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L'année prochaine l'Angola connaîtra les élections démocratiques les plus importantes dans l'histoire de ce pays, après des longues années des troubles qui avaient freiné son développement. Aujourd'hui la paix est une réalité, et la démocratisation du système politique est en marche.
Dans moins de deux ans, les Angolais vont élire leur président de la république. L'actuel chef de l'Etat angolais, José Eduardo dos Santos souhaite se représenter pour briguer à nouveau ce poste, pour un énième mandat. Il est au pouvoir depuis 1979. Et seuls les Angolais diront s'ils veulent, et souhaitent encore lui renouveler leur confiance, ou alors, chercher (s'il y a d'autres candidats), une nouvelle tête pouvant conduire le pays dans cette nouvelle ère qui commence. Après avoir repoussé à maintes reprises les dates de ces élections législatives et présidentielles, le gouvernement de Luanda a décidé de préparer sérieusement, et de les organiser pour les années 2008 et 2009. Le report de ces élections a été justifiée par le retard pris pour le récensement de l'ensemble de la population angolaise dans tout le territoire. Finalement, la proposition du Comité multipartite dirigé par le président José Eduardo dos Santos, lui-même en personne, a tranché. Ce sera bien l'année 2008 qui reste la date choisie pour l'organisation des élections législatives, et l'année d'après sera la présidentielle. Le président a pris cette décision après avoir consulté les partenaires des partis d'opposition, sous la conduite de l'UNITA, premier principal parti d'opposition légale du pays. Le cordinateur de la CIPE, (Commission Interministerielle pour le Processus Electoral), Monsieur Virgilio de Fontes Pereira, a confirmé que les récensements se déroulent bien, et que 7.000.000 d'Angolais sont déjà enregistrés. D'ici à la fin de l'année 2007, ce chiffre sera dépassé, et que l'année 2008 verra se concrétiser la promesse de ces élections promises par le gouvernement du MPLA. Mais pour la réussite d'une réalisation, il faudrait bien que les citoyens Angolais fassent preuve du civisme en allant massivement voter, il faudrait être sûr du bon déroulement de cet enjeu national, et surtout éviter les erreurs électorales d'hier, les échecs constatés aussi dans plusieurs pays africains. Le tout c'est de tout mettre en oeuvre pour que demain certains aigris ne crient pas aux fraudes électorales, comme on a souvent l'habitude d'entendre ailleurs, après les élections librement consenties. Une élection mal organisée est une entrave majeure au progrès de la démocratie et une ménace sérieuse contre la stabilité et la cohésion nationale.
Après des années de guerres et luttes intestines, les Angolais ont mûris et aspirent à jouïr de cette paix. Il y a à faire et il reste encore beaucoup à faire.
L'optimisme du chef de l'Etat José Eduardo dos Santos se justifie quand il dit que ce pays est en paix, et que les moments d'incertitude et de méfiance ne sont plus que des lointains souvenirs.
Il y a peu de temps encore, ce type de discours ne serait pas pris au sérieux. Ce qui est sûr ce qu'aujourd'hui la paix en Angola est palpable, en effet, effective. Personne dans le pays ne peut plus venir pour tenir un discours de division des Angolais, ou pire encore, un discours pour déclencher la guerre : on ne l'écoutera pas et personne le suivra dans cette aventure de la folie. C'est vrai que la démocratie est quelque chose qui se construit de jour en jour. Une chose à construire et à reconstruire. Même si l'on sait aussi que la liberté d'expression n'est pas encore tout-à-fait entrée dans les mentalités, dans les moeurs angolaises, comme dans plusieurs pays africains. Néanmoins en Angola, en déhors de certains engagements qui peuvent mettre en cause le chef d'Etat ou la sécurité du pays, on s'exprime. La liberté individuelle est garantie par les lois.
C'est la tâche du gouvernement de faire son travail d'explication du sens du civisme aux citoyens angolais et de montrer l'exemple. Les médias doivent jouer le rôle pédagogique et ne doivent plus devenir l'opium du peuple.
En Angola, la peine de mort a été abolie. C'est un signe de respect de l'homme angolais. Signe d'une nouvelle prise de conscience du gouvernement et une conception démocratique des droits de l'homme dans un pays qui vient de sortir à peine, il y a peu, des guerres répétitives.
Evidemment, la démocratie n'est pas tout-à-fait parfaite. Le MPLA (Mouvement Populaire pour l'Indépendance de l'Angola) continue de dominer l'ensemble de la vie politique du pays. Mais, on peut dire sans se tromper que l'opposition a son espace d'expression, puisqu'elle est représentée au Parlement. Les partis de l'opposition au gouvenement y siègent et participent souvent au débat libre et démocratique. Les règles du jeu au sein de l'Assemblée sont respectés. La culture de la libre expression et de la liberté politique commencent à peine d'entrer dans les moeurs politiques. Elles doivent prendre encore toute leur place partout dans le pays, comme un peu partout en Afrique. C'est ainsi qu'on reconstruira l'avenir des peuples africains et partout dans des pays du continent.
Les élections de 2008 et 2009 restent une chance pour l'Angola. Un grand pays de 1.246.700km2, potentiellement riche en minerais, singulièrement en hydrocarbures (pétrole, gaz,etc.), et à l'extraction de diamants.
Avec ses 2 millions de barils de brut par jour, l'Angola rste un grand pays producteur de l'or noir. D'ailleurs, le pays fait désormais partie de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole). Plusieurs investisseurs se pressent désormais aux portent de l'Angola pour y investir. Les investisseurs sont attirés par le potentiel minier du pays. Les capitaux étrangers continuer d'affluer en Angola. Le pétrole représente à lui seul plus de la moitié du PIB. Avec près de 55% du Produit intérieur brut, l'Angola exporte 95% de son pétrole, et cette matière première constitue les 80 à 85% des revenus de l'Etat angolais.
Son potentiel minier, avec le pétrole, le diamant, or, gaz, hydrocarbure, hydraulique, agriculture, et tant d'autres encore, l'Angola peut rêver son développement en réussissant son économie.
Si l'on calcule bien, les 2 millions de barils par jour, les 300 milliards de mètres cubes du gaz, ajouté aux extrations vers l'offshore ultra profond encore non évalué, il sera difficile de ne pas croire à la réussite du pays, comme de son économie, à un développement rapide sur le plan économique de cet Angola pays mieux doté par la nature africaine. Ce qui a permis au Conseil du cabinet du ministère de finance d'annoncer le financement de 3,5 milliards de dollars de bons de Trésor, assuré par les trois principales banques du pays, à savoir, BFA, BAI et BESA, pour lever des fonds afin de financer la réconstruction des infrastructures nationales.
Pour l'heure, le revenu moyen par habitant est de près de 3.000 dollars, alors que la majorité de la population ne vit qu'avec un peu plus de 3 dollars par jour. Ce qui signifie qu'il y a encore des efforts à faire dans la repertition de la richesse nationale.
On note par ailleurs que le taux de croissance en Angola est l'un des meilleurs en Afrique subsaharienne. Le rythme de croissance reste rigoureuse et en nette progression. Selon les chiffres, le taux de croissance est passé de 32,7% pour l'année en cours, et l'on prévoit encore entre 35% et plus pour 2007 et 2008. L'inflation restée en baisse constante depuis le début de l'année 2000, s'est établi à 12% l'année dernière, et ellerisque de dépasser les 10% l'année prochaine.
Selon le FMI (Fonds Monétaire International), la balance des paiements courant pourrait redevenir négative à partir de 2011 si aucune nouvelle mise en service de gisements pétroliers n'a lieu. Or, on continue de pomper et de découvrir des gisements un peu partout sur les côtes maritimes angolaises. Ce qui permettra d'atténuer un peu plus les prévisions. Le budget de dépenses pour cette année est de l'ordre de 31,3 milliards qui constitue un budget de relance. Il sera alimenté à 60% par les recettes pétrolières, pour le reste par des ressources externes, prêts chinois, ou brésiliens en particulier. Quant à la dette extérieure publique, elle est estimée autour de 15 milliards de dollars, et compte tenu des emprunts chinois et brésiliens récents, elle représente34% du produit intérieur brut (soit 73% en 2008). Les reserves devraient atteindre 8,5 milliards en 2007 et représente déjà plus de 5 milliards. Ce qui représente 5 à 6 mois d'importations. Des négociations sont en cours avec le Club de Paris pour le traitement d'une partie de la dette publique.
Ce qui nous amène donc, à revoir ce qu'il en est des relations entre l'Angola et la France. Puis, essayer de comprendre comment s'organiseleur rapprochement tant au niveau économique que politique.
Pour en arriver, il semblerait de règler certains contentieux existants, qui ont littéraleement limés les relations bilatérales entre les deux pays.
Lors de la dernière 62è Assemblée générale de l'ONU, à New-York, les présidents français et angolais se sont rencontrés. Ils en ont profités de cette tête-à-têtepour essayer de clarifier certaines choses. Le président français devra se rendre en Angola début 2008. Il a d'ailleurs déclaré que "la page des mauvaises relations entre l'Angolaet la France est définitivement tournée."
Tout le monde s'est alors penché sur cette "Affaire Pierre Falcone". Une sale affaire qui date de 1993. Messieurs Arcady Gaydamak et Pierre Falcone auraient éfé soupçonnés d'avoir négocié et vendu, pour 781 millions de dollars d'armes, au gouvernement angolais en guerre contre la rebellion du mouvement de Jonas Savimbi, l'UNITA. A cette époque, la France et l'Angola entretenaient des relations diplomatiques, disons, en dents de scie. L'Angola ne supportant pas la présence des bureaux et représentants de l'UNITA, en France.
Il a fallu, pour le gouvernement angolais, à la recherche d'achats d'armes pour équiper son armée en guerre, des intermédiaires. L'Angola avait grandement besoin des armes pour mâter cette rebellion ténace du charismatique leader de l'UNITA(Union pour l'Indépendance Totale de l'Angola), Jonas Malheiro Savimbi.
Arcady Gaydamak et Pierre Falcone, principaux négociateurs, étaient mis en examens pour ' trafic illicite d'armes ' entre 1993 et 2000, sans l'accord du gouvernement français. Comme on l'a dit, cette affaire a emposonné les relations diplomatiques entre les deux pays durant plusieurs mois.
L'arrivée du nouveau gouvernement en France en mai 2007, a changé la donne. Puisque le nouveau président français a opté pour un rechauffement dans la relation franco-angolaise. Les deux pays ont donc décidé de priviligier les raisons d'Etat. Pour des raisons purement politique et économique, la France a tout intérêt de maintenir les bonnes relations avec cet important pays pétrolier africain. Dès leur arrivée au pouvoir, le nouveau régime français a tout de suite compris dans l'exercice du pouvoir ce que c'est que la "réalpolitik".
La France est le troisième client de l'Angola, et le deuxième investisseur étranger du pays, grâce au pétrole angolais. Un grand pays d'Afrique australe qui entre timidement mais sûrement dans le cercle des pays émergents. C'est un pays d'avenir de ce continent africain. L'Angola est le 74è client de la France, et le 41è fournisseur de biens.
Selon les sources officielles, le montant des importations françaises s'est élevé à 1406 millions d'euros, en 2005, contre 655 millions en 2004. En 2006, on a constaté une tendance à la diversification des échanges franco-angolais avec une croissante pour les biens de consommations (dans la pharmacie, par exemple).
A rappeler aussi, que 41% des produits exportés de France sont surtout des biens d'équipements professionnels, 45% sont des biens intermédiaires, et 10% ce sont des biens agricoles et agroalimentaires, et que les restes des importations sont essentiellement constituées de produits pétroliers.
Depuis le début de cette année, une cinquantaine d'entreprises françaises sont établies en Angola, essentiellement dans le secteur pétrolier et para-pétrolier.
En juillet 2007, une délégation d'entreprises françaises, conduite par l'organisation patronale française (MEDEF),s'est rendue en Angola. Préfigurant la visite officielle du chef de l'Etat français.
Comme pour bien montrer la bonne volonté française dans ce rechauffement diplomatique, certains affaires gênantes vont être rapidement reglées. Pierre Falcone, homme d'affaires français, a obtenu le 4 octobre dernier la levée des mandats d'arrêts internationaux qui pesait sur lui. La Justice l'a confirmé. Il avait quitté la France en 2001 après un an de détention préventive. L'Angola lui a "donné" la nationalité angolaise et un passeport diplomatique, en 2003, pour représenter l'Angola en tant que son ambassadeur (ou plutôt son ministre-conseiller) auprès de l'Unesco, dont le siège est à Paris. Ce statut de diplomate d'un pays étranger lui protégeait de son arrêstation lancé par la France, son pays d'origine. A ce titre dond, il devrait être protégé contre la justice française qui tenait à le coincer pour le juger. La nouvelle impulsion du gouvernement actuel en France que vient de donner à cette relation gomme toutes sortes d'affaires douteuses. L'affaire Falcone est la plus retentissante puisqu'elle concerne le procès des ventes d'armes d'une société para-publique, la SOFREMI. Pierre Falcone aurait été accusé, ou soupçonné, d'avoir versé au président angolais la somme de 37 millions de dollars sur un compte dans une banque au Luxembourg. Ce que l'accusé et son avocat contestent vigoureusement. 42 personnes seraient impliquées dans cette affaire financière d'un montant de 790 millions de dollars. Soupçonnés aussi, outre Falcone et Gaydamak, le fils de Tonton, Jean-Christophe Mitterrand, Jacques Attali, Charles Pasqua, et tant d'autres personnes encore. En terme de chiffres, les accusés étaient poursuivis pour des sommes de 2,6 millions de dollars à J.C.Mitterrand; 160.000 dollars pour Jacques Attali (ex-conseiller du président français François Mitterrand); 229.000 dollars à titre personnel à l'écrivain Paul-Loup Sullitzer. Cette crise évoquée semble un lointain souvenir, la justice française ayant décidée que toutes ces affaires seront classées. Sauf, pour certains qui devront tout de même comparaître, pour d'autres raisons.
L'intérêt supérieur de la France, et pour des raisons économiques surtout, la France veut rester un partenaire estimé pour l'Angola. Comme pour la plupart des pays africains. La compétion économique est rude entre tous les pays puissants qui veulent tous avoir une certaine influence sur le continent noir.
L'exploitation de l'or noir angolais est assurée par la France. Bien qu'elle ne soit pas la seule à être présente en Angola, la France l'emporte par une certaine connaissance de l'Afrique subsaharienne. La coopération économique entre la France et l'Afrique est toujours bonne à prendre. Plusieurs entreprises françaises ont pignon sur rue dans le pays. Sur le plan culturel, la France est aussi présente par sa langue. La plupart de cadres angolais parlent couramment le français. Beaucoup de jeunes exilés angolais ont fait leurs études dans des pays africains francophones. Ils sont souvent polyglotes. A Luanda la capitale, existe une école, (l'Alliance française), pour l'apprentissage de la langue française. Avec les guerres, certains cadres angolais ont étudié dans la langue de Molière et de Voltaire. Nous avons rencontrés des Angolais à Luanda, à Kinshasa ou à Brazzaville, qui maîtrise parfaitement la langue française, parfois même mieux que la langue portugaise !
On peut conclure que la France est bien en Angola culturellement etsur le plan linguistique. De plus, les entreprises françaises trouvent facilement les cadres angolais pour travailler avec eux. Bien entendu, durant la colonisation portugaise, l'Angola n'a pas produit suffisament des lettrés. L'analphabétisme est encore un fléau. Les efforts gouvernements pour alphabiser les Angolais commence à peine de donner des résultats. L'illétrisme avait atteint le taux le plus élevé du continent au debut des années soixantes et soixante-dix. Après l'indépendance, avec le retour des Angolais d'exils, souvent scolarisés, l'Angola s'est vu grossir le nombre de lettrés instruits. Ces enfants des anciens refugiés vontdu reste jouer un grand rôle important dans le développement de l'Angola, pays auquel ils sont tous attachés. Le portugais est la langue officielle de l'Angola. Le français a bien toute chance et toute sa place en Angola. On estime à 20% de la population francophone en Angola, et ce sont surtout des exilés ayant vécus dans les deux Congo (principalement à Kinshasa et à Brazzaville). Souvent avec leur double culture, francophone et angolaise. Une population franophone qui restera utile dans le rapprochement de la coopération culturelle et économique entre la France et l'Angola.
Sur le plan économique, en cette fin de l'année 2007, la situation du pays est bonne. Les chiffres qui sont là le témoignent. Une croissance à deux chiffres qui fait de l'Angola l'un des pays prometteurs qui a une dynamique pour réussir son développement sur tout le plan, notamment sur le terrain économique.
Une croissance vigoureuse dûe à une hausse de production pétrolière et à des prix élevés du brut, qui rapportent des devises. 32,7% pour 2007 ; 33,6% pour le pétrole et 27% hors pétrole. Selon le FMI, la croissance en 2006 était de 19%, et cette année la prévision de 35 % sera atteint. En 2007, l'Angola dépassera les 10% prévus. C'est dire les efforts fournit par ce pays pour que l'inflation reste en baisse. L'année dernière, elle n'était que de 12%. Une inflation qui semble maîtrisée. La résussite économique de l'Angola s'observe aussi par sa balance des paiements. On l'estime à 13% du PIB, selon le Fonds Monétaire International, et que cette année le progrès réalisé confirme les prévisions et la confiance. Un petit bémol tout de même sur ces réussites, le FMI estimant que cette balance de paiements pourrait redevenir négative à partir de 2011, si aucune nouvelle mise en service de gisementn'a lieu, et pour compenser le tout, les dernières et récentes découvertes permettront d'atténuer les prévisions.
Si l'on se refère au FMI, l'Angola est toujours sur la bonne voie. Il sera, nous dit-on, alimenté à 60% pour les recettes pétrolières, en particulier. Toujours selon les sources, les recettes de deux entités publiques pétrolières et diamamtifères, SONAGOL et ENDIAMA, ne sont pas encore intégées dans le budget, dans la mesure où il s'agit de sociétés membres de consortia.
C'est dans ce sens que le ministre Aguinaldo Jaime s'est rendu en Belgique le 15 et 17 octobre, pour un Sommet international des diamants, à la tête d'une délégation de la Société angolaise de diamant (ENDIAMA), pour défendre la stratégie de bénéfice du gouvernement angolais dans ce secteur. L'Angola ne veut pas se limiter seulement à la production du diamants bruts, mais aussi à sa transformation, à travers la coupe et la taillerie de ces pierres précieuses.
Le budget de l'Etat pour 2007 devrait bénéficier de recettes pétrolières de plus de 18 milliards américains, (en comparaison de 12,5 milliards en 2005) : impôt sur les revenus des sociétés pétrolières, impôt sur des transports de pétrole, impôt sur la production de pétrole, Tarif des Valeurs Ajoutées (TVA) sur les produits raffinés, bonus, royalties des concessions. Au total, pétrole inclus, les impôts représenteraient 47% du budget en 2007. Les recettes de la compagnie nationale SONANGOL pourraient dépasser 10 milliards cette année. Le budget de 2007 devrait être bouclé avec un surplus de 2,5% du produit intérieur brut, voire bien plus si le taux de non-réalisation de projets reste élevé.
La dette extérieure publique est estimée autour de 15 milliards.Compte-tenu des emprunts chinois et brésiliens récents, elle représente 34% du PIB (soit 73% en 2003). Les reserves devraient donc atteindre 8,5% en 2007 et représentent déjà plus de 5 milliards (5 à 6 mois d'importation du pays). Des négocîations sont en cours avec le Club de Paris, comme on l'a déjà dit plus haut.
L'Angola a adhéré au processus de Kimberley, et a crée une association des pays africains producteurs de diamants dont le siège est en Angola. Le Fonds de Réserve pour le Futur, a été crée en 2004, et a déjà été abondé de 500 millions de dollars américains. La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont recommandé la création d'un Fonds pétrolier.
Pour parler encore de ces deux institutions, signalons que ce 1èr novembre, c'est un Français qui dirige officiellement le FMI, il s'agit du socialiste Dominique Strauss-Khan. Ceci dit, ainsi donc, après le programme du Fonds (SMI) de 1995 et 2000 restés sans suite, l'Angola avait renoué le dialogue avec les institutions de Bretton Woods vers la fin de l'année 2002. La dernière revue du FMI (voir l'article 4), s'est tenue en juin 2007. Le FMI considérant que la dette angolaise reste soutenable, il continue d'encourage ce pays à plus de transparence, en particulier, pour ses recettes pétrolières et minières, à un processus de planification à moyen terme plus rigoureux.
Pour la Banque Mondiale, elle a porté son effort sur des interventions à caractères d'urgence. Au total, elle a mis en place près de 16 crédits AID pour 487 millions, dont 5 restent en cours, d'un montant de 177 millions.
La SFI est intervenue pour un montant de 16,5 millions. Le Conseil de la Banque a entériné la stratégie d'assistance intérimaire, ainsi que la deuxième phase du projet multisectorel d'appui à la reconstruction (102 millions de dollars américains). Il faudrait aussi compter sur la programmation de l'Union Européenne de l'ordre de 116 millions d'euros, au titre du huitième Fonds européen de développement.
Le prochain programmé pour cinq ans, soit du 2002 à 2007, ce neuvième fonds de 146 millions ont été programmés, pour des projets ruraux, de santé et de réhabilitation de routes, la reconstruction urbaine, l'adduction d'eau, de traitement d'eau usées. Le dixième programme du Fonds européen de développement pour l'Angola serait de 173 millions d'euros pour des opérations d'appui à la bonne gouvernance, au secteur social et éducatif, au secteur rural.
Si tous ces programmes aboutissent et donnent des bons résultats pour le pays, - et il n'y a pas des raisons d'en douter -, l'Angolaa les moyens d'entrer, comme nous le disions tout le long de cet article, dans une nouvelle ère, avec ses atouts. C'est encore vrai de dire que le pays cherche toujours à diversifierses partenaires économiques. Les dirigeants angolais doivent veiller à ce que ce type de coopération diversifiée ne retombe pas sur des erreurs d'hier, dont les pays africains se faisaient souvent truander. Comme cette scabreuse affaire d'achat d'armes à Israël. Selon les médias israëliens, des inforamtions apparament confidentielles ont été dévoilées. L'armée angolaise qui cherchait et cherche encore à moderniser son armée, cherche des armes ultramodernes chez tous les marchands d'armes, - et ils sont nombreux -, dans différents pays (occidentaux ou autres). Des hauts fonctionnaires de ce dit-ministère de la Défense, auraient contractés (c'est le moins que l'on puisse dire), un contrat d'achat d'armes et d'avions de combat, à deux sociétés israëliennes. Le contrat d'une valeur de 1 milliard de dollars aurait été signé avec "Israël Aircraft Industries" et "Soltam". Or, il s'avère quew ce montant par rapport aux besoins de l'armée angolaise est rapidement apparu comme totalement surdimensionné. Un journal israëlien, "HAARETZ" , qui a revelé cette affaire, le président angolais Dos Santos couroucé, s'était déjà séparé en avril dernier, de son chef des services de renseignements qui serait impliqué dans la conclusion d'un autre contrat douteux, avec la firme israëlienne "Image Spot", censée d'établir à Luanda, une station militaire de réception d'images satellitaires.
A la mi-octobre, le président José Eduardo dos Santos avait procédé au limogeage de plusieurs hauts fonctionnaires du ministère de la Défense. Comme dans plusieurs pays, les soupçons de corruption pèsent toujours souvent sur des hauts responsables locaux, dans le cadre des contrats similaires.
Depuis cette mésaventure, l'Angola est devenu prudent. Même s'il cherche toujours à diversifier les partenaires dans tous les domaines, aussi bien sur le plan économique, autant aussi sur d'autres. Luanda se montre désormais vigilant.
La Chine, par exemple, est un pays très intéressant actuellement sur le plan de coopération avec l'Afrique. Un pays très important. La Chine séduit les Africans. Les hommes d'affaires chinois veulent se différencier des pays occidentaux. Ils honorent leurs engagements et n'infantilisent pas les pays africains. La Chine est à l'écoute de cet appel d'aide des Africains. Les Chinois veulent faire des affaires et non pas néocoloniser ni piller au vu et au su des Africains. L'aide au développement quela Chine pratique en Afrique est moins coûteuse, pragmatique. toujouts près à écouter et à rendre service. Ce pays est sur le terrain avec de l'argent et des moyens technologiques. Pour l'Angola, plusieurs contrats existent, sont signés et honorables. Dans le domaine militaire, c'est encore la Chine qui fournit les équipements à l'Angola. Ce qui ne manque pas de faire des jaloux en Occident. Pour critiquer et dénigrer la Chine. Or les Africains constatent que c'est faux et que ces critiquent n'entameront en rien leurs rapports. Les pays européens, et l'Occident doivent montrer leur bonne foi.
Ce qui, pour l'heure, n'est pas toujours le cas.Un responsable chinois a affectué une visite officielle en Angola, pour confirmer l'engagement d'aide au développement des pays africains, et surtout pour l'Angola. Il a pu rencontré l'Amiral angolais André Gaspar Mendes de Carvalho, faisant suite à la dernière visite en Chine de l'ancien chef d'Etat-Major général des Forces Armées Angolaises (FAA), le général Agostinho Nelumba. Il fallait en effet concrétiser la signature de ce protocole d'achats de fourniture militaire.
La politique étrangère chinoise sur la coopération avec l'Afrique est souvent assidue et active, et son assistance n'est pas un vain mot, et surtout très active et concrète. Une assistance souvent sans condition. Pas de morale politique, et encore moins de donneur des leçons aux Africains. Les Africains comprennent bien que les Chinois ne sont pas des philantropes mais viennent faire des affaires, et non clairement exploiter les richesses des sous-sols des Africains. Ce sont des affairistes comme le sont les occidentaux.
Concernant les Angolais, ils sont pragmatiques. On traite avec les Chinois et on veut un transfert des technologies que les Européens réchignent à donner aux Africains, encore moins de former des bons Africains, (et surtout des "véritables Africains"), convaincus, qui veulent réellement aider leur continent. Pas de ces "planqués à la double nationalité" qui parlent de l'Afrique et incapables de travailler réellement pour l'Afrique ! La présence chinoise est-elle une chance pour l'Afrique ? En tout cas la Chine fait un forcing et a un autre discours pour l'Afrique. C'est cela qui fait la différence. On ne fait pas la politique avec des bons sentiments et la Chine est loin de le montrer. On coopère. Les pays africains apprécient cette coopération Chine-Afrique. Pas de paternalisme, ni donneur de leçons de droits de l'homme, de liberté, de démocratie.
L'Afrique qui a beaucoup changé, a besoin d'aide extérieure. L'Angola a aussi beaucoup changé et tient à ce que cette nouvelle ère soit profitable pour son peuple. Si la bonne gouvernance qui se manifeste reste probante, l'Angola sera certainement le fer de lance de la bonne coopération avec ses nouveaux partenaires. La France reste de ces pays dont l'Angola a, et aura besoin. Le gouvernement angolais doit veiller à ce que le développement économique ne devienne pas un cancer pour la population. Comme il est de cas actuellement.
Car, si le pays a pu réussir de récolter les dividendes de la production de son pétrole, une classe très riche naissante depuis la fin de la guerre, possède tout. Les écarts entre les riches et les pauivres continuent d'exister. Les classes sociales sont un danger pour la paix d'un pays comme l'Angola.
Le prix du baril de pétrole flambe. On approche dangereusement de 100 dollars le barils. Bien entendu, cette falmbée de prix bénéficie au pays producteur comme l'est l'Angola. Le pays profite bien sûr de cette manne. Le boom pétrolier devrait en fait profiter aux Angolais, en majorité. Mais le fossé est là, et se creuse. Les classes sociales démontrent les injustices sociales actuelles. La pauvreté est une réalité en Angola. Comment résoudre ce problème lorsque le gouvernement continue de favoriser les étrangers au détriment des pauvres angolais ? 17 millions d'Angolais apprennent chaque jour que le pays s'enrichit, grâce au pétrole et au diamant. Alors, pourquoi cette pauvreté ? A Luanda, les voitures de luxe, les villas cossues, les quartiers résidentiels se multiplient chaque jour. A côté, on voit les enfants de la rue, les miséreux, les traîne-misères !
Il y a actuellement une bourgeoisie et un capitalisme sauvage indigne d'insolence. Le pays s'enrichit. Il n'y a pas à se plaindre d'être riche. Mais en tant que politique, que penser du peuple ?Or le peuple est le capital d'un pays. Il fautr lui assurer la paix et la prospérité.
Revenons à cette rélation entre la France et l'Angola, sujet de notre article. Bien sûr, la France doit mériter sa place en Angola. Il existe une centaine d'entreprises françaises en Angola, qui s'investissent. Il faudrait que le gouvernement angolais actuel profite du volontarisme du nouveau gouvernement français, afin d'intensifier les liens qui unissent et uniront les deux peuples. La France doit veiller à ce que l'Angola reste un Ami et un partenaire important. Eviter de sous-estimer la valeur d'un pays aussi riche, ambitieux et d'avenir pour l'ensemble du continent.Gageons que l'amitié franco-angolaise survivra aux préjugés.
Le mot de la fin sera tout-à-fait personnel. Ce long texte est le 100 ième article de mon blog. Un espace que j'espère plait toujours aux internautes que je sais bien qu'ils continuent à le consulter.
Pour m'encourager à maintenir celui-ci, je demande à tous de me laisser un message sur les articles déjà publiés. L'avantage d'un blog, ce qu'on peut intervenir sur des sujets déjà traités ( et ils sont nombreux ! ).
Je compte sur vous pour m'écrire nombreux : pour m'encourager de continuer. J'en ai déjà écris pas mal.