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L'armée nigériane se targue désormais d'avoir démantelé le "califat" proclamé par les jihadistes, mais le Tchad, pays clé de l'offensive régionale lancée depuis deux mois contre le groupe armé, donne de la voix pour critiquer le manque de coopération des autorités d'Abuja.
L'élection présidentielle s'annonce comme la plus serrée de l'histoire du pays le plus peuplé d'Afrique (173 millions d'habitants). Le président Jonathan aura pour principal rival l'ancien général Muhammadu Buhari, le champion de l'opposition.
Intialement prévu le 14 février, le scrutin avait été repoussé de six semaines, officiellement en raison de la mobilisation de nombreux militaires contre Boko Haram dans le Nord-Est contre les islamistes.
Le report de la présidentielle avait été vivement critiqué par l'opposition, qui y a vu un moyen pour M. Jonathan de chercher à gagner des voix en reprenant du terrain sur Boko Haram.
L'insurrection, qui a fait plus de 13.000 morts depuis 2009, a été au coeur de la campagne électorale: le président sortant a essuyé une pluie de critiques pour n'avoir pas agi efficacement contre les islamistes jusque récemment.
Dans ce contexte, la reprise annoncée de Gwoza tombe à point nommé.