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L'essentiel est encore fait : les Allemands sont encore qualifiés pour la sixième fois en coupe d'Europe, alors qu'elle en a remporté trois. Hier à Bâle, les Allemands ont difficilement venus à bout des Turcs, vers la fin d'une partie pleine de suspence. Les hommes de Löw ont, une fois de plus, démontrés que la "Mannschaft" était une grande équipe de football européen. Contre la Turquie, l'Allemagne vient de loin, sans impressionner, mais toujours réaliste, réussit, une fois de plus, de remporter la partie. Etant dit qu'en sport, surtout en football, seul le score compte. La victoire des Allemands compte plus que tous les commentaires et les détails du match.
Cette demie finale, a été dominée par la performance victorieuse de l'équipe allemande.
En finale de l'Euro 2008, c'est bien la "Mannschaft" qui a été la première équipe d'accéder à cette sélection décisive. L'Allemagne affrontera le dimanche 29 juin à Vienne, le gagnant du match de jeudi entre la Russie et l'Espagne. L'Allemagne se dit prête, et prétende qu'elle peut gagner le match de cette finale. Faisant confiance, au vu de ses successives victoires, l'équipe de Löw aimerait bien une fois de plus embrasser cette coupe et la ramener dans le pays.
Revenons plus en détail sur le fameux match Allemagne-Turquie. Le sélectionneur Joachim Löw n'a pas voulu, pour celu-ci, modifier la composition de son équipe qui a su bien marcher et gagner contre le Portugal : On ne change pas une équipe qui gagne ! Ainsi, pour l'entraîneur allemand JOACHIM LÖW, on retrouvera les mêmes joueurs pour ce nouveau match pour la finale contre la Turquie :
Lehmann, Friedrich, Mertesacker, Metzelder, Lahn, Rolfes, Hitzlsperger, Schweinsteiger, Ballack, Podolski et Klose.
(Les Remplaçants : Frings et Jansen).
Pour la Turquie, voici la composition de l'équipe :
Rüstü, Sabri, Topal, Zan, Balta, Aurelo, Kazim Kazim, Altintop, Ayhan, Ugür, Semih.
(Les Remplaçans : Tümer, Erdinç, et Gökdeniz).
L'homme providentiel de cette équipe turque reste son sélectioneur : TATIH TERIM. Homme remarquable, celui qui su transformer cette belle éqipe de la Turquie, pour l'emmener jusqu'à la finale. Là où l'on ne pensait pas
arriver à ce genre de niveau de compétition. La Turquie est arrivée en finale, après des expoits inimaginables à l'Euro 2008. Cette équipe est encore jeune et des joueurs très talentueux, dynamisme de l'ensemble de joueurs. La Turquie est un pays d'avenir. Ce sont ces jeunes joueurs qui feront le renoueau du football européen de demain. Comme on le verra tout le long de ce match fabuleux de Bâle. Jugez-en : près de 40.000 spectateurs dans les tribunes ; des millions de téléspectateurs derrière leur poste de télévision ; un stade chauffé animé par les supporters de deux pays, fanatisés à outrance. Sur les gradins de Stade du Parc de Sant-Jacques, le public allemand est le plus nombreux. On notait une nouvelle fois cette vague blanche de fanatiques allemands dans cette ville suisse, et surtout dans les tribunes surchauffées. Les Allemands se sont déplacés en masse. Ils habitent tout juste là, à quelques enjambées de Bâle et des frontières entre les deux pays Suisse/Allemagne.
Lorsque les hymnes nationaux seront entonnés dans ce stade bâlois, c'est bien le public turc, moins nombreux certes, mais l'enthousiame sera le plus fort. On sentait que l'esprit du match était engagé du côté turc.
C'est sur cette même lancée que demarre le match, avec une équipe suisse motivée, voulant démontrer que tout était possible dans cet Euro 2008. Le début de cette première partie sera entièrement dominée par les Turcs. Les hommes de l'entraîeur turc vont occupés le terrain, imposés leur jeu et finalement mieux jouer que les Allemands. A la grande satisfaction des communautés turques tant en Suisse qu'en Allemagne. Les Turcs imposent leur jeu qui surprend les Allemands, peu habitués de jouer un match aussi engagé et très technique. Les passes sont de plus en plus précises.Un jeu totalement liberée. Les joueurs du "Mannnschaft" sont déboussolés, envahis. Sur le terrain, ce sont bien les Turcs qui sont les maîtres de jeu. Un beau football est offert au public du stade de Bâle. On avait rarement vu cela tout le long du déroulement des matchs de cette coupe d'Europe 2008. Les Turcs rêvent et font rêver toute leur nation. Un rêve concrétiser et réaliser avec ce but bien inspiré d'Altintop qui va d'ailleurs ouvrir la marque à la 22è minute, pour un premier but turc : Turquie 1, Allemagne 0. Le match ne fait que commencer. Les Turcs créées des occasion, reveillant une équipe allemande qui semblait endormie. La pression est au maximun, pour cette équipe turque. Enfin, voilà du bon football. Quatre minutes après, suprise générale, les Allemands se remettent à courir derrière le ballon, essayant de réorganiser un jeu désagregé. A la 26è minute, la "Mannchaft" peut enfin se ressaisir. L'excellent Schweinsteiger qui dévie la balle au premier poteau, après un centre de Podoski. Allemagne 1, Turquie 1. Malgré cette égalisation, le match ne décolle pas pour l'équipe allemande. Ils sont ternes. Les Turcs en profitent. Puis, excès de confiance,peut-être, le score en restera là, dans cette première mi-temps.
A la reprise de la seconde partie, la physionomie du match commence à changer. On voit des joueurs allemands essayer d'avancer dans le camp turc, parfois sans grand résultat. La tournure observée va se poursivre. Ce sont les Allemands qui se défendent. Le match traîne en longueur jsuqu'à la 79è minute, et c'est Klose qui va rompre cette monotonie en marquant le deuxième but pour l'Allemagne. Le stade s'embrase. Allemangne 2, Turquie 1. Le match avance, le temps passe. La Turquie réoccupe le terrain et impose un jeu toujours agréable. A la 86è minute, les joueurs turcs vont surprendre avec cette égalisation dans le but par l'insoupçonnable Semih.
Turquie 2, Allemagne 2. Egalité. Tout est remis à zéro. Le compteur tourne dangereusement pour les Allemands pourtant favoris de ce match. Les Turcs rêvent déjà d'une fin de la partie par un match nul et un prolongation. Alors, se demande-t-on : va-t-on vers les tirs au but ? Comment les Allemands vont-ils s'y prendre avec cette équipe turque qui, décidement, ne veut rien céder ? C'est mal connaître les Allemands, dont il ne faut jamais tirer des conclusions avant la fin du match. Alors que l'on s'approche dangereusement du coup de sifflet final, la "Mannschaft" réhausse le jeu et le niveau du match, coiffant l'équipe turque de plus en plus marqué par la fatigue morale de cette interminable fin de partie. Dernières minutes. A la 90è minute, ce diable de Philipp Lahm sort de son ombre, fonce comme un beau diable balle au pied, et avec une superbe action, va donner à son équipe le but de la délivrance, le but de la Victoire de cette partie décisive : Sur l'affiche, Allemagne 3, Turquie 2. On en restera là. Le stade prend feu de joie des supporters allemands qui peuvent éclater de bonheur.
L'Allemagne l'emporte de justesse mais une victoire quand même, qui lui offre la place de finale de ce dimanche 29 juin. Qui sera son adversaire ? On attendra le match déterminant entre les Russes et les Espagnols.
Personnellement, nous rêvons d'une finale de deux Titans, Allemagne-Russie. Ce serait un match-choc entre deux équipes solides. Un match fabuleux. Mais l'équipe russe a fort à faire face aux excellents Espagnols, qui eux aussi, veulent terminer le championnat de l'Euro en beauté. Les Allemands, eux, sont déjà en finale et attendent. Ils ont fait l'essentiel. Lorsqu'on vous dit que le football est un sport avec deux équipes de onze chacune, mais à la fin, les Allemands gagnent, il faudrait vraiment mentir cet adage. Et les Allemands n'ont pas encore dit leur dernier mot.
On sera fixé ce dimanche à Vienne, en Autriche. Rendez-vous est pris.