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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 05:44

L'opposition malgache et le président Hery Rajaonarimampianina se renvoyaient lundi la responsabilité de l'attentat qui a fait deux morts la veille dans un stade de la capitale Antananarivo, sur fond de climat politique tendu sur la Grande Ile.

"C'est trop facile d'accuser l'opposition", a lancé le député Guy Rivo Randroanarisoa, partisan de l'ex-président Andry Rajoelina, rival de l'actuel chef de l'Etat Hery Rajaonarimampianina.
Il réagissait à des propos tenus la veille par le chef de l'Etat qui laissait entendre que l'attentat avait des motifs politiques: "Une divergence de point de vue peut exister entre nous. Mais les actes de déstabilisation sont inadmissibles. Si le dirigeant ne vous convient pas (...) on ne peut pas tuer comme ça la population", avait-il déclaré dans les heures suivant l'attentat.
"Je ne suis pas convaincu que ce soit la divergence de point de vue qui pousse des gens à commettre une telle atrocité" a indiqué pour sa part Omer Beriziky, ancien premier ministre de 2011 à 2014, l'une des voix critiques envers le régime actuel.
Dimanche, une explosion a eu lieu en début de soirée dans le stade municipal de Mahamasina où se tenait un concert gratuit à l'occasion de la fête de l'indépendance de cette ancienne colonie française.
Lundi, la vie avait repris son cours normal à Antananarivo, selon des journalistes de l'AFP.
Selon un nouveau bilan transmis à l'AFP par l'hôpital où les victimes ont été prises en charge l'attaque a fait deux morts et 89 blessés, dont "six dans un état critique".
"Nous avons entendu une explosion qui a produit un bruit plus fort que celui de la sonorisation", a raconté à l'AFP, Fidèle John Joelison, un garçon de 15 ans blessé à la jambe.
"Il y avait trois fouilles à l'entrée du stade. Donc je me demande comment l'auteur de l'attentat a pu faire entrer la bombe", ajoute t-il.
Mais selon une source médicale en charge des premiers soins des blessés qui a requis l'anonymat, les services de sécurité du stade ont rapidement été débordés, laissant des gens entrer et sortir sans fouille.
Au vu des traces de l'impact, l'engin explosif a pu être lancé depuis les gradins du stade, selon cette même source.
Madagascar s'efforce d'émerger doucement d'une très longue période d'instabilité politique, débutée lorsqu'en 2009, lorsque le maire d'Antananarivo Andry Rajoelina avait renversé le président Marc Ravalomanana.
M. Rajoelina avait ensuite dirigé un régime dit "de transition" et il avait fallu attendre fin 2013 pour trouver une sortie de crise, avec l'organisation d'une élection présidentielle remportée par Hery Rajaonarimampianina.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 14:30
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a exhorté dimanche 26 juin le premier ministre britannique David Cameron à entamer la procédure de sortie de l'Union européenne dès mardi. Un sommet européen doit se tenir à cette date.

Selon un entretien publié dans le journal allemand Bild, Martin Schulz estime qu’une période de flou « conduirait à davantage d’insécurité, mettant ainsi l’emploi en danger ».
« Cette attitude d’hésitation, simplement pour faire le jeu tactique des conservateurs britanniques, nous nuit à tous, poursuit-il. C’est pourquoi nous comptons sur le gouvernement britannique pour tenir ses promesses dès maintenant et le sommet de mardi sera le bon moment. »

Le "vendredi noir" sur les marchés généré par le Brexit a été sévère, mais si son ampleur rappelle Lehman Brothers, le système financier ne semble pas menacé à ce stade, la crise étant surtout de nature politique.

Les investisseurs n'avaient en effet pas connu de tels soubresauts depuis la crise financière de 2008, marquée par la chute de la banque d'affaires Lehman Brothers et la crise de la dette en zone euro qui a connu son point d'orgue à l'été 2011.
Mais si les séquelles du plongeon boursier de vendredi et les incertitudes, tant économiques que politiques, liées à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne peuvent se faire sentir encore un certain temps, il est difficile à ce stade de parler de nouvelle crise financière.
"Nous n'assistons pas à des ventes de panique" et "ce n'est pas un cycle à la Lehman Brothers qui vient de s'ouvrir, avec des effets en cascade et des défauts d'émetteurs de dette en perspective", souligne Alain Zeitouni, directeur des gestions pour Russell Investments France, basé à Londres.
"Le mouvement est d'une ampleur très forte mais ce n'est pas catastrophique pour l'heure", relève aussi Laurent Clavel, économiste chez Axa IM, ajoutant que "c'est beaucoup moins grave que le krach qui a suivi Lehman et que l'épisode de l'été 2011".

La capitale britannique peut-elle se détacher du Royaume-Uni et rester dans l'Union Européenne en dépit du Brexit ? En tout cas, de nombreux Londoniens déçus du résultat du vote du 23 juin, le réclament sur la toile.

Les Londoniens ne sont pas prêts à se séparer de l'Union Européenne! Les habitants de la capitale anglaise ont en effet massivement voté en faveur d'un maintien du pays dans l'Union Européenne, à 60% en moyenne et plus de 70% dans certains quartiers de la ville.

Cette grande différence avec le vote global au Royaume-Uni en faveur du Brexit a conduit des europhiles à se mobiliser pour réclamer l'indépendance de la capitale…et son maintien, seule, au sein de l'Union Européenne !

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ne se passera pas comme un "divorce à l'amiable", a mis en garde le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker en reclamant que Londres dépose "immédiatement" sa demande de quitter l'UE.

"Ce n'est pas un divorce à l'amiable mais après tout ce n'était pas non plus une grande relation amoureuse", a-t-il lâché à l'antenne de la télévision allemande ARD vendredi soir.
"Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d'attendre jusqu'au mois d'octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J'aimerais l'avoir immédiatement", a-t-il insisté.
Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé vendredi, après la victoire du Brexit au référendum, qu'il quitterait ses fonctions en octobre et qu'il laisserait à son successeur le soin de négocier la sortie de l'UE de son pays.
Un des favoris à sa succession, l'ex-maire de Londres Boris Johnson, a assuré de son côté que le départ britannique devait se faire "sans précipitation", laissant entendre que les autorités allaient faire traîner les choses le plus longtemps possible.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a jugé "scandaleux" le choix de M. Cameron ne ne quitter son poste qu'en octobre, estimant qu'il prenait "tout le continent (européen) en otage".

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 23:32
Alors que l’Irlande a ouvert le score sur penalty dès la deuxième minute, la France a repris les devants grâce à deux buts de Griezmann en deuxième mi-temps.

Qui aurait pu dire avant la rencontre qu’un tel soulagement accueillerait la qualification face à l’Eire, équipe censée être largement inférieure ? Ce soulagement a pourtant été à la mesure de la frayeur que se sont faite les Français à cause d’une entame de match catastrophique, qui aurait pu les renvoyer aux pires fiascos de leur histoire récente.

Ils ont été menés au bout de 120 secondes seulement après un penalty concédé par Paul Pogba, décidément bien décevant dans cet Euro. Ce coup de tonnerre a sonné le début d’une période calamiteuse pour les Français, crispés par la pression, incapables de développer leur jeu et constamment mis en danger dans leur surface par les Irlandais.

Il a fallu attendre la seconde période pour voir Griezmann marquer un doublé libérateur (57e et 61e), alors que le sélectionneur Didier Deschamps avait musclé l’attaque française en faisant entrer Kingsley Coman après la mi-temps.

Griezmann rejoint le Gallois Gareth Bale et l’Espagnol Alvaro Morata en tête du classement des buteurs (3-3).

La France a même terminé à 11 contre 10 après l’exclusion de Duffy (66), sans toutefois parvenir à marquer à nouveau, Griezmann manquant un triplé dans les dernières minutes.

Pour Deschamps, le soulagement de la qualification ne masque pas les innombrables questions en suspens pour la suite de la compétition, après un premier tour déjà globalement peu enthousiasmant (victoires in extremis 2-1 contre la Roumanie puis 2-0 contre la Suisse, nul 0-0 contre la Suisse).

Alors qu’on attendait son attaque de feu, alors que Pogba était censé éclabousser l’Europe de son talent, l’équipe de France a surtout montré jusqu’à présent qu’elle avait du cœur et les ressources mentales pour renverser une situation.

À elles seules, ces qualités certes louables risquent de ne pas suffire. Et les Bleus devront faire bien mieux s’ils veulent marcher sur les traces de leurs aînés, vainqueurs des précédentes compétitions organisées à domicile, l’Euro 84 pour Michel Platini et le Mondial 98 pour Zinédine Zidane.

D’autant qu’en quarts, la France sera privée du milieu N’Golo Kanté et du défenseur central Adil Rami, suspendus après avoir reçu un nouveau carton jaune dimanche. (Le Soir)

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http://www.lesoir.be/1250120/article/sports/football/football-international/euro-2016/2016-06-26/euro-2016-france-bat-l-irlande-2-1-et-se-qualifie-p ; https://www.youtube.com/watch?v=srny0cwa1nI ; http://www.goal.com/fr/news/7117/argentine/2016/06/27/25102982/griezmann-%c3%a7a-doit-%c3%aatre-dur-pour-messi

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 06:03
Pour vivre heureux, vivons cachés: l'équipe de France a opté pour le repli sur soi et un quasi blackout médiatique afin de se préparer au mieux pour son 8e de finale de l'Euro-2016 contre l'Eire, dimanche à Lyon.

Finie l'ouverture à tout-va. Le championnat d'Europe a basculé dans une nouvelle phase, celle des rencontres couperets, et c'est toute l'atmosphère autour des Bleus qui a été soudainement bouleversée cette semaine.
Didier Deschamps n'a qu'une obsession: garder ses joueurs sous pression pour qu'ils restent totalement focalisés sur le grand rendez-vous face aux Irlandais. Le technicien national n'a pas oublié cette tension extrême qui a paralysé ses troupes au moment de démarrer la compétition et l'objectif est d'éviter au maximum toute interférence extérieure.
Les sollicitations avec la presse ont donc été réduites au strict minimum et les entraînements se déroulent désormais à l'abri des regards, à huis clos.
Dimitri Payet et Yohan Cabaye ont été les derniers joueurs à se présenter devant les journalistes lundi au lendemain du match nul contre la Suisse (0-0), synonyme de 1re place dans le groupe A, et la séance de mardi a été la seule ouverte entièrement. Depuis, plus rien.
Pour donner le change, l'encadrement a convié mercredi le président de la Fédération française de football Noël Le Graët et vendredi, c'était autour de l'adjoint du sélectionneur Guy Stéphan de venir prêcher la bonne parole.
Il faudra attendre samedi, veille du 8e de finale, pour entendre les explications de Deschamps et d'un joueur, le capitaine Hugo Lloris, pourtant peu friand de cet exercice et connu pour en dire le moins possible à 24 heures d'un match.
"On n'est pas en vase clos, s'est justifié Guy Stéphan. A Biarritz (lors de la préparation, ndlr), tous les entraînements étaient ouverts au public et on a vu la ferveur populaire. A notre retour à Clairefontaine, il y a eu des entraînements ouverts et des entretiens individuels. Mais après la phase de groupes, il était important de se retrouver entre nous. Ce sont des moments privilégiés entre nous. Les joueurs avaient besoin de récupérer, de s'habituer à un nouvel horaire."
Au-delà de la volonté de se cloîtrer dans son repaire des Yvelines, l'équipe de France a en effet décidé de casser sa routine pour s'adapter au timing du coup d'envoi de son 8e de finale. Le programme, immuable depuis le début du stage, a ainsi été modifié, l'heure de l'entraînement étant maintenant calquée sur celle du match de dimanche (15h) et le déjeuner avancé à 11h30.

http://la1ere.francetvinfo.fr/france-irlande-comme-un-eire-de-revanche-six-ans-apres-la-main-de-thierry-henry-373777.html

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 05:53
Les dirigeants des institutions de l'UE ont pressé vendredi le Royaume-Uni de lancer "dès que possible" la procédure de sortie du pays après la décision historique des Britanniques de quitter le bloc.

"Nous attendons maintenant que le gouvernement du Royaume-Uni rende effective cette décision du peuple britannique dès que possible", ont écrit les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, du Parlement européen, Martin Schulz, et le Premier ministre Néerlandais Mark Rutte dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.
"Nous nous tenons prêts à lancer les négociations rapidement avec le Royaume-Uni en ce qui concerne les termes et conditions de son retrait de l'Union européenne", ont-ils ajouté dans un communiqué commun, estimant que tout report "prolongerait inutilement l'incertitude".
Les règles existent pour que la procédure se déroule "de façon ordonnée". Jusqu'à la fin de la procédure, le Royaume-Uni "reste un membre de l'UE, avec tous les droits et obligations qui en découlent", expliquent encore les quatre présidents.
Les compromis négociés âprement en février par le Premier ministre britannique David Cameron pour obtenir son soutien au maintien de son pays dans l'UE sont désormais caducs, est-il précisé.
Les quatre dirigeants disent "regretter" la décision des Britanniques mais ils la "respectent". La situation est "sans précédent" mais "l'Union des 27 Etats membres se poursuivra", ont-ils assuré.
"Nous resterons forts et soutiendrons les valeurs au coeur de l'UE de promotion de la paix et du bien-être de ses peuples", concluent-ils.

La président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré vendredi que le vote historique britannique en faveur d'un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne ne signifiait pas le début de la fin pour l'UE.

A une question en conférence de presse lui demandant si ce vote signifiait la fin de l'UE, M. Juncker a répondu "non", avant de quitter rapidement le podium et d'être longuement applaudi par des fonctionnaires européens présents dans la salle de presse.

La sortie des Britanniques de l'UE entraîne un vertigineux plongeon dans l'inconnu pour leur économie, qui risque de pâtir du poids des incertitudes avec une croissance ralentie et un chômage en hausse à la clef.

Les partisans du maintien dans l'Union européenne en avaient fait leur principal argument de campagne mais cela n'a pas suffi: le Royaume-Uni va désormais affronter les vents tourbillonnants générés par sa décision de partir.
Dans l'immédiat, c'est une mini-tempête financière qui souffle non seulement sur la City de Londres mais aussi au large des côtes britanniques. Voir la cinquième puissance économique mondiale quitter le navire européen a immédiatement engendré un impact planétaire... au point que des observateurs jugeaient que le Royaume-Uni avait rétrogradé au sixième rang, derrière la France, en quelques heures du fait de l'impact sur le marché des changes.
La livre sterling chère aux sujets de sa majesté, a plongé en effet de 12% face au dollar, tombant à son plus bas niveau en 30 ans, tandis que les bourses mondiales dégringolaient.
Après une nuit rivé devant l'écran de sa salle de marché, David Papier, d'ETX Capital, a évoqué "un bain de sang, un carnage". Parlant de "putain de désastre", un employé de la City résumait le sentiment d'une élite financière désespérée, que les assurances de stabilité lancées par la Banque d'Angleterre ne suffisaient pas à consoler.
L'impact économique devrait en effet être majeur et même si les experts se sont écharpés sur les risques encourus, ils s'attendent dans l'ensemble à des conséquences négatives - au moins pour les années à venir.
Le gouvernement britannique a prévenu qu'une bonne dizaine d'années pourraient être nécessaires pour mener à bien les diverses négociations ouvertes par un Brexit.
Il s'attend du coup à "une longue période d'incertitude", avec "des conséquences pour les entreprises britanniques, le commerce et l'attraction des investissements", d'autant que la situation politique est désormais très instable, avec un Premier ministre, David Cameron, démissionnaire.
Les barrières commerciales pourraient être relevées pendant la période de transition, avec 5,6 milliards de livres (7,2 milliards d'euros) par an de droits de douane supplémentaires à payer pour les exportateurs britanniques, d'après l'OMC.

La chancelière allemande Angela Merkel a appelé vendredi les 27 Etats de l'Union européenne à ne pas prendre de décisions trop "rapides et simples" mais à se donner le temps de la réfléxion, à la suite du Brexit.

La portée du Brexit pour le reste de l'Europe "va dépendre de manière cruciale de la manière dont nous, les 27 Etats de l'Union européenne, nous nous montrerons capables dans cette situation de ne pas tirer des conclusions rapides et simples du référendum en Grande-Bretagne, qui diviseraient encore plus l'Europe", a-t-elle dit.

La président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré vendredi que le vote historique britannique en faveur d'un retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne ne signifiait pas le début de la fin pour l'UE.

A une question en conférence de presse lui demandant si ce vote signifiait la fin de l'UE, M. Juncker a répondu "non", avant de quitter rapidement le podium et d'être longuement applaudi par des fonctionnaires européens présents dans la salle de presse.
Le Japon, qui préside cette année le G7, a fait savoir vendredi qu'il allait communiquer rapidement avec ses partenaires au sein de ce groupe de pays industrialisés, afin de discuter de la réponse à apporter après le choc du non britannique à l'Europe.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 10:41

La majorité des Britanniques ont dit "oui" à une sortie de l’Union européenne. Tous les pronostics ont été déjoués. Malgré la forte participation (72,2%) censée, selon les analystes, privilégier le camp du "Remain", le "Leave" a récolté 51,9% des suffrages exprimés. Conséquence immédiate de ce référendum historique : la livre sterling tombe au plus bas face au dollar depuis 1985. Le chef du parti UKIP, Nigel Farage, exulte et crie à l'indépendance :

La Premier ministre de l'Ecosse, Nicola Sturgeon, a annoncé dès vendredi que l'Ecosse voyait "son avenir au sein de l'Union européenne" : "Alors qu'on attend encore le résultat final, le vote ici (en Ecosse) montre clairement que les Ecossais voient leur avenir au sein de l'UE".

Ce "non" est l'épilogue de ce qui a été, à l'origine, un coup de poker de David Cameron. Il avait proposé ce référendum en 2013 pour être réélu en 2015 et pour faire taire l’aile eurosceptique de son parti et le parti Ukip. Mais il n'a pas su anticiper l'ampleur inattendue qu'a pris la campagne qui a finalement donné du grain à moudre et une tribune de choix aux populistes britanniques, dont les thèmes de prédilection, comme l’immigration et la souveraineté du pays, se sont retrouvés au cœur des débats. Et il n’a surtout absolument pas anticipé cette défaite et l’ampleur du sentiment anti-européen au Royaume-Uni. "Cette campagne aura aussi illustré l’importance de l’opposition à l’immigration et aura renforcé le populisme représenté par le Ukip, mais aussi par des gens comme Boris Johnson. Elle a affaibli le camp raisonnable, qu’il s’agisse de la gauche modérée ou de la droite modérée", résume Pauline Schnapper, professeure de civilisation britannique contemporaine.

"L'Union européenne est en déliquescence, elle craque de partout" : voici les propos tenus par Marine Le Pen le 21 juin avant de faire part de son souhait que se tienne "dans chaque pays" un vote populaire sur l'appartenance à l'Union. Ce matin, le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders a fait de même en réclamant un référendum sur l'UE, tout comme les eurosceptiques suédois. C'est bien les dirigeants européens craignent par dessus tout : l'"effet domino". Avant même ce résultat historique, le référendum britannique avait donné des idées aux europhobes, la victoire du Brexit risque de leur donner des ailes.

Les Britanniques ont fait leur choix, mais la sortie de l'Union européenne ne se fera pas en un claquement de doigts, ni en quelques mois. Voici les prochaines étapes qui attendent le Royaume-Uni et l'Union européenne :

Pour quitter l’Union européenne, le premier ministre britannique doit activer l’article 50 du traité de Lisbonne de 2009, qui édicte les conditions de sortie d’un Etat membre de l’UE : "L'Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. A la lumière des orientations du Conseil européen, l'Union négocie et conclut avec cet Etat un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l'Union". Le prochain Conseil européen, qui réunit les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’UE, est prévu quelques jours seulement après le référendum, les 27 et 28 juin. Quand David Cameron enverra-t-il sa demande de sortie ? Le premier ministre a promis de le faire rapidement, mais le ministre de la Justice pro-Brexit Michael Gove a déclaré qu'"aucun gouvernement responsable" n’agirait aussi vite.

En cas de Brexit, le chef du gouvernement britannique devra en effet régler bon nombre de problèmes politiques internes au Royaume-Uni. Le Brexit serait un cuisant désaveu pour ce partisan du maintien dans l’UE et il serait obligé de quitter le pouvoir. "Il sera poussé à la démission, c’est sûr, la question c’est quand. Normalement, après un tel échec, le premier ministre démissionne dès le lendemain", explique Pauline Schnapper, professeure de civilisation britannique contemporaine. Selon la spécialiste, certains députés conservateurs pourraient lui demander de rester encore quelques semaines, voire quelques mois au pouvoir, le temps de gérer l’après-Brexit immédiat et d’élire un nouveau dirigeant du Parti conservateur.

Le référendum du 23 juin n’est pas contraignant et il faudra probablement un vote du Parlement pour prendre officiellement la décision de quitter l’UE. Avec un premier problème, comme l’explique Pauline Schnapper. "Les députés ne pourront évidemment pas s’opposer à la volonté populaire mais en même temps, à la Chambre des communes, il n’y a pas de majorité favorable au Brexit. Donc il va y avoir des tensions –au minimum– au sein du Parlement."

Imaginons qu’en quelques semaines ou en quelques mois, Londres soit en mesure d’activer ce fameux article 50. On entre alors dans un vaste brouillard politico-juridique et une longue période d’incertitude. L’article prévoit un délai de deux ans pour la production d’un accord entre l’Etat partant et l’UE, représentée dans les négociations par la Commission européenne. Pour Olivier de France, directeur de recherche à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), "il faudra probablement reconduire la période de négociation : deux ans, c’est irréaliste". Il y aura soit un accord sur les conditions de sortie de l'UE et la future relation de Londres et Bruxelles, soit deux accords sur ces deux points distincts.

Londres et Bruxelles devront alors s’entendre pour prolonger ces discussions. Sans prolongation de ce délai, le Royaume-Uni serait obligé de quitter l’Union sans accord. Combien de temps dureront les discussions entre les deux parties, si elles vont jusqu’au bout ? Sept ans selon le président du Conseil européen Donald Tusk, "quatre à six ans au moins" pour Le Monde

Et le rapport de forces entre Londres et Bruxelles sera bien réel, prévient Olivier de France. "L’UE défend ses intérêts et ses principes fondateurs : si elle transige là-dessus, elle ouvre la porte à toutes les demandes des autres pays et à une Europe à la carte." Paradoxe supplémentaire, le Royaume-Uni continuera pendant ce temps à participer au Conseil européen et aux Conseils réunissant les ministres des Etats membres, sauf à ceux qui le concernent. En revanche, comme le note Le Figaro, l’article 49 du traité de Lisbonne ne dit mot des eurodéputés britanniques et du commissaire britannique, qui est actuellement Jonathan Hill. Il est probable qu’ils continueraient à exercer leurs fonctions. Les traités européens ne seront plus applicables au Royaume-Uni à partir de l’entrée en vigueur de l’accord de retrait, qui devra être approuvé par le Parlement et voté à la majorité qualifiée par le Conseil européen.

La question de la future relation du Royaume-Uni avec l'UE a été peu abordée pendant la campagne sur le référendum. Il existe cinq possibilités, répertoriées par The Economist :
- Rejoindre l’Espace économique européen (EEE), comme la Norvège
- Suivre l’exemple de la Suisse, qui a conclu plus d’une centaine d’accords bilatéraux avec l’UE
- Conclure une union douanière avec Bruxelles, comme la Turquie, ou un accord de libre-échange
- Se contenter d’être un Etat tiers et suivre les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans ses relations avec l’UE
- Négocier un accord spécial avec l’UE, qui serait aussi favorable que possible au Royaume-Uni. Mais, comme le remarque Olivier de France, cette dernière option s’annonce difficile : "Il y aura politiquement du ressentiment contre le Royaume-Uni, car le référendum a été perçu comme une lutte interne exportée sur la scène européenne".

Enfin, au niveau interne, le Royaume-Uni devra reprendre toute la législation européenne, rappelle Pauline Schnapper : "Il faudra voir celle que l’on garde et qu’il faut voter au niveau national, voir celle qu’on refuse… C’est un travail titanesque qui occuperait pendant un bon moment le Parlement pendant les années qui viennent.

Sources : http://info.arte.tv/fr/brexit-la-grande-bretagne-quitte-lunion-europeenne

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/en-direct-brexit-suivez-le-referendum-sur-la-sortie-du-royaume-uni-de-l-ue_1804700.html

http://www.rfi.fr/europe/20160624-brexit-royaume-uni-sort-union-europeenne ; https://www.youtube.com/watch?v=D4KIdVrIq0w ; http://www.tv5mondeplus.com/emission/le-journal-afrique

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 10:14
La Cour pénale internationale a condamné mardi l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba à 18 années de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, un verdict historique.

Riche homme d'affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba, 53 ans, a été condamné pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération congolais (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Décrivant les violences, menaces, viols, meurtres, traumatismes vécus par des familles entières de manière répétée, la juge Sylvia Steiner a souligné la "cruauté particulière" de ces crimes contre des victimes "particulièrement vulnérables", dans le prononcé de la peine.

En cinq mois, en 2002 et 2003, quelque 1.500 hommes du MLC ont tué, pillé et violé en Centrafrique, où ils s'étaient rendus pour soutenir le président Ange-Félix Patassé face à une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé.

"L'échec de M. Bemba à prendre des mesures avait délibérément pour objectif d'encourager ces attaques menées contre la population civile", a estimé Mme Steiner.

La chambre à trois juges n'a trouvé "aucune circonstance atténuante" permettant d'alléger la peine de M. Bemba.

A la lecture de la peine, Jean-Pierre Bemba est resté sans réaction. Vêtu d'un costume sombre, d'une chemise claire et d'une cravate bleu foncé, il se tenait voûté derrière les écrans d'ordinateur, les mains jointes, les doigts entremêlés, jetant de temps à autre un oeil vers le public.

Historique à plusieurs égards, cette peine est la plus lourde jamais imposée par cette juridiction basée à La Haye, aux Pays-Bas, fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde. La procureure Fatou Bensouda avait requis "25 ans au minimum".

Elle sanctionne pour la première fois devant la CPI l'utilisation de viols et violences sexuelles en tant que crimes de guerre.

https://www.youtube.com/watch?v=VWKdQuDQF84 ; http://www.dailymotion.com/video/x4hnr0j_jt-tout-en-images-210616_news ; http://www.atlantico.fr/decryptage/tintin-est-revenu-au-congo-decouvert-qu-on-violait-bebes-benoit-rayski-2741996.html?yahoo=1

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 09:04

L’Argentine s’est facilement qualifiée pour sa troisième finale de suite dans un grand rendez-vous en dominant les Etats-Unis 4 à 0 en demi-finales de la Copa America 2016, mardi 21 juin à Houston (Texas).

L’Albiceleste, dont le dernier sacre international remonte à la "Copa America"1993, affrontera en finale dimanche soit le Chili, tenant du titre, soit la Colombie, opposés mercredi dans la seconde demi-finale.

L’Argentine a ouvert la marque face au pays hôte de la compétition dès la troisième minute sur un énième coup de génie de Lionel Messi : la star du FC Barcelone a pris à contrepied la défense américaine avec une astucieuse passe qui a trouvé la tête d’Ezequiel Lavezzi.

Le but de Messi à la 32e minute, sur un coup franc direct de près de 30 mètres en pleine lucarne du but américain, est un autre chef-d’œuvre qui lui a permis d’écrire une nouvelle page de l’ histoire du football argentin. Avec son cinquième but du tournoi, le 55e de sa carrière internationale, il a en effet dépassé Gabriel Batistuta (54 buts) pour devenir le meilleur buteur de l’histoire de la sélection argentine.

Moins de cinq minutes après le retour des vestiaires, Gonzalo Higuain a définitivement assommé les Etats-Unis sur une ouverture lumineuse de Lavezzi (50e). Malgré l’entrée en jeu du prodige Christian Pulisic, les Etats-Unis n’ont jamais réussi à inquiéter un adversaire bien trop fort et serein.

Pire, à cinq minutes du coup de sifflet final, Messi a puni une dernière fois les Etats-Unis en récupérant une relance hasardeuse : il a servi dans la surface de réparation Higuain pour son second but de la soirée.

L’Argentine et Messi doivent maintenant oublier leurs deux précédentes finales, perdues à chaque fois de justesse, lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil (1-0 après prolongation contre l’Allemagne) et lors de la Copa America 2015 au Chili (0-0, victoire du Chili après tirs au but).

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 22:44

La Bourse de New York a clôturé en nette hausse lundi. Elle a récupéré la plus grande partie du terrain perdu la semaine dernière à la faveur de sondages qui semblent annoncer un renversement de tendance en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE.

Trois sondages parus ce week-end en Grande-Bretagne donnent le camp du "remain" en tête à l'issue du référendum de vendredi, mais l'incertitude reste totale. "Si j'avais une ceinture pendant que j'observe le marché sur mon siège, je la bouclerais", a dit Kim Forrest, analyste de Fort Pitt Capital Group. "Ca reste très serré mais au moins cela donne un peu d'espoir au marché".

L'indice Dow Jones a gagné 129,71 points (0,73%) à 17'804,87 points. Le S&P-500, plus large, a pris 12,03 points (0,58%) à 2083,25 points. Le Nasdaq Composite a avancé de 36,88 points (0,77%) à 4837,21 points.

Le S&P-500 a une fois de plus heurté une résistance à 2100 points, un seuil surveillé de près par ceux qui veulent opérer des prises de bénéfice ces derniers temps. Les dix grands indices sectoriels du S&P-500 terminent tous dans le vert à l'exception de celui des valeurs des services aux collectivités (-0,4%).

Ce rebond de la Bourse n'a pas fait pas les affaires des valeurs jugées les plus sûres en période d'incertitude: l'or a ainsi perdu plus de 1% et Barrick Gold , le premier producteur aurifère mondial, a cédé 1,7%.

Le marché pétrolier est lui aussi en nette hausse. Dans ce secteur, Marathon Oil a gagné 10% après avoir annoncé le rachat de PayRock Energy Holdings, qui a une production d'environ 9000 barils d'équivalent pétrole par jour dans des gisement de l'Oklahoma. (ats)

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 16:28

De "Malcom X", à "Hurricane Carter", voire même, "Américan Gangster", les films tournés par le grand acteur Denzel Wahington ont tous été des grands succès du cinéma américain. Et, c'est naturellement le film "Training Day", qui lui vaudra le titre du plus grand acteur noir aux Etats-Unis, depuis bien longtemps.

Denzel Washington est né à Mount Vernon, dans l'Etat de New York, aux Etats-Unis, le 28 décembre 1954.Il est marié à Pauletta Pearson depuis 1983. Quatre enfants sont nés de leur union : John David (en 1984) ; Katia (en 1987) et des jumeaux, Olivia et Malcom en 1991. L'année que Denzel Washington avait tourné l'excellent et inoubliable film sur le grand leader noir américain Malcom X. Ce film qui marquera à jamais l'histoire des combats des afro-américains pour faire valoir leurs droits en Amérique.

https://www.youtube.com/results?search_query=malcolm+x+documentaire

https://www.youtube.com/watch?v=YmJckL_rB_s&nohtml5=False .

L'acteur n'a jamais cessé de tourner depuis des années. Il sera difficile de citer tous les films qu'il a tournés. Connu pour ses films engagés comme Malcolm X et Philadelphia, il est le deuxième Afro-Américain, après Sidney Poitier, à avoir remporté l'Oscar du meilleur acteur, pour son rôle de policier ripoux dans le thriller Training Day.

Acteur fétiche des réalisateurs Tony Scott (USS Alabama, Man on Fire, Déjà vu, L'Attaque du métro 123, Unstoppable) et Spike Lee (Mo' Better Blues, Malcolm X, He Got Game, Inside Man : L'Homme de l'intérieur), il a également collaboré à plusieurs reprises avec Edward Zwick, Jonathan Demme, Norman Jewison, Antoine Fuqua ou encore Carl Franklin.

Denzel Hayes Washington Jr. est le fils d'un pasteur protestant, Denzel Washington Sr., originaire du comté de Buckingham (Virginie) et d'ascendance haïtienne, et de Lennis « Lynne », esthéticienne et propriétaire d'un salon de beauté, née en Géorgie et ayant passé son enfance à Harlem.

Il est scolarisé à la Pennington-Grimes Elementary School de Mount Vernon jusqu'au divorce de ses parents, en 1968, alors qu'il est âgé de 14 ans. Il est alors envoyé dans une école privée, la Oakland Military Academy, à New Windsor dans l'État de New York. À partir du début des années 1970, il fait ses études secondaires à la High School Maryland à Daytona Beach, en Floride.

Par la suite, il fait ses études à l'université Fordham, où il étudie d'abord la biologie et la médecine, mais préfère s'orienter vers le journalisme et le théâtre. Durant ses études de théâtre, il a incarné des personnages tels The Emperor Jones de Eugene O'Neill et Othello (de William Shakespeare) et obtient par la suite son Bachelor of Arts en théâtre et en journalisme. L'année suivante, il découvre aussi l'art dramatique et prend la décision de devenir comédien ; il s'inscrit à la Lincoln Center campus de la Fordham University et reçoit des encouragements pour suivre des études en art dramatique. Une fois diplômé, il quitte New York pour parfaire ses études en art dramatique à l'American Conservatory Theater San Francisco qui lui accorde une bourse pour étudier l'art dramatique pendant deux ans. Il débute en jouant des grandes pièces comme When the Chickens Come Home to Roost ; et pour son interprétation dans cette pièce dans laquelle il incarne Malcolm X, il reçoit l'Audelco Award. Après ses études, il retourne à New York pour entamer sa carrière d'acteur.

En 1977, il débute à la télévision avec le téléfilm Wilma. En 1981, il enchaîne par la suite avec le téléfilm Flesh and Blood réalisé par Jud Taylor ; il débute au cinéma avec le film Carbon Copy. En 1982, il apparaît dans la série télévisée St. Elsewhere.

En 1987, il incarne Steve Biko, un leader noir qui lutte contre l'Apartheid. En 1989, Pour sa performance dans Glory, il reçoit l'Oscar du meilleur second rôle masculin1.

En 1990, Denzel Washington rencontre Spike Lee qui le fait jouer dans Mo’ Better Blues. Le succès du film Do the Right Thing (1989) permet à Spike Lee de se lancer dans l'aventure Malcolm X. Après avoir évincé du projet le cinéaste Norman Jewison2, Lee offre le rôle-titre à l'acteur, et dresse un portrait favorable de l'activiste afro-américain2 « violent, insolent, et provocant2» comme l'indique le slogan du film sorti en 19922.

Washington incarne avec virtuosité le leader charismatique des musulmans noirs2 , et c'est cette performance qui le lance définitivement. L'acteur décroche une nomination aux Oscars3, et s’impose comme un leader charismatique pour l'audience afro-américaine4, supplantant ainsi Eddie Murphy qui avait régné durant toutes les années 19805.

Néanmoins, il refuse d'incarner Martin Luther King, ne souhaitant pas se laisser cataloguer dans un type de personnage1, et se lance dans des projets diversifiés, où il donne la réplique à d'autres acteurs emblématiques de la décennie.

L'année 1993 est ainsi marquée par trois grands succès : il joue le rôle d'un noble shakespearien1 dans Beaucoup de bruit pour rien1; mais c'est dans L'Affaire Pélican (avec Julia Roberts) que Denzel Washington explose aux yeux du grand public international, malgré un accueil critique mitigé. Enfin, il livre une interprétation remarquée d'un avocat de la défense dans le mélodrame historique Philadelphia, aux côtés de Tom Hanks. Le long-métrage est largement acclamé par la critique et le public.

En 1995, il revient cette fois avec trois thrillers : si le récit de science-fiction Programmé pour tuer, de Brett Leonard, est mal reçu, le militaire USS Alabama, de Tony Scott, est très bien reçu, et connait un large succès commercial. Quant au californien Le Diable en robe bleue, de Carl Franklin, il s'agit d'un nouveau succès. Acteur fidèle, Washington retrouvera ces deux cinéastes durant la décennie suivante.

Si l'année d'après, La Femme du pasteur de Penny Marshall et A l'épreuve du feu sont deux succès critiques et commerciaux sur le territoire nord-américain, les années suivantes sont marquées par les échecs du thriller surnaturel Le Témoin du Mal (Fallen) de Gregory Hoblit et de Couvre-feu, pour lequel il retrouvait pourtant Edward Zwick.

Il peut néanmoins compter sur Spike Lee pour briller dans He Got Game et sur le drame sportif Hurricane Carter, de Norman Jewison, où il prête ses traits à Rubin "Hurricane" Carter, et livre une performance remarquée.

L'année 1999 est marquée par la sortie de The Bone Collector de Phillip Noyce, un thriller mal reçu par la critique, mais dont le tandem formée avec la star alors montante Angelina Jolie convainc le grand public.

Après des années 1990 diversifiées, il se stabilise autour de quelques genres : tout d'abord le drame social, avec en 2000 le récit initiatique sportif Le Plus Beau des combats, puis le thriller, avec en 2002 John Q, huis-clos psychologique mis en scène par Nick Cassavetes.

Mais cette année lui permet surtout de livrer une performance acclamée dans le thriller psychologique urbain Training Day, aux côtés d’Ethan Hawke, qui lui vaut l’Oscar du meilleur acteur. Il remporte alors la statuette face à Will Smith, pourtant l'acteur afro-américain le plus bankable, et confirme son statut de symbole noir d'Hollywood6.

Fort de ce succès critique et commercial, il décide même de passer à la réalisation en 2003 avec un premier long métrage intitulé Antwone Fisher qui raconte l’histoire d’un jeune noir de la marine américaine forcé de consulter un psychiatre de la Navy.

En 2004, il revient à l'action pure pour Out of Time de Carl Franklin, qui passe inaperçu, mais surtout avec Man on Fire, où il est dirigé une seconde fois par Tony Scott. Ce thriller psychologique violent déçoit la critique, mais connait un véritable succès commercial. L'acteur a moins de chance avec le thriller politique Un crime dans la tête, remake du film éponyme signé Jonathan Demme, et où l'acteur donne la réplique à Meryl Streep, mais qui ne se distingue pas particulièrement.

L'année 2006 est marquée par ses retrouvailles avec deux autres cinéastes : Spike Lee pour le film de braquage Inside Man : L'Homme de l'intérieur, long-métrage acclamé par la critique et joli succès commercial ; puis Tony Scott pour le thriller romantique de science-fiction Déjà Vu, qui, s'il ne convainc pas la critique, fonctionne au box-office.

L'année d'après, il est à l'affiche d'un projet attendu du frère de son cinéaste fétiche : le thriller American Gangster, de Ridley Scott, qui lui permet de prêter ses traits au criminel Frank Lucas. Le film est salué par la critique, et rencontre son public. Cette même année 2007, il est aux antipodes de ce personnage avec le drame social The Great Debaters, pour lequel il repasse derrière la caméra.

Il conclut cette décennie en retrouvant Tony Scott pour un nouveau film d'action : sorti en 2009, L'Attaque du métro 123 lui permet d'avoir pour antagoniste John Travolta. Un film qui annonce une carrière plus éloignée de ses interprétations de figures historiques.

Il entame les années 2010 avec le thriller post-apocalyptique Le Livre d'Eli de Albert et Allen Hughes, pour lequel il est accompagné par la jeune star montante, Mila Kunis. Il retrouve aussi pour une cinquième et dernière fois Tony Scott pour un film d'action, Unstoppable, où il joue cette fois les mentors de Chris Pine.

Il confirme dans cette direction en 2012 avec le thriller d'action Sécurité rapprochée de Daniel Espinosa, où il donne cette fois la réplique à Ryan Reynolds. Mais c'est avec sa performance dans le drame Flight, de Robert Zemeckis, qu'il renoue avec un rôle de l'envergure de ses décennies précédentes : le succès critique et public du film lui vaut ainsi une quatrième nomination pour l'Oscar du meilleur acteur.

En 2013, pour le thriller d'action 2 Guns, de Baltasar Kormákur, il partage l'affiche avec Mark Wahlberg ; mais l'année d'après, il reforme avec le réalisateur Antoine Fuqua, le tandem gagnant de Training Day. Avec Equalizer, film d'action adapté de la série éponyme, où il officie aussi à la co-production, il lance une nouvelle franchise. Ce premier opus l'introduit comme une figure protectrice au passé violent, revenant aux affaires suites aux déboires d'une jeune femme incarnée par Chloë Grace Moretz.

En janvier 2016, il reçoit, par son ami Tom Hanks, le prestigieux Cecil B. DeMille Award, reconnaissant le travail accompli par l'acteur durant l'ensemble de sa carrière. Il est seulement le troisième acteur afro-américain à se voir remettre cette récompense, après Sidney Poitier et Morgan Freeman.

Il reviendra sur les écrans seulement en septembre de cette même année, en leader des Sept Mercenaires, réunis par Antoine Fuqua. Il y sera entouré des jeunes valeurs montantes Chris Pratt, Lee Byung-hun et Matthew Bomer, et des plus expérimentés Ethan Hawke, Vincent D'Onofrio et Peter Sarsgaard.

L'acteur enchaînera ensuite avec une suite, la première de sa carrière, à The Equalizer.

(sources : cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Denzel_Washington )

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