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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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"Johnny Mad Dog", un film pour refléchir sur ces enfants-soldats en Afrique.

Voilà un film comme on aimerait voir souvent sur les écrans. "Johnny Mad Dog" est simplement un très bon film coup de poing. Il attirera certainement l'attention et fera refléchir les spectateurs. La guerre qui s'est déroulé au Libéria avait indigné le monde, par sa violence, certes, mais pire encore, par l'utilisation des jeunes enfants dans la guerre. Les enfants-soldats choquent. Partout dans le monde, ces jeunes se comportent en soldats, après avoir été abusés par les adultes nommés Seigneurs de guerre. Plus choquant encore de voir que ces gamins ont vécu les pires des atrocités, et souvent, ils sont abandonnés à eux-mêmes dès la fin de ces stupides guerres. Alors, que deviennent-ils plus tard ? Que sera leur avenir s'ils ne sont pas pris en charge par leurs gouvernements ?

http://www.dailymotion.com/video/x7dw0e_johnny-mad-dog-bande-annonce-vostf_shortfilms

http://www.dailymotion.com/video/x5ij9l_johnny-mad-dog-par-mathieu-kassovit_news

En réalisant ce film, Johnny Mad Dog, et son premier long métrage, le réalisateur français Jean-Stephane Sauvaire a bien choisi son sujet. Il veut, par son film, entraîner les spectateurs non seulement d'assister à film spectaculaire, mais aussi les pousser à refléchir et surtout, à ne plus ignorer ce phénomène qui ne se passe pas seulement en Afrique, mais peut aussi se passer ici ou ailleurs. Un drame de la guerre dont les enfants sont à la fois acteurs mais aussi victimes d'abus. Ces enfants-soldats qu'on utilisent et qu'on abandonnent sans remords dès la fin de la guerre.

D'ailleurs, la trame du film est étonnament limpide : Johnny est un jeune enfant-soldat de 15 ans. Il est armé et habité par le 'chien méchant ' qu'il veut devenir. Avec son commando de trois autres gamins, (No Good Advice, Small Devil et Young Major), il vole, pille et abat tout ce qui croise sa route. D'adolescents abreuvés d'imageries hollywoodiennes et d'information travestie qui jouent à la guerre. Laokolé, 13 ans, poussant sa mère, ou son père, infirmes, dans une brouette, tâchant de s'inventer l'avenir que sa scolarité brillante lui promettait, s'efforce de fuir sa ville livrée aux milices d'enfants-soldats, avec son petit frère Fofo, 8 ans. Tandis que Johnny avance, Laokolé fuit...

Des enfances abregées, une Afrique ravagée par des guerres absurdes, un peuple qui tente malgré tout de survivre et de sauvegarder sa part d'humanité.

Voilà pour le décor de l'histoire de ce film poignant. Les enfants-soldats ne sont certainement pas des enfants de choeur. Ils sont formés pour tuer. La vie pour eux ne représente plus rien. Celui qui est en face ne vaut rien et mérite d'être abattu comme un chien. Obéir aux ordres, aux commandants de leurs adultes en uniformes. Leur vrai problème c'est après cette guerre, s'ils en sortent encore vivants !  Que deviendront-ils ? Ils ne le savent même pas. En principe, ce sont les adultes qui doivent leur prendre en charge. Donc, le gouvernement. Et, encore ! En Afrique, ces gérants qui tiennent le pays ont d'autres chats à fouetter. Très peu de pays se soucient de l'avenir de ces enfants. Même pour les jeunes femmes-soldats, leur retour à la vie 'normale' n'est jamais facile. Faut-il ecore parler des civils déplacés et des victimes de cette guerre ? Peu de pays y réussissent. Il était temps de le montrer.

"Johnny Mad Dog" voudrait sensibiliser l'opinion sur ce problème-là. Un documentaire colle trop à l'actualité qu'on oubli trop vite. Un film vaut mieux encore. Ce film parle de ces enfants abandonnés à leur propre sort, surtout en Afrique noire. Un problème crucial pour les pays africains confrontés à ce phénomène des enfants de la rue. On pense à l'Angola, par exemple. Sans oublier d'autres pays en Afrique comme partout dans le monde.

Plusieurs auteurs et écrivains, ont déjà dénoncés ce phénomène de l'utilisation des enfants-soldats dans la guerre. Retenons les deux derniers romans de l'Ivoirien Ahmadou Kourouma, "Allah n'est pas obligé" (paru aux Editions du Seuil, Paris 2000), et "Quand on refuse, on dit non" (dernier roman posthume e inachêvé d'Ahmadou Kourouma, la suite du premier volet, toujours paru aux Editions du Seuil en 2005). Dans ses deux livres, l'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma racontait les aventures du petit Birahima, un enfant-soldat qui a combattu en Sierra Leone et au Libéria, et son retour dans son pays, la Côte d'Ivoire.

Avant l'Ivoirien Kourouma, c'est le Congolais Emmanuel B.Dongala qui avait attiré l'attention avec son roman, "Un fusil dans la main, un poème dans la poche" publié par les Editions Albin Michel en 1974. C'est surtout son autre roman, "Johnny Chien Méchant ", (Editions Serpent à Plumes, en 2002), et qui vient d'inspirer ce film de Jean-Stephane Sauvaire, "Johnny Mad Dog", et produit par Mathieu Kassovitz, (le réalisateur du fameux film des jeunes des banlieues françaises, "La Haine"), et qui a attiré l'attention à sa sortie.

La sortie, le 26 novembre du film "Johnny Mad Dog" est salué déjà comme un événement cnématographique, sur ce sujet lié aux anciens combattants enfants-soldats. Surtout en ce moment, à l'heure où la guerre continue et embrasent encore des pays d'Afrique subsaharienne.

Selon les chiffres officiels de l'Organisaion des Nations Unies, il existe plus de 300.000 enfants-soldats dans le monde, dont 120.000 en Afrique. En République Démocratique du Congo, la guerre dans le Kivu est un exemple même du drame del'utisation des enfants dans des guerres et qui deviennent des machines à tuer.

Que ce soit au Soudan, en Somalie, en Ouganda, bref, partout en Afrique, que ce soit à l'Est, à l'Ouest, au Nord, au Centre ou au Sud, la guerre n'est pas fait pour les enfants. Les adultes n'ont qu'à assumer leurs bêtises. C'est une tragédie que d'utiliser des enfants dans la guerre. Il faudra qu'un jour le monde entier se mobilise pour dénoncer ces individus-malades, assoiffés de sang, les arrêter, et surtout les traîner devant les tribunaux internationaux. Ces chefs de guerre ont leur place dans les prisons et non en liberté. On sait très bien qu'ils sont soutenus par des Etats qui profitent de la situation pour piller, exploiter leurs peuples et les richesses du pays, pour les donner aux puissances occultes, complices du drame de l'Afrique. Ces Assassins et bandits de grand-chemins sont des dangereux-criminels en puissance. Ces chefs de guerre qui utilisent les enfants à faire la guerre à leur place, se disent faire la "revolution pour libérer le pays", paradant devant les caméras pour vanter leurs crimes, ces gens-là ne méritent aucune compassion, ni compréhension ni pitié. Des sanctions doivent leur servir de condamnation exemplaire. On ne peut accepter qu'au prétendu idéalisme, ou, ' guerre de libération nationale ', qu'on abuse, viole  et tuer d'autres personnes. Ces 'rebelles' et leurs complices doivent tôt ou tard payer pour leus actes barbares.

En ce sens, le film "Johnny Mad Dog" est salutaire pour la sensibilisation de ce danger qui guette nos enfants.

 

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