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Résultat des ségrégationnistes blancs d'Afrique du Sud de l'apartheid, le Swaziland n'est qu'une enclave de 17.363 km2, avec près de 1,5 millions d'habitants noirs, avec comme capitale :Mbabane.
Création farfelue des fondateurs d'un système méprisant, le Swaziland est peuplé exclusivement par des Noirs bantous. D'où, l'appellation "bantoustan", forme d'encerclement, pire encore, d'enfermement d'une population à cause de leur couleur, dans un enclôt, au sein d'un grand pays dominateur dont le pouvoir est aux mains des Blancs venus d'Europe. Ce pays enclavé, peuplé très majoritairement par l'ethnie "Swazi", est presque aussi exclusivement agricole, et continue à dépendre économiquement du grand voisin sud-africain, tout comme l'autre "bantoustan", le Lesotho, que nous vous avons présenté précedement ici dans ce blog.
Le Swaziland est une enclave "échapppé" puisqu'il a un autre voisin, outre l'Afrique du Sud, c'est le Mozambique. L'unité monétaire est le "rand" sud-africain car le Swaziland est lié par un accord douanier et monétaire à l'Afrique du Sud, au Lesotho et au Botswana.
Royaume bantou, fondé en 1815, le Swaziland passa en 1902 sous protectorat britanique. Il devint indépendant en 1968.
Le roi A.Sobhuza, proclamé en 1921, a été reconnu par la Grande Bretagne en 1967. Il a règné jusqu'à sa mort, en 1982. Puis, la reine Ntombi lui a succedée pendant trois ans, de 1983 à 1986, et enfin, le roi Mswati III prit le trône. http://www.youtube.com/watch?v=zi7YSWP-blo
En langue swazi, le pays Swaziland s'appelle "Ngwane". C'est un pays profondément ancré dans l'histoire de ce peuple et la tradition de la royauté. Le roi, appelé le "Ngwenyana" (le lion), est aussi le chef de l'Etat. En cas d'empêchement , c'est la reine-mère, le "Ndlovukasi" (le Grand Elephant femelle), qui règne à sa place.
Incarné par le roi, le pouvoir exécutif s'exprime par le Cabinet présidé par le Premier ministre, le pouvoir est représenté par le roi, mais aussi par le Sénat (6 sénateurs élus par la Chambre de l'Assemblée, 6 nommés par le roi), et par la Chambre de l'Assemblée, (24 députés élus au suffrage universel pour cinq ans, et 6 autres nommés par le roi). Mais le Parlement ne peut légiférer qu'après l'autorisation préalable du Conseil national de la tribu (composé du roi, de la reine-mère, et de tous les adultes mâles), car celui-ci est le gardien de droit coutumier. Le pays est resté très attaché à la tradition africaine. Et tout tourne autour du roi, qui a tous les pouvoirs. Il est vénéré de sorte qu'il décide de tout. Le roi est le garant des traditions. Le peuple généralement participe en obéisssant aux règles très strictes, qui le maintienne à l'écart de l'exécution des rites. Quand un homme tombe malade, par exemple, touts les personnages de la famille, morts ou vivants, doivent l'aider à résister à la maladie. Lorsqu'on s'aperçoit qu'il va mourir, tous ses parents doivent venir le voir pour lui souhaiter un bon voyage dans l'au-delà. Il doit mourir en paix et surtout apporter la paix à ses parents, car les "Swazi" pensent que l'esprit du mort, s'il n'est pas bien soigné selon son rang, hante la vie de ses proches et peut même, lorsqu'il s'agit d'un personnage important, attirer le malheur sur toute le société.
La conception du monde et l'idée que les Swazi se font de la mort, s'apparentent étroitement à celles des ethnies voisines, (comme partout dans toute l'Afrique noire bantoue), mais aussi ce qui caractérise leur société, c'est qu'elle a su conserver presque intacte son organisation aristocratique et monarchique.