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La décision, qui a immédiatement suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, a été prise "dans l'intérêt de la réconciliation nationale", a déclaré le ministre Michael Masutha lors d'une conférence de presse à Pretoria.
Alors que le dilemme du ministre - le libérer conformément au droit ou prolonger sa détention en raison de la nature de ses crimes - avait été largement évoqué par les médias sud-africains ces derniers jours, sa décision n'a finalement suscité que peu de réactions.
Un certain nombre de Sud-Africains ont tout de même déversé leur incompréhension sur Twitter: "Eugène de Kock mérite la même pitié que celle qu'il a montré pour ses victimes: AUCUNE! La vengeance est une émotion légitime", a tonné Lindani Mazibuko sur le réseau social.
"De Kock est un tueur de sang-froid. Il a commis certains des crimes les plus brutaux contre des Noirs et maintenant le pays est désolé pour lui", a renchéri la twitteuse #Iamnigeria.
Jane Quinn, soeur d'une des victimes du "tueur numéro 1" de l'apartheid qui militait depuis plusieurs années contre sa libération, a exprimé sa déception sur la radio 702: "Les agneaux sacrificiels ne sont pas De Kock, ce sont ses victimes, elles ne reviendront pas après 20 ans!"
L'archevêque Desmond Tutu, conscience morale de l'Afrique du Sud, a au contraire estimé que la libération de l'ancien policier "représente une étape sur la route de l'Afrique du Sud vers la réconciliation et la guérison".
"De Kock mérite d'être libéré car il a a purgé une peine relativement longue en prison, il a présenté ses excuses et a recherché le pardon de beaucoup de ses victimes. Il semble depuis un certain temps (de ce que nous avons vu) être prêt pour une réhabilitation", a estimé le prélat dans un communiqué.