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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 08:18
L'Allemagne va être "changée" par l'afflux massif de migrants, a estimé lundi la chancelière Angela Merkel, qui a promis de travailler pour que ces changements soient "positifs" pour le pays.

"Ce que nous vivons est quelque chose qui va continuer de nous occuper dans les années à venir, nous changer, et nous voulons que le changement soit positif et nous pensons que nous pouvons y arriver", a-t-elle déclaré à la presse.
Evoquant un week-end "saisissant et émouvant", qui a vu l'arrivée en Allemagne de quelque 20.000 réfugiés venus pour beaucoup de Syrie, la chancelière conservatrice s'est "réjouie que l'Allemagne soit devenue un pays avec lequel les gens associent de l'espoir, c'est quelque chose de très précieux si on regarde notre histoire".
Affirmant, comme à plusieurs reprises la semaine dernière, sa conviction que l'Allemagne allait pouvoir accueillir et intégrer les réfugiés qui arrivent par milliers, Mme Merkel a toutefois appelé à un "effort de l'Union européenne". "Nous ne viendrons à bout de la tâche qu'au moyen de solidarité européenne".
"L'Allemagne, l'Autriche et la Suède ne peuvent pas être les seuls pays qui accueillent des réfugiés", a renchéri le vice-chancelier et ministre de l'Economie, le social-démocrate Sigmar Gabriel, lors de la même conférence de presse.
"Cela ne va pas (pour certains pays) de dire: +Je n'ai rien à voir avec cela+", a critiqué la chancelière. Mais "je crois que la dynamique de ce qui se passe ne sera pas sans effet".
Mme Merkel, M. Gabriel et le président du troisième parti qui compose la coalition au pouvoir à Berlin, le Bavarois Horst Seehofer, se sont mis d'accord dans la nuit sur une nouvelle enveloppe financière de 6 milliards d'euros pour l'accueil et l'intégration des réfugiés, dont 3 milliards d'euros seront versés aux Etats régionaux et aux communes. Berlin veut aussi accélérer les procédures d'examen des demandes d'asile, revoir le système d'allocations financières accordées aux demandeurs d'asile, et orienter son budget d'aide au développement vers la prévention des migrations.
Le gouvernement veut présenter des lois sur un certain nombre de points d'ici le 24 septembre, pour un passage au parlement en octobre.
"Nous savons que nous avons été rapides quand il s'est agi de sauver les banques (pendant la crise financière), je trouve que nous devons être tout aussi rapides quand il faut soutenir les Länder et les communes", a dit Mme Merkel.
L'Allemagne, première économie européenne, attend cette année 800.000 demandeurs d'asile.
Parmi les défis qui en découlent, il faudra "maintenir la cohésion de notre pays", a plaidé M. Gabriel, "il faut enlever aux gens qui ont des peurs et des inquiétudes leurs peurs, leur montrer qu'il n'y pas de rapport de concurrence" entre les nouveaux arrivés et eux.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 22:13

Lundi 7 septembre 2015, le président François Hollande a tenu sa traditionnelle Conférence de presse pour expliquer sa politique pour le pays pour les derniers mois de son premier mandat. https://www.youtube.com/watch?v=G8uJi6Fk488 .

François Hollande s’est exprimé ce lundi depuis l’Elysée pour la sixième grande conférence de presse de son mandat, devant plus de 200 journalistes, avant de répondre aux questions de la presse. Lors de ce rendez-vous semestriel, le président s'est prononcé sur la question de l’intervention militaire française contre Daesh en Syrie. Au menu également, l’accueil des réfugiés, des détails très attendus sur les baisses fiscales prévues en 2016 et la Cop 21.

http://www.elysee.fr/chronologie/#e10166,2015-09-07,conf-rence-de-presse- ;

http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-hollande/conference-de-hollande-les-reactions-de-la-classe-politique_1073683.html .

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 05:54

Reportage à lire dans le journal "Libération" :

Finalement invisible à l'université d'été du parti d'extrême droite, le cofondateur du Front national n'a pas troublé des débats centrés sur l'immigration. Tout ça pour ça. En appelant samedi les frontistes à «l’unité», en tergiversant sur la constitution de listes dissidentes aux régionales, en ne se présentant pas dimanche à l'université d’été du parti à Marseille, Jean-Marie Le Pen a marqué le pas dans son aventure dissidente. Armistice ou simple répit, ce relatif effacement a permis au parti de dérouler sans encombre un discours recentré sur l’immigration.

Peu de sujets régaliens auront manqué au discours de la présidente du FN, délivré dimanche après-midi devant 3 500 à 4 000 personnes enthousiastes. Mais la «terrifiante crise migratoire» en a constitué la pièce de résistance. «Des migrants errent dans nos quartiers, autour des gares, dans des bidonvilles, a décrit la présidente du FN. L’immigration n’est pas une chance, c’est un fardeau. On ne peut plus accueillir personne voilà la réalité !» L’eurodéputée a rappelé le programme du FN : contrôles aux frontières, suppression du droit du sol, réaffirmation de la priorité nationale, réforme du droit d’asile. Et a provoqué plusieurs ovations en promettant de «mettre l’islam radical à genoux».

«L’immigration massive est le terreau du communautarisme et fait le lit de l’islamisme, avait, plus tôt dans la journée, martelé le secrétaire général du FN, Nicolas Bay. Combien de Kouachi, de [Amedy] Coulibaly, de [Mehdi] Nemmouche, de Sid Ahmed Ghlam, ou d’Ayoub el-Khazzani parmi ces clandestins ?» La veille, le vice-président du parti d'extrême droite, Florian Philippot, avait qualifié de «criminels en puissance» «ceux qui ont récupéré la mort d’un gosse pour nous empêcher de réfléchir». Le vice-président du FN ne s’est «pas opposé à des quotas de migrants par pays, à condition que pour la France ce soit un quota zéro !»

Le scrutin de décembre aura été l’autre grand sujet du week-end. Animées par des cadres du parti, la plupart des tables rondes étaient consacrées au rôle des régions. Le FN ambitionne de remporter «quatre ou cinq» d’entre elles, le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Paca étant ses meilleures chances de victoire. Dans son discours, Marine Le Pen a déclaré sentir chez ses adversaires une «trouille bleue de la débandade qui s’annonce en décembre», et prédit une «fessée électorale pour le PS».

Une confiance que Jean-Marie Le Pen n’aura donc pas troublée, sinon par les rumeurs contradictoires quant à une éventuelle irruption aux universités d’été frontistes. «Je ne ferais que rendre service à Marine Le Pen en attirant l’attention sur elle alors qu’elle en est réduite aux miettes médiatiques ce week-end», a déclaré le cofondateur du FN, récemment exclu du parti. Dimanche martin, seuls quelques-uns de ses partisans s’étaient présentés sur le site. «Nous avons juré fidélité à Jean-Marie Le Pen et l’aiderons à entrer s’il décide de venir», a expliqué l’un d’eux, ancien membre du service d’ordre du FN, déclarant avoir été «radié» du FN deux jours plus tôt. Surveillée de près par la sécurité frontiste, la petite bande a finalement levé le camp en milieu d’après-midi.

La veille, Jean-Marie Le Pen a désappointé une partie de ses soutiens en n’annonçant pas la présentation de listes dissidentes aux régionales, mais le lancement d’une nouvelle structure. Pressés d’en découdre avec le «néo-FN» mariniste, ces derniers ne se sont vus proposer que la création d’un «Rassemblement Bleu Blanc Rouge». La structure viserait à rassembler les tenants du FN «canal historique», membres ou non du mouvement, afin de peser sur sa ligne. Les partisans de Jean-Marie Le Pen veulent toutefois croire que l’eurodéputé n’a pas totalement écarté une aventure électorale : «Il cherche un terrain d’entente avec Marion [Maréchal-Le Pen], juge Laurent Comas, conseiller régional sortant et dissident. Il souhaite que Marion s’appuie sur son expérience. A défaut, il y aurait sans doute des listes parallèles et elle pourrait dire adieu à la région.»

En clair, il s’agirait pour Marion Maréchal-Le Pen d’intégrer à ses listes certains amis de Jean-Marie Le Pen. Une demande à laquelle la tête de liste FN n’a pas voulu répondre dimanche, indiquant simplement qu’elle en discuterait «directement» avec son grand-père.«Cela m’étonnerait que ça se fasse, indiquait un membre de son équipe de campagne. On ne va pas embarquer des gens qui ont passé les dernières semaines à lui cracher dessus. A titre personnel, je m’y opposerai.» - Dominique Albertini / envoyé spécial à Marseille.

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http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/06/au-fn-jean-marie-le-pen-laisse-le-terrain-a-sa-fille_1376852 ; http://www.frontnational.com/ ;

https://fr.news.yahoo.com/video/le-lapsus-sarkozy-la-france-143935145.html .

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 05:48
Une sculpture monumentale et polémique de l'artiste britannique Anish Kapoor, installée dans le parc du château de Versailles, près de Paris, a été de nouveau vandalisée par des inscriptions à la peinture, pour certaines antisémites, a indiqué la direction du domaine.

Cette trompe d'acier à la connotation sexuelle évidente, parfois affublée du surnom de "vagin de la reine", est exposée avec d'autres oeuvres du plasticien de 61 ans depuis le 9 juin à Versailles, l'un des sites les plus visités de France.
Déjà vandalisée en juin, elle a été cette fois recouverte de nombreuses inscriptions à la peinture blanche: "La reine sacrifiée, deux fois outragée", "SS Sacrifice Sanglant", "le deuxième VIOL de la Nation par l'activisme JUIF DEVIANT", ou encore "Le Christ est roi à Versailles".
Le président François Hollande a "fermement" dénoncé la dégradation de la sculpture, exprimant "toute sa solidarité" à Anish Kapoor et réaffirmant son "attachement indéfectible à la liberté de création qui a sa place dans les lieux les plus prestigieux de notre patrimoine", selon un communiqué de la présidence.
Anish Kapoor a cependant indiqué qu'il ne souhait pas que ces inscriptions soient retirées : "Lors de la première dégradation, je m'étais déjà interrogé sur le bien-fondé d'un nettoyage (ndlr: l'oeuvre avait finalement été nettoyée). Cette fois, je suis convaincu qu'il ne faut rien retirer de ces insultes, de ces mots propres à l'antisémitisme que l'on voudrait aussitôt oublier", a-t-il déclaré l'artiste au journal Le Figaro.
"Désormais, ces mots infamants font partie de mon oeuvre, la dépassent, la stigmatisent au nom de nos principes universels (...) +Dirty Corner+ restera donc ainsi (...) et se montrera ainsi aux visiteurs et aux touristes de Versailles", a ajouté l'artiste.
Installé dans l'axe principal du parc, "Dirty Corner" ("coin sale"), est un tunnel d'acier rouillé de 60 m de long qui s'ouvre en direction du château par une sorte de trompe, qualifiée de "très sexuelle" par Anish Kapoor. Elle est entourée d'excavations et d'énormes blocs de pierre, certains peints en rouge sang.
Mais Kapoor, artiste britannique d'origine indienne, affirme n'avoir jamais employé l'expression "vagin de la reine".
La ministre de la Culture Fleur Pellerin s'est rendue sur place dimanche après-midi pour constater les dégâts.
"Dégrader une première fois l'oeuvre d'Anish Kapoor était intolérable: c'était une atteinte à la liberté de création, que j'avais fermement condamnée (...), a souligné la ministre. "Les inscriptions antisémites qui accompagnent cette deuxième dégradation la rendent d'autant plus insupportable, et plus ignominieuse encore", a-t-elle relevé.
La sûreté urbaine de Versailles, une ville réputée très traditionnelle, a été chargée de l'enquête.
"On connaît des individus à tendance ultraconservatrice, on a quelques idées sur les gens qui ont le profil", a confié une source proche de l'enquête, évoquant "un message à tendance royaliste".
Le château de Versailles est ouvert depuis plusieurs années à l'art contemporain et certaines expositions, comme celles de Jeff Koons (2008), Takashi Murakami (2010) ou Joana Vasconcelos (2012) dans les appartements royaux, avaient suscité des controverses.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 05:50

La Chine aura été, de bout en bout, au cœur des discussions d’Ankara (Turquie), vendredi 4 et samedi 5 septembre, entre les ministres des finances et les grands argentiers des pays du G20 mais sans être citée dans le communiqué final, malgré les pressions de l’Allemagne et des États-Unis. Le texte a retenu une formulation plus générale : les pays du G20 ont ainsi promis de « s’abstenir de procéder à toute dévaluation compétitive ».

La délégation chinoise était très attendue en Turquie. Les pays avancés comme les émergents attendaient des explications sur l’ampleur du ralentissement de la deuxième puissance économique mondiale et sur la dévaluation surprise du yuan le 11 août, qui a déclenché une tempête boursière générale et un début de « guerre des changes » dans plusieurs pays. Les délégations allemandes et américaines souhaitaient que le G20, y compris pour sa propre crédibilité, adopte dans son communiqué final un ton plus incisif, mais ils n’ont pu l’obtenir.

Lire : Le yuan : quelle dévaluation ?

Les débats, tant sur l’économie mondiale que sur les stratégies de croissance, se sont déroulés, selon un participant, sans tensions particulières. La délégation chinoise s’est voulue très rassurante sur la croissance de l’ancien Empire du milieu, assurant que le pays était dans une période de transition de l’industrie vers les services et de l’investissement vers la consommation, transition dont la rapidité était sous-estimée. Les responsables chinois ont écarté le risque d’un « hard landing », d’un atterrissage brutal de l’économie, et évoqué une croissance de 6 à 7 % l’an. Le gouverneur de la banque centrale (PBoC) a par ailleurs affirmé que la dévaluation du 11 août n’était pas destinée à faire repartir les exportations et que le pays avait dû faire face à l’éclatement d’une bulle boursière.

Lire aussi : Comment interpréter la chute de la Bourse chinoise ?

En retour, plusieurs délégations des pays avancés ont fait observer que la libéralisation des marchés des capitaux en Chine irait probablement de pair avec une certaine volatilité et qu’elle impliquait une communication « non désordonnée » de la part des autorités.

Rentrés dans la discussion de manière « assez ouverte », selon un participant européen, les Chinois ont refusé d’être désignés nommément dans le communiqué du G20. C’est d’ailleurs l’habitude au sein de ce groupe de pays qui représentent 85 % de l’économie mondiale. Le Japon et les États-Unis ont bataillé pendant trois heures pour obtenir que le texte évoque la nécessité de plus de « transparence » dans les politiques et dans les données (la qualité des statistiques chinoises étant clairement en cause).

L’autre grande question reste la politique monétaire de la Réserve fédérale — plus particulièrement, la date, peut-être prochaine, à laquelle la Fed procédera à la première hausse de son taux directeur depuis neuf ans. Ce futur resserrement monétaire, qu’un brouillon du communiqué final qualifiait de « principale menace pour l’économie mondiale », n’a finalement été évoqué que de manière très habituelle, le texte final du G20 appelant à un calibrage prudent des politiques monétaires et à une communication claire pour éviter les risques de contagion, une formulation qui peut aussi bien viser les Etats-Unis que la Chine.

Sur les autres dossiers, qu’il s’agisse de la régulation financière et de la prévention des crises systémiques ou de la concurrence fiscale, les discussions se poursuivront jusqu’au dîner du G20 finances prévue le 9 octobre en marge de l’assemblée générale annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Lima (Pérou), voire même jusqu’au sommet des chefs d’Etat et de gouvernements à Antalya (Turquie) à la mi-novembre. (Le Monde.fr)

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 05:37
Une gauche au pouvoir déchirée par son échec économique, une opposition de droite à l'unité fragile, une extrême droite montante secouée par une guerre dynastique: à un an et demi de la présidentielle de 2017, le paysage politique en France est plus éclaté que jamais.

Le président socialiste, François Hollande, qui doit tenir lundi une conférence de presse semestrielle, aborde la rentrée avec une cote de popularité toujours extrêmement basse. 20% des Français, seulement, souhaitent sa réélection, selon un sondage publié mercredi.
"Sa marge de manoeuvre est très limitée sur tous les fronts (...) Il va jouer la carte de l'international mais ça n'aura pas de retombées", prédit le politologue Philippe Braud.
Crédité par l'opinion d'une bonne action à l'international, le chef de l'Etat espère tirer profit d'un éventuel accord sur le climat à la conférence mondiale (COP 21) de l'Onu à Paris en décembre.
Dans la perspective de 2017, il devrait s'engager lundi sur des baisses d'impôts de l'ordre de deux milliards d'euros l'an prochain. Objectif: faire oublier les 11 milliards ponctionnés sur les ménages après son élection en 2012 pour réduire le déficit du pays.
Mais il reste lesté par son incapacité à "inverser la courbe" du chômage, toujours campé à 10%. Depuis des mois, le président a fait d'un tel recul la condition sine qua non de sa candidature à un second mandat.
L'opinion n'est pas seule à douter de François Hollande. Sa politique économique continue d'être jugée trop libérale par l'aile gauche du Parti socialiste (PS).
Battu à tous les scrutins depuis trois ans, le PS est menacé d'une nouvelle déroute en décembre lors d'élections régionales qui seront l'ultime test dans les urnes avant 2017.
La majorité sur laquelle s'appuie le président est de surcroît fragilisée par l'étiolement du parti Europe-Ecologie-Les Verts, lui aussi divisé et tenté de faire cavalier seul ou de se rapprocher de la gauche radicale.
Face à cette "gauche en miettes", selon les éditorialistes, le tableau plus apaisé offert par l'opposition de droite, qui vise une large victoire aux régionales, tient beaucoup du trompe-l'oeil.
Brièvement réunis samedi pour afficher leur unité, les dirigeants du parti Les Républicains de l'ancien président Nicolas Sarkozy jurent vouloir parler d'une seule voix. Mais leurs rivalités sont aiguisées à un an de la primaire appelée à désigner leur "champion" pour 2017.
Homme politique le plus populaire du pays, l'ancien Premier ministre Alain Juppé, au profil modéré, continue de creuser son sillon face à M. Sarkozy, au discours plus à droite.
"La paix armée risque de durer un certain temps. Le premier qui dégaine maintenant va affaiblir sa position. Après les régionales, ça va bouger", avance Philippe Braud.
Un enjeu crucial pour Les Républicains est de contrer le Front national (FN), le parti d'extrême droite europhobe et anti-immigrés qui surfe sur les crispations de la société française, majoritairement rétive à l'accueil des migrants tentant de rejoindre l'Europe.
"La crise migratoire va peser. Elle fait monter le sentiment de compassion à l'égard des migrants mais en même temps, l'afflux effraie", relève M. Braud.
"Il est intéressant de voir dans quelle mesure elle va avoir une incidence et structurer le débat dans les prochains mois", abonde Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris-Interactiv. "Les Français sont tiraillés entre le regard qu'ils peuvent porter sur les migrants et l'idée que la France ne peut pas s'exonérer de ses responsabilités de +terre d'accueil+", explique-t-il.
Le FN lorgne en décembre sur "quatre à cinq régions". Candidate dans le Nord, sa présidente Marine Le Pen, à qui tous les sondages prédisent une qualification au second tour de la présidentielle, joue gros.
Attachée à "dédiaboliser" son parti, Marine Le Pen doit aussi s'extirper de la guerre familiale avec son père Jean-Marie, chef de file historique du FN exclu en août. Loin de rendre les armes, ce dernier a annoncé samedi la création d'un nouveau mouvement: le "Rassemblement Bleu Blanc Rouge".

(Sources : afp & http://www.lemonde.fr/politique/)

* Nous y reviendrons demain lundi après la conférence de presse du président français.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 05:28
La présidence turque du G20 a annoncé samedi son intention d'inscrire la crise des migrants qui frappe l'Europe au menu de son sommet des chefs d'Etat et de gouvernement en novembre car "l'humanité toute entière doit contribuer" à sa résolution.

"La question des réfugiés relève surtout des risques géopolitiques (...) sans aucun doute elle sera politiquement traitée par les leaders", a déclaré le vice-Premier ministre chargé de l'Economie, Cevdet Yilmaz, en clôture du sommet des argentiers des pays les plus riches de la planète à Ankara.
Les dirigeans des pays du G20 doivent se retrouver à la mi-novembre à Antalya (sud de la Turquie) pour leur sommet annuel.
"Nous attendons du monde qu'il montre plus d'intérêt à cette situation humanitaire (...) toute l'humanité doit contribuer à la résoudre", a-t-il ajouté.
Selon les statistiques de l'Organisation internationale des migrations (OIM) publiées mardi, plus de 350.000 migrants ont traversé dans des conditions périlleuses la Méditerranée à destination de l'Europe depuis le début de l'année. Au moins 2.600 d'entre eux y ont perdu la vie, a précisé l'OIM.
Plus de 230.000 de ces migrants sont arrivés en Grèce, pour plupart des réfugiés syriens qui fuient, via la Turquie, la guerre civile qui ensanglante leur pays depuis plus de quatre ans.
La Turquie accueille à elle seule près de 2 millions de Syriens.
Les photos du corps sans vie d'Aylan Kurdi, un enfant syrien de 3 ans noyé mercredi au large des côtes turques alors qu'il tentait de rallier la Grèce avec sa famille, ont suscité l'émotion dans le monde entier et mis sous pression les dirigeants européens, divisés sur leurs politiques d'immigration.
"Nous devrions tous considérer que la Turquie ne doit pas être tenue pour seule responsable des souffrances injustes endurées ici", a insisté le vice-Premier ministre turc.
"Je pense que (la question des migrants) relève de la responsabilité de tous", a renchéri à Ankara la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, qui participaient au G20.
"Le drame qui se déroule sur ces côtes est clairement dans mon esprit à cette heure", a-t-elle ajouté.

Des milliers de migrants affluaient déjà samedi en Autriche et en Allemagne venant de Hongrie, une crise qui va "durer" et sur laquelle il faut "ouvrir les yeux", ont prévenu des responsables européens.

"Nous sommes face à un événement dramatique. La crise est là pour durer", a affirmé la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Luxembourg.
Au moins 500 personnes bloquées en Hongrie depuis plusieurs jours, dans des conditions éprouvantes, ont entamé samedi une nouvelle marche depuis la gare centrale de Budapest vers la frontière autrichienne, distante de 175 km, selon un journaliste de l'AFP.
Vendredi, quelque 1.200 migrants s'étaient mis en marche vers la frontière avec l'Autriche, poussant les autorités hongroises à conduire des milliers d'autres en bus à la frontière. Mais le chef de la police hongroise a déclaré samedi qu'il n'y aurait "plus de véhicule" pour les migrants.
L'Autriche, qui prévoit l'arrivée de 10.000 personnes dans la journée, et l'Allemagne, qui en escompte jusqu'à 7.000, ont donné leur accord pour accueillir ces hommes, femmes et enfants, qui fuient pour la plupart la Syrie ravagée par la guerre.
"Je me tiens à la frontière avec la Hongrie et je regarde. Le flux (de personnes) se poursuit", a témoigné Hans Peter Doskozil, chef de la police de l'Etat du Burgenland (est de l'Autriche), décrivant des scènes d'exode inédites qui illustrent la pire crise migratoire en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.


L'Autriche avait déjà recensé 6.500 nouveaux arrivants en fin d'après-midi. A la gare de Vienne, les réfugiés drapés dans des couvertures, certains portant des enfants endormis dans les bras, étaient accueillis par une armée de bénévoles munis de nourriture, de boissons, de savons et de tickets de train.
"Mes doigts de pied me font mal, je saigne. Nous avons trop marché. Je veux aller jusqu'en Allemagne mais après je m'arrête", a raconté à l'AFP un Syrien de 26 ans, originaire de la ville dévastée de Homs (ouest).
Côté allemand, les migrants arrivaient par centaines à la gare de Munich, aussitôt conduits vers les centres de la ville, tandis que d'autres trains étaient attendus à Francfort (ouest) et en Thuringe (centre).
La chancelière Angela Merkel a assuré qu'elle visait toujours l'équilibre budgétaire malgré les coûts d'accueil des migrants. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung évalue cette somme à 10 milliards d'euros pour 2015, soit quatre fois plus que l'an dernier.
"Après d'innombrables exemples de traitements honteux des réfugiés et des migrants par les gouvernements en Europe, c'est un soulagement de voir enfin une once d'humanité. Mais c'est loin d'être terminé, à la fois en Hongrie et en Europe", a prévenu un responsable d'Amnesty International.
La situation devient intenable pour les autorités hongroises débordées: plus de 50.000 migrants, pour la plupart voulant rejoindre l'Allemagne et les autres pays d'Europe occidentale, sont arrivés pour le seul mois d'août en Hongrie.
Sur la sellette, le ministre hongrois des Affaires étrangères s'est défendu samedi matin contre les "critiques". "Ce qui s'est passé en Hongrie depuis la nuit dernière est la conséquence, d'abord, de l'échec de la politique migratoire de l'Union européenne", a accusé Peter Szijjarto.
En Méditerranée aussi, les arrivées par centaines en provenance des côtes turques proches se poursuivaient à un rythme soutenu sur les îles grecques d'Egée orientale, et quelque 650 personnes au total ont été secourues en mer.
Sur l'île de Lesbos, qui recueille à elle seule la moitié des arrivants, de brefs incidents ont opposé dans la matinée la police à des réfugiés et migrants qui protestaient contre la lenteur de leur enregistrement, d'après les télévisions grecques.
A Collio, dans le nord de l'Italie, les forces de l'ordre sont intervenues devant un hôtel où étaient hébergés 19 demandeurs d'asile pour séparer environ 200 personnes venues apporter des vêtements de quelques dizaines de militants d'extrême-droite.
Sur le terrain diplomatique, à Luxembourg, le ministre autrichien des Affaires étrangères a exhorté l'UE à "ouvrir les yeux", estimant que l'évacuation en bus des migrants par la Hongrie montrait "à quel point c'est le bazar en Europe en ce moment".
Les Européens peinent à s'accorder pour accueillir les 366.000 personnes au minimum qui ont traversé la Méditerranée depuis le début de l'année, selon l'ONU. Quelque 2.800 y ont laissé leur vie.
Le HCR a appelé vendredi à la répartition d'au moins 200.000 demandeurs d'asile dans l'Union européenne. La Commission européenne va proposer la semaine prochaine aux 28 Etats membres de l'UE de se répartir l'accueil de 120.000 réfugiés.
Les images choc du petit garçon syrien Aylan échoué sur une plage turque ont ému les dirigeants européens, dont le Premier ministre David Cameron qui a annoncé samedi que la Grande-Bretagne accueillerait "des milliers" de réfugiés syriens, et fait naître un immense élan de solidarité.
La petite ONG maltaise Moas, responsable d'un bateau de secours au large de la Libye, a récolté 1,5 million d'euros de dons en moins de trois jours, contre un maximum de 10.000 euros par jour auparavant.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 05:26
Le taux de chômage aux Etats-Unis a reculé à son plus bas niveau depuis avril 2008, juste avant la crise financière, même si les créations d'emplois en août ont été décevantes, selon les chiffres du ministère du Travail publiés vendredi.

Le taux de chômage est descendu à 5,1%, contre 5,3% en juillet, dépassant les attentes des économistes.
Pourtant l'économie n'a créé que 173.000 emplois en août, un chiffre décevant pour les analystes qui tablaient sur 217.000 nouvelles embauches. Le déclin du taux de chômage s'explique notamment par une révision en hausse des créations d'emplois sur les trois mois précédents.
Les chiffres des créations d'emplois et celui du taux de chômage sont aussi déterminés par deux enquêtes différentes, l'une auprès des entreprises, l'autre auprès des ménages, ce qui explique souvent les disparités.
Le nombre de chômeurs est tombé à 8 millions contre 8,26 millions le mois d'avant, ce qui représente également un plancher depuis avril 2008.
Même si les travailleurs ne trouvant qu'un emploi à temps partiel demeurent nombreux à 6,5 millions, le marché du travail atteint ainsi en août le seuil du plein emploi (correspondant à un taux de chômage entre 5% et 5,2%).
C'est l'un des objectifs de la Réserve fédérale (Fed) américaine qui se réunit dans moins de deux semaines, les 16 et 17 septembre, pour décider si elle commence à relever les taux d'intérêt.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 05:23
Hillary Clinton, empêtrée dans l'affaire de ses mails depuis mars, a longtemps dénoncé un tapage artificiel. Mais face à la lente érosion de sa cote, la candidate démocrate à la Maison Blanche reconnaît qu'il lui faut désormais humblement s'expliquer.

L'ex-secrétaire d'Etat a accordé une interview à la chaîne MSNBC qui sera diffusée vendredi. C'est seulement la troisième à une chaîne de télévision nationale depuis le début de sa campagne, en avril. C'est peu, par rapport à ses rivaux démocrates et républicains, qui au contraire font tout pour passer à la télévision.
Son entourage promet que d'autres entretiens suivront.
"Elle veut être transparente, elle veut répondre à toutes les questions sur Benghazi", a répété Brian Fallon, son porte-parole, sur MSNBC jeudi. "Mais aussi sur son email, qui est un sujet légitime, elle veut bien répondre à toute question à ce sujet".
Hillary Clinton sait que les journalistes qui la suivent dans son déplacement à Porto Rico ce vendredi, ne veulent pas lui parler en priorité de ses propositions détaillées sur l'économie, l'Amérique rurale ou le changement climatique. Son serveur privé de messagerie électronique, utilisé en lieu et place d'une adresse officielle lorsqu'elle était aux affaires entre 2009 et 2013, domine entièrement l'actualité Clinton.
Le département d'Etat, à qui Hillary Clinton a redonné plus de 30.000 messages fin 2014, a mis en ligne des milliers d'entre eux dans un but de transparence, mais beaucoup contiennent des informations qui ont été classifiées a posteriori, soulevant des questions sur les mesures de sécurité informatique du serveur Clinton pour protéger ses communications des pirates.
Le FBI enquête et examine le serveur, qu'elle a fini par remettre après avoir refusé pendant des mois, afin de déterminer si l'arrangement a nui à la sécurité d'informations gouvernementales confidentielles ou secrètes. Trois commissions au Congrès, contrôlées par les républicains, mènent des enquêtes agressives et appellent les collaborateurs d'Hillary Clinton à s'expliquer, dont son conseiller Jake Sullivan vendredi et sa plus proche conseillère Cheryl Mills jeudi.
Hillary Clinton elle-même participera à une audition publique à la Chambre des représentants, devant la commission d'enquête sur les attaques de 2012 à Benghazi en Libye, le 22 octobre. La commission est dénoncée par les démocrates comme un outil de propagande anti-Clinton, et qui a élargi son enquête à la messagerie électronique de l'ex-chef diplomate.
L'audition aura lieu neuf jours après le premier débat télévisé des primaires démocrates, le 13 octobre.

En mars, à l'éclatement de l'affaire, Hillary Clinton avait balayé tout risque de piratage et assuré qu'aucune information classifiée n'avait été échangée.
Le ton a changé. Elle reconnaît que les Américains ont des questions légitimes, et la semaine dernière, a admis que le choix de ne pas utiliser le mail gouvernemental n'avait, avec le recul, "clairement pas été le meilleur".
Le signal d'alarme a été tiré dans le New Hampshire, où sa cote s'est effondrée face au sénateur septuagénaire Bernie Sanders, qui fait désormais jeu égal avec elle. L'Etat a une place à part dans les primaires américaines: il votera en deuxième dans le cycle, et une victoire y est considérée comme le signe d'une dynamique gagnante.
Le danger devient aussi pressant du côté du vice-président Joe Biden, 72 ans, qui évoque de plus en plus publiquement une candidature rivale.
"Le facteur le plus important dans ma décision est de savoir si ma famille et moi avons l'énergie psychologique pour être candidat", a-t-il dit jeudi, affirmant implicitement qu'il était capable de concourir.
Hillary Clinton avait été la première candidate de taille, en août, à diffuser des publicités électorales en Iowa et dans le New Hampshire. A cinq mois du début des primaires, son entourage a indiqué à CNN jeudi que des millions supplémentaires seraient dépensés en septembre et octobre.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 07:08
La fille de Hillary et Bill Clinton, Chelsea, avait dénoncé en 2010 les ratés de l'aide internationale après le séisme à Haïti, dans un rapport cinglant envoyé à ses parents qui étaient alors émissaire de l'ONU pour l'île et secrétaire d'Etat américaine.

Le département d'Etat a rendu publics cette semaine plus de 4.300 emails professionnels de son ancienne patronne (2009-2013) et le magazine Politico en a exhumé un, mercredi soir, accompagné d'un mémorandum de sept pages rédigé par Chelsea Clinton, après sa visite à Haïti en février 2010.
Elle avait alors transmis son rapport par courrier électronique, adressé à "Papa, Maman".
Dans ce texte, consultable sur le site du département d'Etat, la fille des Clinton, aujourd'hui âgée de 35 ans et diplômée de Stanford, Oxford et Columbia, ne prend pas de gants pour fustiger "l'incompétence stupéfiante" et la "désorganisation" des agences des Nations unies et des ONG chargées de l'assistance humanitaire à Haïti dans les semaines suivant le séisme du 12 janvier 2010 (plus de 200.000 morts, 300.000 blessés, 1,5 million de sans-abris).
"Les personnes de l'ONU que j'ai rencontrées étaient le plus souvent décalées par rapport à la réalité, au mieux anachroniques dans leur mentalité, au pire arrogantes et incompétentes", écrit à l'époque Chelsea Clinton à ses parents, exemples à l'appui.
"Il n'y a AUCUNE responsabilité au sein de l'ONU ou du système humanitaire international", accuse-t-elle, avertissant que si "nous ne changeons pas rapidement l'organisation (...) sur le terrain, nous pourrions très bien être confrontés à des dizaines de milliers de décès d'enfants en raison de diarrhées, dysenteries, typhoïdes".
Chelsea Clinton, aujourd'hui dans l'équipe dirigeante de la fondation caritative Clinton Foundation, très impliquée depuis des années pour Haïti, fait aussi des recommandations à ses parents.
"Le Bureau de l'Envoyé spécial (pour Haïti) -- c'est à dire toi Papa -- doit avoir l'autorité sur les Nations unies et leur myriade d'agences, ce qui, je crois, te donnerait l'autorité adéquate sur la plupart des ONG internationales", conseille-t-elle à l'ancien président des Etats-Unis.
Son mémo, jusque là resté dans les tiroirs, contraste aussi avec la perception qu'avait sa mère, alors chef de la diplomatie américaine, de l'impact de l'aide internationale pour Haïti.
Dans un autre email de février 2010 mis au jour par Politico, Mme Clinton se félicite ainsi des titres de la presse américaine louant les efforts humanitaires américains: "C'est le résultat (...) d'un nouveau modèle d'engagement (...) En avant!", avait-elle répondu à l'un de ses conseillers presse.

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