Si l'apartheid en Afrique du Sud semble une mythologie ancienne, une préhistoire. pour ceux qui ne veulent pas avoir la mémoire, ou revoir l'histoire de cette Afrique noire, le Leshotho rappelle l'histoire de cette Afrique du Sud (pays d'accueil de tous les immigrés venus surtout d'Europe et de l'Inde, sans visa !), que tout le monde parle avec sympathie, gentillesse, cette Afrique du Sud, pour nous, et qui reste un pays crée par les Blancs venus d'Europe pour s'accaparer des terres et des richesses naturelles du pays, par la force des armes de ces terres africaines.
Enclave coincé dans un grand pays comme l'Afrique du Sud, le Lesotho est une conséquence du mépris, une insulte des Blancs racistes en Afrique dite Noire. Un défi de la suprématie d'une race par rapport à une autre. Ceux-ci avaient créés des "Bantoustans" pour parquer des Noirs trop attachés à leurs spécificités culturelles, dans une terre très apauvrie. L'apartheid, rappelle-le, fut un système tout à fait logique des Blancs européens d'origine anglosaxonne ( pas seulement, comme on le verra par la suite), contre les peuples à peaux noires. Longtemps, l'Afrique du Sud n'était pas considérée comme un pays africain mais un pays européen en pleine terre africaine ! Une absurdité qui continue à grâver dans les têtes des Blancs euroethnocentristes. Durant la période de l'apartheid, tous les pays, (je dis bien ' tous' les pays européens soutenaient, contribuaient, comprenanaient ce système qui garantissait la suprématie de la race blanche chez les peuples soumis et dominés chez eux en Afrique).
Le Lesotho est un petit pays enclavé de l'Afrique du Sud, et montagneux, habité par les "Sotho". Ensemble des peuples de langue bantoue repartis entre le Lesotho, l'est de l'Afrique du Sud, le sud du Zimbabwé, et l'est du Botswana. Le Lesotho est un Etat de l'Afrique Australe, avec une superficie de 30.355 km2, et une population de 3 millions d'habitants. Les "Lesothans" ont comme capitale du pays, MASERU. Ils ont opté pour les langues officielles, le "sotho", et l'anglais. Le Lesotho est composé des Sotho, l'ethnie majoritaire, (plus de 80%), et les "Xhosa" (ou, Khoisa). Il existe aussi des "Zoulou".
C'est un pays très traditionnaliste. Devenu monarchiste, après la domination britanique, le roi Moshoeshoe II, ne sera q'un représentant de la fonction très honorifique dont les vrais dirigeants resteront les anciens colons anglais-britaniques. Indépendant depuis 1966, le Lesotho est resté très "british", par sa methode de gouvernance et l'usage de la langue anglaise. D'ailleurs, le pays est resté pauvre, ou du moins la majorité noire est demeurée apauvrie, avec une terre ingrate. Les terres riches apartenant toujours à cette minorité blanche et ses 'collaborateurs' noirs affranchis. Pas de ressources donc, le Lesotho restera pauvre, jusqu'à nos jours, toujours dépandant du grand voisin sud-africain, où les travailleurs immigrés du Lesotho, fournissent la main d'oeuvres corvéables, constituant la principales main d'oeuvre (comme les Mozambicains et les autres), travaillant dans les mines sud-africaines. Une manne de ressource humaine et économique de Lesotho. Un pays faible, politiquement comme économiquement, dont les vraies décisions se prennent en Afrique du Sud, pour l'essentiel.
Cée dès le XIXè siècle par le roi MOSHOESHOE 1er, à partir d'un agrégat de peuples qui tentaient d'échapper aux guerres zouloues, le royaum du Lesotho devient un protectorat britanique en 1868 sous le nom de BASUTOLAND. Il acquiert son indépendance en 1966, et reprend le nom de "LESOTHO". Mais dès 1970, le roi Moshoeshoe II perd la réalité du pouvoir au profit du premier ministre, Joseph Leabua Jonathan.
En 1986, le premier ministre est renversé. Dès lors, les militaires, qui en 1990 déposent le roi Moshoeshoe au profit de son fils, le prince LETSIE III, se succèdent à la tête du pays.
Trois ans plus tard, à l'issue des élections législatives, ils remettent le pouvoir aux civils. Deux ans après, le roi Moshoeshoe II est rétabli sur le trône (1995), mais, il meurt accidentalement en 1996.
En janvier, après la disparition de son père, Leslie III revient au pouvoir.
Le Lesotho reste un tout petit enclave dans l'Afrique du Sud. Un pays qui dépend fortement de ce grand voisin sud-africain, à qui il vend la plus grande partie de ses produits agricoles, seule ressource du pays, avec l'hydro-électricité. Pour l'Afrique du Sud de l'après-apartheid, le Lesotho reste avant et après la "onzième province".
Après le Kenya, la Tanzanie et présentement, le Lesotho, le prochain article sera consacré au Malawi, puis nous resterons en Afrique Australe pour évoquer la prochaine visite du président français en Afrique, et plus spécialement en Angola.