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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Ségolène Royal, une destinée fatale ?

Avant les élections présidentielles françaises de 2007, très peu de gens la connaissaient. Sa jolie frimousse a un jour éclatée sur les écrans de télévision. Télégénique, elle était répérable. On remarquait au hasard d'une émission politique cette femme, assez belle et élégante, intelligente, qui prenait part aux débats politiques avec une étonnante aisance déconcertante. Puis, un soir, elle s'est fait remarqué lors d'un face à face avec un certain Nicolas Sarkozy. Les téléspectateurs se posaient des questions : mais qui est donc cette femme, socialiste, qui a un tel culot d'affronter les plus rôdés des politiciens de droite ? Jusque là, la politique semblait être une affaire d'hommes ! Oui, on l'a déjà vu aux côtés de président François Mitterrand lorsque la gauche avait pris le pouvoir. 
Bien sûr, elle avait aussi déjà un parcours politique assez riche, mais très peu le savaient. Elle fut un temps sécretaire d'état, puis ministre, dans le gouvernement socialiste. 

Mais, le grand public ne l'a réellement découvert qu'à la dernière campagne présidentielle lorsqu'elle a surgi dans la course, bousculant les traditions : pour la première fois dans l'histoire politique française, une femme, - et pas n'importe laquelle -, jeune, belle et ambitieuse, arrivait en tête des sondages, et à être candidate de la gauche (élue du parti socialiste), et même capable de se retrouver présidente de la république française. Ce qui serait historique, s'il en fut ! 
Désormais, on suivait attentivement la carrière de cette femme, qui se nomme Ségolène Royal. Et il serait difficile d'ignorer ce nom. Destin d'une femme dont l'histoire n'a pas finie de remettre au devant de la scène. Qui est-elle ?
Les lieux de naissance sont parfois symboliques. Ainsi au commencement était l'Afrique...

Marie-Ségolène Royal est née, en effet, à Dakar, au Sénégal, le 22 septembre 1953. Elle est la fille de Jacques Royal et de Helène Dehaye.
Du côté paternel, son grand-père Florian Royal, est un petit homme sec, à l'allure militaire, paysan adopté par un homme des armes, et qui lui aussi, finira général dans l'armée française.
Les racines des Royal sont purement françaises, Champagnardes, donc Vosgiennes, et Lorraines. 
Le général Florian Royal a connu la première guerre mondiale de 1914-18. Il a eu huit enfants, dont Jacques Royal. Tous ses quatre garçons seront des militaires. Comme lui. 
Son fils Jacques Royal s'est engagé à 19 ans, en 1939, alors qu'il allait intégrer l'Ecole polytechnique. Durant la guerre, il s'est fait prisonnier, pendant la débacle. A la fin de la guerre, il est expédié directement en Indochine, avant même de se marier. Puis en Algérie. A son retour en France, il épouse la fille d'un notable Nancéen, Hélène Dehaye, la mère de Ségolène Royal. 
Jacques et Hélène auront huit enfants : Gérard, Paul, Henry, Marie-Ségolène, Antoine, Marie-Nicole, Marie-Odette, et Sigisbert.
Jacques Royal fut un homme de devoir. Dans l'armée où il s'est réellement formé, il prit des galons. Le colonel Jacques Royal est un homme autoritaire, viril,fidèle à l'image des hommes de son époque, patriote, limite réactionnaire et misogyne.  Marié, Jacques Royal connut des affectations qui le conduiront d'abord en Afrique, au Sénégal, puis en Martinique. Le couple a eu le temps de mettre au monde Marie-Ségolène Royal, qu'elle quiitera très jeune. Cette dernière n'a que peu de souvenirs de cette enfance africaine. En revanche, elle se rappelle bien de leur séjour antillais, où elle a grandie, en Martinique. Plus tard, ce sera le retouren France. A Chamagne. Sa mère, Hélène Dehaye-Royal, mère au foyer, est une femme qui aime bien s'occuper de ses enfants, en l'absence de son mari, devenu dans le civil, commis-voyageur. Son mari Jacques donc,  est devenu représentant du commerce pour son beau-frère. A son retour, il se montre parfois autoritaire devant ses enfants, incrédules.
La séparation du couple ne va pas tarder. Mettant fin à une vie familiale agitée. Hélène et ses enfants se refugient à Nice, puis à Villiers-Sur-Mer, dans une propriété héritée de ses parents.
Après son lycée catholique d'Epinal, Marie-Ségolène poursuit des études de sciences économiques à Nancy, sanctionnées par une licence, puis en 1975, elle intègre l'Institut d'études politiques (Sciences Pô). Marie-Ségolène est une brillante étudiante. C'est dans ces années-là (les années soixante-dix), qu'elle cahnge de nom. Marie-Ségolène Royal devient Ségolène Royal, tout court.  Elle fait la connaissance d'un jeune homme, Guillaume, fils d'un gros producteur de champagne. Tous les deux amènagent ensemble. Ils logent dans une chambre de bonne et préparent le concours d'entrée à l'ENA (Ecole Nationale d'Administration). Elle est admise en 1978. Tandis que Guillaume échoue. Parmi ses condisciples de l'ENA, elle fréquente un certain François Hollande, fils d'un médecin Normand, diplômé de Sciences Pô et d'HEC. Ségolène Royal tombe sous le charme de ce garçon rondouillet, François, à l'humour décapant, avec son côté chef de bande. De plus, c'est garçon brillant, très intelligent, et politiquement engagé à gauche. Ils feront tous les deux parties du Parti Socialiste. François Hollande sortira de l'ENA au 11è rang, tandis qu'elle se classera 95è sur les 160 élèves enarques.

Au Parti socialiste, rue Solférino à Paris, Ségolène et François côtoient l'un des futurs grands hommes de l'histoire de France, un certain François Mitterrand. Mais aussi d'autres futurs hommes politiques d'envergure, militants socialistes tels que, Pierre Maurois, Michel Roccard, Louis Mermaz, Pierre Bérégovoy, Jean-Louis Bianco, Laurent Fabius, Edith Cresson, Jacques Attali, Elisabeth Guigou, Martine Aubry, Lionel Jospin, Bertrand Delanoë, Roland Dumas, et tant d'autres encore. Des hommes et des femmes de très grandes valeurs de cette gauche socialiste. Mais, c'est François Mitterrand qui séduit tout le monde. Il a la culture politique,l' intelligent en plus du charisme. En plus, c'est lui le meneur, le chef du parti. Ségolène Royal n'a d'yeux que pour cet homme. 
Au sein du parti socialiste, il règne et domine. C'est lui qui sera le candidat désigné pour battre le candidat de la droite, le président sortant Valéry Giscard d'Estaing. En 1980, alors que la campagne présidentielle se prépare, Jacques Attali, un proche de François Mitterrand la répère, avec son compagnon François Hollande. Il les embauche pour travailler à l'éléction de leur candidat Mitterrand.
Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu Président de la République. C'est fut un évenement historique. Puisque la gauche accèdait enfin au pouvoir en France. La fête de la victoire sera grandiose. A la place de la Bastille, les jeunes militants et la foule de Parisiens se sont donnés rendez-vous pour célébrer cet évènement.
Ségolène n'a que 27 ans lorsqu'enfin le président Mitterrand la remarque. Sortie de l'ENA, discrète et efficace, elle a toutes les qualités réquises. En plus d'être une jolie personne qui a de l'audace à en revendre. Elle devient très vite une collaboratrice estimée et appréciée, qui compte pour le président François Mitterrrand. Elle a été choisie avec les quatre autres par le conseiller spécial du président, jacques Attali, pour préparer les sommets internationaux et prooposer des idées : Jean-Louis Bianco, François Hollande, Ségolène Royal et Pierre Morel.

De la jeune femme qui a commencé sa carrière en rédigeant des fiches sur la question féminine pour le candidat Mitterrand, la voilà Ségolène Royal qui passe des échellons, chargée de missions, conseillère technique, elle va finalement s'installer à l'Elysée, aux côtés du président de la république François Mittterrand. 
C'est avec Pierre Bérégovoy, premier sécretaire général de l'Elysée, que Ségolène Royal va travailler, de pair dans un bureau avec son compagnon François Hollande et Maurice Benassag. Plus proche du président, elle le voit le plus souvent, en lui apportant ses notes. Elle a enfin tout le loisir de l'observer dans ses tâches présidentielles et d'apprendre. Lorsqu'on débute dans la politique, la première des épreuves est de se confronter aux électeurs, se faire connaître et se présenter devant eux. L'idée viendra du président Mitterrand, lui-même. Il va le pousser de se frotter à cet exercice des meetings et des élections. Le couple tente la chance. François Hollande choisit la Corrèze. Ségolène Royal va se présenter en Normandie. Elle échoue pour la première fois en 1986. Une expérience. Aux législatives de 1988, elle récidive avec raison, et cette fois-ci dans les Deux-Sèvres, la région Poitou-Charentes. Finalement, elle est élue députée. La reélection de François Mitterrand, pour un deuxième mandat de sept ans, va redonner confiance à toute la gauche. Le parcours de Ségolène se trace royalement, lentement mais sûrement. De 1981 à 1988, elle est Conseillère technique à l'Elysée ; de 1988 à 1995, elle est reélue sans interruption ; en 1992, elle entre dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, comme ministre de l'Environnment (1992-1993), puis ministre déléguée en charge de l'Enseignement scolaire (1997-2000), puis ministre de la Famille et de l'Enfance en 2000 et 2002 ; en 2004, elle est élue présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes. Lentement mais sûrement, Ségolène Royal acquiert des expériences sur le plan politique.
Le plus remarquable de sa victoire sera en 2004, lorsqu'elle conquit cette région Poitou-Charente, fief du premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Elle avait fait une remarquable campagne, avec des visites sur le terrain, des meetings, gagnant la confiance des électeurs de tous bords politiques. 
Après la défaite socialiste de 2002, et surtout le départ incompréhensible de Lionel Jospin, qui annonça d'abandonner la politique, la gauche socialiste était déboussolée. On ne voyait vraiment pas qui pouvait reprendre le leadership du parti pour les conduire aux prochaines élections. Le parti chancelait, mais François Hollande a accepté d'assumer ce rôle difficile de tenir le parti et le sortir des nuages. Il aura le courage de tenir, de réunir tout le monde, avec sa methode de consensus, de compromissions et de fédératrices. Pendant ce temps sa compagne songeait déjà de sortir de son isolement ou de son effacement.
Déjà en 1994, elle avait manifesté ce désir, et songé à se présenter à l'investiture socialiste. On le lui avait déconseillé en lui faisant savoir qu'elle n'était pas encore prête. Femme de caractère, têtue, elle n'est pas quelqu'un qui baisse les bras. C'est aussi sa qualité de na pas avoir des états d'âme en politique. 
Elle n'a jamais accepté l'attitude de Lionel Jospin, celui-là même que l'on croyait un capitaine et qui n'a pas hésité d'abandonner son navire qui prenait eau, et sombrait lentement. Beaucoup de socialistes ne lui pardonneraient jamais cette dérobade. 
C'est François Rebsamen, le numéro deux du parti socialiste, qui découvre en elle des ambitions cachées. Il note la lente ascension de Ségolène Royal et décide de l'encourager dans cette ambition présidentielle, malgré son amitié sans faille avec son compagnon François Hollande. Ce dernier ne disant rien de ses ambitions personnelles. Il ne sera plus seul, Rebsamen. Il y a aussi Julien Gray.
 Au référendum sur la constitution européenne, la victoire du ' Non' avait semé le trouble au sein du parti. Ce ' Non' avait sapé le moral de certains socialistes qui avaient voté ' Oui'. 

Sur le plan sentimental, le couple Royal/Hollande est atypique. Les deux tourteeaux politiques ne se sont jamais mariés. Se contentant de s'aimer et de faire les quatre enfants de leur union. Un couple moderne, dirons certains. Rattrapés par la politique, visiblement les deux amoureux n'ont pas les mêmes ambitions. Ou du moins, n'ont pas les mêmes visions du trajectoire pour aller encore plus loin. Ségolène semble plus ambitieuse. La politique et l'amour font-ils bon ménage ? Le couple semble s'en accomoder. Seulement, à deux les choses peuvent se compliquer. Car l'ambition c'est aussi une perpétuelle lutte permanente dans un tel couple. Et ils n'y échapperont pas. Comme on le verrra plus tard. C'est justement l'ambition qui les éloignera petit à petit. La vision du couple n'est pas le même pour les deux. Ségolène Royal, féministe dans l'âme, n'a pas gardé une bonne image du couple formé par ses parents. Enfant, elle a vu vivre ses parents, et son père n'était pas toujours un mari tendre envers sa mère. D'ailleurs, il n'était toujours pas là. Bien qu'il aimât sa progéniture. La jeune fille grandira avec une image négative de l'homme dans le mariage. Un souvenir d'hostilité, de soumission, de confiance aveugle d'une femme envers son homme. Pour elle, le mariage n'est pas une chose positive. De nos jours, les couples se séparent trop vite. Or dans une relation de couple, il faut une entente et un respect mutuel. De part et d'autre, on doit savoir faire des concessions. Dans une relation de couple, il faut parfois faire preuve de tolérance et de compréhension. Aujourd'hui, les lois du mariage, avec ses avantages et ses inconvénients ne permettent plus une relation saine. Il faudrait donc revoir le sens même du mariage et lui donner une autre valeur.
C'est la différence qui fait une femme très ambitieuse. L'ambition démesurée tue parfois la confiance dans l'autre.
Carriériste et ambition risquent de briser le menage surtout si la femme les affiche clairement. La femme ne sacrifierera pas son indépendance pour un homme. Et vice versa. 
Ségolène Royal n'a pas honte de le dire, ni de le faire savoir. Elle veut que sa carrière politique aille plus loin. Pourquoi pas jusqu'à assumer un jour la magistrature suprême ? Elle veut devenir présidente de la république.

Bien que François Hollande soit le père de ses enfants, sa carrière politique passera avant toute chose.
Pourtant, Ségolène est une bonne mère de famille. Ses proches vantent sa qualité de maman. François et elle-même ont eu les quatre enfants que sont : Thomas, Julien, Clémence et Flora.
Jusque là,  c'est elle qui manifeste un attachement maternel. Ce qui ne veut pas dire que François Hollande ne s'occupe pas d'eux. Il a toujours aimé leurs quatre enfants. Les deux ont toujours voulu préserver leur vie de couple et leur famille. Et ce, même si, après la naissance de sa dernière fille, en 1993, ele avait surpris, en invitant les cameras d'une chaîne de télvision de venir la filmer à l'Hôpital, sans apparemment demander l'avis de son compagnon. D'ailleurs, on dit qu'elle n'en fait souvent qu'à sa tête. Rebelle dans l'âme. 
On se rappelle, déjà le 17 juin 1988, on l'a vu se faire photographier  en famille, c'est à dire son compagnon François Hollande et leurs trois enfants. "Elle, c'est elle, moi, c'est moi ! ". Ou inversement  "Lui, c'est lui, moi c'est moi". Disent en choeur le couple terrible, comme pour bien montrer l'indépendance qui règne au sein de leur union. Lui, François Hollande, est sécretaire du PS, député et maire de Tulle. Elle, c'est Ségolène Royal, députée et présidente de la région Poitou Charente. Ils ont une propriété privée à Paris, une autre à Melle (dans les Deux-Sèvres) et une troisième à Mougins, non loin de Grasse, sur la C'ote d'Azur.
C'est un couple qui vit aisément, avec des salaires à deux s'élèvant à 18.500 euros, par mois, en plus d'un patrimoine immobilier respectable. Dans l'hebdomadaire l'Express du début de cette année (N°2899 du 25 au 31 javier 2007), on a consacré en couverture "Comment ils sont deveu riches" :  Nicolas Sarkozy (qui est le plus riche des trois candidats évoqués ; le couple Royal/Holande; et Jean -Marie Le Pen.
Le couple Royal/Hollande n'est pas un couple comme les autres, l'avons-nous soulignés. Cette originalité semble être imposés par l'un ou l'autre. Et tant mieux si cela marche. Mais il faut parfois se méfier de l'image du couple chercher à montrer en public. Derrière cette façade, se cache toujours quelques zones d'ombre.
Les journalistes Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin lui ont consacré un ouvrage : ( "La femme fatale", aux Editions Albin Michel, Paris mai 2007, 230 pages). Dans lequel on a apris pas mal de choses. Que le couple battait de l'aile, et que les ambitions de l'une restaient toujours là, ténaces, affirment les deux journalistes. 
François Hollande résume bien leur couple: "Un couple, deux libertés." 
C'est un livre qui dévoile la nature même de ce couple politisé et incroyable. Ce qui réjoint les propos d'Arnaud Montebourg, lorque sur CANAL+, on lui a posé la question de savoir quel était le problème ou le défaut de la candidate socialiste, il a  juste répondu ceci :  "C'est son compagnon !".

Et lorsqu'elle s'est fait élire le 16 novembre 2006 par les militants socialistes, à 60,7%, Ségolène Royal ne fera pas que des heureux au sein des siennes. C'est le moins que l'on puisse dire. Jugez-en : un score sans appel, coiffant les "Eléphants" du parti, de très loin. 60,7% pou elle ; 20,5% pour Dominique Strauss-Khan ; et, 18,7% pour Laurent Fabius.
Sa candidature pour la présidentielle avait unanimement  été approuvée par les nouveaux adhérents du PS. Bien qu'élue, elle sera peu à peu isolée, menant une campagne presque en solitaire. Elle avait des sympathisants mais le staff du PS ne le soutenait que mollement. Pour les caciques, elle n'a pas l'etoffe politique pour accéder à la magistrature suprême. Certains propos entendus contre elle sont les plus durs qu'on eut lancer à l'encontre de quelqu'un du même camp politique. Ce n'était ni plus ni moins que de la misogynie et de la jalousie de bas étage. Epargnons-nous de réprendre ses injures et critiques. Une femme présidente de la république en France ? Cela risque de bouleverser les choses. Cette attitude irresponsable des "Eléphants" conduira à l'échec.
Pour sa campagne, elle avait des bonnes idées qui seront d'ailleurs reprises par ses adversaires de droite.
Seule, la campagne paraissait dure pour elle. Malgré l'idée généreuse de la création de son association "Désirs d'avenir" sur le net, et qui a tout de même ramener des nouveaux adhérents. On découvrait que cette femme avait ses idées et son programme à elle : le pacte présidentiel et les 100 propostions. Devant plus 10.000 militants et sympathisants, Ségolène Royal a tenu un discours de deux heures, à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Elle dévoilait son projet politique très personel. les dix mesures-clés sont : Augmentation du SMIC à 1500 euros ; Hausse de 5% des petites retraites à partir de 2007 ; Gratuité des soins pour les moins de 16 ans ; Surtaxation des logements inoccupés depuis plus de deux ans ; Sur le plan de l'Emploi Jeunes, des prêts gratuits de 10.000 euros pour tous les jeunes à leur majorité ; Pour les chômeurs, une sécurité sociale professionnelle leur garantissant 90% de leur dernier salaire ; Doublement de l'allocation de rentrée scolaire dès 2007 ; Sur le plan de la Sécurité, une création de polices de quartier ; Les délinquants seront encadrés, y compris le service militaire ; et enfin, la fiscalité avec un taux plancher de l'impôt sur les sociétés pour freiner les délocalisations.
Un discours qui a ravi les militants et les politiques de gauches, sauf que, les voix muettent se murmuraient  dans le silence. "C'est iréalisable", "Qui va payer ?", "On ne pourra jamais les appliquer". Voilà comment certains ont réagi. Bon projet mais coûteux.
En face, le candidat de la droite Nicolas Sarkozy, avait des moyens. Il avait les médias, les financiers. Mais si certains de ses propos ressemblaient à ceux de sa concurente. A quelques nuances près. Le candidat de l'UMP est allé même jusqu'à tenir le discours lepeniste, et cela a marché. Beaucoup de frustrations avaient conduit les Français aux extrêmes. Entendre un candidat républicain tenir le même discours a ramené les électeurs du Front national à voter pour lui. Bien que certains propos frisaient le racisme et la xénophobie. "Lui au moins il fera ce qu'il dit", entendait-on partout. La droite décomplexée. Le candidat de la rupture. La France va se mettre au travail. Avec Sarkozy, la France vivra mieux. C'est cela la stratégie de la droite incarnée par Sarkozy. Etre à l'écoute des Français et leur tenir leur discours. Avec un langage simple, clair. Avec des moyens en plus, il n'y a aucune raison qu'il ne gagne pas. Même si dans le dernier face à face télévisé, elle a fait mieux, certains n'ont retenu qu'elle s'est laissé aller dans la colère. Etonnament, Sarkozy souvent attaquant, ce jour-là, il est resté sur la défensive.
"Si la campagne de Ségolène Royal était bien soutenue, mieux coordonnée, c'est elle aujourd'hui qui serait à la place de Nicolas Sarkozy. Donc, présidente de la république. Mais voilà, elle n'a apas gagnée ! 

Le spectacle que montre aujourd'hui le parti socialiste est lamentable. On a vu les plus marqués par la défaite de la gauche se précipiter à droite dès l'appel de sirène du nouveau président Sarkozy, qui a compris leur désarroi et applique la méthode du débauchage politique à l'endroit de ses adversaires d'hier de la gauche. La gauche a perdu certes, mais ce n'est pas une raison de trahir son camps en avançant des arguments aussi plats.
On entend que certains prédisent qu'aprèsl'état de grâce dont bénéficie la droite, la déception viendra ramener les Français à la réalité. Attendons pour voir.
Ségolène Royal, elle, a déjà annoncé qu'elle se prépare pour les prochaines élections dans cinq ans. Cinq ans, dans lesquels il peut se passer beaucoup de choses. Elle croit encore à sa chance. Pour Ségolène Royal, il faut toujours croire à son destin. Ne pas se montrer fataliste.










 
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A
Je viens d'acheter le livre de Ségolène Royal et passé tout mon temps à sa lecture. Passionnant son récit de la campagne présidentielle !
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J
On attend avec impatience vos commentaires à la sortie du livre de madame Royal.
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P
La Magazine PARIS-MATCH vient de consacrer sa Une à Madame Ségolène Royal. Elle y dit qu'elle a cicatrisé sa blessure. Elle raconte dans cette interview que son courage vient du fait de s'être entourée et pense rester au PS pour continuer son combat à gauche.
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C
Madame Royal, tout comme le Parti Socialiste devront suivre de près la politique économique du président Sarkozy. Ils ne manqueront pas de le critiquer comme l'a fait l'ancienne juge d'instruction Eva Joly, qui s'en est pris violemment contre ce projet du président de dépénaliser la vie économique. Elle a dit sur radio France Info que, "dire que ce n'est pas grave de présenter des comptes inexacts ou de ne pas respecter la différence entre sa propre poche et la poche de l'entreprise, c'est grave. Le droit pénal, il ne faut pas l'oublier, protège les victimes."
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V
Un livre écrit par Ségolène Royal est annoncé. Son titre : UNE ETRANGE DEFAITE. Il paraîtra ce mois de septembre aux Editions Grasset. Nous l'attendons impatiement afin de mettre nos avis et commentaires.
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