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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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France : Ils ont voulu tué le PS et la gauche !

On savait depuis plusieurs années le PS français très malade. Malade de sa propre existence même. Sans projet politique cohérent, sans voix qui porte haut le message de la gauche, sans leadership, le parti socialiste français était déjà condamné. Ses détracteurs au sein même de l'appareil sont devenus ses propres fossoyeurs. Le PS commençait à s'autoflageller avant de glisser un pied dans sa tombe. Son suicide annoncé date de 2002, après l'échec du parti à la présidentielle qui a vu la droite se réelire et s'installer confortement au pouvoir.
Alors qu'ailleurs les socialistes ont bien compris le changement de leur époque et s'adapte afin de trouver des nouveaux messages d'espoir, en France, le plus grand parti de gauche affiche une division incompréhensible pour les plus fidèles des militants. Pour ces derniers, ces gens-là de l'aparatchick se disqualifient eux-même et ne sont plus digne de porter les espérances qui fait ce qu'on appelle encore la gauche. A cause d'eux, aujourd'hui, lorsqu'on évoque le mot "gauche", cela fait sourire, sinon s'en moque même, et ils ont malheureusement fichtrement raison. 
Qu'est-ce qui différencie encore le discours de la gauche et celui de la droite actuellement en France ? 
Pour beaucoup, les idées de gauche n'existent plus dans la France de Nicolas Sarkozy. Avec son "ouverture", et son agressivité politique d'occuper l'espace, la gauche n'a plus de place. Résultat : même si le temps de parole et la tribune offerte à tous sont bien là, qui va encore parler au nom des socialistes ou de la gauche tout court ? Jadis, être de la gauche signifiait quelque chose. C'est-à-dire, une certaine conception de défendre certaines valeurs que la droite n'aura jamais. Les choses ont hélas bien changé. Même le président de la république qui est de droite fait parfois un discours dont la gauche peut le jalouser. La faute à qui ? A l'intelligentsa de gauche qui a perdu ses répères qui n'hésite plus de brouiller les pistes. Pour rester encore sur le parti socialiste, disons que cette gauche actuelle doit regarder la vérité en face. Laquelle ? Celle qui consiste à faire ce qu'on ne fait plus ailleurs. On a l'impression que le mot "renovation" reste tabou chez les socialistes français. 
L'exemple de l'état du parti socialiste en France est révélateur de la perte de l'influence d'un parti qui refuse de se renouveller sur le plan des idées novatrices. Nous irons encore plus loin dans notre critique car la question est : que font les responsables de ce parti depuis la perte des élections présidentielles de 2007 ? C'est facile d'emputer la faute aux autres. Ce sont eux qui sont mauvais face à une très belle machine droitière, innovante et imaginatrice. 
Le parti socialiste constate sa perte d'influence aux yeux de l'opinion française, et ce, depuis tout récemment encore, les dernières élections présidentielles, législatives, locales et européennes.
Il y a cinq ans, le PS avait perdu une occasion de revenir aux affaires. Hélas, ces cinq années encore, ils n'ont pas la capacité de rebondir. Le diagnostic est là, terrible, implaccable.
Lionnel Jospin avait inauguré cette nouvelle politique de la chaise vide ou d'abandon. Les autres ont essayé de tenir le parti mais très vite, sans un idéal pour tous, ils sont tous tombé dans la pantalonnade. S'insultant les uns les autres. Se renvoyant de détritus sur les visages, en un mot s'autoflagellant. Autrement dit, creusant la tombe du parti. Ils avaient laissé Jacques Chirac renouveler son mandat, puis Nicolas Sarkozy, très décomplexé, envoyant au tapis un Front National de Jean-Marie Lepen, qui risquait de revenir en force. Au sein du PS, François Hollande a fait ce qu'il pouvait avant de céder la place à un groupe de gens sans scrupules prêts à écarter leur malheureuse candidate aux présidentielle qui avait encore une aura très puissante auprès des militants. Tout cela a fini par lasser. Bien entendu
que Ségolène Royal n'était pas parfaite. Pourquoi ne l'ont-ils pas aidé, au lieu de perdre. En 2007, on a bien vu comment la politique se faisait à cette gauche battue par l'UMP de Sarkozy. D'ailleurs très bien inspiré.
Avec ce reniement aussi pathétique, le PS n'interressait plus grand monde. Un à un, les moins convaincus s'en allaient. Des démissions en cascade, de renoncements aux ralliements opportunistes, les militants socialistes étaient encore plus totalement déboussolés. Ils ne comprenaient plus rien de ce qui leur arrivait. Ou plutôt, sur ce qu'elle mouche leurs représentants étaient piqués. Une bonne partie serait parti réjoindre  ce qui leur semblait encore de gauche, puisque le parti socialiste ne ressemblait plus à rien, sinon un parti zoologique où les élephants traînaient les élephanteaux, les jeunes loups mordaient leurs pères, les brébis galeuses lèchaient les derrières de la droite populiste ou non. Un comportement schizophrène que même Freud n'aurait pas trouvé la solution ou un remède.
Cette déception atteignit son apogée lorsque les discours des uns faisaient échos à ceux de leurs adversaires.
Les plus opportunistes n'hésitaient plus de s'afficher avec la droite, acceptant des missions spéciales du gouvernement au nom de l'ouverture ou de l'impartialité politique. Des nouveaux mots qui surprenaient, sortant de la bouche de ceux dont on ne soupçonnait pas. Les danseuses du ventre exhibaient leur numéro pour se faire remarquer par le gentil président toujours intéresser à ce genre de numéro séduisant. Mais souvent, il n'en faisait qu'à sa tête montrant par là que c'est lui qui a la manette de commande. Le grand chef. Le Big Boss. Pas question de faire rentrer n'importe qui dans son cercle. C'est ainsi. Le PS a vu filer les meilleurs d'entre eux.  D'autres chants de coq s'époumonaient à la télévision, histoire de montrer qu'ils sont là et ne laisseront pas, ou plus, à ces maudits de socialo de reprendre le pouvoir en France ! quitte à le leur faire savoir...
Qui après Eric Besson ? Il y a bien eu Bernard Kouchner, Fadela Amara, sans oublier les Jacques Attali, Michel Roccard et consorts. D'autres ont même eu l'honnêteté d'avoir que le PS est déjà mort (dixit BHL). Et Jack Lang, Arnaud MOntebourg, Manuel Valls, et tous ceux dont on ne comprend pas trop bien qu'est-ce qu'ils font dans cette galère, en aboyant à tout vent ! Le PS ? Une histoire ancienne, ininterressant, pour eux.  La politique est aussi l'art de faire des affaires et de gagner. Surtout lorsqu'on a l'impression d'être un looser dans la vie politique en France.
Ceci dit, que fait le PS pendant ce temps ? Et qui est encore capable d'incarner la gauche, le socialisme et diriger le parti de François Mitterrand ? Difficile de répondre. C'est vrai qu'on voit bien quelques ombres sur la rue Solferino.
Martine Aubry est la première sécretaire ? Malgré ses compétences, elle n'a pas de charisme. D'ailleurs, elle a été mal élue. C'est le moins que l'on peut dire. Elle a accepté ce poste appuyée par ceux-là même qui aujourd'hui l'empêche de travailler. C'est encore Ségolène Royal, l'adversaire d'hier, qui vient à son secours devant les attaques contre elle.
Martine Aubry a hérité, comme son prédécesseur François Hollande, d'un parti socialiste déjà moribond. Elle a vite vu que sa tâche ne sera pas facile. Depuis son élection, le parti ne cesse de perdre les adhérents et militants.
Jean-Luc Mélanchon, sentant le vent secouer le bateau ivre sur la mer de la rue Solférino, a préféré claquer la porte d'un parti qu'il a longtemps milité et soutenu. Il a fondé quelque chose qui ressemble à un parti mais qui ne pèse pas.
Dominique Strauss-Khan s'est éloigné de l'hexagone pour aller briguer un poste plus intéressant financièrement au sein du FMI, aux Etats-Unis. Soutenu et encouragé par le président de la république. Loin des tumultes du pays, donc électoralement non payant aux présidentielles de 2012 que tous rêvent. Exclut de la réalité quotidienne du terrain, on voit mal les militants voter pour lui. Le parti n'a pas actuellement  quelqu'un d'imposant pour cet enjeu à venir.
Ségolène Royal a été tellement attaquée que l'on se demande si elle aura encore des coudées franches pour résister longtemps face à cette adversité féroce des chiens de garde, anciens "élephants" toujours là et prêts à l'empêcher de rebondir ou reprendre le parti. Malheureusement pour elle, elle n'a pas d'autres choix que de rester, d'essayer d'exister au sein de ce parti dont les militants ont encore quelques sympathies pour elle. Mais, pour le moment, elle a encore les pieds et les mains liées dans le PS. Au moindre geste, les aboyeurs vont lui tomber dessus pour l'étouffer.
Ses opposants restent mordants lorsqu'elle essaye d'ouvrir la bouche. Elle est têtue, et ça tous le savent.
Jack Lang, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg, Bénoît Hamon, ou Julien Dray (actuellement sous les feux de la justice), tous ceux-là qui, hier encore la soutenaient, surtout durant la campagne présidentielle de 2007, aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'ils déjeunent ensemble tous les soirs au siège du parti. Ses amis et fidèles soutiens sont encore là, mais se comptent du bout de doigt. Peut-elle rebondir ? Elle en a la capacité. Hélas, en politique, sans alliés fort, l'avenir reste incertain. Pour nous, elle reste la seule encore en piste.
Au fil des années, avions-nous dit, le PS ressemblait plus à une foire d'empoigne qu'à un parc d'amoureux.  On y voit des quinqua se prendre langue avec des quadra, qui eux veulent en découdre avec les vieux caciques, sans rien proposer en échange, sinon, manifester l'aboyemment d'un loup affamé. Certains d'entre eux sont devenus des fossoyeurs du parti. Hyppothéquant leur propre avenir politique.
Il faudrait que le Parti Socialiste Fraqnçais enfante des vrais jeunes loups, intègres, capables de protéger le dogne du parti et faire germer des idées novatrices pour un parti modernisé, avec des discours mobilisateurs.
En face, leurs adversaires de l'UMP, le parti du président, aiguisent leurs couteaux et prennent les prochaines échéances à venir avec sérieux. Pas question d'aider le retour des socialistes au pouvoir !
Au PS, ce n'est pas une question générationnelle, même s'il ne faut pas en négliger. Les vieux sont fatigués. Mais les jeunes ont-ils des choses nouvelles à apporter au parti ? Le parti souffre, certes. Certains avaient sous-estimés la capacité politique, le pragmatisme et la stratégie d'ouverture, du président Nicolas Sarkozy. Ils se mordent les doigts, aujourd'hui, devant la machine politique qu'il a mis en place pour se maintenir au pouvoir. Du moins, pour ses deux mandats. Alors, le PS sait ce qui lui reste à faire : essayer de convaincre les Français. Ou plutôt ses militants, qui croient de moins en moins au socialisme tel qu'il est devenu aujourd'hui avec ceux qui en tête. Que faire ? Le parti doit se réorganiser. Retrouver la confiance entre eux. Et pourquoi pas, organiser un nouveau primaire qui remettra au moins de l'ordre. Refaire un nouveau Congrès ? Pourquoi pas ! Ce que les militants de base veulent, c'est que le parti se reprenne. Et que tous se remettent à re-travailler ensemble. La gauche n'est pas morte en France. Ce sont les gens qui sont blasés. Il faut les remobiliser afin de réintégrer le Parti Socialiste. Un parti qui n'a plus droit à l'erreur.
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