Pour sa première visite sur le continent africain, le président cubain Raul Castro a donné la primeur à l'Angola, un pays cher à son frère, le lider maximo Fidel Castro. Un pays allié, progressiste et révolutionnaire. Des liens d'avant, de pendant, et durant la grande vague de la révolution prolétarienne, marxiste et du communisme. L'Angola se battait pour son indépendance nationale. Son allié principal fut le MPLA, Mouvement populaire de libération de l'Angola, avec à sa tête le président Agostinho Neto.
Le président Raul Castro est venu s'entretenir avec l'actuel chef de l'Etat angolais José Eduardo dos Santos. Une façon de renforcer la "coopération et l'amitié", selon la formule adoptée, qui existe entre les deux pays.
Rappelons tout de même le rôle qu'a joué le pays de Fidel Castro. C'est bien le Cuba qui est venu au secours de ce pays-ami, en pleine guerre civile et fraticide juste avant la proclamation de l'indépendance, et surtout après. Les forces du MPLA étaient confrontées aux mouvements rivaux, le FNLA (Front national de libération angolaise, dirigé par Holden Roberto) et l'UNITA (Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola, de Jonas Malheiro Savimbi). Les deux mouvements d'opposition montraient une forte et farouche résistance contre les forces armées du MPLA. Le FNLA était soutenu par les Américains, les occidentaux et le Zaïre de Mobutu. L'UNITA était encouragé par les pays occidentaux et militairement soutenu par l'Afrique du Sud (du temps de l'apartheid, prôné par le pouvoir blanc européen au sud de l'Afrique). Et ce, pour des raisons purement stratégiques de domination de la région australe. Le MPLA, supposé communiste, bénéficiait du soutient de l'URSS (Union des républiques socialistes soviétiques), et militairement par Cuba de Fidel Castro. Alors que le MPLA s'installait au pouvoir et proclama unilatéralement l'indépendance, les forces rebelles du FNLA et de l'UNITA progressaiemt dangereusement vers la capitale Luanda, où le gouvernement du MPLA s'était installé, après avoir chassé militairement ses deux rivaux. Les forces rebelles progressaient du sud vers la capitale, et du nord vers Luanda.
Les éléments armés du Sud, de Jonas Savimbi et l'UNITA, sont appuyés par des mercenaires européens et l'armée sud-africaine, occupaient les provinces du sud de l'Angola, et leurs blindés progressaient vers le nord et la capitale. Le nouveau gouvernement du MPLA à Luanda, ne faisait pas seul le poids, et fit appel aux Cubains. Ce sera l'opération "Carlotta", imaginée par le régme castrite. 15.000 combattants Cubains vont quitter l'île de Cuba, direction l'Angola, pour venir soutenir le régime du MPLA au pouvoir et menacé de tomber. Nous sommes déjà au mois de février 1976. Le nom de "Carlotta" n'est pas choisi au hasard : Carlotta fut un chef cubain noir de l'insurrection des esclaves africains à Matanzas, dans l'île de Cuba, en 1843. D'ailleurs les combattants cubains choisis de combattre la rebellion angolaise seront tous des Noirs et des Métis, et quelques officiers blancs.
L'implication cubaine dans cette guerre angolaise sera déterminante pour la victoire du MPLA contre l'UNITA. Les forces gouvernementales angolaises bien encadrées par leurs alliés cubains vont retrouver le moral et la puissance qui les manquaient. Les forces blanches de la colonne des blindés sud-africains vont se faire écrabouiller par les Cubains, très combatifs et super bien entraînés et bien rôdés dans ces genres de combats de guérillas. Les Sud-Africains se souviendront longtemps de cette aventure guerrière en terres angolaises. Plusieurs soldats et mercenaires blancs seront tués et d'autres seront fait prisonniers. Les récits de cette guerre donnent une idée précise de la force coalisée cubano-angolaise. Les plus récalcitrants des mercenaires européens ont été démembrés, découpés en milles morceaux et renvoyés en Afrique du Sud, horrifiée par cette rage angolaise...
Tout comme la soldateque de Mobutu qui appuyait le FNLa, qui découvrait la musique assourdissante des orgues de stalline, de fabrication soviétique, qui ont fait des dégâts au Nord de l'Angola. Mobutu a dû arrêter son aide militaire face à cette puissance de feu du MPLA. L'Angola entassa des cadavres de soldats zaïrois par camions et renvoyés chez le dictateur zaïrois... La peur au ventre de ces horreurs de ses militaires de Kamanyola dépécés !
En plus, les blindés soviétiques T-54 faisaient là leurs premières expériences sur le terrain de guerre...en Afrique.
Des armes sophistiquées ont été bien sûr testées. Le MPLA n'a pas oublié cette aide cubaine. Ce sera le tournant de la guerre. Pour le président angolais Neto, l'allié cubain est naturellement précieux. En ce temps-là, l'ami révolutionnaire et internationaliste cubain, Fidel Castro, soutenait des combats progressistes et des mouvements révolutionnaires qui se révendiquaient de gauche marxiste ou communiste. En Amérique latine ou en Afrique. Les troupes cubaines étaient réputées de très bons combattants. Ce qu'ils ont fait pour l'Angola restera historique.
Après l'indépendance de l'Angola, et quatre ans plus tard, Agostinho Neto n'était plus là. C'est José Eduardo dos Santos qui l'a remplacé à la présidence de l'Angola. Les Angolais n'ont pas oubliés Cuba.
Les deux pays ont maintenus leurs relations. Et qui se sont même intensifiées. Le président dos Santos s'est souvent rendu à La Havane rendre visite à l'ami Fidel.
C'est dire que les rapports entre les deux pays comme leurs liens ont traversé les temps, et résisté aux mutations ou soubressauts de notre monde.
A l'occasion de ce 48è anniversaire du début de la lutte armée pour l'indépendance de l'Angola, naturellement le président cubain fut l'invité d'honneur pour cette importante fête de la célébration de cet événèment du 4 février 1961 à Luanda, pour le MPLA. Raul Castro, illustre invité d'honneur, a donc répondu positivement à cette invitation du président angolais José Eduardo dos Santos. Une forte délégation accompagne le président. Des membres importants de cette délégation sont arrivés à Luanda. Faisaient partie, le commandant Ramiro Valdez Menendez (Ministre de l'Information), le général de Corps d'armée, Leopoldo Cintra Frias (Vice-Premier ministre des Forces Armées Révolutionnaires), ainsi que l'Ambassadeur de Cuba en Angola, Pedro Ross Léal, sans oublier les autres Membres du Bureau Politique cubain.
Tout ce beau monde a été accueilli dès leur arrivée à l'aéroport "4 de Fevreiro" de Luanda, par le Premier ministre angolais, Antonio Kassoma, le Gouverneur de la ville de Luanda, Francisca Espirito Santo, et les membres de son
gouvernement, comme le ministre des travaux publics Higinio Lopez Carniero, et les autres.
La délégation cubaine a été reçu ensuite par le président angolais. Un tête-à-tête était prévu entre les deux chefs d'Etat. Les deux hommes ont ainsi évoqué les liens de coopération et d'amitié qui continuent d'exister entre les deux pays et qui continuent d'être consolidés.
La coopération bilatérale reste solide. C'est bien le Cuba qui forme les Angolais dans différents domaines, comme par exemple dans la santé et dans l'éducation. Il existe plus de 10.000 médecins, ou personnel soignant, en Angola. Sans oublier plus de 16.500 professeurs cubains en Angola. Cuba offre aussi des bourses d'études aux Angolais pour aller étudier ou se spécialiser dans l'île de Caraïbe de Cuba. Plusieurs Angolais ont donc dû suivre une formation ou une spécialisation dans divers domaines. A ce jour, 18.000 Angolais sont déjà formés.
Dans des écoles, instituts, ou académies militaires de Luanda, ce sont bien des formateurs Cubains qui distillent leurs savoirs aux Angolais. Ils y instruisent des jeunes Angolais. Autrement dit, Cuba reste un fidèl allié important non-négligeable, depuis des années.
Le remplaçant du charismatique leader cubain, Raul Castro, 77 ans, n'est tout autre que le frère de Fidel Castro, âgé de 82 ans, malade, et à la retraitre du pouvoir.
En 2007, le président José Eduardo dos Santos était à La Havane (Cuba), pour rendre une visite amicale et de courtoisie, à l'historique leader cubain, un allié qui a fait beaucoup pour l'Angola.
C'est lui qui a invité Raul Castro. Une visite placée dans le cadre de sceller les liens amicaux entre Cuba et Angola, deux pays-amis. Ce qui explique l'importance de sa présence sur le sol africain. Le Chef d'Etat cubain fut accompagné d'une importante délégation avec des personnalités de premiers rangs cubains, comme le vice-président du Conseil des ministres Ricardo Cabrisas Ruiz, le mnistre des relations extérieures Felipe Perez Roque, et enfin, le ministre pour les Investissements Etrangers et la Collaboration Economique Rodrigo Malmierca Diaz.
Trois jours de visite du président cubain Raul Castro qui a permis aussi de noter le changement positif que l'Angola a réalisé depuis son indépendance jusqu'aujourd'hui. Cette visite cubaine s'est achevée après une session extraordinaire de l'Assemblée générale, présidée par le Président de l'Assemblée, Piedade Dias dos Santos, et par le Premier ministre de l'Angola, Antonio Kassoma, dont les deux pays-alliés se sont montrés très satisfaits.