Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

Publicité

Gwadloupéen pran couraj' !...Attention Antillais.

La Guadeloupe (Gwadloup en créole et, par abus de langage confondant les deux parties de l'île, Karukera en amérindien) est à la fois une région monodépartementale de l'Outre-mer français et une région ultrapériphérique européenne, située dans les Caraïbes ; son code départemental officiel est le « 971 ».

https://www.youtube.com/watch?v=2XHEb0RBUvw ; https://www.youtube.com/watch?v=EQ4eRqQ_nvI . https://www.youtube.com/watch?v=EQ4eRqQ_nvI

Ce petit territoire des Antilles situé dans la mer des Caraïbes, se trouve à environ 6 200 km de la France métropolitaine, à 600 km au nord des côtes du Venezuela en Amérique du Sud, à 700 km à l'est de la République dominicaine et à 2 200 km au sud-est des États-Unis. Il se compose d'îles et îlets, dont deux majeures habitées : la Grande-Terre et la Basse-Terre formant la Guadeloupe proprement dite. Plusieurs terres voisines, Marie-Galante, l'archipel des Saintes (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas) et La Désirade sont rattachées administrativement à ce territoire.

Historiquement, la Basse-Terre est d'abord nommée « Karukéra », (« île aux belles eaux », en langue caraïbe1); par les Amérindiens qui l'habitent et la Grande-Terre, « Cibuqueira », (« île aux gommiers », en langue caraïbe). La Rivière Salée, bras de mer qui les sépare coupant la Guadeloupe en deux, elle était appelée « aboukétoutou » qui signifiait « détroit ». L'île prend le nom de Guadeloupe lorsque Christophe Colomb y aborde le 4 novembre 1493, en hommage à la Vierge protectrice des navigateurs, « Santa-Maria de Guadalupe

La Guadeloupe et ses dépendances dévoilent des paysages aussi bien variés que contrastés sur un ensemble composé de 1 628 km2 de terres émergées.

D'une superficie de 1 434 km2, la « Guadeloupe continentale » se compose de deux terres distinctes, qui sont séparées par un fin bras de mer n'excédant pas 200 mètres de large, appelé « la Rivière Salée ».

  • La Basse-Terre à l'ouest, 848 km2 (massif ovale de 45 km sur 20), est montagneuse et recouverte d'une forêt tropicale très dense du nord au sud, où abondent de nombreuses rivières et cascades.
  • La Grande-Terre à l'est, 586 km2 (triangle d'environ 40 km de côté) est plate. L'eau douce de consommation y est amenée de l'île de Basse-Terre par des canalisations sous le pont traversant la Rivière Salée qui sépare les deux terres.

À peu de distance, les « dépendances administratives » (ou les îles du sud) se composent de plusieurs îles, d'une superficie globale de 194 km2 qui ne diffèrent pas beaucoup culturellement de la « Guadeloupe continentale », à l'exception des Saintes. Très récemment est apparu l'expression « archipel de la Guadeloupe » ou « îles de Guadeloupe » dans l'essor du tourisme, mais officiellement la Guadeloupe n'est pas reconnue comme étant un archipel au sens propre du terme. Dès lors, on parle de la Guadeloupe et de ses dépendances.

  • La Désirade, 21 km2, est une île calcaire de forme allongée (11 km sur 2 km), qui se présente comme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 mètres d'altitude, est son point culminant.
  • Petite-Terre, sont un petit archipel de 2 km2 constitué de deux îlots Terre de Haut et Terre de Bas fermés par un récif corallien, situé à une dizaine de kilomètres au sud de la Pointe des Châteaux et de la Désirade dont il dépend administrativement.
  • Marie-Galante, 158 km2, est une grande île formée sur un substrat calcaire vallonné, arrosé par l'alizé. Par rapport à sa forme arrondie (15 km de diamètre), elle est surnommée la « Grande Galette ou l'île aux cent moulins ».
  • Les Saintes se présentent comme un petit archipel de 9 îles arides et escarpées. Les deux plus grandes îles sont habitées : Terre-de-Haut, un îlet allongé de 5 km2 à l'est, et Terre-de-Bas, l'îlet le plus grand de 8 km2 à l'ouest de l'archipel et de forme plus arrondie.

La Basse-Terre et les Saintes à l'ouest, sont issues de la formation d'une chaîne volcanique récente qui culmine à la Soufrière, alors que les autres îles à l'est sont d'origine corallienne. En raison de ses caractéristiques géologiques, les îles du département de la Guadeloupe sont classées en zone III d'après le zonage sismique de la France.

La Guadeloupe bénéficie d’un climat tropical tempéré par les influences maritimes et les alizés. On distingue deux saisons en Guadeloupe et dans les îles voisines :

Côté température, avec une moyenne de 27 °C, il n'y a que peu de différence entre les mois les plus chauds (de 25 °C à 32 °C) et les mois les plus froids (de 23 °C à 29 °C). La géographie spécifique de l'archipel, le contraste entre la Basse-Terre et la Grande-Terre, entraîne également un climat spécifique sur chacune de ces îles. La Grande-Terre et ses plateaux calcaires connaissent régulièrement de sévères sécheresses, alors que dans le même temps, le relief perpendiculaire au flux des alizés de la Basse-Terre régule le régime des pluies. La température moyenne de l’eau de mer est de 28 °C.

L'île est sujette au passage des ouragans de mai à novembre. Ceux-ci se forment soit localement dans les Antilles, soit au large du Cap-Vert en Afrique et dérivent dans les alizés d'est.

L'archipel de la Guadeloupe est soumis à de nombreux risques naturels tels que les séismes, les tsunamis, les éruptions volcaniques ou les cyclones tropicaux. Il a fait l'objet d'un plan de prévention des risques spécifique2.

Le 21 novembre 2004, les îles du département, notamment l'archipel des Saintes, furent frappées par un violent séisme atteignant la magnitude de 6,3 sur l'échelle de Richter et causant la mort d'une personne ainsi que de nombreux dégâts matériels 3.
Le séisme du 8 février 1843 est, à ce jour, le séisme connu le plus violent. Il a causé la mort de plus d'un millier de personnes ainsi que de très importants dégâts à Pointe à Pitre4,5.

Situé dans une région très exposée, la Guadeloupe et ses dépendances doit faire face à de nombreux cyclones. En 1995, trois cyclones (Iris, Luis et Marilyn) ont frappé l'archipel en moins de 3 semaines.
Le 16 septembre 1989, le cyclone Hugo inflige de sérieux dégâts aux îles de l'archipel.
L'ouragan le plus meurtrier à avoir frappé la Guadeloupe est celui de Pointe-à-Pitre en 1776 qui a fait au moins 6 000 morts[réf. nécessaire].

  • 12 septembre 1928 : ouragan de classe 4 (plus de 1200 morts) ;
  • 11 août 1956 : ouragan BETSY (6 morts) ;
  • 26 octobre 1963 : tempête tropicale HELENA (5 morts) ;
  • 22 août 1964 : ouragan CLEO, classe 3 (14 morts) ;
  • 27 septembre 1966 : ouragan INEZ, classe 3 (25 morts) ;
  • 16 septembre 1989 : ouragan HUGO, classe 4 (11 morts).

La Guadeloupe et les Antilles constituent un point chaud de biodiversité. Comme les autres Petites Antilles, la Guadeloupe a émergé de l'océan il y a moins de cinq millions d'années. Cet isolement a favorisé l'émergence d'un fort taux d'endémisme. L'archipel était entièrement recouvert de forêt avant l'arrivée des européens au XVIe siècle. Cette arrivée s'est accompagnée d'invasions biologique et de défrichements qui ont eu un impact sévère sur la biodiversité.

De nombreuses espèces ont disparu de l'île telles que le Ara des Antilles, l'Amazone de la Guadeloupe, la Perrique de la Guadeloupe, le rat mondoungue, le lamantin des Caraïbes, le phoque moine des Caraïbes, l'agouti doré, l'améive de Guadeloupe, le Boa constricteur ou encore le crapaud de la Dominique.

Les milieux naturels de Guadeloupe souffrent des prélèvements (chasse et pêche en particulier), du recul de la forêt, de l'urbanisation, d'une périurbanisation accélérée ces dernières décennies, ainsi que du fait du développement des cultures, en particulier, celles, intensives, (de banane et canne à sucre surtout) qui ont atteint leur apogée dans les années 1955-75 après avoir longtemps coexisté avec des modes plus extensifs (exploitation en colonat, parcs pour l'élevage), tous ces modes d'exploitation ayant restreint l'importance de la forêt tropicale et l'ayant même fait disparaître à faibles altitudes. Les cultures de la banane et de la canne à sucre ont marqué les paysages non montagneux et sont sources de pollutions sensibles.

Malgré le développement de procédés modernes d'élimination (méthanisation), un certain nombre d'effluents intéressant de petites distilleries sont encore peu ou mal traités. Cette agriculture (majoritairement exportatrice) de sucre de canne, alcool (rhum) et bananes est depuis toujours très grosse importatrice d'engrais de pesticides, dont d'insecticides ; ces consommations ont heureusement une forte tendance à se restreindre, plus encore en volume global (forte régression des surfaces cultivées et des productions). Cette agriculture reste fortement encouragée, pour la rendre plus « durable » et ralentir sa récession par l'Europe, l’État et les collectivités locales (Région et Département).

Les séquelles de l'utilisation de ces produits, pour certains très toxiques et rémanents (chlordécone, paraquat en particulier) posent aujourd'hui problème. Depuis 1973, dans les Antilles françaises, son utilisation était destinée à protéger les bananeraies d'un charançon. Son autorisation à la vente avait été retirée en 1990 par le gouvernement français, mais une dérogation en permettra l'usage jusqu'en 1993, à la suite de la demande pressante des producteurs de banane, relayée par le député de la Martinique, Guy Lordinot. Son usage se poursuivra en réalité jusqu'aux années 2005-2007. Son utilisation a pollué l'ensemble de l'écosystème antillais et se retrouve à des concentrations supérieures à 100 fois la norme, notamment dans les eaux et les sols. Selon le BRGM du fait des 1 250 tonnes de chlordécone épandues avant que l'usage ne soit définitivement interdit (1993), et donc sans même tenir compte des utilisations frauduleuses qui ont perduré jusqu'en 2007, la pollution ne devrait disparaître que dans 7 000 ans. Outre une pollution durable, de nombreux sols et des écosystèmes (dans les zones dédiées aujourd'hui ou anciennement aux bananeraies, ainsi que l'aval des émissaires intéressés jusqu'à la mer), une contamination sensible de certains réseaux d'eau potable par des organochlorés, confirmée à la fin des années 19907. Des mesures ont été prises pour maintenir l'accès à une eau potable, mais les sols de certaines régions du territoire guadeloupéen et des autres îles bananières (françaises, anglophones et hispanophones) des Antilles sont durablement pollués par certains produits, dont le chlordécone. Des études sont en cours pour mieux mesurer les impacts de ces produits sur la santé. Des arrêtés d’interdiction de la pêche sont à respecter en Martinique et en Guadeloupe (poissons et crustacés d'eau douce genre ouassous, certaines espèces de poissons de lagon et de langouste), rappelle l'AFSSA, de même qu'il faut en zone contaminée éviter de consommer les légumes racines du jardin plus de 2 fois par semaine.

Les récifs sont dégradés au moins à 50 % autour des grandes îles, et de nombreux herbiers marins sont également très dégradés. L'environnement végétal et les paysages restent préservés sur quelques parties des îles, constituant un atout sensible pour le tourisme. Ces espaces sont pour partie classés en ZNIEFF8 et protégés9, pour certaines avec un statut de réserve naturelle guadeloupéenne10, dont plusieurs grottes abritant des chiroptères protégés. Des cartes d'habitats sous-marins11 permettent d'envisager une meilleure gestion et protection de ces habitats fragiles et des corridors biologiques sous-marins, vulnérables aux pollutions (nitrates, turbidité, pesticides…), aux pressions anthropiques12 et aux aléas climatiques qui pourraient devenir plus fréquents et aigus dans le contexte du changement climatique global. Le site du Grand Cul-de-sac Marin est inscrit depuis le 8 décembre 1993 en tant que zone humide d’importance internationale (Convention de Ramsar)13. À Marie-Galante, aux Saintes et à la Désirade les palétuviers et mangroves ont presque disparu.

Le 15 février 1993 la Guadeloupe et ses dépendances sont classées Réserve de la Biosphère (label UNESCO) avec une superficie de 69 707 ha d'espace protégés et sont inscrites au patrimoine mondial de L'UNESCO. Elle devient le Département d'outre-mer ayant le plus d'espaces protégés, avec notamment un parc national13.

La première phase relierait, en 2019, le nord des Abymes au centre ville de Pointe à Pitre. La deuxième phase, en 2023, complèterait la première en desservant l'université. A l'horizon 2030, il est prévu deux lignes: la ligne 1 de Lauricisque à Baie-Mahault et la ligne 2 jusqu'à Belle plaine au Gosier.

http://www.cartesfrance.fr/carte-france-departement/carte-departement-Guadeloupe.html

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guadeloupe

https://www.youtube.com/watch?v=xhAzxLMv8SE ; https://www.youtube.com/watch?v=GadXN8A6BPM ; https://www.youtube.com/watch?v=DpBkrQEzNrw .

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article