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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Syrie. L'ONU adopte à l'unanimité une résolution soutenant un plan de paix.

La Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi à l'unanimité une résolution qui entérine un ambitieux plan de paix pour la Syrie.

La résolution envisage que se tiennent "au début janvier" des négociations entre pouvoir et opposition pour mettre fin à quatre années et demi de guerre et que s'instaure simultanément un cessez-le-feu sur l'ensemble du territoire syrien.
Pour le secrétaire d'Etat John Kerry, qui présidait la séance, ce texte "envoie un message clair à tous pour dire qu'il est temps de mettre fin aux tueries en Syrie".
Il s'est dit "sans illusions" sur la difficulté de la tâche mais a salué un "degré d'unité sans précédent" de la part des grandes puissances pour trouver une solution politique en Syrie.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué "la première résolution qui se concentre sur les moyens politiques de résoudre la crise". "C'est un pas très important qui nous permet de progresser" vers une solution, a-t-il ajouté.
Il a affirmé que les Nations unies "était prêtes" à jouer leur rôle pour organiser les négociations de paix et mettre en place et surveiller le cessez-le-feu.
La résolution demande à l'ONU de préparer dans un délai d'un mois des "options" pour mettre en place un "mécanisme de surveillance et de vérification" du cessez-le-feu.
Le Conseil demande à l'ONU de "réunir des représentants du gouvernement syrien et de l'opposition afin qu'ils entament des négociations formelles sur un processus de transition politique de manière urgente, avec pour objectif de commencer ces discussions au début janvier 2016".
Le Conseil "confirme son soutien au Communiqué de Genève" de juin 2012 sur une transition politique en Syrie et "entérine les déclarations de Vienne".
Le texte reprend tous les éléments de la feuille de route mise au point par les grandes puissances lors de leurs réunions en octobre et novembre à Vienne.
Outre la rencontre opposition/régime et un cessez-le-feu, la feuille de route de Vienne prévoit un gouvernement de transition dans les six mois, ainsi que des élections dans les 18 mois.
Une troisième réunion de ce processus de Vienne s'est tenue vendredi dans un grand hôtel de New York en présence des ministres des affaires étrangères de 17 pays.

La décision de Barack Obama de renoncer à frapper le régime de Bachar al-Assad en 2013 a endommagé sa crédibilité, estime Chuck Hagel, qui était à l'époque le secrétaire à la Défense de l'administration américaine.

"Il n'y a pas de doute pour moi" que cet épisode "a diminué la crédibilité de la parole du président", estime M. Hagel, qui s'exprime pour la première fois publiquement depuis son départ du Pentagone en février, dans une interview au magazine Foreign Policy publiée vendredi.
Le 30 août 2013, Chuck Hagel avait appris par un appel téléphonique du président Obama que celui-ci renonçait finalement à frapper le régime syrien, même si Damas avait franchi la "ligne rouge" fixée par le président américain, l'utilisation d'armes chimique contre sa population.
Les Etats-Unis étaient pourtant prêts à agir, Chuck Hagel ayant passé sa journée à finaliser les préparatifs pour le tir de missiles Tomahawk contre Damas depuis des bateaux en Méditerranée.
La confiance des alliés des Américains a été ébranlée par ce renoncement, selon M. Hagel, qui affirme entendre aujourd'hui encore des dirigeants étrangers se plaindre de la décision du président américain.
Pour l'ex-secrétaire à la Défense, un ancien combattant du Vietnam âgé aujourd'hui de 69 ans, l'épisode illustre la difficulté de l'exécutif américain à formuler une réponse cohérente à la crise syrienne.
Chuck Hagel regrette en particulier d'interminables réunions avec les services de Susan Rice, à l'époque la conseillère d'Obama pour la sécurité nationale.
"Nous passions notre temps à repousser les décisions difficiles. Et il y avait toujours trop de monde dans la salle", regrette-t-il.
Aujourd'hui, l'administration Obama "a toujours du mal avec la stratégie politique" sur la Syrie mais "le secrétaire d'Etat Kerry a progressé vers la bonne stratégie", estime M. Hagel, en mentionnant les discussions en cours avec la Russie, l'Iran et les gouvernements arabes.
L'ancien secrétaire à la Défense estime également que les Etats-Unis auraient "pu et dû en faire plus" pour aider l'Ukraine face à la Russie, en livrant plus de matériel militaire non létal.
Et comme ses prédécesseurs Robert Gates et Léon Panetta, Chuck Hagel regrette des ingérences excessives de la Maison Blanche dans les affaires internet du Pentagone.
Mais "j'ai toujours eu une relation très bonne, très positive" avec le président lui-même, ajoute-t-il. (sources : afp)

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