Quiconque débarque pour la première fois aux îles du Cap-Vert comprend tout de suite que cet archipel saisit au mieux ses limites et sa capacité de s'adapter à la conjoncture et au besoin immédiat, tant sur le plan politique qu'économique. Les îles du Cap-Vert sont à l'image d'un pays pauvre certes,mais réaliste et bien structuré. Politiquement, la stabilité du gouvernement est un gage de confiance pour les Capverdiens et les investisseurs étrangers.
L'actuel Chef de l'Etat, Pedro Pirès, est un homme pragmatique. Président d'un petit pays sans ressources, il a fallu adopter une politique rassurante pour attirer les investisseurs étrangers et surtout, afin de recevoir l'aide internationale dont le pays a grandement besoin, en appliquant une gestion irréprochable. Résultat du parcours, l'afflux des capitaux et autres aides, puisque le pays est visiblement un exemple de la démocratie, de la bonne gouvernance, du sérieux, qui renforce la crédibilité pour ce petit pays. Le gouvernement a conscience qu'une bonne gestion des affaires permet d'avoir la confiance des partenaires dans divers domaines et de s'impliquer davantage dans leur aide au développement du Cap-Vert. Ce pays très pauvre au départ, se retrouve aujourd'hui parmi les pays qui s'en tirent le mieux dans cette période de crise que connaissent beaucoup de pays du Sud. Le revenu par tête d'habitant approche les 2.000 dollars. Les aides internationales reçues sont intelligement utilisées. La bonne gestion de son économie fait que le Cap-Vert figure parmi les pays qui ont la confiance des organismes internationaux tels que le FMI (Fonds Monétaire internatinal) et la Banque Mondiale. En outre, les investisseurs privés étrangers continuent de placer leur confiance au gouvernement. Sur le plan national, le pays connaît depuis une trentaine d'années une stabilité rassurante. Les capverdiens sont un peuple travailleur. La paix sociale contribue à cette stabilité. Le gouvernement sait mettre à profit les aides reçues de l'extérieur, et plus encore, les rares ressources internes disponibles.
L'archipel mise aussi sur le secteur du tourisme. Les îles du Cap-Vert connaissent un boum touristique des fréquentations et des séjours. Il ne faut surtout pas négliger l'apport financier de la diaspora qui contribue aussi à réhausser le secteur économique. La diaspora contribue de beaucoup au développement du pays avec ses transferts d'argent. Comme tous les pays, l'archipel du Cap-Vert se veut un pays ambitieux mais raisonnable. L'actuel gouvernement, après avoir ramené la croissance à 6,5% pour cette année, ambitionne encore d'atteindre 7 ou 8 % l'année prochaine. Pourquoi pas plus, les années qui viennent ? Le pays veut dynamiser son économie afin de mobiliser encore plus les énergies et les capitaux nécessaires à sa croissance.
Les îles du Cap-Vert que nous venons de découvrir, connaissent un développement qui saute aux yeux de tout visiteur. Plusieurs secteurs sont en plein épanouissement. Depuis l'aéroport, on constate que pays bouge. De l'île de Sal à Praia, relié par une aviation entretenue, on note que les infrastructures sont plus ou moins fiables pour un si petit pays. Les aérodromes, les routes et les bâtiments sont en perpétuels entretiens. Des nouveaux immeubles se consruisent un peu partout dans les dix îles que composent l'archipel du Cap-Vert. Ici et là, des édifices modernes, des véhicules de luxe qu'on croisent dans les grandes rues. Les usines sont installées aussi partout dans le pays. Le secteur de la pêche se développe, se modernise. Le plus visible reste ce secteur du tourisme. Partout on construit des hôtels de luxe. En développant son tourisme, le Cap-Vert a visé juste. Les touristes se plaisent à dire que ce pays est magnifique. Les plages sont splendides. Comme les habitants du pays toujours accueillants. L'archipel sait se montrer digne de recevoir ses touristes. Le Cap-Vert ressent les effets sur son économie. C'est un secteur qui reste d'avenir avec la qualité de ses services. Il joue un rôle moteur pour l'ensemble du pays.
Bien sûr qu'il n'y a pas que le tourisme. Plusieurs secteurs économiques créent des emplois. Faisant confiance en l'avenir, le gouvernement est conscient qu'il faut aussi créer un environnement favorable pour l'ensemble de la population comme pour le pays. Comme le dit si bien le président Pedro Pirès, il faut que le peuple capverdien ait confiance à son gouvernement. "Cela passe aussi par le renforcement de la crédibilité de l'Etat. Donc, il faut faire ensorte que l'intervention publique soit dirigée vers la construction d'une économie viable et efficace, d'une société épanouie." C'est là la tâche numéro un du gouvernement, c'est-à-dire, qu'il faut un Etat de droit, une bonne gestion efficace du pays, ce qu'on appelle la bonne gouvernance, et un développement le plus équitable possible.
A la tête du pays depuis 2001, le président Pirès a été reconduit en 2006. Il a ainsi maintenu la même équipe qui a fournit un bon travail durant son mandat. Le premier ministre José Maria Neves est donc maintenu à son poste. Homme intelligent, compétent et pragmatique, comme son président, le premier ministre Neves a la confiance du gouvernement et du peuple. Grâce à la politique appliquée, le Cap-Vert peut s'énorgeuillir du travail accompli et être fier de son gouvernement. Entre le premier ministre et le président le courant passe et la confiance est totale.
Pedro Verona Rodrigues Pirès est né le 29 avril 1934, aux îles du Cap-Vert. Membre, puis leader du PAICV (parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert), Pedro Pirès fut l'un des compagnons d'Amilcar Cabral, lors de la lutte pour l'indépendance du Cap-Vert, sous domination coloniale portugaise. A l'indépendance, il devient le premier ministre jusqu'en 1991. Aux éléctions présidentielles, et face à l'ancien premier ministre Carlos Veiga (qui occupa ce poste de 1991 à 2000), candidat présidentiel, Pedro Pirès, pour son deuxième mandat présidentiel, bat Carlos Veiga par un score de 51,1 %. Le président sortant Pedro Pirès (depuis 2001), est reélu pour la seconde fois à la tête de cette république du Cap-Vert, pays insulaire, dans l'Océan Atlantique, au large de l'Afrique. Avec son gouvernement, le président Pirès a donné la priorité à l'économie et cela donne des résutats positifs. Le pays était l'un des pays les plus pauvres du monde, avec un environnement naturel pas très favorable. Le sol est désertique. La séchèresse sévit souvent et les famines toujours meurtrières. Le pays ne pouvait compter que sur les aides extérieures. L'Angola fut l'un des partenaires le plus actif dans l'aide au développement de l'île. Grâce à une bonne gestion financière et des réformes réalistes, l'économie du pays s'est redressée. Les aides affluent. Conscient de son handicap de pays dépourvu des ressources naturelles, le pays a tout de même mieux réussi son développement avec les quelques ressources disponibles. Sans oublier les aides des pays-amis. En trente ans, et grâce à Pedro Pirès et aux dirigeants responsables, le Cap-Vert s'est nettement distingué des autres pays pauvres. Il se place aujourd'hui parmi les pays africains à revenu moyen,qui a fait des efforts, et qui le fait quitter du groupe des pays les moins avancés.