Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
Le touriste qui s'exclame ainsi a raison. Oui, ce pays a des atouts pour attirer les touristes du monde entier, et les moyens de développer ce secteur touristique en Angola. Un pays potentiellement riche en tout, sur tous les plans.
Le tourisme dans ce pays est en train de se faire timidement sa place. La politique du gouvernement cherche par tous les moyens de rendre attractif le tourisme angolais. Il veut développer ce secteur en appelant les opérateurs économiques du pays, tout comme ceux de l'étranger, à investir aussi dans le secteur touristique, afin d'attirer encore plus de visiteurs tant locaux qu'étrangers. Ceci permettra de rnflouer les caisses de l'Etat angolais surtout en devises. L'objectif est d'atteindre certains pays d'Afrique qui ont déjà une longueur d'avance dans le domaine.
Le 27 septembre est proclamé "Journée mondiale du tourisme". L'Angola veut faire partie de leader sur ce plan.
Géographiquement, l'Angola est un pays situé en Afrique australe. Morphologiquement, l'Angola présente une configuration massive, pour ne pas dire, quadrangulaire. C'est un gigantesque escalier montant de la mer vers l'est, l'essentiel du pays étant un plateau qui borde une plaine littorale, s'élevant ensuite progressivement, avec le
" Mont Chela", au sud, qui culmine à 2.620 mètres dans le Huambo, au centre de l'Angola, et redescend ensuite vers le Kasaï (en RDCongo), et le Barotseland Zambien. Un cordon montagneux, qui s'estompe souvent pour n'être que le rebord du Plateau, suit la côte de près et ne laisse qu'une étroite bande littorale, sauf au nord, où elle s'élargit près des estuaires du fleuve Kwanza et du fleuve Congo.
Deux lignes de hauteurs se croisent sur ce plateau, l'un d'orientation nord-sud, qui va de Maquela do Zombo (près de la frontière de la RDCongo), aux confins de la Namibie ; l'autre, de direction est-ouest, qui part de Dilolo au Katanga (RDC), pour réjoindre la première au plateau de Bié, au centre de l'Angola.
Le climat du pays, comme celui du reste de l'Afrique tropicale, se caractérise par l'absence de saisons intermédiaires. La saison sèche, "caçimbo", qui va de juin à septembre, et la saison des pluies, d'octobre à mai.
Toutefois, à Luanda, la capitale du pays, et nettement encore sur les côtes-est, la saison des pluies est interrompue en janvier par une très brève période de séchèresse, (le petit caçimbo). Sur le littoral et dans la région montagneuse aux approches du Plateau, entre 1.200 et 1.800 mètres d'altitude, il devient de type tempéré, et l'on enregistre des gelées en hiver africain, dans les valées abritées. La temperature maximale à la saison chaude ne dépasse pas les 26 degrés. Les pluies vont en augmentant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la mer.
Peu abondante sur la côte, la pluviosité atteint 1.800 mm par an dans certaines régions de l'intérieur.
Compte tenu des différences de latitude dans un pays qui s'étend du 4è au 18è parallèle, on distingue quatre zones climatiques.
La première ; le climat tropical humide au nord, de Cabinda à Catété (à proximité de Luanda).
La deuxième ; le climat modéré dans la région qui va du nord de Luanda à Moçamedes, dans celle de Malanje et dans la partie orientale du pays.
La troisième ; tempéré sec dans la partie centrale et méridionale du Plateau.
La quatrième ; désertique au sud, entre le Plateau et la frontière avec la Namibie.
L'Angola peut se réjouir de ses fleuves. Malheureusement, ces fleuves ne sont pas assez grand. Si l'on considère le fleuve Congo, au nord de l'Angola, et dont la rive gauche est considérée qu'à partir de son estuaire, les fleuves de l'Angola sont peu navigables. Le fleuve Kwanza, le plus important des fleuves angolais, prend sa source sur le plateau de Bié, point culminant du château angolais. Le plus important, le Kwanza, qui se jette dans l'océan Atlantique au sud de Luanda, ne se prête au trafic que jusqu'à Dondo, et seulement durant une partie de l'année.
Dans leur cours moyen, plusieurs fleuves franchissent d'impressionnantes chutes, (Lucala et Ruancana).
Parmi les affluents et sous-affluents de la rive gauche du fleuve Congo, le Kwuilu et le Kwango prennent leur source en Angola, de même que plusieurs affluents de la rive droite du fleuve Zambèze : le Cubango, le Cuito, le Cuando et le Luéma. Le Zambèze lui-même ne fait qu'un bref crochet en Angola, dans le saillant de Cazombo, peu après sa source en Zambie.
Outre le Kwanza, plusieurs fleuves mais moins importants coulent sur l'Atlantique, dont le "Loge", qui se jette dans la mer près de Catété, et le "Catumbela", qui débouche au sud de Lobito.
D'une façon générale, le paysage est celui de la savane arborée à "hyphaene" et "anacardium", les arbres faisant place aux épineux et à la steppe à graminées aux approches du désert de Moçamedes. A noter que le "désert de Namibe" pénètre profondement la région côtière ardide en Angola. Les régions de forêts denses équatoriales et tropicales se trouvent au nord de l'Angola (surtout à Cabinda), dans les monts du "Mayumbé" (Mayombé ou Maïombo), le long du Kwango (Mussucos) et des autres affluents du Kasaï, et dans l'hinterland de Luanda (région des Dembos). Elles se prolongent en forêts-galeries le long des cours d'eau. Les hauteurs sont couvertes par une forêt claire à "Isoberlinia" et "Brachystegia", plus ou moins dégradée ; mais, en revanche, à l'époque, les Portugais avaient reboisé, artificiellement, certains plateaux, notamment le long des voies ferrées où des peuplement d'"Eucalyptus" couvrent 200.000 hectares. La côte méridionale, désertique, est le domaine des euphorbes, aloès, sansevieria, et cette extraordinaire "welwitschia mirabilis" vestige de l'ère secondaire, plante aux longues lanières charnues qu'on ne rencontre nulle part ailleurs. Outre ces végétations variées et luxuriantes, on peut faire du safari.
La faune est celle des grandes chasses d'Afrique : lions, élephants, rhinoceros, girafes, zèbres, hyppopotames, antilopes. Il existe en Angola, la célèbre antilope noire géante, dont l'habitat se limite suelement à certaines régions du pays. Ces espèces ont été sauvegardées grâce à la création de neufs grands Parcs Naturels, dont les plus intéressants et le plus étendus sont ceux de "Quiçama" (sur la côte, au sud de Luanda), de "Cameia", (sur le haut plateau de Moxico, dans la partie centre-orientale de l'Angola) et de Porto-Alexandre, ou de Iona, entre Moçamedes et le rio Cunene. Pour la pêche, grâce au courant de Benguela qui longe le littôral et aux remontées d'eaux froides par "Upwelling", le pays est très favorisé ; des bancs de sardinelles peuvent être facilement interceptés à proximité de la côte, et, au large, on capture des pièces magnifiques.
Il y a des beaux paysages en Angola. C'est vrai. La mer est étendue à des milliers de kilomètres de côtes. Avec des plages splendides.
Le pays est aussi riches sur le plan humain. Un véritable brassage de races et des peuples diverses. La population angolaise est fortement métissée. A côté des Noirs, majoritaire dans le pays, on y croise des gens de types différents, très métissés entre Noirs, avec les Blancs, des mûlatres ou jolies mûlatresses, tous forment la population angolaise et veulent partager la même culture de leur pays. Même si au cours des siècles l'Angola s'est européanisé, occcidentalisé (la colonisation portugaise a duré cinq siècles !). Malgré cette brutalité coloniale, la résistance angoalise a permis de sauver les cultures originales. Les traditions et les cultures africaines n'ont pas disparues en Angola. On assiste même aujourd'hui à une renaissance de l'éveil culturel angolais. Les langues se valorisent. On n'a plus besoin de ne parler que la langue portugaise pour se qualifier "Angolais". Le gouvernement met en place une politique de la préservation de la culture nationale africaine.
En développant le tourisme, l'Angola permet au monde de venir découvrir ce pays longtemps ignorer culturellement alors même que les Angolais ont toujours apporté beaucoup pour la perpétuité de la culture africaine sur l'ensemble du continent. Les touristes qui viendront dans ce pays, découvriront un très beau pays, certes, mais qui possède aussi un véritable trésor culturel en Afrique australe.