Le président cubain Raul qui effectue ce samedi sa première visite au Vénézuela, est aussi là, une Première, dans la relation affective qui unit le président Hugo Chavez à Fidel Castro, son ami et principal allié de Cuba, dans cette région. C'est la première fois que Raul Castro fait un si importante voyage à l'étranger. Ce qui donne une dimension particulière à ce déplacement du président cubain, et frère du leader charismatique et mythique de cette grande île de Cuba. Deux ans et demi depuis son accesssion au pouvoir, le frère cadet du "lider maximo Fidel", ne fait pas que du tourisme. Il vient renforcer les liens politiques entre les deux pays frères et grand-amis. Ainsi différentes raisons ont motivées ce déplacement.
Le Vénézuela est partenaire précieux pour le Cuba. Le président Hugo Chavez est plus qu'un simple allié stratégique. Il est surtout le porte-monnaie, le bailleur de fonds pour le régime cubain. Jusqu'à ce jour, l'île de Cuba reste sous-embargo américain. Pour l'Amérique de Bush, Cuba communiste reste la bête noire. Un pays rebelle.
Le pays du président vénézuelien Hugo Chavez reste sur la ligne de mire de l'Administration de Washington de George W.Bush jusqu'à la fin, (Vivement qu'il s'en aille !). Les choses risques de changer dès le 20 janvier avec une nouvelle Adminstration Obama. Une raison suffisante pour Cuba de continuer d'entretenir d'excellents rapports entre Havane et Caracas. Les deux pays tiennent à developper leurs liens sur tous les plans : politique, diplomatique, économique, social, et autres. Il y a trois ans, les deux pays avaient signés d'importants accords de coopérations. Le Vénézuela et le Cuba font aussi partie de cette organisation ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques), qui regroupe des pays comme la Bolivie, le Nicaragua, le Cuba, le Vénézuela et le Honduras.
Des gros projets sont en cours. Ces pays de l'Amérique latne se préparent à lancer une "monnaie commune", qu'ils nommeront le 'SUCRE', qui leur permettra à tous ces pays clairement orientés à gauche, de réduire leur dépendance vis-à-vis du dollar US.
Mercredi 17 décembre, il y aura cette réunion cubano-venezuelienne, à Caracas. Les deux pas vont donc travailler pour faire avancer plusieurs dossiers.
Le président cubain se rendra ensuite au Brésil, où se poursuivra ce "Sommet Amérique Latine-Caraïbes", du 16 au 17 décembre 2008, à Salvador de Bahia, au Nord est du Brésil. Trente-trois pays de l'Amérique latine et de la région des Caraïbes y participent, sans les pays occidentaux. Les pays de l'Amérique du Sud vont se réunir autour du président brésilien "Lula" (Luiz Inaciao Lula da Silva), pour y parler bien sûr de l'intégration régionale et du développement dans ces pays, mais surtout, de la crise mondiale, de la crise alimentaire, du pétrole et de l'écologie.
Le président cubain Raul Castro, après avoir rencontré ses homologues de l'Amérique du Sud, et surtout le camarade vénézuelien Hugo Chavez, rejoindra La Havane (ou Santiago de Cuba), à la fin de ces importantes réunions.