La BOLIVIE est un des grands pays de l'Amérique latine, avec ses 1.098.581 km2 de superficie et une population de 9.119.152 habitants. Sa capitale est LA PAZ. C'est un pays enclavé, sans accès à la mer, entouré par le Brésil, le Paraguay, l'Argentine, le Chili, et le Pérou.
La langue officielle est l'espagnol. Avant l'arrivée des Blancs européens, le pays était habité par les Indiens, principalement dans les Andes, où se sont développées plusieurs cultures dont la plus importante fut, la civilisation de TIAHNANACO, (ou TIWANAKU). Cette période précolombienne s'est enrichie dès le XVè siècle, puisque les " INCAS " intégrèrent une partie de la Bolivie dans leur Empire.
Ce sont les Espagnols qui, dès le XVè siècle, la découvrirent. La Bolivie fit d'abord partie de la vice-royauté de Pérou avant de passer sous le contrôle de la vice-royauté du Rio de la Plata.
Alors que les Espagnols s'installent en Amérique du Sud et font venir des millions d'immigrés Espagnols et Européens, ainsi que des Esclaves Noirs d'Afrique, les luttes pour l'indépendance dans cette Amérique hispanique commencent à voir le jour. Le XIXè siècle sera la période d'instabilité politique en Amérique du Sud. L'armée espagnole impose la loi que promulgua Philippe II d'Espagne.
Pour le colonisateur espagnol, les terres de l'Amérique latine sont une aubaine. Aux XVIè siécle, les Espagnols découvrent dès leur arrivée, une très grande quantité de pierres préceuses, notamment, d'argent, dans les mines de Potosi. Ils vont exploiter les richesses de ces terres, et ses sous-sols, jusque dans le XIXè siècle où débutèrent les guerres pour les indépendances. L'ère des " Caudillos " consacra un nouveau virage.
Un homme va aussi marquer cette période. Il s'appelle SIMON BOLIVAR PALACIOS. C'est un fils d'une famille métissée. Il est né le 24 juillet 1783, à Caracas, au Vénézuela. Cet illustre général des armées restera dans l'Histoire pour avoir tenté d'unifier les pays d'Amérique latine, afin d'en faire un seule et même nation.
Bien que sa famille soit d'origine basque ( venue de Ziortza-Bolibar, en Biscaye, Pays Basque), la famille s'est installée au Vénézuela où elle possédait des esclaves noirs Africains. De ce contact, la famille aura naturellement du sang noir parmi sa desendance. La famille aura donc un "sang-mêlé", futur grand homme sud-américain, SIMON BOLIVAR. Le jeune homme lutte pour l'émancipation des colonies espagnoles d'Amérique du Sud.
En 1813, il participe de manière active et décisive à l'indépendance des actuels, Bolivie, Colombie, Equateur, Panama, Pérou, et Vénézuela. Son idée est de créer une GRANDE-COLOMBIE, dont il souhaite qu'elle devienne une grande Confédération politique et militaire regroupant l'ensemble de l'Amérique latine. Il en devient le président de cette Grande-Colombie. Qui va déjà ouvrir l'ère des unifications. Grâce à sa lutte, qu'après 1825 la Bolivie prit son nom. L'indépendance de la Bolivie fut proclamée en 1825. La constitution vit le jour à la même date. Simon Bolivar y mourra, à Santa Maria (Colombie), en 1830.
Pays très riche en nature, la Bolivie est composée de deux régions géographiques distinctes : l'ouest est traversé par les cordillères de l'Altipno et le Nevardo Sajama (haut de 6.542 mètres). C'est pays au climat chaud et humide. Dans les Andes, le climat est froid, sec et venteux. Sur la plaine, il est humide et plus doux.
Les produits principaux sont, le pétrole, le gaz naturel, le zinc, l'étain, le soja. La Bolivie est un grand pays fournisseur de feuilles de coca, (tout comme la Colombie et le Pérou).
Les plus grandes villes de la Bolivie sont : La Paz, (la capitale du pays), Santa Cruz de la Sierra, Sucre, Oruro, Tarija, Cochabamba, etc. La vie politique et économique n'a pas fait de la Bolivie un pays riche.
Economiquement pauvre, la Bolivie comptait sur l'aide extérieure. C'est en 1990 que les grandes reformes vont voir le jour. Le pays a signé le Traité de Libre Echange avec le Mexique, et il est aussi membre-associé de MERCOSUR. Les Etats-Unis participent depuis 2005 à 10% du Produit intéreiur brut (PIB) de la Bolivie, dans le cadre de l'éradication de la "coca".
Devant les injustices et les inégalités sciales, la crise économique s'aggravant, un Mouvement vers le socialisme, remporte les élections du 18 décembre 2005, avec à sa tête, un leader syndicaliste d'origine amérindienne. Il s'appelle EVO MORALES. Un militant gauchiste qui se bat pour la justice sociale et la promotion des "indigènes amérindiens" dont il est issue.
Juan Evo Moralès Ayma est né à Oruro, dans l'Altiplano bolivien, le 26 octobre 1959. Il est un Indien "Aymara", d'une famille de paysans. Placé à l'école des Blancs, très tôt, il y apprend l'espagnol qui devient sa langue d'expression. Pauvre, il est obligé de travailler pour nourrir sa famille. Revolté contre le pouvoir et la classe bourgeoise qui méprise les Indiens, le jeune Moralès s'engage dans l'action syndicale, en devient un fervent militant très politisé, il se lance dans l'action politique du pays. Grâce à sa lutte syndicale, il est devenu très populaire et reconnu par toute la classe politique bolivienne. Malgré qu'il ne parle plus sa langue de ses origines, l'aymara', ni le 'quechua', de sa région d'adoption, ne parlant que l'espagnol.
En 1997, il est l'élu de la ' Gauche Unie '. C'est lui qui va finalement prendre la tête de la direction politique du Mouvement social et politique, en Bolivie. Lors de sa tournée européenne, nous avons eu la chance de le rencontrer à Genève, (il a tenu une conférence de presse, près des Palais des Nations, pour expliquer la désastreuse condition de la situation des minorités indigènes Indiennes en Bolivie). Une occasion de discuter avec lui. Nous sentions déjà le charisme de cet homme du peuple tout dévoué dans la cause de son peule indien. De retour dans son pays, il se présente pour la première fois, en 2002, aux élections présidentielles. Mais c'est en 2005 qu'il réussir à réunir une majorité à sa faveur à l'élection presidentielle.
Le 22 janvier 2006, EVO MORALES devient le Président de la République de Bolivie. Pour la première fois dans l'histoire politique du pays, enfin un Indien accède à la plus haute magistrature de façon démocratique. Le président Moralès occupe un poste si important qui fait des envieux dans son propre pays. Homme de gauche, Evo Moralès est proche des idées du président HUGO CHAVEZ de Vénézuela, dans cette vision socialiste de l'Amérique latine, avec une conception "indigéniste", plutôt que "bolivarienne". Comme son homologue, ils sont les soutients sans faille de FIDEL CASTRO, le lider maximo de Cuba. Ainsi dans sa prise de position de gauche, Evo Moralès fait partie de ces agitateurs que détestent les Etats-Unis, donc, c'est une bête noire pour Washington. Dans son pays, il est aussi mal vu par ces "Boliviens d'origine européenne", qui détiennent le pouvoir économique du pays. Ils sont majoritaire dans cette province de Santa Cruz, et tiennent à préserver leurs acquis, et d'ailleurs l'ont fait savoir, puisqu'ils réclament à présent l'autonomie de cette riche région de la Bolivie. Une organisation d'extrême-droite (les descendants des anciens émigrés Allemands), veut sa peau. Pour la petite histoire, rappelons que l'Amérique du Sud fut la destination préférée des Anciens Nazis après la Seconde Guerre Mondiale. Parmi eux, des bourreaux de guerre, des recherchés la de justice allemande, des aventuriers européens, des chercheurs d'or, des affairistes, vendeurs d'armes en fuite, des repris de justices, "pionniers", vieux retraités, etc...
Comme au bon vieux temps. Nostalgies de la Grandeur des Empires coloniaux.
Le jeudi 19 juin dernier, à San Cruz, la police bolivienne a saisi un fusil à lunettes, arrêtée deux jeunes liés à une organisation d'extrême-droite boivienne. L'intention manifeste n'était plus à mettre en doute. On a parlé d'une tentative d'assassint du président Evo Moralès. Depuis plusieurs jours déjà, ce dernier dénonçait régulièrment des complots contre lui, et ce n'était pas de la paranoïa de sa part. En effet, les opposants de la droite, qui sont toujours contre sa politique de défendre l'injustice dans le pays, ont promis de l'assassiner un jour. Ce ne sont pas des paroles en l'air à prendre à la légère. La police reste vigilante. Evo Moralès dénonce cette façon de faire de la politique de la part de ces opposants de droite qui clament tout haut de ' chasser l'Indien' du pouvoir en Bolivie.
Le président Moralès, pour des raisons de sécurité, a dû annuler plusieurs fois des déplacements dans des provinces dites sensibles, comme ceux prévus à Tarija, au Sud du pays. Il devait s'y rendre pour soutenir ses partisans qui dénonçaient ce "referendum sur l'autonomie", jugé illégal, par le gouvernement.
Cette province de Santa Cruz est le plus prospère du pays, et le moteur économique de la Bolivie.
En mai dernier, le comité civique a fait adopter massivement un referendum sur un statut d'autonomie administrative, jugé aussi illégal par le gouvernement central.
A la nouvelle de l'arrêstation de deux jeunes tueurs (rappelons-le, en possession d'un fusil avec une visée télescopique, et 300 balles), le procureur de cette province de Santa Cruz, a immédiatement réagit et demandé leur libération. Le vice-ministre de la coordination de la présidence, Sacha Liorenti, qui s'attendait à voir le président à Santa Cruz, (à 900 km de La Paz), par l'aéroport El Trompillo, a dénoncé, lui aussi, cette "tentative d'assassinat", et surtout, cette rapide mis en liberté par le Procureur de la Province.