyaou et son gouvernement viennent d'autoriser la création des nouvelles colonies. 900 nouveaux logements ont été autorisé d'être constuits en...terre
palestienne de la Cisjordanie.
Ce qui sonne comme un défi lancé contre Barack Obama et l'ONU. Une façon, pour le gouvernement de Tel-Aviv, de
tester la réaction de Washington et de la communauté internationale.
Barack Obama a compris toutes les difficultés qu'il doit savoir gérer avant de se décider. Ce conflit israëlo-palestinien reste dans l'état actuel, une succession de ballades, de rencontres, des
beaux mots, et des discours inutiles. Et du spectacle devant les caméras. Rien ne sortira de ces rencontres. Mahmoud Abbas menace même de démissionner. Las, de non-avancement dans leurs rapports
israëliens et palestiniens. Le processus de paix en soi est bel et bien mort. Le président américain devrait changer de stratégie sur cette situation s'il veut encore être crédible.
Sur le plan international encore, l'Irak semble désintéresser l'Amérique, puisque pour l'administration Obama, l'intérêt actuel est en Asie, avec tout ce qui se passe. Là-bas, une incontestable
super-puissance est en train d'émerger : c'est la Chine. Un grand pays d'Asie qui depuis quelques années réalise des miracles sur tous les plans : notamment en économie, sur l'armement, sur
l'industrialisation, et dans les deux domaines importants comme la science et la nouvelle technologie. Ses performances ne pouvaient pas passer inaperçues et laisser indifférent un pays comme
l'Amérique d'Obama.
La Chine étonne. Elle veut aussi conquérir économiquement le monde. Ses réalisations sont très compétitives. Son économie bat des records de croissance. Les Chinois sont partout, en Afrique, en
Amérique latine, en Asie, et bien évidemment dans les pays occidentaux (Europe, Etats-Unis, Japon). Les Etats-Unis en font un constat. Le pays de Mao Tsé Toung n'est plus comme il était hier au
temps du communisme et de la révolution culturelle. La Chine veut être une grande puissance qui coopère avec tous les pays du monde.
Le président américain Barack Obama le sait, et c'est pour cela qu'il veut renforcer la coopération entre son pays et la Chine moderne. " La Chine n'est ni notre énnemie, ni notre amie, c'est un
concurrent !", a dit Barack Obama.
Un sérieux concurrent qui risque encore de surprendre. Ses entreprises sont compétitives et têtues. Elles veulent concurrencer sur place dans n'importe quel pays du monde. Les Chinois sont des bons
négociants et affairistes. Ils savent s'y faire et entreprendre. Il suffit de les voir à l'oeuvre dans un continent comme l'Afrique. Tous les pays veulent coopérer avec eux, en Afrique. Ils offrent
leur disponibilité, leur argent, leur technologie et leur main d'oeuvre bon marché. Les Africains ont trouvé en eux des véritables partenaires très à l'écoute de leurs préoccupations. Ils savent
aussi que les Chinois ne sont pas des philanthropes. Ils viennent en Afrique pour y gagner. Il ne faut pas se faire des illusions. Mais à la différence des autres, ils sont moins exigeants et
savent prêter sans sourciller. Moins regardant dans les affaires des pays dans lequels ils travaillent. Ils sont là pour "affaires".
Devant cette présence croissante et cette dynamique dans leur entreprise, les Etats-Unis ont compris que ce peuple-là est bien partie pour dominer le monde dans les années à venir.
C'est une des raisons de la dernière tournée du président américain Barack Obama en Asie. Il a visité le Japon (du 13 au 14 novembre), puis, le Singapour (du 14 au 15), la Chine (du 15 au 18),
et enfin, la Corée du Sud (du 18 au 19 nov.).
Le président a pu voir le progrès accompli dans tous ces pays. Demain, l'Asie dominera le monde, avec comme locomotive de tête, la Chine. Dans ses discours, le président américain a insisté sur la
coopération entre les Etats-Unis et la Chine. C'est le pays moteur dans cette partie du monde. L'émergence de cette Chine en développement est une réalité mondiale.
Les Chinois ont développé des nouvelles stratégies politiques, diplomatiques et commerciales. Ils sont pour la doctrine économique de "gagnant-gagnant" avec tous leurs partenaires commerciaux. Ils
investissent, prêtent volontier, mais pour gagner encore plus à long terme. Ce qui explique le resserrement des liens avec les pays d'Afrique. D'ailleurs, un récent Sommet sino-africain s'est tenu
récemment au Caire, en Egpte, avec tous les pays du continent. La Chine avait débloqué des milliards pour venir en aide aux pays africains en difficultés. Les Chefs d'Etat africains ont
beaucoup apprécié la présence de Hu Jintao, et ce geste inhabituel. L'Afrique a besoin de cette aide pour accélérer son développement et son industrialisation. La Chine se montre très disposée d'y
apporter ce qu'ils ont besoin.
Les Américains suivent de très près ce rapprochement sino-africain.
L'Amérique d'Obama cherche aussi des stratégies pour rapprocher l'Amérique de l'Afrique. Aujourd'hui encore, les Américains sont de plus en plus présents en Afrique, par les biais de leurs
compagnies pétrolières et autres sociétés multinationales. La Chine est un sérieux concurrent. Dans sa politique internationale, Barack Obama sait qu'à présent le continent africain doit figurer en
bonne place dans son agenda.