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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Spécial Angola (5) Assurer les routes et poursuivre la construction de la paix.

Quiconque a effectuer un voyage par route en Angola, ne peut manquer de constater l'état lamentable des routes. Sur les pistes, les sentiers, les chemins sont déplorables. Pour avoir déjà fait ce trajet, du Nord de l'Angola à la capitale Luanda, le constat est sans concession : le pays doit refaire ses routes pour permettre les déplacements. Le gouvernement angolais vient de se saisir de ce dossier longtemps abandonné. Un des nouveaux chantiers du gouvernement à l'heure de la réconstruction nationale. L'Angola est redevenu un pays ambitieux depuis la fin des guerres. C'est l'apanage même des grands pays en devenir, qui veut non seulement s'en sortir mais plus encore, rattraper le temps perdu. 
Un 2è Congrès Africain de Routes, a e lieu, à Luanda, du 26 au 27 juin 2008. Il était question de constater l'état des lieux des routes africaines, et surtout voir comment permettre le développement des plans d'actions efficaces pour la maintenance du réseau routier africain. Le rêve enfoui de tout Africain, la réalisation d'une unification du continent par routes. Cette grande ambition de relier les pays, en créant des grandes routes, afin de continuer cette union africaine  et faciliter le rapprochement entre Africains, mais plus encore, permettre à tous les Africains de pouvoir voyager librement, aller partout où bon leur semble. Dans cette optique, les gouvernements africains devront analyser la question de l'interconnexion des routes régionales et continentales.
Pour le gouvenement angolais, la priorité actuelle est, d'asphalter les 4.000 kilomètres de route cette année 2008, en vue d'établir la liaison routière entre les capitales provinciales, et d'approcher les grandes pôles de production du continent africain. Car, l'élargissement du réseau routier facilitera l'échange économique et culturel entre les peuples du continent. Cet ambitieux projet permet aux gouvernements, angolais ou autres, de voir loin et grand.
L'Angola veut transformer le pays en un immense et important point de passage du continent, du Sud vers le Nord,  de l'Atlantique à l'océan Indien. Et, ce pays cherche aussi à faire impliquer tous les autres pays intéressés au projet.  Pour qu'il ait une production agricole et industrielle de première nécessité, il doit y avoir un réseau éfficace de distribution susceptible de mettre les produits sur le marché interne, les acheminant vers les ports et ensuite, exporter les excédents.   
En 1975, date de l'indépendance de l'Angola, (plus exactement le 11 novembre), partout dans le pays il y avait en tout 8.000 km de routes asphaltées, mais à cause de la guerre, tous ces soit-disants patrimoines coloniaux ont été détruits. Le pays ambitionnait la réconstruction en entamant  un programme de récupération définitive de ces infrastructures routières. Pour le premier ministre angolais, Fernando da Piedade Dias dos Santos, il considère que les routes et ponts constituent les principaux véhicules, à travers lesquels passe le développement durable en Angola. Il a encore affirmé que son gouvernement accorde une importance capitale au processus de réhabilitation et construction d'infrastructures. Conscient qu'un pays qui a des bonnes routes favorise la circulation rapide et confortable des personnes et des biens. L'Angola doit améliorer les conditions de vie de sa population. C'est seulement en réalisant ce programme des routes, que l'on pourra parler du dévéloppement en Angola.
Six années de paix dans ce pays permis à l'Angola, la réhabilitation de 4.000 km de routes asphaltées du réseau fondamental, qui est une preuve évidente de l'importance des infrastructures routières dans le processus de développement. Fernando da Piedade Dias dos Santos a informé que les déplacements internes qui, auparavant, duraient des jours, à ce jour, sont réalisés en quelques heures, et que ce fait permet l'écoulement des produits agricoles et la baisse des prix des produits vendus dans les zones rurales, ainsi que la réduction de la famine et de la misère dans le pays. On voit maintenant des nouvelles zones importantes de production, soit agricoles ou d'autres ressources naturelles, et aussi les voies qui favorisent les liaisons routières interafricaines. 
A noter que, le gouvernement angolais a investi 7,1 milliards de dollars durant l'année 2007 en infrastructures, et dans la lutte contre la pauvreté.
Un rapport économique sur l'Angola, du C.E.R.S.U.C.A. (Centre d'Etudes et de Recherche Scientifique de l'Université Catholique d'Angola), est paru le 26 juin, à Luanda. C'est une étude qui indique que les dépenses visaient l'amélioration des conditions économiques et sociales de la population. Le rapport souligne la performance de l'économie angolaise comme favorable au point de vue macro-économique, notamment dans la réduction des taux d'intérêt, les soldes positifs de la balance de payements, l'augmentation des réserves internationales liquides, la réduction du taux d'inflation et les soldes budgétaires positifs. Le rapport précise que le taux d'inflation accumulé en 2007, a été de 12%, vu le comportement expansionniste des investissements publics réalisés enregistrant encore un taux élevé de chômage. L'étude indique également le maintien de la confiance dans l'économie qui peut être évaluée par le mode comme la quantité de crédits du système bancaire a augmenté à 83%, soulignant que le marché de crédits aura une amélioration surtout pour les petites et moyennes entreprises. Comparant le prix de la dépense publique du PIB (Produit intérieur brut), au cours des premières périodes de paix en Angola, c'est-à-dire de 2002 à 2007. Le rapport au PIB continue à donner avec 95,5%, étant 4,5% apportés par des derivés du pétrole, du diamant et de quelques produits d'importance relative. L'étude effectuée d'ajouter, que l'activité économique de l'Angola est centralisée à Luanda, réalisant 75% dans le secteur industriel, 85% dans le secteur commercial. et 95% dans le secteur financier bancaire. 
Pour le président de la république, José Eduardo dos Santos, il est temps de lancer un appel aux hommes d'affaires angolais à investir de plus en plus dans l'économie du pays, tout en créant des emplois et rémunérant bien les cadres et les travailleurs. Il l'a dit à l'ouverture du 11è session extraordinaire du comité central du parti, le MPLA (Mouvement Populaire de libération de l'Angola), le parti au pouvoir.  Pour lui, le pays a besoin d'un secteur économique privé fort, qui permette à l'Etat de réduire sa présence dans ce domaine et consacrer son attention principalement au secteur social et à sa fonction de règler et contrôler. Il faudrait approuver des règles plus claires pour éviter certaine promuscuité qu'on vérifie à l'heure actuelle. Pour le poitique, un membre du gouvernement peut être actionnaire, il peut avoir des actions dans une société, mais il ne doit pas s'occuper de sa gestion, ni manquer au respect du principe d'impartialité dans l'exercice de ses fonctions administratives. Le président dos Santos a donné des précisions sur ces règles : " Nous devons corriger les pratiques négatives qui affectent l'image du Gouvernement. Ce sont ces quelques points que je vous présente pour les approfondir prochainement, convaincu que, de ce fait, nous ferons tout pour que notre parti, le MPLA, soit davantage meilleur et aide aussi le pays à se rendre mieux."   

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M
Cher Alain Serbin,<br /> Ton article est d'une pertinence inouïe. La situation que tu brosses est très juste. Même si parfois tu t'es appuyé sur une donnée datant des années 70 ! mais il est vrai que, au-delà du pétrole dont le baril ne cesse de flamber, l'Angola est un pays qui a bien d'autres atouts pouvant lui permettre de donner satisfaire à tous les Angolais, qui par ailleurs n'attendent que ça. Merci pour tout ce que tu nous donnes comme information.
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