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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Le Centrafrique dans la tourmente ? Droits de l'homme, instabilité politique, le pays va mal...

L'image de ce pays était déjà ternie avec les frasques du fantasque-dictateur sanguinaire, Jean-Bedel Bokassa. Ce petit rien s'était pris de folie de grandeur, en voulant se comparer à Napoléon Bonaparte, son idôle... Cet ancien officier de l'armée française était connu pour ses conquêtes féminines, ses nombreux enfants, semés d'ici ou de là, en Afrique, en Europe, jusqu'en Indonésie ! Bokassa invitait le président français Valéry Giscard d'Estaing qu'il lui offrait des diamants et ensemble ils allaient à la chasse dans la forêt équatoriale. C'est lui qui l'aidera lorsqu'il voudra se faire couronné "Empereur" de Centrafrique, avec une faste vomissante de luxure. Le président J.-B. Bokassa est de cette espèce qu'on déteste en Afrique néocoloniale. Il a laissé s'installer le néocolonialisme françafrique du réseau Foccart, le maître d'oeuvre du genre, faiseur et défaiseur des régimes dictatoriaux en Afrique francophone, (Gabon, Cameroun, Tchad, Sénégal, Burkina-Faso, Maroc, Congo-Brazzaville, et tant d'autres pays encore). La République centrafricaine reste encore un pays qui tolère les richesses du pays par des puissances étrangères toujours présentes dans le pays. Les Centrafricains l'ont payé cher et continuent à payer les factures de la bêtise politique. Comme aussi dans certains autres pays en Afrique. Bokassa s'est enrichit mais finit dans la misère. Ceux qui l'ont suivi, aussi. Sinon,en pire. Dacko, Kolingba, Bozizé et les autres, des noms qui sonnent l'éxotisme politique exécrable. Ils ont sombré le pays dans le chaos difficilement gérable.
Dès son indépendace, le 13 août 1960, le Centrafrique a pour président de cette première république, David Dacko, un ancien officier de l'armée française. Pourtant, la vie politiqe centrafricaine était dominé depuis 1949, par Barthélemy Boganda, leader du M.E.S.A.N. (Mouvement d'Evolution Sociale de l'Afrique Noire). Barthélemy Boganda sera d'ailleurs mystérieusement tué dans un douteux accident d'avion, en mars 1959.
David Dacko, l'homme choisi et accepté par la France, transforma le parti de Boganda, en un parti unique. Il va être renversé, par un autre homme de paille de la politique néocoloniale française, un certain Jean-Bedel Bokassa, lui-aussi officier dans l'armée française et ancien combattant en Indochine. Le 1er janvier 1966, le colonel Jean-Bedel Bokassa, fait son coup d'Etat, avec la complicité du réseau françafrique de Jacques Foccart, et devient le nouveau Chef de l'Etat de Centrafrique, et expédie son cousin David Dacko, qui prend le chemin de l'éxil...en France.
Psychopathe, malade mental, dictateur dans l'âme, le colonel Bokassa, prend le pouvoir par la force et instaure un régime de terreur dans le pays. Il réorganise l'armée et accepte la présence d'une base militaire déjà présente en République centrafrique. Pour assurer surtout son régime. La France le soutient à fond. Bokassa tue son peuple par un plaisir sadique et satanique, pille les richesses du pays, se servant au passage, avant de tout envoyer ou tout expédier, en France, son pays dont il a gardé la nationalité et son pays protecteur. En 1976, avec l'aide du président français Giscard D'Estaing, Bokassa s'autoproclame "Empereur" de Centrafrique. Admirateur de l'Empereur français Napoléon Bonaparte, et du général Charles de Gaulle, l'Empereur Jean-Bedel Bokassa trouve en ce nouveau jeune président Valéry Giscard d'Estaing, un ami qui lui comprend. Il l'invite dans ses parties de chasse, lui couvrant des cadeaux et des femmes africaines. Mais il en faisait des tonnes que la même France ne le supportait plus. Indirectement, Bokassa fait couler Giscard en mai 1981 lors des élections françaises qui ont fait élire pour la première fois la gauche et le socialiste François Mittérrand, président de la République. L'affaire des diamants de Bokassa à Giscard, a fai couler beaucoup d'encre. 
Devenu fou, le ridicule Empereur Jean-Bedel Bokassa faisait un peu n'importe quoi. On murmurait même qu'il était anthropophage (il paraît qu'il mangeait les enfants). On aurait découvert des cadavres des écoliers dans les réfrigidaires ! Il sera dépossedé du pouvoir par la France. On fait enir de la France, le 21 septembre 1981 l'ancien président David Dacko, longtemps en exil français et qui avait abandonné la politique. Bon, juste le temps de choisir qui succédéra efficacement à Bokassa, à la tête de ce pays riche en minérais. En septembre 1981, coup d'Etat militaire. La France a un nouvel homme-lige, le Commandant André Kolingba, qui devient Président de la République Centrafricaine. Le laboratoire d'idée françafricaine  a une trouvaille : la démocratisation. Qui devient le crédo pour la France qui conditionne désormais les aides en Afrique. Le temps d'un semblant instauration de la "démocratie" et du "multipartisme", le tour est joué. De 1991 à 1992, le Centrafrique s'ouvre au multipartisme et les élections peuvent se dérouler. Les élections "démocratiquement truquées", élisent un autre fantasque, l'homme au noeud de papillon, le médiocre sosie de Bokassa, et qui s'appelle, un Ange-Felix Patassé, élu donc président de la République centrafricaine. Patassé, pur produit de la "françafrique", est un homme du Nord. C'est donc lui qui est choisi pour mettre fin à douze années de régime militaire. Il sera reélu en 1999, mais le 15 mars 2003, un putch militaire le dépose, pour voir arriver au pouvoir une autre marionnette, un commandant de l'armée centrafricaine, François Bozizé. Encore un militaire. Le temps d'un semblant d'élection. Au cours d'une élection toujours discutable, François Bozizé est élu le 24 mai 2005, avec 64% des voix, contre l'ex-premier ministre Martin Ziguélé.
Malgré cela, le pays sombre à nouveau dans les troubles. Le Nord s'embrase. Les rebelles de l'UFDR veulent renverser le président Bozizé, et capture Birao, près de la frontière avec le Darfour soudanais.
Le gouvernement tente de repousser les rebelles, avec l'aide de l'armée française, (toujours présente avec la base miitaire française au Centrafrique).  Des milliers de personnes fuient les combats vers des camps de réfugiés, au Tchad. La famine s'installe dans les zones rurales et dans certains quartiers des villes centrafricaines. L'opposition politique centrafricaine se réorganise tant dans le pays qu'à l'extérieur. L'ONU qui s'inquiète des troubles en République Centrafricaine, finit par réagir. Elle veut envoyer les Casques Bleues en Centrafrique, pour ramener le calme.
Depuis, la République Centrafricaine vit dans l'instabilité politique et sociale. Sources du chaos actuels.
La République Centrafricaine est un pays important au coeur de l'Afrique. Un pays de 622.980 km2, avec un peu moins de 5 millions d'habitants. (Nous évoquerons un jour dans le dossier sur l'Esclavage, et aussi, les raisons de cette dépopulation, s'appuyant  avec le roman de René Maran, "Batouala", qui avait  reçu le Prix Goncourt en 1921, dénonçant le scandale de la présence coloniale française, et l'esclavage, en Oubangui-Chari, l'actuelle Centrafrique.)
Un pays très riche en matières premières. Un sous-sols riche en uranium, or, diamant, fer, bauxite, phosphate, etc. C'est aussi un grand pays de forêts et savanes, peuplées d'animaux divers, et très agricole, avec des plantations de café, caoutchouc, coton, mil, maïs, arachides, et tant d'autres choses encore.
Enfin, c'est aussi les raisons de ces richesses naturelles qui expliquent les mainmises, les intérêts des pays étrangers en Centrafrique, qui ne lésignent pas sur les moyens pour maintenir ce pays en l'état, ne fournissant aucun effort pour arrêter les guerres, ni exciter les populations à s'entredéchirer, ni aux convoitises.
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