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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Organisation internationale du travail à Genève. Le gouvernement angolais se bouge.

La crise alimentaire qui sécoue le monde ramène à considérer la place du travail dans le monde. C'était le sens de ce grand Sommet de la FAO à Rome, réunissant des quarantaines des chefs d'Etats du monde entier, préoccupés par cette crise alimentaire. Il était temps d'arrêter la faim dans le monde.  Dans les pays les plus pauvres, c'est un aspect majeur que l'on commence à prendre conscience, c'est-à-dire, créer et donner du travail à tout le monde pour que l'individu puisse manger à sa faim et vivre dignement. En Afrique, c'est le domaine agricole qui reste majeur. Ce n'est pas la main d'oeuvre qui manque pour exploiter les terres en Afrique. Les ouvriers agricoles qui travaillent dans les zones les plus pauvres sont contraints de produire plus, tandis que leur situation ne s'est jamais améliorée. C'est cette catégorie que veulentt s'occuper l'Organisation internationale du travail, OIT, et le Bureau international du travail, BIT.
La 97ème Conférence de l'OIT s'est ouvert au Palais des Nations, à Genève, depuis hier, le 9 juin 2008 et se poursuit jusqu'au vendredi 13 juin. Plusieurs thèmes seront traités, notamment la promotion de l'emploi rural, compte tenu de la réduction de la pauvreté dans le monde ; le programme budgétaire, l'amélioration d'aptitudes professionnelles pour une meilleure croissance de l'emploi et le développement ; et enfin, le renforcement de la capacité et de l'organisation de l'organisation internationale du travail.  Pour l'OIT, il est temps de remettre maintenant la question agricole sur le tableau des priorités. Selon elle, la crise alimentaire oblige forcément à réconsidérer la situation des 450 millions de petits producteurs répartis à travers le monde. Jadis, on se penchait plus sur le problème du commerce agricole que sur celui de la production agricole. Au vu de la gravité de la situation alimentaire mondiale, il faut faire autrement les choses. Dans son Rapport IV,  " Promotion de l'emploi rural pou réduire la pauvreté", une constatation : entre 1980 à 2004, les dépenses publiques conscrées à l'agriculture sont passées, en Afrique, de 6,4 à 5% du total des dépenses publiques. Ce pourcentage a baissé de 14,8 à 7,4% en Asie et de 8 à 2,7% en Amérique latine. L'organisation soulève à son tour le problème de la répartition de l'aide au développement.  On sait désormais que la part de l'investissemnt privé a fondu, et les chiffres sont en effet très éloquents : sur les 711 milliards de dollars investis par les Etats-Unis dans le monde, en 2004, seulement 2,6 milliards (soit environ 0,36%), sont allés à l'agriculture. Le système agraire était délaissé et il faut plutôt réconsidérer la question de la production agricole et en refaire le sujet central. Le directeur de l'OIT, Juan Somavia tire la sonnette d'alarme. "Il faut remettre le travail au coeur des choses", a-t-il conclu.

Pour bien montrer l'absurdité de notre monde actuel, ouvrons la parenthèse, et prenons un seul exemple dans le domaine des priorités des Etats, l'armement. Les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 45% en dix ans. Le Rapport annuel du SIPRI (Institut international de la recherche pour la paix, Stockholm), nous donne les chiffres. Les dépenses militaires mondiales ont progressé de 6% en 2007 par rapport à l'année précédente et de 45% depuis 1998. Les dépenses internationales ont atteint 1339 milliards de francs suisses en 2007, la part des Etats-Unis représentant 45% du total avec 541 milliards. A noter que les Etats-Unis on dépensé plus en 2007 que durant les années 1939 et 1945.
L'Amérique n'est pas la seule, puisqu'elle est suivie par la Grande-Bretagne, qui occupe la deuxième position avec ses 59,7 milliards de francs, puis de la Chine, avec 58,3 milliards, et de la France, avec ses 53,6 milliards. Ces pays sont parmi ceux qui parlent des droits de l'homme, alors même la solution  idéale serait d'arrêter de fabriquer les armes et surtout d'en vendre. Huit puissances nucléaires mondiales possèdent à elles seules, au total : plus de 25.000 ogives nucléaires début 2008. La Russie disposait de 5.189 ogives opérationnelles en janvier dernier, contre 4.075 pour les Etats-Unis, les deux pays développant de nouvelles armes sur fond de modernisation de leurs forces. La Grande-Bretagne, la France, la Chine, l'Inde, le Pakistan, (sans oublier Israël), mettaient également au point des systèmes de missiles. Il existe dans le monde 14 grands conflits armés et 61 opérations de paix menées dans le monde, selon l'institut internationale de la recherche pour la paix, SIPRI. Faut-il partager l'optimisme de Monsieur Bates Gill, le directeur du SIPRI, qui croit qu'un désarmement décidé par les plus grandes puissances nucléaires (Etats-Unis, Russie), sera particulièrement important dans les années à venir ? Ce que l'on peut douter, de notre part, car la logique " si tu veux la paix, prépare la guerre", continue encore à dominer. Fermons la parenthèse.

C'est sur fond de ces situations que l'Angola a décidé de s'engager pour le bien de sa population. Le pays participe à cette Conférence de l'OIT, à Genève, avec une importante délégation, menée par le vice-ministre de l'Administration Publique, Emploi et Sécurité Sociale, Sebastiâo Lukinda. Conscient des critiques que l'opinion lui fait sur la pauvreté en Angola, le gouvernement veut prendre le taureau par les cornes, en se préoccupant du problème de travail en Angola. Le processus de reconstruction nationale et des politiques d'emploi tracée par le gouvernement , pour améliorer et élever le niveau de vie des populations, est bien en marche.  Le pays est transformé à un immense chantier de travaux, notamment la construction de nouvelles infrastructures et la réhabilitation d'autres, affectées durant la guerre, tout cela font partie du programme général engagé par le gouvenement. Au cours de ce forum de l'OIT, le vice-ministre a expliqué le projet mis en route au niveau de l'Emploi : " L'on a élaboré et approuvé le Plan National de l'Emploi et de Formation Professionnelle, ainsi que le Plan National de Formation d'Arts et Offices. Ce dernier est destiné à doter surtout aux jeunes ruraux, avec ou sans niveaux académiques. Il existe des programmes d'encadrement des jeunes dans la vie active, la formation et l'intégration des cadres dans les entreprises, l'appui à la formation des femmes, à l'incusion socio-professionnelle de jeunes handicapés et en conditions de risque". Tous ces programmes sont actuellement mis en oeuvre. Et, les résutats sont déjà obtenus, qui sont surtout aussi le fruit de la volonté politique du gouvenement, et de l'appui des partenaires sociaux. Actuellement en Angola, selon les chiffres officiels, le taux de chômage au niveau national qui était en 2006 à 25,2% est un bon chiffre qui montre sa progression par rapport à 2005.
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