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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Pleins feux sur...Wole Soyinka, écrivain nigérian.

Sa célèbre phrase " Le tigre ne proclame pas sa tigritude, mais il tue sa proie et la mange ! ", prononcée au plus fort moment du débât sur la négritude senghorienne, avait attiré l'attention sur cet écrivain anglophone, Wole Soyinka, et décopuvrant son oeuvre, l'avait propulsé au rang des plus grands écrivains africains et un des meilleurs dramartuges non seulement de son pays, le Nigeria, mais de toute l'Afrique. L'une des voix la plus écoutée. Il avait reçu en 1986, le Prix Nobel de littérature.
Wole Soyinka est aussi l'auteur des nombreux ouvrages, et de tous les genres : récits, romans, poèmes, pièces de théâtre, essais. C'est sur le théâtre qu'il se distingue. Ses pièces sont jouées dans les pays anglophones. On peut citer quelques-uns de ses livres : " La danse de la forêt " ; " Les Gens du Marais" ; " Un sang fort" ; " Tribulations de frère Jero " ; " Le lion et la perle" ; " Les Gens du marécage", etc.
Wole Soyinka est né en juillet 1934, à Abokuta, à l'ouest du Nigeria. Un terroir riche en cultures profondes de cette Afrique traditionnelle et animiste. C'est dans son enfance que le futur écirvain viendra puiser sa source d'inspiration. Le Nigeria est un des pays les plus peuplés, sinon le plus peuplé de toute l'Afrique. Il compte un peu plus de 140.000.000 d'habitants (2008). Tous, vivent dans ce mosaïque des cultures diverses. En témoigne, la vitalité de cette culture dans la littérature. Wole Soyinka se distingue de ses compères puisqu'il est arrivé à recréer dans son écriture, très proche de la littérature traditionnelle, une "langue", anglaise certes, mais enrichit des trouvailles originales, avec des accents très africains.
Le Nigeria possède d'ailleurs ce rare privilège d'avoir inventé au moins une écriture idéologique qui ne doit rien à l'alphabet latin : il s'agit du "Nsibidi", résumé aux communications de la société sécrète homonyme qui existe autour de Calabar. L' "Oberi Okaïne", originaire de la même région, s'inspire de l'alphabet latin.
L'implantation de l'islam dans le Nord, a permis d'écrire sur le sol actuellement nigérian des textes essentiellement coraniques, mais également les chroniques des Etats musulmans, telle "Chronique de Kano", capitale pour l'histoire de la ville et des "Haoussa".
Au début du XIXè siècle, la guerre menée par les "Fulani", est contemporaine d'une renaissance des lettres islamiques conduite par "Osman Dan Fodio".
Au Sud, la situation est plus complexe, car l'introduction de l'alphabet latin va donner naissance à des oeuvres utilitaires ou autobiographiques, ensuite scientifiques, puis véritablement littéraires. Dès lors, le Nigeria méridional distancera le Nord quantitativement et qualitativement, car il disposera d'un outil de communication plus maniable que l'écriture arabe.
Les "Yoruba" sont à la pointe de la littérature non créative qui, de la fin du XIXè siècle à la Première Guerre mondiale, comprendra les oeuvres de pasteurs et d'instituteurs Yoruba et de quelques " Ibo".
La génération suivante fréquente l'université et s'engage dans le combat politique. La biographie est un support éfficace du nationalisme, car, en se concentrant sur des personnalités africaines, elle donne à la masse le sentiment de posséder des leaders qui pourront le mener vers l'émancipation.
Dans cet esprit, Adeoye Deniga compose en 1914 ses "West African Biographies". Mais la création proprement littéraire tarde à manifester.
Un autre Yoruba, D.O. Fagunwa, publie en 1939 dans sa langue maternelle un long récit qui passe pour marquer un tournant dans la littérature nigériane.
En fait, la rareté et le manque d'intérêt des gens sachant lire l'anglais est le handicap majeur de cette littérature qui doit se tourner vers le pubic européen pour se vendre. Or, les lecteurs européens cherchent avant tout un exotisme facile et rassurant. Amos Tutuola, né à Abeokuta, en 1920, va faie sensation en Angleterre par son utilisation adroite des mythes et des légendes yoruba, transposés en un anglais acrobatique qui, par son ingénuisité, eut le don d'enthousiasmer le public anglais, et d'exaspérer certains intellectuels Africains dépités de voir  qu'un auteur peu assuré dans sa langue était apprécié plus pour son folklore et ses fautes de syntaxe que par ses qualités intrinsèques. " The Palm - Wine Drinkard" (1952) marque pourtant la naissance véritable de la littérature nigériane.
A un niveau tout différent et avec l'ambition de dépeindre la société nigériane moderne, celle des villes et des élites hésitant entre deux mondes.

Cyprian Ekwensi, (né en 1921), publie en 1954, le premier roman véritable d'un Nigérian "People of the city", suivi de "The Drummer Boy" (1960) et de "Jagua Nana" (1961).

Un autre romancier "ibo", Chinua Achébé, a atteint par sa maîtrise dans la description de la vie rurale et de difficultés et d'adaptation consécutives à la détribaisation une audience internationale. Observateur froid et lucide de la société nigériane, cet universitaire reste cependant imprégné des traditions "ibo". On lui doit "Things fall apart" ; "No longer at Easc" ; "Arrow of God" ; "A Man of the people".
On citera également le romancier James N'Gugi, ("Weep Not Child" ; "The river Between").
Le poète et dramaturge yoruba, WOLE  SOYINKA, est le chef de file des dramaturges nigérians. Il excelle dans la satire sociale et politique, et la scène nigériane et africaine lui offre des sujets (l'intellectuel de village, le penseur, le dictateur, etc...) sur lesquels sa verve mordante s'exerce sans indulgence. Il dirige un groupe théâtral, et ses poésies ont paru dans le journal lttéraire nigérian "Black Orpheus", publié depuis 1956. Depuis, plusieurs de ses écrits ont été publiés dans diverses revues, journaux et autres éditions. Ses oeuvres sont presque souvent traduites.  Il existe aussi d'autres écrivains qui depuis ont été mondialement connus.
La poésie nigériane avait en la personne de Christopher Okigbo (1935-1968), tué en combattant au Biafra, un auteur dont les "canzones" constituent -par l'originalité du langage, sinon des thèmes- ce que le Nigeria a peut-être offert de plus  achevé dans le genre. 
D'autres poètes, tels que, John Pepper Clark et Michael Echervo, accusent des influences anglaises et américaines, voire latines. Ce sont des universitaires frais émoulus d'Ibadan.  Ezra Pound a été le maître de Christopher Okigbo, mais il est douteux que la poésie de ce dernier ait été comprise de ses compatriotes.
Un poète plus âgé, Denis Osadebay, son cadet Gabriel Okara, également romancier, et une pléiade d'auteurs groupés autour de "Back Orpheus" épanchent des sentiments nationalistes ou lyriques, campés dans des situations nigérianes.  Le thème de l'aliénation n'est pas absent de leurs vers, mais la négritude version senghorienne est peu goûtée à Ibadan.
Avec l'extension de l'anglais à des couches sans cesse plus larges, le Nigeria peut espérer prendre place parmi les grands pays créateurs d'Afrique, surtout grâce à ses romanciers, encore que, les dramaturges WOLE SOYINKA, Ene Henshaw et John Pepper Clark, leur disputent un public malgré tout restreint, faite des Yoruba, les Nigérians n'ayant pas encore à cette époque-là de théâtre traditionnel, et il était difficile en ce temps-là, prétendre que le métier d'acteur aurait convaincu lepublic de son honorabilité. Depuis, le pays s'est largement rattrapé dans ce domaine de théâtre. Mais il a fallu attendre les années 90 et surtout 2000, pour voir éclore le succès de ce métier d'acteur de théâtre, qui est devenu enfin très "honorable", tant au Nigeria, que dans beaucoup de pays de l'Afrique subsaharienne. 
Et c'est dans ce sens que le théâtre de Wole Soyinka, précurseur, continue de contribuer à réhausser la culture théâtrale dans la société nigériane. Pour Soyinka, il a préféré dès le départ mettre en avant, et en exergue ce côté "African Personnality", que la "négritude senghorienne", plutot que la plus valeureuse, la césarienne.
C'est dans son oeuvre littéraire que Wole Soyinka démontre son viscéral attachement à sa mère-patrie africaine.
Homme de double culture (par sa formation universitaire), et sur le plan intellectuel, Wole Soyinka est parvenue avec ce matériel (d'écriture), à restituer toute la complexité de cette Afrique de métissage, mais toujours si riche en cultures originelles, cette grandeur ancêstrale, et cette "âme noire", qui distingue l'Africain (qui que ce soit), aux autres.  Dans son récit autobiographique, "Ake, les années d'enfance", Wole Soyinka s'est essayé merveilleusement à rendre compte de son observation dans son environnement. L'écrivain nigérian a écrit dans tous les genres. Grand écrivain, ses livres sont des témoignages précieux de notre époque et de son pays d'origine, le Nigeria.
On peut relire ses quelques livres traduits de l'anglais au français : " Ake, les années d'enfance" ; " Cet homme est mort" ; " Une saison d'anomie" ; " Cycles sombres" ; " Les Interprêtes" ; " La route" ; "Ibadan, les annés pagaille(Mémoires : 1946-1965) " ; " La Barrière de Jacinthes" ; " La danse de la forêt " ; " Les Gens du Marais" ; " La mort et l'écuyer du roi " ; " Il te faudra partir à l'aube". 
Le grand écrivain Wole Soyinka continue d'écrire. Il est devenu aujourd'hui l'une des voix la plus écoutée. C'est un homme respectable qu'on invite dans des grands forums pour discuter des problèmes de notre temps. On le croise dans les couloirs ou les tribunes des grandes Conférences internationales un peu partout dans le monde. Ce n'est pas seulement le Nigeria qui doit ête fier d'une telle personnalité, Prix Nobel, mais aussi tout le continent.

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A
salut je vous ecris en ce moment juste pour vous demander de m'aider a entrer en contact avec l'écrivain Wolé soyinka dans le cadre dune cérémonie de décoration en son honneur il s'agit bien des TAM-TAM D'AFRIQUE AWARDS 7e édition qui aura lieu a cotonou le vendredi 20novembre 2009 a 20heures au palais des congres de cotonou au Bénin voici le contact du comité d'organisation 00229 97088566 email:
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H
Félicitations pour votre article sur ce grand écrivain Nigérian.
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