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En France, plusieurs voix de gauche, jusqu'au sein du gouvernement, ont protesté contre son embauche par une banque à la réputation sulfureuse, notamment en raison de son rôle dans la crise des subprimes en 2008 et parce qu'elle avait aidé, au début des années 2000, l'Etat grec à masquer ses déficits pour rester dans l'euro.
"Desservir les citoyens, se servir chez Goldman Sachs: #Barroso, représentant indécent d'une vieille Europe que notre génération va changer", a tweeté le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, le socialiste Matthias Fekl.
Les eurodéputés PS français ont eux jugé "scandaleux" ce "nouveau pantouflage, qui ressemble fort à un conflit d'intérêt". "Nous exigeons une révision des règles pour empêcher de tels recrutements d'anciens Commissaires européens", ont-ils écrit dans un communiqué.
Même indignation à Lisbonne, dans les rangs du parti socialiste au pouvoir et de ses alliés de la gauche radicale. "Cette nomination montre que l'élite européenne dont fait partie Barroso n'a aucune honte", a ainsi réagi Pedro Filipe Soares, chef de file parlementaire du Bloc de gauche.
Premier ministre du Portugal de 2002 à 2004, M. Barroso a occupé la présidence de la Commission européenne de 2004 à 2014, période durant laquelle l'Europe, secouée par la crise financière de 2008, a été perçue comme libérale et sans grand dessein.