Dans quelques jours, l'Angola fêtera le 34è Anniversaire de son Indépendance. C'est un pays qui continue à rechercher son chemin et le sens de sa liberté. Dès son accession à cette indépendance acquise le 11 novembre 1975, l'Angola est toujours gouverné par le même parti-Etat au pouvoir, le MPLA. Le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola.
Plusieurs années plus tard, le gouvernement du MPLA reconnaîtra aussi les autres partis de l'opposition, qui, aujourd'hui encore, participent toujours, dans la moindre mesure, à la gestion des affaires politiques du pays.
Après l'indépendance, quatre années plus tard, c'est José Eduardo dos Santos qui a succedé au premier président du pays, Agostinho Neto, mort en 1979. Maintenant le système du parti, MPLA.
Le président de la République, reste le chef du parti. Il est désigné par le Comité Central de celui-ci. A ce titre, il devient ainsi automatiquement le Chef de l'Etat et Commandant en chef des Armées. La démocratie n'étant pas encore là, le président préside sytématiquement pour une durée indéterminée.
On tente de mettre en place une Constitution, qui légalisera des élections pour élire un nouveau président de la république, avec des candidats de l'opposition participant de façon légale et démocratique.
Pour l'instant, c'est bien le MPLA qui rythme la vie politique en Angola. Et ce, jusqu'à la mise en place d'un nouveau système acceptable pour tous. Un semblant de liberté politique étant tolérée.
Le Mouvement Populaire pour la Libération de l'Angola est un parti politique très bien structuré.
Il a de nombreux membres, sympathisants et autres Militants qui le soutiennent. En principe, tous sont susceptibles d'être élus à tous les postes de responsabilité, voire même, se faire réélus par un Congrès du Parti. Le Comité Central se réunit tous les six mois. Dans l'intervale, les affaires quotidiennes sont traitées par le Bureau Politique, plus réduit en nombre, et par quinze départements du Secrétariat du Comité Central, dont les directeurs jouent un rôle politique de première importance. Le gouvernement, ou Conseil des Ministres, exécute les décisions prises par le Comité Central.
Déjà en 1982, le Comité Central de cet important parti annonçait qu'il investissait le Président José-Eduardo dos Santos de « pouvoirs spéciaux », sans en préciser la nature. On savait à cette époque que l'Angola était en guerre, et vivait une période de tensions politiques et militaires, et qu'il fallait donner plus de pouvoirs au seul « capitaine » du bateau-angolais, à la tête du pays, tous les moyens possibles pour gérer et en finir avec cet état d'instabilité en Angola.
Ce qui va se reconfirmer à nouveau en juillet 1983, à la suite d'incessantes attaques de plus en plus violentes et menaçantes menées par les éléments armés de l'UNITA (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola, de Jonas Malheiro Savimbi, le chef), qui attaquaient contre les villes, les routes, le réseau ferré, des villages de civils, il fallait bien que d'autres mesures spéciales soient prises. Elles furent annoncées et appliquées.
Le gouvernement instituera des Conseils militaires régionaux chargés d'admnistrer toutes les régions (ou provinces) du pays, et affectées par les activités des groupes d'oppositon armée ; ces conseils avaient donc juridiction sur plus de dix provinces angolaises, qui en compte dix-huit.
En 1975, et 1976, à l'époque où le parti-Etat du MPLA avait repris aux autres mouvements d'opposition, le contrôle de certaines régions, de semblables conseils militaires avaient été chargés de l'administration de ces régions. Toutefois, ils avaient été, par la suite, remplacés par une administration civile.
En fait, le gouvernement avait placé plus de la moitié du pays sous le régime de la loi martiale.
Dans les régions contrôlées par les Conseils militaires régionaux, ce sont des tribunaux militaires, qui sont chargés de juger toute une série d'infractions politiques et économiques, et peuvent juger aussi bien des civils que des militaires.
La première Constitution angolaise a été adoptée par le Comité central du MPLA, à la veille de l'indépendance, et a subi depuis, plusieurs modifications. Elle investit le parti-Etat, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola-Parti du Travail (MPLA-PT), du pouvoir politique, économique et social, pour mener à bien l'instauration d'une société dite 'socialiste'. Elle stipule également que la loi garantit la liberté d'expression, de réunion et d'association ; et que le Citoyen ne peut être arrêtéet traduit en justice que conformément à la loi.
Elle garantit aussi, enfin, des libertés individuelles, telles que l'inviolabilité du domicile, bien que un article de loi y apporte des restrictions, stipulant l'inviolabilité de la liberté d'opinion et de croyances, garantissant la liberté religieuse, dans la mesure où elle ne trouble pas l'ordre public, et n'est pas contraire à l'intérêt national.
En 2002, l'Angola a beaucoup changé, surtout avec la fin de la guerre contre les éléments armés de l'UNITA. Disons que, depuis, la Paix est enfin revenue. Mais le chemin de la démocratie, comme celui de l'indépendance réelle, tout cela reste long à concrétiser. Le pouvoir y travaille encore.
Les Angolais se réjouissent tout de même du calme dans le pays, et la fin des tensions entre Angolais. Ces derniers disent que c'est bien tous les Angolais qui ont libérer l'Angola. Ceci pour ne pas exclure quiconque. Mais la responsabilité de la gestion du pays incombe exclusivement au MPLA, le parti-Etat. On espère que les choses changent réellement, et qu'enfin tous les Angolais participent à la reconstruction de leur cher Angola.
Une question reste : parviendront-ils tous à oeuvrer véritablement pour une démocratie qui garantisse les acquis de l'indépendance ? Peut-on faire confiance entr'Angolais ? Plusieurs questions restent encore en suspend. Et reste pour l'heure sans réponse palpable. On espère et on attend.
On attend surtout la réalisation des élections présidentielles, maintes fois annoncées, maintes fois repoussées. Avec diverses raisons. La plus importante reste le récensement de tous les citoyens.
Comme tous les pays d'Afrique, l'Angola n'échappe pas aux difficultés d'appliquer certains sytèmes politiques que l'on aimerait mettre en place. Les pays africains comprennent à présent que, après les indépendances nomminales des années soixantes et soixante-dix, les pays restent encore dans les mirages de ces soleils des indépendances.
Prochain article : un dossier spécial le 11 novembre, jour de la fête de l'indépendance de l'Angola.
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