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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Palestine sous contrôle du Hamas ?

Durant une semaine, la bande de Gaza a été le théâtre des affrontements entre le groupe armé le Hamas et les forces du gouvernement du Fatah. Une semaine sanglante qui a fait une centaine de morts, et faire tomber cette partie de la bande de Gaza aux mains du Hamas. Le mouvement islamiste préside depuis le vendredi 15 juin aux destinées de 1,5 million de Palestiniens. Créant de ce fait, une nouvelle situation politique pour ce territoire de la Palestine, qui, des décennies, a focalisé l'attention du monde entier, pour un conflit de dure un peu plus longtemps et dont l'issue reste toujours improbable.
La Palestine se compose de cette bande de Gaza, 360 km2 pour plus d'un million d'habitants, et la Cisjordanie, un territoire de 5.900 km2 pour une population estimée à 2,5 millions d'habitants. Deux forces en présence se révendiquent le droit de défendre les intérêts des Palestiniens. Le mouvement nationaliste Le "FATAH", d'obédience laïque, membre de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP). Après la mort du charismatique chef historique Yasser Arafat, c'est Mahmoud Abbas qui préside à la déstiné de l'Autorité palestinienne. Mais les divergences entre les deux formations politiques sont profondes pour aboutir et définir une stratégie politique afin que ce territoire palestinien obtienne son indépendance. Le Hamas a une position très claire. C'est un mouvement islamiste et veut crée un pays dominé par la réligion islamique. Malheureusement sa méthode est radicale. Ce qui fait figurer ce parti Hamas, (milices du Mouvement de résistance islamiste), sur la liste des organisations terroristes, selon le monde occidental (Etats-Unis, Canada, Union européenne et Israël). Le même occident qui a voulu des élections libres en Palestine, sous contrôle international, mais qui a vu la victoire écrasante du Hamas. Le président Mahmoud Abbas fut contraint de nommer un premier ministre issu de cette majorité, membre du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Le peuple palestinien qui a voté, est-il souverain ? Un peuple qui souffre, un peuple de réfugiés, et pauvres, totalement dépendants de l'aide humanitaire internationale. Ce Hamas qui a néanmoins remporté une large victoire aux élections législatives palestiniennes de janvier 2006, est-il "représentatif" ? Le gouvernement de l'Autorité Palestinienne est-elle crédible ? Que vaut la démocratie pour un pays en perpétuel conflit ? La Palestine sera-t-elle indépendante un jour ? Jusqu'à quand ce conflit israëlo-palestien ? Que peut faire la communauté internationale face à cette situation inédite et d'une improbable solution ? Ce sont toutes ces questions qui détermineront la sagesse des hommes, afin de donner un espoir à ces deux peuples-cousins, de vivre un jour une deux terres de paix et d'amour.
Ce qui se passe en palestine est dangereux pour l'avenir des peuples de la région, si l'on arrive pas à trouver une solution viable.
Le Hamas ne pourra pas se permettre de couper la Palestine en deux et faire règner sa force. L'Autorité Palestinienne n'a pas le pouvoir pour gouverner un pays-fantôme et contre la volonté des Palestiniens. Voilà le dilemme qu'il faut résoudre. Le Fatah, signataire des accords d'Oslo, qui a institué l'Autorité Palestinien (un jeu de mot, qui veut dire l'Etat de la Palestine en projet), ce parti peut-il convaincre la communauté internationale, s'asseoir aux côtés des Khaled merchaal, (chef du Hamas) et Ismaïl Haniyeh, (le premier ministre limogé et remplacé par Salam Fayyad) ?
Entretemps, en Israël, on s'apprête à célébrer l'arrivée du nouveau président Shimon Peres, et que l'actuel premier ministre Ehud Olmert vient de nommer le chef travailliste Ehud Barak (ancien premier ministre) au poste de ministre de la défense, en remplacement d'Amir Peretz (pour sa guerre au Liban). Ehud Barak qui vient à peine d'être élu le numéro un des travaillistes en remportant à l'arraché les primaires du parti travailliste sur son rival Ami Ayalon, un ex-chef du Shin Beth (le chef de la sécurité intérieure israëlienne).
Reste à savoir quelle politique Israël entend mener pour l'avenir dans les territoires palestiniens. Un terriroire qui est déjà passé aux mains du Hamas.
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F
Vos commentaires sur la Palestine vaut la peine. En Cisjordnie la situation s'est empirée. La maison de Yasser Arafat, le chef historique palestinien décédé, a été pillée hier samedi 16 juin,au lendemain de la prise de contrôle de Gaza par le Hamas. Des hommes en armes sont entrés à l'intérieur de la maison, ils ont pris des affaires et incendiés l'une des chambres à coucher. Des combattants au visage masqué par des cagoules de la branche armée du mouvement islamiste Hamas étaient positionnés sur le toit de la maison, emprêchant toute personne d'approcher. La maison de Yasser Arafat, fondateur du Fatah, décédé en 2004 dans un hopital parisien, cette maison était depuis restée vide, protégée par des gardes. La Palestine s'entredéchire. Alors que le Hamas contrôle la bande de Gaza, le Fatah se venge en Cisjordanie. Les deux territoires sont désormais devenus des entités distinctes. Plusieurs miliciens du Fatah ont ainsi pris d'assaut des institutions du Hamas en Cisjordanie, cherchant à se venger de la prise de contrôle de l'autre partie de la Palestine, le Gaza. De leur côté, des forces liées au Hamas ont fait sauter la maison d'une grande famille pro-Fatah de Gaza tout en déployant dans des lieux stratégiques pour consolider leurs positions. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne semble dépassé. Il a d'ailleur rejetté l'appel lancé par le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en faveur d'une rencontre avec le chef politique, Khaled Mechaal, du Hamas. Ce dernier, en position de force, s'est montré néanmoins conciliant allant jusqu'à rassurer qu'il reconnaîssait l'autorité du président Mahmoud Abbas, et que son mouvement le Hamas était prêt à travailler avec lui au nom de l'intérêt national. Derrirère tous ces beaux mots de part et d'autre, c'est de l'avenir de la Palestine dont il s'agit. La communauté internationale va-t-elle enfin se montrer capable de règler un jour les conflits au Moyen Orient ?
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