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Du lundi 20 avril jusqu'à vendredi 24, se tient à Genève, en Suisse, la Conférence internationale sur le racisme. La première conférence a eu lieu en 2001, à Durban, en Afrique du Sud. Le moins que l'on peut dire, c'est que ce qu'on a bâptisé "Durban I", fut terminé en un échec, à cause des divergences qui ont ressurgi sur le fond de cette conférence. Fallait-il aborder tous les problèmes liés au racisme, sans éveiller les susceptibilités des uns et des autres ? Pour les Africains et les Arabes, c'était "oui", tandis que les pays occidentaux refusaient d'inclure certains faits historiques qui sont à l'origine même du racisme. Les débats furent vifs, ce qui avait conduis à l'échec de cette première rassemblée mondiale sur ce sujet si délicat, sensible. On ne doit pas faire allusion au passé.
Ainsi, l'esclavage fut ignoré dans la discussion puisqu'il fallait savoir si oui ou non les Africains qui avaient subi ce génocide, avaient droit à une indemnisation comme les autres pays qui ont été dédomagés pour cette faute historique. Certains discours étaient qualifiés de "dérapages" ou des thèses "extrêmistes".
La vérité histoirque est dure à avaler pour ceux qui ont commis des crimes et souhaitent en faire table rase, les oublier. Même pas le "Pardon" n'a pu être accepté !
Le deuxième Sommet contre le racisme qui tient sa conférence cette semaine à Genève, est rebâptisé "Durban II".
Cette fois encore, les mêmes thèmes sont revenus, puique mal traités lors du premier Sommet en Afrique du Sud.
En Suisse, tout le monde avait la bonne volonté de sauver cette fois-ci une Conférence internationale sur le racisme. Mais la conférence était déjà mal partie avec la participation d'un pays comme l'Iran, et son président Mahmoud Ahmadinejad, et son franc-parler qualifié de "provocation" et "d'excessif". Sa présence et surtout ses propos risquaient de créer des tensions auprès des pays participant à ce grand Sommet de Genève.
Déjà, en 2001, à Durban, en Afrique du Sud, la première conférence s'est fourvoyée en un déchaînement de passion sur ce vieux conflit du Proche-Orient. Fallait-il réitérer les divisions ? Deux camps se sont formés : d'un côté, ceux qui estiment qu'il faudrait bien un jour mettre sur la table toutes les questions liées au racisme, à la discrimination, et d'autres sujets tabous ; et de l'autre, ceux qui pensent que les plaies sont si profondes qu'il faut parfois ne plus revenir à ces blessures trop profondes. Surtout si le conflit du Proche-Orient s'invite dans les débats. Ce qui, évidement ne va pas manquer d'intervenir.
Devant certaines résistances, les pays occidentaux ( Etats-Unis en tête, les pays européens ensuite), tous ont décidé de faire front commun, et adopter une seule position. Tous vont faire profil bas. Il y a trop d'intérêt en jeu dans cette affaire. Pour les uns, il faut menager certain électorat ou lobbies, pour les autres, pas question de condamer Israël. Dans le projet de déclaration, on prévoyait de préserver la liberté d'expression sur les religions, croyant pouvoir trouver un consensus pour faire participer le maximum des pays. C'est qui ne fut pas le cas.
Trop de tensions ont résurgi. Du fait même de donner la parole à l'Iranien, (le seul chef de l'Etat sur place dans cette conférence de Genève). Comment gérer sa parole dans une enceinte comme celle de l'ONU ? Tout le monde avait peur. Et avec raison. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad n'a pas voulu rater l'occasion :
http://fr.news.yahoo.com/3/20090420/twl-onu-conference-racisme-ahmadinejad-2844f0d.html
Des propos qui n'ont pas plu à la communauté internationale. Pour les Occidentaux, ils ont eu raison de boycotter une telle réunion. A leur tête, les Etats-Unis, sous l'administration Obama, suivis des pays comme le Canada, l'Australie, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Tchéquie, et l'Italie. La Suisse, pays hôte, n'avait pas le choix. Même si celui-ci a condamné ce discours du président iranien. Malgré plusieurs condamnations, des pays ont tout de même décidés de suivre la conférence et d'y être présents, à défaut d'une participation active. La Suisse, la France, la Grande-Bretagne, et quelques autres ont décidés de condamner mais de participer. Plusieurs pays européens ont d'ailleurs quitté la salle dès que le président iranien a commencé ses diatribes.
http://www.dailymotion.com/video/x32vgz_discours-dahmadinejad-a-lonu-en-fr
http://www.dailymotion.com/video/x334jc_discours-dahmadinejad-a-lonu-en-fr
http://www.dailymotion.com/video/x91hug_onu-ahmadinejad-derape-grave_news
Les signataires de la feuille de route, et de la déclaration finale adoptée, furent nombreux. Il fallait que cette conférence soit une réussite, malgré cet incident. C'est ce texte final anticipé qui sera lu le vendredi 24, à la fin de ce Sommet de Genève contre le racisme. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iwYJNyzzuBGxxbDCiUoSe7S0pDOg
http://www.marianne2.fr/Durban2-denonce-les-esclavagistes-s-ils-sont-blancs_a178113.html