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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Cuba : Viva el Lider maximo, combattente FIDEL CASTRO !

Il vidnt de tirer sa révérence de la présidence de Cuba. Fidel Castro quitte le pouvoir après un demi-siècle de règne. A 81, malade, le leader de la révolution cubaine met un terme à une riche carrière politique et de savoir partir avant de finir comme un dictateur s'accrochant au pouvoir. Il abandonne tous les titres qu'il occupait ou détenait jusque là. Charismatique, Fidel Castro a marqué l'histoire de son pays et de sa révolution. Il restera une grande figure incournable de l'histoire latino-américaine du XXè siècle. Pour les tiers-mondistes et autres gauchistes, il reste l'homme qui a tenu tête durant plus de cinquante ans face à la toute puissante Amérique, son voisin. 
L'île de Cuba est la plus grande des îles de la Caraïbe. Faisant partie des Grandes Antilles, Cuba se situe au sud de la Floride (USA). Sa superficie est de 111.000 km2, avec une population des quelques 15.000.000 d'habitants. Autant dire que cette grande île est  très peuplée. La Havane en est sa capitale. La langue officielle est l'espagnol. 
C'est un pays au climat tropical, formé de plaines et de plateaux calcaires, en dehors du Sud-Est qui est montagneux, et l'île de Cuba  est un important producteur de sucre et fournit aussi du tabac et des fruits tropicaux. le sous-sol recèle surtout du nickel. L'agroalimentaire est l'industrie dominante.
La Havane regroupe près de 20% de la population cubaine et constitue le principal débouché maritime.
Une relative libéralisation a permis un renouveau du tourisme. Cuba attire souvent et les touristes occidentaux qui viennent surtout rechercher l'exotisme sous les tropiques et le soleil sur un paysage de carte postale. Les plages cubaines sont belles et la population métisssée très accueillante. L'île aux charmes envoûtants, Cuba est une merveille de la nature.  C'est un des grands pays de la Caraïbe avec une forte population de la diaspora africaine des Amériques.
75% de ses habitants sont originaires d'Afrique. Historiquement, disons que son histoire commence dès 1482 avec la découverte de Christoph Colomb. A l'origine, Cuba était peuplée par les Indiens Arawak. Elle fut conquise en 1511 par l'Espagnol Diego Velazquez. Dès les premiers temps de la colonisation, les esclaves noirs d'Afrique vont remplacer les Indiens Arawak extérminés par les Européens.
Dès le XVIIIè siècle, l'île cubaine, riche colonie de plantation de tabac, devient un grand producteur de canne à sucre. Un siècle plus tard, les Cubains obtiennent la liberté générale du commerce (en 1818), tout en redoutant une révolte des esclaves noirs, les Blancs et les Créoles de l'île restent fidèles à l'Espagne.
En 1880, l'esclavage est aboli dans toute l'île de Cuba.
José Marti, un grand poète cubain, et les généraux Maximo Gomez et Antonio Maceo, se rangent pour la guerre de l'indépendance du pays. Dix-huit ans plus tard, les Etats-Unis entrent en guerre contre l'Espagne.
De 1898 à 1910, un gouvernement militaire américain s'installe dans l'île. Devenue indépendante en 1901, la République de Cuba reçoit une Constitution de type présidentiel, mais reste étroitement dépendante des Etats-Unis, qui interviennent dans l'île en 1906, 1912 et 1917, en renforçant leur domination économique. De 1925 jusqu'à 1933, Cuba est gouverné par un dictateur, Gerardo Machado, qui sera d'ailleurs renversé par l'armée. C'est le général Battista, protégé par les Etats-Unis, qui exerce la réalité du pouvoir jusqu'en 1944, puis devient président de Cuba. Un règne de plusieurs années. Fulgencio Battista est né à Barnes en 1901.
Devenu général, il prend le pouvoir et devient président de la République de Cuba, de 1940 à 1944, et après un coup d'Etat qui l'écarte un temps, il revient au pouvoir en 1952, en suspendant la Constitution. Un an plus tard, un jeune étudiant de 27ans de la faculté de droit, conduit une rebellion éstudiantine contre le pouvoir du fasciste dictateur, le général-président Battista. Cet homme s'appelle : Fidel Castro. Arrêté, emprisonné puis relâché, à sa sortie de prison il s'exile avec quelques jeunes camarades à la Sierra Maestra, là où ils vont organiser la guérilla pour lutter contre le dictateur Battista. Débarquant  dans l'île, la vraie lutte la conquête de Cuba commence. Premier but de leur victoire, opérer les premières redistributions des terres aux paysans cubains expropriés. Parmi les "Compagneros" qui l'encadrent, il y a son jeune frère Raul Castro, mais surtout un jeune homme, un certain Ernesto Che Guevara. Un revolutionnaire, internationaliste, le "Ché", comme on l'appellait, est médecin de formation, d'origine argentine, qui a décdidé de participer à cette lutte de libération cubaine, un combat contre les capitalistes au pouvoir à Cuba, aux côtés de l'ami "Fidel".  Idéaliste, Ernesto Che Guevara cherchait à développer des foyers révolutionnaires en Amérique latine. Il a même un temps après la victoire de son ami Fidel, le Ché ira aidé les révolutions en Afrique (Algérie, Congo, Ethiopie, etc), avant de retourner de nouveau en Amérique latine et y organiser et diriger la guérilla bolivienne, puis se faire assassiner pendant les combats anti-impérialistes. 
A Cuba, dès 1956, Fidel Castro et ses amis s'apprêtaient de lancer des opérations pour une offensive générale. Trois ans plus tard, en 1959, cela va aboutir puisque les castristes vont chasser le général Battista, soutenu par les Américains. Castro installe à la présidence de Cuba,  Manuel Urrutia. Devenu premier ministre, Fidel Castro entreprend une politique de nationalisations qui provoque l'embargo des Etats-Unis, tandis que l'Union soviétique apportera son soutien au nouveau régime cubain. Ce sont donc les Américains qui ont poussé Fidel Castro dans le camp soviétique.
En 1961, des exilés cubains, soutenus militairement par les Etats-Unis, tentent de débarqués à Cuba, sur la Playa Giron, (la Baie des Cochons). Ils seront impitoyablement massacrés, ainsi que leurs alliés américains qui les encadraient. Une humiliation pour la toute puissante Amérique par un si petit pays, le Cuba. Depuis, les Américains ne le pardonneront jamais. Ils feront tout pour le renverser. Par tous les moyens. Castro va demander la protection de son alliée soviétique. Echappant à toutes sortes d'attentats, les Américains, avec leur service secret (la CIA, Central Intelligency Agency), vont tout faire pour l'assassiner. Se sachant condamner à être tué par les Américains, Fidel Castro a toujours su déjouer tous leurs plans. Un  dossier de la CIA qui vient d'être rendu public dévoile comment s'est préparer le plan de l'assassinat de Castro : pathétique ! On envisageait de l'empoisonner, mettre des produits chimiques dans ses chaussures, saboter son bateau lors de sa passion pour le plongeon sous-marine ; mettre de la cyanure dans son verre ; des poudres de champignon empoisonné sur ses vêtements ; lui jetter des produits qui vont lui faire tomber sa légendaire barbe et ses cheveux, etc...etc... Le "Lider maximo", en a échappé encore aux pires des machinations et chantages, voire des campagnes de dénigrements, sans oublier l'embargo total pour son île. Des coups d'Etats ont été déjoués. Durcissant du coups, les positions politiques du leader cubain.
L'installation de fusées soviétiques dans l'île provoque la colère des Américains qui exigent son démantèlement immédiat, sinon ils brandissent la menace d'une troisième guerre mondiale. Le président John Kennedy parlera de la plus grande crise internationale et dit au monde que l'Amérique prendra l'initiative de déclarer unilatéralement la guerre. Dans ces annés soixantes, le monde vit sa guerre froide entre les deux Superpuissances. Castro profitera de la situation pour préparer son armée et recevoir des armes les plus perfectionnées de l'Union soviétique.  De 1961 à 1991, l'île de Cuba restera néanmoins sous la protection militaire de l'URSS. Jusquà cet éffondrement de cette Union des républiques socialistes soviétiques. Sa dislocation va amèner une nouvelle donne pour le Cuba. Cela entraîne aussi l'arrêt brutal de l'aide économique de l'ex-URSS à la République de Cuba.  L'aide n'existant plus, le produit national brut de Cuba chute de 35% en trois ans. Le pays continue de subir un blocus économique imposé par les Etas-Unis depuis près de quarante-sept ans. Fidèl Castro voit la plus grave crise économique à ses porte. Le pays va très mal. Si le président cubain a su donner une certaine fierté aux cubains en y appliquant une politique réaliste pour son peuple, avec la crise, une partie des Cubains ne croient plus à cette révolution castriste. Certains vont s'exiler. Castro laisse partir ses sujets déséspérés. Il est et restera le père de la revolution cubaine, le guide, le père de la nation, le "Lider maximo". Et on gardera longtemps cet homme dans l'histoire de ce pays de la Caraïbe. Mais qui est réellement cet homme ?

Fidel Alejandro Ruz Castro est né à Mayari, le 13 août 1926. Il est le fils naturel d'un paysan espagnol venu de Galice en 1895 pour défendre le royaume d'Espagne contre des indépendantistes cubains, soutenus par les Américains. Castro a commencé ses études chez les Jésuites, puis à l'Université de La Havane.
Diplômé en droit, le sentiment patriotique l'emportera sur une future carrière d'avocat. Révolutionnaire dans l'âme, Fidel Castro se battra jusqu'au bout pour faire triompher son idéal et sa cause de cette lutte contre les exploiteurs capitalistes. Marxiste-leniniste, Castro va épouser ce dogme jusqu'à y croire dur comme fer que le communisme triomphera. C'est le combat pour la lutte finale : la victoire des opprimés et des Damnés de la terre. Après son triomphe en 1959 où il a enfin conquis le pouvoir pour le donner à son peuple, Fidel Castro voudra alors faire de son pays, le Cuba, le premier pays socialiste d'avoir réussi une véritable révolution populaire. Il veut rester le dernier des dinosaures communistes qui a tenu tête face au grand monstre capitaliste, les Etats-Unis. Il va même porter le culot de faire de Cuba un modèle de la réussite sociale. Fidel Castro a même réalisé quelques réussites dans ce domaine : gratuité de l'enseignement, alphabétisation réussie pour tous les Cubains, système hospitalier le plus performant du monde, soins gratuits pour tous, une juste repartition des rôles de citoyens, la justice pour tous, une bonne gestion de l'économie, la stabilité et la paix dans le pays. Les Cubains ne mourraient pas de faim. Avec leurs propres moyens, les cubains sont arrivés à prouver leurs capacités sur beaucoup de plans. Les Cubains ont réussi l'improbable.
Mais dès les années 1991, le pays a regressé, faute de moyens. Concentrant tous les pouvoirs entre ses mains, Castro commençait à décevoir. Sans alliés, puisque l'alliée soviétique qui versait chaque année une aide financière, n'est plus là. Le communisme semble mort de sa belle mort. Cette ère semble lointaine puisqu'elle ne nourit pas son homme. Castro, toujours pragmatique va jouer une belle carte, puisque tous les pays en Amérique du Sud gardent leur sympathie au leader cubain. La survie du régime cubain viendra du Vénézuela. Le président Hugo Chavez du Vénézuela est un grand admirateur de la révolution cubaine et son leader Fidel Castro est pour lui, un exemple. Une solide amitié naîtra entre les deux hommes. L'ami Vénézuelien est riche, très riche. Immensement riche. Son pays, le Vénézuela, est un grand producteur de pétrole. Grâce à la coopération entre Cuba et le Vénézela, les choses vont un peu s'améliorer pour La Havane. Les pétrodollars vénézuéliens viendront au secours de l'ami Cuba. 
En 2006, Fidel Castro tombe malade. Il doit être opéré d'une hémorragie intestinale. Hospitalisé, il prend congé de son poste de président et désigne son frère Raul Castro de diriger les affaires du pays à sa place. Président à l'interim, Raul Castro prend son rôle très au sérieux. C'est lui qui tient les rênes du pays depuis des années. Il connaît tous les rouages du pouvoir castriste. C'est bien lui l'homme de la situation pour les Cubains. Castro sait qu'avec lui, les acques de la révolution ne seront pas perdus. Son frère Raul (76 ans) est un homme pragmatique capable de comprendre les besoins urgents des Cubains. Il essaye de comprendre les mutations politiques actuelles.  Le monde a salué ce départ volontaire de Fidel Castro (81 ans), ce 19 février 2008, et espère qu'il y aura un changement ou du moins une nouvelle orientation de la politique de Cuba. 
On retiendra le nom de Fidel Castro qui restera associé à Cuba, tant l'homme a marqué les époques. Pour le monde progressiste, Fidel reste un grand homme politique de ces dernières années.
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