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Le programme prévoit notamment un débat ouvert sur "Le Maintien de la Paix et de la Sécurité Internationale: Prévention et Résolution des Conflits dans la Région des Grands Lacs". La discussion, dont le thème a été proposé par l'Angola, connaîtra la participation de tous les membres des Nations Unies.
Prévu pour le 21 mars, ce débat sera présidé par le ministre angolais des Relations extérieures, Georges Chikoti, qui a adressé des invitations à ses homologues des Etats membres du Conseil de sécurité et de la Région des Grands Lacs.
Toujours à la demande de l'Angola, un autre débat aura lieu le 28 mars prochain sur "Les Femmes, Paix et Sécurité: Le Rôle des Femmes dans la Prévention et Résolution des conflits en Afrique". Une autre réunion se tiendra le 29 Mars sur "La Sécurité Alimentaire", à laquelle participera le directeur-général du Fonds des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO).
L'Angola, qui assume son deuxième mandat à la présidence du Conseil de sécurité, succède à ce poste au Venezuela. En Avril prochain, ce sera le tour de la République populaire de Chine de prendra la relève.
Par ailleurs, une délégation angolaise conduite par le ministre de la Justice et Droits de l'Homme, Rui Mangueira, participe à la 31ème session du Conseil des droits de l'homme, qui a commencé lundi, au Palais des Nations à Genève (Suisse).
La session, qui se clôture le 24 mars, se tient dans un contexte international marqué par les crises des réfugiés et des migrants, ainsi que par les conflits au Moyen-Orient, en particulier en Syrie, en Irak, au Yémen et par des foyers de conflit et d'instabilité politique dans les pays africains, dont le Burundi, le Mali, la RCA, la RDC et le Soudan du Sud.
Pour cette raison, on assiste avec inquiétude dans certaines régions du monde, à la restriction de certains droits civils, politiques, sociaux et économiques, ainsi que l'augmentation de la violence extrême, des actes de terrorisme, ainsi que l'escalade de la violence en Palestine et dans les territoires arabes occupés.
Afin de promouvoir et protéger les droits de l'homme et de trouver des solutions aux défis politiques, économiques et sociaux qui s’imposent, l'Union Africaine a fixé 2016 comme l'année des "Droits de l'homme en Afrique, en particulier les droits des femmes" qui représentent plus de 50 pour cent de la population africaine.
Au cours de la session, il est prévu que le Conseil des droits de l'homme examine l'expansion du virus Zika, qui atteint des proportions alarmantes.
La rencontre pourra aussi discuter du droit à l'interruption de grossesse, dans le contexte des droits des femmes, en particulier celles qui sont infectés par ce virus.
Les changements climatiques, qui sont l'un des plus grands défis dans le monde, seront également débattus, vu que leurs effets compromettent la capacité de nombreux pays à parvenir à un développement durable, ce qui entrave la pleine jouissance des droits économiques et sociaux.
La 31ème session du Conseil des droits de l'homme a un segment de haut niveau, auquel participent des hautes personnalités gouvernementales, et des panneaux sur "L'intégration de la perspective des droits de l’homme" en mettant l'accent sur le droit au développement et l'agenda sur le développement durable 2030 et sur le "50e anniversaire de la Convention sur les droits de l'homme", dédié à son universalité, à l'indivisibilité et l'interdépendance de tous les droits de l'homme.
La séance d'ouverture a eu lieu en présence du Président du Togo, Faure Gnassingbé, du chef du Département des affaires étrangères de la Suisse, Didier Burkalter, et des premiers ministres de la Belgique, Didier Reynders, et de la Slovaquie, Miroslav Lajcak.
Dans sa déclaration au Conseil, le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l'Homme, Zeid Al Hussein, a souligné que la situation des droits de l'homme dans le monde, en particulier des réfugiés et des migrants, devrait être au centre de l'attention de tous les États, ainsi que la préservation de la paix, de la stabilité et de la sécurité internationales, comme une condition essentielle pour le respect des droits de l'homme.
Il a souligné les graves violations des droits de l'homme dans les zones de conflit aux réfugiés et migrants, comme un mal qui tend à augmenter et qui mérite tous une action conjuguée pour éviter des problèmes désastreux.
Il a exprimé sa préoccupation face à la reprise des conflits, les crises et les situations d'urgence humanitaire et les violations des règles qui protègent les droits et la vie des personnes, en particulier dans des régions telles que l'Afghanistan, le Burundi, l'Est République Démocratique du Congo, l'Irak, la Libye, le Mali, la Somalie, le Sud-Soudan, la Syrie, l’Ukraine, le Yémen.
Les effets de cette situation, a-t-il expliqué, sont difficiles à supporter, notamment les économies en baisse, les systèmes de santé et les infrastructures détruites, les enfants souffrant de la faim, la souffrance prolongé des milliers de personnes.
Intervenant sur le sous-thème "L'intégration des droits de l'homme dans l’agenda sur le développement durable 2030", le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Rui Mangueira, a déclaré que la Déclaration sur le droit au développement, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1986 proclame le droit au développement comme "un droit humain fondamental en vertu duquel tous les peuples ont le droit de participer et de profiter du développement économique, social, culturel et politique".
Il a dit que pour l'Angola, l'exercice du droit au développement serait une réalité si tous les pays travaillent dans la mise en œuvre des 17 objectifs de développement durable.
Dans ce contexte, l'assistance de la communauté internationale sera essentielle à la revitalisation du partenariat mondial pour que le développement durable soit une réalité en 2030.
Le ministre Rui Mangueira parlera mardi dans le segment de haut niveau du Conseil des droits de l'homme.
Mercredi, il rencontrera le haut commissaire aux droits de l'homme, et participera à une réunion du groupe africain.
La délégation angolaise comprend le Représentant permanent de l'Angola auprès du Bureau des Nations Unies à Genève, l'ambassadeur Apolinario Correia, et les experts du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme et de la mission diplomatique.