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Le président Robert Mugabé et le principal responsable de l'opposition Morgan Tsvangiraï, ont peut-être décidés de mettre fin à la crise qui commençait à peser et à laminer la vie socio-politique, mais surtout économique de Zimbabwé. Robert Mugabé a 84 ans, et son rival malheureux du premier tour des dernières élections dans ce pays, Morgan Tsvangiraï, lui, a 56 ans. Le premier tour de mars 2008 qui a vu la majorité des voix de l'opposition, sans réellement l'emporter. Ce qui avait conduit à un second tour, face à un Robert Mugabé très décidé à ne pas lâcher prise, pour céder son pouvoir. Ce bras de fer entre lui et ses opposants a fait un déclenchement de la violence dans le pays. En fin de compte, le chef de l'opposition Tsvangiraï, a fini par céder en retirant sa candidature pour le second tour. Face à ce désistement, c'est le président Mugabé qui se succède à lui-même, en se maintenant à la tête du Zimbabwé. Hélas, le pays était déjà mal partie, puisque l'économie du pays était en ruine, et le chaos économique persistait tout en croissant.
Le président zimbabwéen Robert Mugabé, 28 ans de règne sans partage, est contraint de lâcher du lest. Il nomme son rival au poste de Premier ministre, s'ouvrant ainsi à l'opposition. Mugabé devra partager le pouvoir qu'il détenait jusque-là. Tout cela après d'interminables discussions, de revirements et d'entêtements. Grâce aussi à une éfficace négociation des pays étrangers africains. Morgan Tsvangiraï vient d'être nommé premier ministre. Le principal et en l'occurence son plus farouche opposant peut désormais participer à la vie politique légalement et au destin ou à l'avenir du pays.
Les deux parties se sont mis d'accord et promis d'oeuvrer à la réussite de l'accord signé, et de sortir le Zimbabwé de l'isolement et à la bonne gouvernance. Les deux hommes vont tout faire pour que la paix revienne dans le pays.
Avec cet accord péniblement signé, on se demande maintenant si le Zimbabwé plongé depuis des mois dans une longue et douloureuse crises politique et surtout économique, sans précédente, pourra enfin sortir de cet impasse crée par les deux partis, le ZANU-PF ( Union Nationale Africaine du Zimbabwé-Front Patriotique), crée en 1988, le parti de Mugabé ; et le MDC (Mouvement pour le Changement Démocratique), de Morgan Tsvangiraï.
Grâce à l'implication des pays de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe), et surtout du principal négociateur délegué d'un accord entre les deux parties, le président sud-africain Thabo Mbeki, sans oublier aussi le président angolais José Eduardo dos Santos. Le président tanzanien Jakata Kilwete, l'actuel président en exercice de l'Union Africaine, s'est félicité de l'aboutissement de ces négociations sur cet accord, qui a vu la nomination de Morgan Tsvangiraï au poste de premier ministre, et Arthur Matambara, vice-premier ministre.
Il a fallu pour cela, plus de deux mois de difficiles négociations intenses. Impliquant les chefs d'Etat de cette région australe de l'Afrique.
Reste l'inconnue : la réaction de l'Union Européenne et l'attitude des bailleurs de fonds. Vont-ils revoir leur façon de traiter le Zimbabwé, et surtout, son rebelle et incontrôlable têtu de président Robert Mugabé, encore président à la tête du pays ? Au vu de la situation économique et sociale de ce pays, espérons une clémence ou une compréhension des principaux bailleurs de fonds occidentaux, qui ne vont plus imposer des exigences folles ou qui radicaliseront encore plus sur ce qu'ils continuent à traiter de "dictateur Mugabé". L'homme qui a voulu redistribuer les terres possedées par des colons-fermiers d'origine britanique, pour les céder aux Zimbabwéens d'origine noire africaine.