Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 06:23
La guerre est déclarée entre la présidente du Front national Marine Le Pen et son père Jean-Marie Le Pen, fondateur du parti d'extrême droite français, le "Front National", dont les dernières provocations ont poussé à bout sa fille engagée dans une entreprise de dédiabolisation du FN.

Jean-Marie Le Pen, 86 ans, président d'honneur du FN et député européen, a été interdit d'élections mercredi par sa fille pour qui le vieux tribun est désormais engagé "dans une véritable spirale entre stratégie de la terre brûlée et suicide politique".
"J'ai informé Jean-Marie Le Pen que je m'opposerai, lors du bureau politique du 17 avril prochain qui doit investir les têtes de listes pour les élections régionales, à sa candidature" dans le sud-est de la France, a annoncé Mme Le Pen dans un communiqué.
Son père a répondu quelques heures plus tard dans un autre communiqué: "Comme en d'autres temps, prenant prétexte d'une offensive médiatique (...), d'aucuns ont ouvert au Front national une crise qui pourrait être grave de conséquences", écrit Jean-Marie Le Pen dans un communiqué. http://www.jeanmarielepen.com/
La présidente du FN, qui est parvenue à hisser le parti d'opposition à la place de challenger incontournable depuis sa prise de contrôle de cette formation en 2011, va "réunir rapidement un bureau exécutif", l'instance suprême du parti, "afin d'envisager avec lui les moyens de protéger au mieux les intérêts politiques du Front national".
A l'origine du conflit entre le père et la fille, la réitération par le fondateur du FN de ses propos sur les chambres à gaz "détail" de l'histoire --qui lui ont déjà valu une condamnation-- et la défense de la mémoire du maréchal Philippe Pétain, chef de l'Etat et artisan de la collaboration avec l'Allemagne nazie durant l'occupation de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.
"Je n'ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître. L'on a été très sévère avec lui à la Libération", a-t-il déclaré dans un entretien fleuve à Rivarol, un hebdomadaire d'extrême droite récemment condamné pour provocation à la haine antisémite.
Jean-Marie Le Pen s'en prend aussi aux cadres du parti choisis par sa fille --parmi lesquels des homosexuels qui lui font évoquer "un lobby arc-en-ciel"-- et juge "excessive" la manière dont la direction du FN se défend des accusations d'antisémitisme, de xénophobie ou d'homophobie.
"Je comprends tout à fait qu'on mette en cause la démocratie, qu'on la combatte", assure-t-il encore.
Rien de très nouveau dans sa bouche, mais c'est l'abondance de provocations en un temps réduit qui a entraîné la réaction de sa fille. http://www.marinelepen.fr/

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 06:44
L'ex-président Fidel Castro a fait sa première apparition publique en 14 mois lors d'une recontre avec des Vénézuéliens dans une école de La Havane, ont annoncé des médias cubains.

"Rencontre improvisée, inoubliable avec Fidel", a titré le quotidien officiel Granma, décrivant la recontre "d'une heure et demie" que Fidel Castro, âgé de 88 ans, a accordée à 33 membres d'une délégation vénézuélienne.
Le quotidien officiel a publié quatre photos presque identiques de la rencontre où l'on voit l'ex-"lider maximo", habillé d'un survêtement bleu et blanc et coiffé d'une casquette noire, assis dans la camionnette qui l'amène à l'école "Vilma Espin Guillois", située près de son domicile dans l'ouest de la capitale. Il serre la main de quelques Vénézuéliens.
Depuis qu'il a abandonné le pouvoir en 2006 pour raisons de santé, Fidel Castro a fait de rares apparitions publiques, la dernière remontant au 8 janvier 2014, lors de l'inauguration d'une galerie d'art de La Havane.

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 06:06
Le président Barack Obama recevra le pape François le 23 septembre 2015 à la Maison Blanche, concrétisant une invitation qu'il avait formulée lors de sa visite au Vatican en mars 2014.

Cette rencontre dans la capitale fédérale américaine permettra de poursuivre le dialogue entamé au Vatican sur nombre de "valeurs partagées", a souligné jeudi la Maison Blanche.

Parmi les sujets au menu des discussions, l'exécutif américain évoque "l'attention aux pauvres et aux exclus", les questions environnementales, la protection des minorités religieuses ou encore l'intégration des immigrés et des réfugiés.

En décembre, le président américain, qui a souvent évoqué l'admiration qu'il avait pour le pape, avait personnellement remercié ce dernier pour sa médiation dans le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba.

"Je veux remercier sa sainteté, le pape François, dont l'exemple moral nous montre l'importance de rechercher un monde tel qu'il devrait être, plutôt que de se contenter du monde tel qu'il est", avait-il déclaré.

Au lendemain de cette visite à la Maison Blanche, le pape argentin prononcera un discours devant le Congrès, une première dans l'histoire des Etats-Unis.

Présent aux Etats-Unis du 22 et le 27 septembre, il participera également à la rencontre mondiale des familles à Philadelphie et effectuera une visite aux Nations unies, à New York.

Selon un sondage de l'institut Pew publié début mars, le pape François est de plus en plus populaire aux Etats-Unis.

Il est désormais vu favorablement par neuf catholiques américains sur 10. Sa popularité augmente également dans la population générale, catholiques et non-catholiques confondus, sept Américains sur dix le jugeant favorablement.

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 23:53
Barack Obama va être le premier président américain à poser le pied mercredi sur le sol de la Jamaïque en plus de trois décennies, pour tenter notamment d'amenuiser l'influence du Venezuela dans les Caraïbes.

Le président américain a rendez-vous ce jeudi à Kingston avec les quinze membres de la Communauté caribéenne (Caricom) avec la ferme intention de leur proposer une alternative au pétrole vénézuélien bon marché.
Pour cela, il va devoir convaincre des pays aux économies souvent en souffrance, qui sont géographiquement proches des Etats-Unis mais qui s'en sentent parfois éloignés politiquement.
"Nous pensons absolument que la région Caricom mérite une plus grande attention et un engagement de la part des Etats-Unis", a déclaré Ben Rhodes, conseiller de la Maison Blanche, évoquant une récente initiative dans le domaine énergétique menée par le vice-président Joe Biden.
"Nous cherchons en permanence à approfondir nos relations avec les Caraïbes et nous pouvons jouer un rôle important dans le renforcement de la sécurité énergétique de la région", a-t-il poursuivi. Les Etats-Unis disposent d'"importantes" ressources et infrastructures énergétiques.
Mais la présence américaine n'ayant pas toujours été marquée, le vide a été comblé par Petrocaribe, une alliance d'Etats des Caraïbes avec l'entité publique Petroleos de Venezuela (PDVSA) qui leur permet de repousser leurs paiements avec de faibles taux d'intérêts.
Mais, du fait de la chute des prix du pétrole, l'économie de Caracas est à la peine et les conditions de ravitaillement des Caraïbes en pâtissent.
Une opportunité que les Américains voudraient saisir, selon Ted Piccone qui est un ancien conseiller de Bill Clinton à la Maison Blanche, pour briser Petrocaribe et s'engouffrer dans la brèche.
Les relations entre les Etats-Unis et le Venezuela, qui n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010, se sont encore tendues récemment. M. Obama a en effet signé début mars un décret prévoyant des sanctions contre de hauts responsables vénézuéliens. En réaction, Caracas a rappelé son chargé d'affaires à Washington.
En amont de sa rencontre avec le Caricom, Barack Obama doit s'entretenir avec le Premier ministre jamaïcain Portia Simpson-Miller, dont le gouvernement a mis en place de drastiques mesures d'austérité pour régler une crise budgétaire et se plier aux exigences du Fonds monétaire international (FMI).
Avant de s'envoler jeudi soir pour le Sommet des Amériques qui s'ouvre le lendemain au Panama, le président américain doit rencontrer de jeunes dirigeants jamaïcains et participer à une cérémonie de dépose de gerbe.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jama%C3%AFque .

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

https://www.youtube.com/watch?v=9svEs9P6g20 ; https://www.youtube.com/watch?v=v2XtAugSx0g ;

http://www.20minutes.fr/monde/1581447-20150408-video-etats-unis-policier-blanc-abat-huit-balles-homme-noir .

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 21:09
Trinité-et-Tobago a l'intention de continuer à compter sur le soutien et la coopération de l'Angola dans les actions diplomatiques que ce pays des Caraïbes mène dans l'arène internationale.

Cette intention a été exprimée mardi, à Luanda, par l'ambassadeur de Trinité-et-Tobago en Angola, Patrick Edwards, qui s’est confié à la presse à l'issue d'une audience que lui a accordée le ministre angolais des Relations Extérieures, Georges Chikoti.

Patrick Edwards dit avoir demandé à son interlocuteur l'appui de l'Angola pour que son pays soit le siège de l'organisation du Commerce des armes légères, dont la Convention a été signée par 130 pays et est entrée en vigueur en décembre de 2014.

Le diplomate a déclaré que le vote aurait lieu du 24 au 27 août de cette année au Mexique au cours d'une assemblée générale de l'organisation, qui va indiquer le pays qui abritera le siège de cette organisation.

En ce moment, le Mexique assume l’intérim du secrétariat de l'organisation du Commerce des armes légères.

Le traité sur le commerce des armes vise à réglementer le négoce d’armes légères, afin d'éviter les cas d'achat illégal de ce matériel militaire tels que ceux vécus au Kenya et au Soudan.

Quant aux relations bilatérales, il a qualifié de bonne la relation au niveau politique entre son pays et l'Angola, cependant, selon lui, les deux parties cherchent à avoir une coopération plus étroite dans le contexte économique et technique.

Trinité-et-Tobago possède des réserves de pétrole et de gaz, raison pour laquelle il a l'intention de fournir une aide à l'Angola dans l’exploitation de ces produits.

À son tour, le directeur pour l'Amérique du ministère des Relations extérieures de l’Angola, Francisco da Cruz, a déclaré que l'Angola étudiait les mécanismes pour ratifier le traité sur le commerce des armes, soulignant que les procédures nécessaires étaient déjà en cours.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trinit%C3%A9-et-Tobago ; https://www.youtube.com/watch?v=CykzM6XtHzw ; https://www.youtube.com/watch?v=m7L6qwvj5wk .

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 20:52
Les habitudes alimentaires inadéquates, les croyances et les tabous ainsi que l'acculturation par la mondialisation de nouveaux comportements et habitudes alimentaires ont créé de nouveaux risques pour la sécurité alimentaire des populations, a affirmé mardi, à Luanda, le ministre angolais de la Santé, José Van -Dúnem.

Selon le ministre, qui s’exprimait à l'ouverture des premières journées de nutrition, qui se déroulent sous le slogan "Du champ à l’assiette, rendre les aliments plus sûrs", a indiqué qu'il y avait eu une réduction progressive de la consommation de légumes, en particulier pour les enfants et adolescents dans les zones urbaines.

Il a souligné que les aliments préparés pour le sevrage, nécessitant le plus souvent de densité d'énergie suffisante et l'introduction de l'alimentation complémentaire infantile mal comprise peuvent être identifiées parmi les divers facteurs de l'insécurité alimentaire et donc la malnutrition.

"Parmi les divers troubles, la malnutrition par déficience est susceptible d'affecter une grande échelle et depuis la petite enfance, la capacité d'apprentissage, qui à son tour compromet l'avenir des jeunes par un cycle vicieux de pauvreté, la malnutrition, la faible capacité de travail pouvant perpétuer le développement humain", a-t-il dit.

D'autre part, le ministre considère l’alimentaire et la nutrition comme les exigences de base pour la promotion et la protection de la santé, qui permettent la pleine réalisation du potentiel de croissance et développement humain.

Il a ajouté que la mauvaise nutrition, tant en en termes de quantité comme de qualité, entraînait des problèmes de malnutrition et d’obésité qui sont des problèmes graves de santé mondiale, étant nécessaire comprendre l’alimentation comme une complexe implication des individus et collectifs aux processus de production agricole, de traitement, d'artisanat, d’industrie, de commercialisation et de consommation alimentaire.

Les premières journées nationales de nutrition ont pour objectifs de développer un vaste mouvement national sur l'importance de la nutrition et de la nourriture en tant que facteurs de base pour le développement, de sensibiliser les politiciens, les décideurs, la société civile sur l'importance de la nutrition.

L’événement, d’une durée de deux jours, est inséré dans les commémorations de la Journée Mondiale de la Santé, qui se célèbre chaque le 7 avril.

La date a été choisie par l’OMS en 1948, lors de l’organisation de la première assemblée de l’OMS. C’est depuis 1950 que le 7 avril est commémoré comme Journée Mondiale de la Santé.

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 06:29
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) exhorte les Gouvernements africains à donner priorité à la sécurité alimentaire, à harmoniser leurs politiques agricoles, commerce, santé, éducation, protection sociale et à mobiliser les moyens de manière à garantir des aliments à tous les hommes.
Cet appel est lancé dans un message de la directrice de l'OMS pour l'Afrique, Matshidiso Moeti, à l'occasion de la Journée mondiale de la Santé célébrée le 07 Avril, et qui se déroule, cette année 2015, sous la devise "La sécurité des aliments, du sol à la table, garantir les aliments".
Le document souligne la nécessité pour les Organisations internationales, entreprises alimentaires et consommateurs à mettre en pratique des mesures qui puissent améliorer la sécurité alimentaire, partant du producteur jusqu'au consommateur.
Tous les hommes ont un rôle à jouer dans la sécurité alimentaire, indique l'OMS, c'est pourquoi les hommes qui produisent les aliments et les consommateurs doivent en connaître les dangers les plus communs, afin de garantir la sécurité alimentaire.
Par ailleurs, le communiqué ajoute que deux millions de personnes meurent chaque année, faute de sécurité alimentaire, et le continent africain n'en fait pas exception.
Les bébés, les enfants, les femmes enceintes, les vieillards et les personnes touchées par diverses maladies sont les plus vulnérables, affirme le communiqué.
Enfin, l'OMS souligne, à titre d'exemple, qu'en 2014 plus de 100 mille cas de cholera ont été enregistrés dans 22 pays, causant la mort à mille 700 personnes.
Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 06:09

C'est un reportage publier dans 'Le Monde' qui nous en parle. Plongé dans la crise, l'Angola révèle son vrai visage. Document à voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=dfdmqtmDgo8

" En apparence, rien n’a changé dans les rues ensoleillées de Luanda. Il y a toujours les mêmes embouteillages, les mêmes vendeurs à la sauvette, les mêmes chantiers de construction. Pourtant, tout a basculé en début de l’année. Dans les supermarchés, les prix se sont mis à flamber. Au guichet des banques, il est devenu impossible de retirer des dollars et difficile de repartir avec une grande quantité de kwanzas, la monnaie nationale. Certaines entreprises ont dû licencier des salariés, celles qui employaient des expatriés n’ont pas renouvelé tous les contrats. Les administrations ne vont pas recruter massivement comme elles en avaient l’habitude.

L’Angola, qui affichait jusqu’à présent parmi les plus forts taux de croissance d’Afrique, est en crise. Tout est de la faute de la récente baisse du prix du pétrole. Ces derniers mois, il a été divisé par deux, passant d’environ 110 à 50 dollars entre juin 2014 et janvier 2015. Pour l’Angola, dont 75 % des recettes fiscales proviennent de l’or noir, c’est la catastrophe. Le pays a vu son budget chuter de 72 à 54 milliards de dollars. Il a dû couper ses dépenses de 25 %. En un an, son taux d’endettement est passé de 31 % à 45 % de son produit intérieur brut.

Mais le gouvernement, dirigé depuis plus de 35 ans par le président José Eduardo dos Santos, se veut rassurant. Il affirme que la situation est sous-contrôle, que l’avenir du pays n’est pas en péril et que la politique de lutte contre la pauvreté sera maintenue. Toutefois, le président angolais a, dès son discours de nouvelle année, reconnu que 2015 serait « difficile » et demandé à chacun d’accepter la cure d’austérité annoncée. « Cet appel à faire des sacrifices a bien du mal à passer alors qu’il n’y a pas de transparence sur la façon dont l’argent public est dépensé », souligne Siona Casimiro, le rédacteur en chef de la publication catholique O Apostolado.

La question des réserves financières du pays en est le meilleur exemple. Après la crise mondiale de 2008, l’Angola avait déjà connu un coup d’arrêt similaire à la situation actuelle. Échaudé par cet épisode douloureux, le pays avait assaini ses finances et opté pour une gestion prudente. Le budget angolais serait dorénavant établi à partir d’un prix du baril inférieur à celui du marché, ce qui permettrait de dégager un surplus chaque année. En 2014, l’Angola a ainsi mis de côté 6,38 milliards de dollars.

Selon l’opposition angolaise, sur les quatre dernières années, ce ne sont pas moins de 30 milliards de dollars qui ont été récoltés. « Le problème, c’est que nous ne savons pas où est passé cet argent, déplore Raul Danda, le chef du groupe parlementaire du principal parti d’opposition, l’Unita. Tout porte à croire qu’il a servi à payer des dépenses de la présidence, les habituelles faveurs et autres actes de corruption du régime. »

Interrogé sur ce point à l’Assemblée nationale, le ministre des finances, Armando Manuel, a expliqué que les réserves accumulées ne suffiraient pas à elles seules à résoudre la situation. L’ensemble des excédents enregistrés en 2014, « de l’ordre de 16 milliards de dollars, ne couvre pas la chute du prix du pétrole de 60 dollars qui se traduit par une perte de recettes de 25,9 milliards de dollars » en 2015, a souligné le ministre.

Reste que cette démonstration n’a pas convaincu, ni les députés de l’opposition, ni une grande partie de l’opinion publique. Affirmant que le montant des réserves était largement surestimé par l’opposition, Armando Manuel n’a en effet pas été capable d’en fournir le chiffre exact. Plus largement, c’est toute la gestion des finances publiques qui est mise en cause.

En 2011, le Fonds monétaire international avait identifié 31,4 milliards de dollars de dépenses inexpliquées entre 2007 et 2010. Malgré les éclaircissements de l’exécutif angolais, une somme de 4,2 milliards de dollars était restée sans justification. Résultat, en 2014, l’Angola occupait encore le bas du classement de l’ONG Transparency International sur la perception de la corruption, à la 161e position sur 175. Pour beaucoup, la crise ne va faire qu’empirer la situation et accroître les inégalités sociales déjà considérables.

En Angola, 54 % de la population vit encore avec moins de deux dollars par jour. A l’opposé, une élite restreinte, composée de la famille présidentielle et de quelques autres proches, détient des fortunes. Dans ce contexte, le président dos Santos avait été réélu en 2012 sur la promesse de maintenir la croissance, mais surtout de mieux distribuer les richesses. Un engagement qui sera bien difficile à tenir. « Nous devons faire des économies mais le pouvoir ne diminue ni le budget de la police et de l’armée, ni celui des hautes instances de l’Etat, dont la présidence et l’Assemblée nationale, déplore Elias Isaac, le directeur de l’association Open Society. Par conséquent, les coupes vont toucher le secteur social et les investissements, qui sont pourtant les moyens d’améliorer les conditions de vie de la population. »

Cette année encore, la défense et la sécurité vont recevoir plus (15 % des dépenses totales) que la santé et l’éducation (13 % seulement), une constante en Angola depuis la fin de la guerre civile en 2002. « Pour les plus pauvres, rien ne va changer malheureusement. Et ce sont les quelques familles qui avaient rejoint la classe moyenne qui vont souffrir le plus, prévoit le professeur d’histoire Fernando Gamboa. Avec la dévalorisation de la monnaie et l’inflation généralisée, elles vont voir leur pouvoir d’achat diminuer. » Pour les plus aisés, « la fête va continuer », assure le journaliste et activiste anti-corruption Rafael Marques.

Sur son site MakaAngola.org, il rapporte notamment que le budget 2015 prévoit 13,6 millions de dollars pour l’achat de mobilier, décoration et équipement destiné au palais présidentiel et 2,2 millions pour la construction de 24 000 logements et maisons à Viana, un quartier populaire à la périphérie de Luanda. « Cela signifie donc, commente le journaliste, que le nouvel intérieur du président dos Santos et de sa famille coûte cinq fois plus cher que les 24 000 logements que le chef de l’Etat entend faire construire pour la population à Viana. »

Pour le moment, le pouvoir semble garder le contrôle de la situation. Il appelle l’opposition à l’unité nationale pendant cette période difficile, et tient un discours rassurant auprès des investisseurs étrangers et des banquiers. Il fait en sorte de continuer à payer les salaires des fonctionnaires. Mais que se passera-t-il si la baisse du prix du pétrole se prolonge trop longtemps ? (article rédigé par Benoît Tellou, pour Le Monde.fr)

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 07:23

Un très grand match de football lors de l'affrontement entre les Parisiens et les Marseillais. Dominés en premiermi-temps, les parisiens ont renversé et réduis les espoirs de ses adversaires. Cette inattendue situation a surpris plus d'un. Contre toute attente, l'Angolais-Français a surgi comme un boulet, dribblant la défense marseillaise très 'passoire' et marquer le premier but parisien. A partir de là, le cours de match a changé. L'OM se débattant déséspérement. L'homme du match, Matuidi, motivant ses coéquipers parisiens.

On a vu une équipe parisienne se ressaisir, dominant le match et marquer un deuxième, puis un troisième but, (même si cela fut un autogoal de Morel) pour indiquer au tableau les 3 buts à 2 du match. Et c'était la victoire finale pour le PSG. https://www.youtube.com/watch?v=8UdITrZSAlQ ;

https://fr.sports.yahoo.com/news/ligue-1-cette-lom-laisse-filer-paris-lyon-230014960--sow.html ;

https://fr.sports.yahoo.com/news/om-psg-pourquoi-andr%C3%A9-ayew-%C3%A9t%C3%A9-expuls%C3%A9-apr%C3%A8s-220631506--spt.html .

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article
5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 08:06

Du 2 au 11 avril 2015, se tiendra à Port-au-Prince, Pétion-Ville, Croix-des-Bouquets et Aquin le 7ème Forum Transculturel d'Art Contemporain autour du thème « Création et contre-pouvoirs ». FOKAL accueillera plusieurs activités dont des expositions, et des conférences et un atelier de poésie et de slam avec Saul Williams, co-financé par l'Ambassade des Etats-Unis en Haïti.

Selon des informations raportees par FOKAL sur son site internet , la deuxième Edition d'Atis nan kay la offre deux parcours inédits dans le quartier de Pacot : 1) Devan pòt tounen dèyè kay 2) Vwazinay se dra blan (Informations et inscriptions : info@akoustikprod.com/ +509 48 77 44 70). Cette activité est organisée par Akoustik Prod dans le cadre du forum.

Ce forum, invite créateurs et chercheurs à approfondir les relations entre création, subversion, transgression et résistance. Cette prochaine édition du Forum a déjà reçu l'appui financier de l'Union Européenne à travers le PESIC (Programme Européen de Soutien aux Initiatives Culturelles), de FOKAL (Fondation Konesans ak Libète) et de la Banque de la République d'Haïti (BRH). (Voir le calendrier plus bas)

Depuis 15 ans, le Forum Transculturel d'Art Contemporain, initiative de la Fondation AfricAméricA, constitue le principal rendez-vous international, rassemblant en Haïti, tous les deux ans, des professionnels, artistes, chercheurs, critiques, enseignants, collectionneurs, promoteurs dans le domaine précis des arts visuels.

Depuis 2000, date du premier Forum, un thème sert de fil conducteur et permet de lier les activités très diverses, telles que les ateliers, les lectures publiques, les expositions, les créations in situ, les conférences débats, les projections de films.

D'autre part, le thème permet d'inscrire les réflexions/créations dans le difficile et singulier contexte haïtien. Dès sa genèse, Haïti est ce monde de repli engagé dans une quête forcée d'originalité ;un monde faussement neuf des Indes occidentales. En effet, le facteur historique détermine depuis deux cents ans, les aspects singuliers de l'univers haïtien. Nous sommes dans un monde clos aux multiples insularités : l'indépendance, la liberté des ex-esclaves, la langue créole, l'usage du français, le vodou, la sous urbanisation, l'économie informelle, l'instabilité politique, la dérive idéologique, la violence politique, autant de facteurs d'isolement qui vont créer les conditions de son identité.

L'objectif global du Forum Transculturel d'Art Contemporain est de contribuer par la création à l'ouverture internationale de la République d'Haïti en privilégiant les échanges avec l'Afrique, la Caraïbes et les Amériques.

(Source : EJ/Radio Métropole Haïti).

Repost 0
Published by alain serbin
commenter cet article