A l'heure où la Chinois s'installe de plus en plus sur le continent africain, l'élection d'un Afro-Chinois à la tête de cette grande institution africaine pourrait s'agir d'un pur hasard de circonstance. Mais celui qui succède au Malien Alpha Oumar Konaré, n'est vraiment pas à proprement parler un inconnu de la scène politique africaine, et internatonale, puisqu'il a occupé d'importantes postes ministérielles tant dans son pays d'origine, le Gabon, que dans des institutions internatinales.
Son nom : Jean Ping. Il est le fils d'un commerçant Chinois et d'une mère Gabonnaise. Né le 24 novembre 1942, à Omboué (Ogoué-Maritime, GABON), Jean Ping a fait des hautes études supérieures et universitaires. Détenteur d'un doctorat d'Etat en sciences économiques, il a été le conseiller de l'Ambassade du Gabon à Paris, puis Ambassadeur du Gabon auprès de l'UNESCO.
Remarqué par son intelligence et son talent, le Président Omar Odinga Bongo le fait rentrer au pays. Il est nommé Directeur du Cabinet civil auprès de la présidence. Fin polticien, et grand connaisseur de la politique gabonaise, il a toute la confiance du Président Bongo qui lui propose d'occuper des fonctions ministérielles. Il sera plusieurs fois ministre dans différents postes : Mines, Hydrocarbures, et Energies, Finances, Planifications, Environnement, Tourisme, et enfin, Ministre des Affaires Etrangères du Gabon.
Son carnet d'adresses est très fournis. Grâce à ses relations et connaissances d'hommes politiques, décideurs économiques, Jean Ping acquiert la réputation d'un fin diplômate et d'homme de consensus. A ce titre, il fut un temps, en 2004, élu président de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies.
Son attachement filial à la Chine, lui permet d'être l'homme idéal pour le dialogue sino-africain, l'un des meilleurs avocats pour défendre la cause africaine, les intérêts de l'Afrique, auprès de cette nouvelle grande puisssance qu'est devenue la Chine.
Cette année 2008, Jean Ping vient d'être élu Président de la Commission de l'Union Afrcaine.