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Les Brésiliens adorent l'Angola. C'est le pays africains qui les attirent, en premier lieu. Ils sont déjà plus de 20.000 Brésiliens à avoir quitté leur pays de l'Amérique latine pour s'installer en Afrique, en Angola. Les deux pays entretenant d'exellentes relations fraternelles depuis fin de XVIIè siècle. Comme la Hollande, le Brésil est de ces pays qui ont beaucoup fait pour libérer un temps l'Angola avant le joug colonial. Finalement, le Portugal avait eu la mainmise plus important dans ce pays. L'esclavage pratiqué par le Portugal a fait vider l'Angola d'une bonne partie de ses fils. Cette large population qui sera entassée dans les navires pour la traversée atlantique, ou être vendue chez les négriers européens. Plusieurs esclaves ayant péris lors de ce voyage forcé, et dans des conditions inhumaines.
Les Angolais ont été déportés au Brésil, d'autres se sont retrouvés dans les zones de la Caraïbe, ou encore plus loin aux Etats-Unis, dans les champs de coton. Plusieurs d'entre eux ont été vendus aux planteurs au Brésil pour couper la canne à sucre, ou encore exécutés d'autres travaux pénibles. Les propriétaires les achetaient au prix fort et devenaient leurs maîtres. Dans cette douloureuse histoire, le Brésil a toujours voulu maintenir des liens affectifs très forts avec ce pays de l'Afrique australe. Il existe en Angola depuis plusieurs siècles, une forte communauté brésielienne. Plusieurs d'entre eux y sont nés, d'autres, anciennement ou récement immigrés, sont bien intégrés dans la communauté angolaise. Un métissage et un brassage ont scellés encore plus les liens humains. Plusieurs ressortissants luandais ont des descendances brésiliennes. Dans la culture brésilienne d'ailleurs, l'Angola est bien présente, sur plusieurs plans : dans la musique, dans la danse, (le "samba" vient d'Angola, tout comme la danse accrobatique "capoeira", ou dans la religion animiste "macumba" ou toute autre). Les deux pays s'influencent culturellement. Beaucoup d'Angolais voyagent vers le Brésil. Parfois, ils y résident. Mais souvent, ils reviennent vivre au pays. Sur le plan cullinaire, la cuisine brésilienne s'apparente parfois à la cuisine angolaise.
En outre, la proximité linguistique renforce le rapprochement, puisque le Brésil et l'Angola fait partie de la grande famille lusophone (qui regroupe le Portugal, le Brésil, l'Angola, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, le Mozambique, l'archipel de Sao-Tomé et Principe, et d'autres pays encore dont la langue portugaise est utilisée). Le Brésil est le plus grand pays de langue portugaise, et le plus important. Son influence s'étend à travers sa culture audiovisuelle.
En Angola, par exemple, la culture brésilienne s'installe de plus en plus. Par l'éducation ou par films interposés. A la télévision, les Angolaises sont friandes des feuilletons brésiliens. La télévision d'Etat, la TPA (Télévisao Publica de Angola) enregistre des séries télévisées, ou autres films, au Brésil : à l'exemple du feuilleton très apprécié comme " Minha Terra, Minha Mâe", (Ma terre, ma mère), avec un casting melangé Angolais et Brésiliens). Les Angolais apprécient bien ce retour des "frères" ou "soeurs" venus du Brésil. Un retour sur la terre ancestrale, en quelque sorte. Les Brésiliens se sentent bien en Angola, où ils retrouvent un peu de leur décor ensoleillé brésilien. La chaleur angolaise leur fait du bien.
Sur le plan économique, le commerce entre les deux pays représentent une part importante pour des intérêts réciproques. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : entre 2004 et 2007, les deux pays ont accru leur commerce de 500%. L'année passée, les exportations brésiliennes vers l'Angola oscillaient le milliard de dollars, (soit exactement 778 millions d'euros).
Les relations commerciales sont restées très bonnes. Et ce, malgré les années de guerre qui ont déstabilisé ce pays. Depuis la fin de ces guerres, l'Angola en paix affiche une bonne croissance de son économie. En 2008, la croissance était de 21 %. L'une des plus fortes du monde !
C'est vrai, l'Angola affiche une dynamique économique sur le continent africain tout entier. Les prévisions sont bonnes encore en ce début de cetteannée, et on est déjà à plus de 15% pour 2009.
C'est sur le plan touristique que se ressent ce resserement. Les deux pays ont installé un pont aérien régulier qui unit les deux pays sur les deux continents. Cinq vols hebdomadaires relient Rio de Janeiro et Luanda.
Des milliers de Brésiliens s'installent de plus en plus en Angola, après une première visite seulement. Le pays est très beau, avec ses plages magnifiques, ses parcs naturels et ses animaux, ses montagnes, son désert de Namibe, et surtout la gentillesse du peuple angolais qui sait offrir gracieusement un sourire aux étrangers.
C'est un pays qui s'en sorte bien actuellement sur le plan économique. Des étrangers viennent pour y travailler. C'est donc tout naturellement que les Brésiliens trouvent leur eldorado dans ce pays d'Angola. Plusieurs d'entre eux viennent faire des affaires et y investissent. Le "business" marche fort bien. Il suffit d'ouvrir l'oeil à Luanda...
On constate l'arrivée des "petites brésiliennes" sur les plages blondes de Luanda ou de Benguela. Dans les boîtes de nuit des villes angolaises, ce sont bien les cubaines et les brésiliennes qui se trémoussent sur les pistes de danse, en petites tenues. Les asiatiques commencent à occuper le terrain de la prostitution, tout comme les latino-américaines. Le pays a bien changé avec ces nouveaux arrivants. La physionomie culturelle se modifie.
La bonne santé de l'économie angolaise attire de plus en plus du monde.
Malgré les difficultés parfois, pour s'installer dans le pays, les Brésiliens ne se découragent pas. Au contraire. Ils ne désespèrent pas, et ne renonceront jamais à leur intérêt pour l'Angola.
Selon un homme d'affaires brésilien qui semble bien connaître le pays, après une retrospective, le gouvernement chercherait à diversifier les investissements en multipllier des partenaires afin de créer une économie solide, qui ne dépendrait pas seulement des seuls secteurs du pétrole ou des diamants. Et que, tant qu'il y aura du travail en Angola, seul l'océan Atlantique séparera les deux pays.
Hélas pour lui, les Brésiliens ne sont pas les seuls à s'intéresser à l'Angola, outre les Chinois, et les autres pays occidentaux, il y a aussi les Portugais. Ils sont revenus en force ces dernières années.
Avec la crise qui frappe les pays européens, ils se tournent à présent vers leur ancienne province d'outre-mer qu'était l'Angola coloniale. L'ancienne puissance coloniale portugaise veut renouer avec cet Angola qui est devenu une terre d'attraction économique de plusieurs pays. Le Portugal se croit en droit de revenir en Afrique, comme au bon vieux temps des colonies. La crise mondiale financière ayant fait exploser le taux de chômage au Portugal et en Europe, beaucoup choisissent de reprendre le chemin du Sud. L'Angola devient une terre de prédilection.
Cette fois, ils n'auront plus les moyens d'exploiter les richesses du pays comme jadis, ils vont se contenter de travailler pour l'Angola. Certains ot déjà un choix défnitif de rester vivre en Angola.
A noter que la stupidité gouvernementale leur en donne parfois l'occasion de profiter du système de ce pays. Là-bas, on préfère parfois pivilégier un ancien colon Portugais à...l'Angolais !
La population boude parfois cette injustice. Le président de la république avait promis de donner la chance aux Angolais mais il semble que ce discours reste verbal, les Blancs ont toujours la priorité en Angola devant un Noir.
Les Portugais veulent refaire de l'Angola "leur" pays. A la différence des autres communautés étrangères, qui eux, viennent, profitent et repartent dans leurs pays d'origine, les poches pleines de fruit de leur labeur en terre angolaise. Ce qui les différencie de la discrétion des Brésiliens ou des Chinois, par exemple.
Les Portugais se vantent parfois de bien connaître les Africains, du fait de leur passé de grands navigateurs, ou de grands voyageurs. Ce qui est faux.
Les Ambassades angolaises de l'étranger notent une forte demande de visas de travail des étrangers qui veulent se rendre en Angola. Ce sont surtout des Portugais, pour la plupart. Ils viennent tous du Portugal.
Et les hommes d'affaires Portugais ont la possibilité de bénéficier cette faveur dans la distribution de visas touristiques ou des affaires pour l'Angola. Ils vantent aussi les avantages qu'ils y jouissent dès qu'ils se lancent dans des investissements dans le pays. Malgré que, même si Luanda la capitale angolaise reste l'une des villes la plus chère au monde !
Pour comprendre ce retour important des Portugais en Angola, venus avec cette étiquettes de "Investisseurs", signalons tout de même que c'est bien le gouvernement angolais qui avait renouer avec le Portugal, dans le cadre de sa politique internationale de la "reconstruction nationale avec les aides étrangères". Plusieurs pays étaient donc sollicités pour participer à la réconstruction de l'Angola après des années de guerre qui a détruit ce pays.
Parmi les pays qui ont répondu positivement à l'appel, il y a donc cet ancien colonisateur, le Portugal. Des investisseurs se sont rués sur l'Angola. Au grand bonheur des Angolais. Mais hélas, un nouveau tourisme est apparu dans la foulée. Les étrangers (Portugais et autres) voyageaient en Angola avec un visa limité du tourisme et finissaient par demeurer définitivement. Pour beaucoup de Portugais, ils se re-naturalisaient pour ceux qui avaient gardés leurs papiers d'identification et de naissance. Une façon de retrouver "leur" nationalité angolaise perdue.
A la grande frustration des véritables Angolais que la guerre avait privée des papiers nationaux. Et d'autres qui ont eu le malheur de naître dans un pays étranger. Ainsi, beaucoup (de Portugais et autres étrangers) ont bénéficié de cette loi et de cette injustice administrative. Certains critères de naturalisation frisaient le ridicule. (Par exemple, le fait d'imposer la langue portugais comme critère première d'identification d'un, ou d'une, Angolais (e)...
C'est aussi vrai qu'au départ des colons Portugais, juste après l'indépendance, le gouvernement fut obligé de faire appel à d'autres pays afin de l'aider à l'édification de l'appareil administratif et de son économie. Plusieurs domaines étaient par terre. Comme le secteur de l'agriculture qui a beaucoup souffert de ces guerres.
Il fallait attendre les années 90 et surtout les années 2000, pour voir se redresser l'économie angolaise et que le gouvernement du MPLA, le parti au pouvoir, tenter d'essayer de remettre la machine économique en marche. L'agriculture a finalement été reprise en main par l'Etat. Le secteur agricole faisait jadis la fierté de l'Angola qui fut un très grand exportateur de café, du sucre de canne, et de maïs. Plusieurs pays ont aidé le pays à se redresser.
Des entreprises comme l'Adeia Nova, par exemple, avait repris ce domaine agro-industrielle, en s'occupant de l'élévage, de poules, de porc, ou de vaches, de la fabrication de lait, et tant d'autres choses encore.
Quelques mois plus tard, de 2003-2004, l'agriculture angolaise reprenait, au grand soulagement gouvernemental et de la population, lasse de se contenter des produits d'importation. Du Nord au Sud, de l'Est au Centre et de l'Ouest, l'Angola se développe progressivement et rapidement sur le plan agro-industriel et alimentaire.
Les entreprises étrangères s'installent et s'occupent de ce domaine agricole. Et grâce aussi à la participation du gouvernement angolais qui encourage la création des emplois pour les Angolais. Le seul soucis de l'Etat, c'est l'insuffisance de la main-d'oeuvre qualifiée. Bien entendu que d'autres pays viennent combler cette carence, comme les ouvriers Portugais ou les Chinois. Cette lacune, le MPLA veut la rayer dans les années à venir. Cette main-d'oeuvre est certes utile pour le pays. Les Portugais veulent travailler sous l'autorité des responsables Angolais. Le gouvernement cherche à tout prix que les Angolais reprennent leurs affaires en mains. Il faut donner former des ouvriers qualifiés et créer des postes de travail. Il y a encore beaucoup à faire en Angola. En fait, tout est à refaire. La présence étrangère ne comblera pas tout. Brésiliens, Portugais, et les autres seront toujours des hôtes utiles mais ne pourront jamais éternellement remplacer les Angolais dans la construction des maisons, de routes, de ponts, de chemins de fer, des usines, des entreprises diverses, de villes et des villages, toutes à réconstruire. Bref, l'Angola sera encore un grand chantier dont ses fils et filles resteront des véritables bâtisseurs.