Du 29 au 30 mai, aura lieu à Tokyo, au Japon, la quatrième Conférence sur le développement de l'Afrique. Le thème de celle-ci, "Augmentation de la croissance économique", en vue d'analyser les voies conduisant à l'élargissement de la coopération entre l'Afrique et le Japon.
Depuis quelques temps, les sommets de coopération avec des pays africains se multiplient. Le sommet Europe-Afrique, le sommet arabo-africain, le sommet indo-africain, le sino-africain, etc... C'est dire l'intérêt que suscite l'Afrique dans ce moment de crise énergique mondiale. Pour les pays riches industrialisés, le marché africain reste encore à construire. En attendant, ce sont les matières premières de l'Afrique qui peut sauver certains pays en crise de pétrole, surtout. Tous les pays sont intéressants, mais surtout les grands pays producteurs de pétrole.
L'Angola en fait partie. Avec une production qui dépasse bientôt les deux millions de barils par jour, il y a de quoi...
Pour cette Conférence de Tokyo, c'est le premier ministre angolais, Fernando da Piedade Dias dos Santos, qui représentera le président de la République, José-Eduardo dos Santos. Il sera accompagné du ministre de l'Industrie, Joaquim David, de la ministre du Plan, Anna Dias Lourenço, et de la vice-ministre des Relations Extérieures pour la Coopération, Irène Neto.
Il a fallu la fin de la guerre, et une explosion d'exploitation de l'or noir dans les pays africains, pour que les pays riches et pays émergents se précipitent, dès la crise énergétique, dans ces pays pétroliers. Car, il est vrai, que l'Angola a un potentiel pour faire de son économie l'une des plus grandes d'Afrique. Avec la vente de son pétrole, le pays devient de plus en plus très riche. Et la reconstruction de l'Angola peut démarrer. Le développement est donc en marche. L'enjeu de la reconstruction de l'Angola est une des priorités du gouvernement angolais. Le président dos Santos n'hésite plus d'engager le gouvernement vers des immenses travaux, souvent confiés à des entreprises étrangères. Les plus en vue sont Chinoises et Françaises. Elles sont plus les seules même si elles sont largement importantes, mais il fau compter aussi avec celles des Brésliens, Portugaises, Américaines, Espagnoles, Italiennes, Anglaises, Hollandes ou Belges, et tant d'autres encore.
Le gouvernement angolais peut être fier du résultat obtenu dans l'économie du pays. Avec une croissance de 23 à 26%, l'Angola fait mieux que beaucoup de pays de la région et de l'Afrique, voire d'ailleurs dans le monde. Grâce surtout à son pétrole, tiré à 2 millions de barils par jour. Plus d 60% du PIB, 83% des recettes fiscales, 90% des exportations. Et le pétrole n'est pas tout ce qui rapporte des devises dans ce pays. Il y a aussi la production de diamants, estimée à plus de 10 millions de carats pa an, à travers la société nationale Endiama, qui rapporte plus d'un milliard de dollars de recettes. Autrement dit, les chiffres parlent d'eux-mêmes.
Avec un tel résultat sur tous les plans, l'Angola se présente à cette IVè Conférence sur le développement de l'Afrique, avec un bilan très prometteur, et d'avoir toutes les raisons d'une certaine fierté.