Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
Je lève un pan de ma jeunesse. Une enfance heureuse à Paris. Jeune, j'ai toujours aimé le sport qui reste encore aujourd'hui mon loisir préferé. Je me revoie le jour de mes dix-huit ans. Nous habitions 23, boulevard Flandrin dans le XVIè arrondissement. Avec mes amis Français, nous faisions les quatre-cent coups à travers le quartier. Les filles de la rue de la Faisanderie se souviendront encore des moments d'amour de jeunesse qu'on a passé ensemble. J'aimai bien flâner le boulevard Lannes, fréquenter le Trocadéro, et avec mes amis nous allions pisser sur les pieds de la Tour Eiffel, juste pour emmerder les gens. Frondeurs, nous n'hésitions pas de provoquer. Comme tous les jeunes de cet âge, nous nous sentions les plus forts, rebelles au système, anarchistes. Nous défions les adultes que nous trouvions un peu cons. On les emmerdait. Je me suis bagarés plusieurs fois avec plus âgés que moi. J'étais grand et fort. Sportif, footballeur, pratiquant le judo et le karaté, sans peur. Fallait surtout pas me provoquer. Une fois, on m'a traité de je ne sais quoi, mon sang n'a fait qu'un tour. Je me suis lancé, cognant cet imbecile qui osait me braver, le plaquant par terre, indifférent au sang qui sortait de son nez et de sa bouche. Je tapais du poing, cognait dur, les dents et les machoires serrés. Ma copine Nicole, une délicieuse blonde, très amoureuse de moi, m'a regardé droit dans les yeux "tu le lâches ou on se quitte !". J'ai fini par lâché l'individu en n'oubliant pas de lui lancer un bon coup de pied dans les couilles. Revenant des Antilles (Martinique), des amis m'ont lancé un défi : se retrouver à 7 heures piles du matin à la Seine, quai de Branly. Pour quoi faire ? "Tu verras !".
En fait, il fallait faire le concours de jet de pisse ! Lequel de nous, parmi mes sept camarades, va arriver à pisser dans la seine, tout nu. En plein hiver. Pari fou, amusant, idiot. J'adore les paris fous, les provocations, les défis. Qu'est-ce qu'on s'est marrés ! L'un de mes meilleurs amis avaient eu l'audace de garder son precieux liquide. Tout le long de route, il trépignait, les mains dans la poche. "Qu'est-ce que t'as ?" Il répondait "Mais, rien!" Dans le métro, il tapait du pied. "Alors?" lui demandait-on. "De quoi je me mêle ?". Sa technique s'est avéré efficace. Il remporta le concours. Nous fûmes obligés de lui payer un repas dans un restaurant. Un anniversaire que je n'oublierai jamais. On allait draguer les touristes à Saint-Michel, tard la nuit. Moi j'aimai bien le Boulevard Saint-Germain devant l'Odéon. A la sortie de cinéma. Tard, c'est le vide devant les toilettes de la station et on se lançait des défis débiles. Bander et se faire sucer par des mignones touristes anglo-saxonnes. Tandis que l'un de nous faisait le guêt !
Au Campus, les choses allaient encore de pire, en dehors de nos études. Les profs de cette facs se souviendront longtemps de nos aventures rocambolesques qu'il serait long d'expliquer. Mais dans les amphis, nous n'hésitions pas de se livrer à des combines assez originales. Les étudiants venaient nous solliciter et nous faisions des bonnes affaires. C'est là que je suis tombé réellement amoureux d'une fille. Une Bretonne. Marie-Claire. Un amour qui a failli me rendre fou. Elle est finie folle amoureuse. Ses parents ayant découverts mes origines, ont fini par mettre fin à cette belle aventure. Ah, l'amour ! Je l'ai croisé hier et nous avons refait l'amour comme au premier jour. Et c'est cette nostalgie de jeunesse qui m'a poussé d'écrire ce post.