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"Ce qui est positif, c'est que les gens étaient venus en France pour faire la fête, et qu'ils ont réussi à faire la fête", a estimé auprès de l'AFP Ronan Evain, coordinateur en France du réseau de supporters européen Football Supporters Europe (FSE) et qui gérait des dispositifs d'accueils des supporters intitulées "Fans embassies" lors de l'Euro.
"Mais ça n'exonère pas un certain nombre de critiques", poursuit-il, pointant notamment "un manque de concertation et de circulation de l'information, qui a eu pour conséquences que de nombreux supporters sont arrivés en France sans forcément savoir à quoi s'attendre concernant les dispositifs de sécurité. Et puis quand on est dans une logique d'accueil, l'idéal est de prendre en compte les demandes des supporters, quitte à ne pas toutes les satisfaire bien sûr."
Un contre-exemple à ce manque de concertation, selon Ronan Evain: Angleterre-Pays de Galles, match pourtant classé à risques. "Cela a certainement été le match le mieux préparé de l'Euro, avec des représentants de supporters gallois et anglais associés de A à Z et qui ont servi de relai pour que ceux qui arrivent en France sachent à quoi s'attendre. Au final, c'a été une des plus belles réussites de l'Euro parce qu'on a associé les représentants des deux pays."
"Une des spécificités de la France, c'est de ne pas avoir spécialement l'habitude de dialoguer, de travailler en coopération avec les fédérations de supporters", confirme le sociologue Nicolas Hourcade, spécialiste du supportérisme. "Cela aurait sans doute permis aux autorités de mieux connaître le type de public qu'elles avaient en face d'elle", poursuit-il, citant l'exemple des affrontements à Marseille d'abord entre supporters anglais et police, puis entre supporters anglais et russes.