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Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.

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Escales angolaises : Découvrir le "Royaume du Kongo",d'avant les Conquérants.

"San Salvador" est l'ancien nom de l'actuel "Mbanza Kongo", capitale de la Province de "Zaïre", au Nord de l'Angola. Rébaptisée, 'Mbanza Kongo', a retrouvé ses origines authentiquement angolais, une fierté nationale, un retour enrichissant au passé historique de cet empire du grand pays "Kongo". Ce fut la capitale de ce pays Kongo, d'où va partir toute l'histoire du bâtissement de la naissance de l'Angola actuel, et qui va natuellement et effectivement  naître. "Royaume ", et grandiose, du XVè siècle, jusqu'à l'arrivée désastreuse des Portugais, qui vont dénaturer toute une histoire d'un peuple, provoquant les drames que connaîtront les pays "Kongo", et qui deviendra plus tard l'Angola tout entier, et plus loin, les deux "Congo", le Gabon. Dans une moindre mesure, la Guinée-Equatoriale ( terre des différentes émigrations africaines et bantoues.  Qu'il est utile de rappeller pour ne pas oublier, et enrichir le passé de ce grand peuple.
On parle de ce royaume, mais on sait très peu, ou mal de ce passé glorieux, parfois dramatique.
S'il faut garder la prudence, notons que géographiquement l'espace de ce royaume, son étendue, allait de l'Angola, englobant une partie de la RDCongo, du Congo-Brazzaville, du Gabon, et les traces actuelles remontant jusqu'en Guinée-Equatoriale ! Soit, un grand territoire de quelques 2.500.000 km2.
Ce que l'on peut estimer avec une certitude plus prudente, le pays seul du Mbanza Kongo,la capitale, s'étendait jusqu'à 300.000 km2. Et dont le point de départ démeure en Angola actuel.
Ce n'était point une unité culturelle, mais une diversité culturelle. Le roi habitait à Mbanza Kongo, la plus grande ville principale de ce royaume de Kongo-dia-Na-N'Za. Un Empire qui englobait des petits royaumes décentralisés, et dont le pouvoir central se trouvait en Angola, dans ce "Royaume du Kongo". Mbanza Kongo fut donc le centre politique, le pôle attractif, pour tous les peuples appartenant  et se réconnaissant à ce grand royaume du pays Kongo.
Cette fédération des "petits royaumes", se composait de différentes entités dont les "Nzita-dia-Nza, Kongo-dia-Mpangala, Kongo-dia-Malaza, et Kongo-dia-Mpanza.
L'organisation du "Royaume" tenait compte de l'importance géométrique,dont le "centre" était la référence : à savoir, que la délimitation devait se déterminer par le "Nzadi" (la Grande Mer, qu'on appelle océan Atlantique) ; les "ntoto" (les terres fermes, où vivent effectivement les populations, hommes, femmes, enfants) ; ce qui constitue les "Kongo".
Le "Mfumu dia Kongo", le chef du Kongo, autrement dit, le "roi", avait sa résidence dans une "Mbanza" (chef-lieu).
Les "Mani", ou "Gouverneurs", s'occupaient des trois grands territoires que sont les "Mpangala", "mulaza", et les "Mpanza".
L'organisation dedit royaume tenait aussi compte de l'importance de la spécificité régionale. Les "Mfumu" consultaient ses conseillers avant de prendre toute sorte d'initiatives, dont la décision finale concernait que le grand-chef de Mbanza Kongo, le "Mfumu-dia-Kongo". Lui-seul pouvait décider, après consultatations et divers avis. La palabre avait toute sa place dans les différentes discussions afin de trouver un consensus final. C'est une sorte de démocratie avant l'heure européenne ! Qui donc va copier l'autre ? On laisse cela aux historiens et aux puristes.
Ce qui est sûr, le pays a bien exister et les traces en témoignent. Il suffit de prendre la peine de s'y pencher...
Pour revenir au fonctionnement organisationnel du royaume Kongo, disons que les "gouverneurs" s'occupaient des trois grands territoires. Ils se retouvaient à Kambamba, Kimpemba, et à Kambangu. Puis, le lieu définitif où devrait se dérouler les "grandes Palabres", se nommaient, le "Nzita-dia-Nza". 
Après ces réunions quasi-sécrètes, et traditionnelles, les chefs provinciaux savaient aussi qu'ils devraient se rendre à la capitale, Mbanza Kongo, rendre des comptes auprès du roi, sur les grandes lignes politiques du royaume du Kongo.
Nous sommes plus tard, au XVè siècle. Le royaume n'a pas encore connu, ni pris contact avec les "Blancs" Européens. Le pays existe toujours et vit autrement à l'abri des regards "étrangers". La vie se déroule paisiblement. Selon les règles de vie africaine, basées sur la politique du "consensus" (tenir compte de l'avis de l'autre), avant de trancher, à la manière très démocratique de faire la vraie politique.
Ils venaient tous de très loin, pour rencontrer le roi, en cas de "litige", ou des décisions importantes à prendre. Tout semblait acceptable pour tous. C'est un sytème très africain, qui devrait être "universel" sur le plan de bon sens collectif. Ceci afin de tenir compte de l'équilibre régional et national. Le "respect de l'autre" était la règle de vie pour tous. Ceux qui venaient de la part des "Nzinga", ou les délégués de "Nsaku", et de "Mpanzu", se devaient du "respect".
Réciproquement. Les reponsables se devaient de respecter cette règle de vie accommodant pour tout le monde.
L'organisation du royaume semblait acceptable et cohérente. Dans la mesure où l'autorité supérieure coiffait tout cela sans nuage. D'une façon apaisante, sans en réveiller les animosités, ni les antagonismes inutiles, sourcedes conflits. Durant des siècles, des années, les responsables politiques gardaient cette philosophie de sagesse.
Et, il est toujours intéressant de rester, observer cette organisation du royaume du Kongo.  On note avec enthousiaste que l'égalité entre individus était de rigueur. Le royaume tenait compte de l'équilibre régionale.Chacun avait sachance. 
Tout cela datait de l'antériorité historique, depuis le XIIIé siécle, dont les "Kongo", ont tous coutumièrement hérités.
Retrospectivement, le royaume du Kongo était structurement divisé, comme on l'a vu, mais géographiquement, et régionnalement, en six grandes Provinces : Mpemba, Soyo, Mbamba, Nsundi, Mbata et Mpangu.
Le roi résidait certes à Mbanza Kongo, la capitale de la "Province de Mpemba", cette province royale de Mpemba, qui était considérée comme le "coeur" du Royaume, et également Son berceau. Puisque c'est de là qu'on enterrait le coeur de tous les rois du Kongo, et leurs descendances.
Les "Mani" (Gouverneurs provinciaux), ce sont des aristocrates qui parfois venaient à Mbanza Kongo, pour animer la Cour du roi des Kongo.
Voici, pour retenir en mémoire, les noms de différents rois qui ont règné dans le Royaume du Congo :  Ntinu Nimi a Lukéni ; Nanga kia Ntinu ; Nzinga Nkuvu ; Mbemba a Nzinga, (et qui sera baptisé du nom chrétien d'AFONSO 1er, qui a règner de 1507 à 1543) ; Nkanga a Mbemba ; Nkubi a Mpungi ; Mbemba a Mbamba ; Mpanzu ; Mpanzu a Nimi ; et, dès le contact continuel avec les étrangers Portugais, tous les rois vont adopter et "portugaliser" leurs noms.
Ce sont les rois :  Bernardo II (1614 à 1615) ; Alvaro III ; Dom Pedro II ; Garcia 1er ; Ambrosio 1er ; Dom Alvaro IV ;
Alvaro V ; Alvaro VI ; Dom Garcia II ; Dom Antonio 1er (de 1661 à 1665). 
Une parenthèse  de l'histoire angolaise, c'est le 6 septembre 1571, que la présence portugaise se manifeste effectivement  au Sud du royaume du Kongo, puis dans les terres de N'Gola, Matamba, Benguela, et encore plus au sud de l'actuel Angola.
Pour le Portugal qui s'est aventuré sur les terres africaines et d'Angola, les Portugais pensent encore que ces terres africaines sont encore "un don" de l'ancien roi du Portugal, par un "pacte officiel" à l'explorateur Paolo Dias, nouveau gouverneur, et qui avait choisi de rester sur le continent noir, et dès la date du 6 septembre 1571, et ce, sur ordre royal,
(autrement dit, suite aux douteuses signatures des chefs locaux, non-mandantés du roi du Kongo). Le roi tenant compte de ces signatures, avant de décider de "donner" la terre angolaise à Paolo Dias de  Novais, le droit de l'exploiter et de la gouverner pour toujours, avec des droits de succession par héritage...!
Soudain conquis, le royaume va voir apparaître les animosités jusqu'alors inconnues entre les gens de la même régions. Une idée de la colonisation du pays, et de ses habitants. Diviser pour règner, reste le but à atteindre.
Ce sont donc toutes ces descendances qui vont formenter des rebellions parmi les Noirs angolais, et diverses scissions, organisant des partitions des royaumes issus de ce grand royaume du Kongo. Chacun se méfiant de l'autre. Profondément atteint mentalement dans la haine de l'autre. Il suffisait pour les Portugais d'exploiter ce qui existait déjà et de les attiser, les réveiller au rejet de l'autre pour mieux les exploite, et pouvoir règner aisemen
Vers l'An 1600, une crise va apparître au sein de l'Alliance entre Angolais. On verra apparaître les dissentions, les divisions et les conflits divers.
Pour le Portugal qui voulait règner, ceci va l'encourager d'entreprendre son pojet d'exploitation sur les terres africaines.
L'Empire lusitanien a voulu s'envaturier sur ces terres des Noirs d'Afrique. En Afrique australe, les Portugais vont tout faire pour s'en approprier.
Le royaume du Kongo va ainsi connaître ses premières crises politiques et économiques. Les rebellions des Africains qui vont s'ensuivre conduiront à des affrontements sanglants et aux morcellement du Royaume. Dès lors, le royaume Kongo qui voulait éviter des conflits avec ses frontières se voit obliger de tenter de se défendre alors qu'il n'avait plus les moyens humains et militaires. C'est ce moment là, et précis, que va se développer l'esclavage des Noirs.
Le royaume du Kongo, affaibli, va suivre l'autre royaume plus important, le royaume de Ndongo. En 1617, le roi "Ngola Kiluanji" est décapité par les Portugais. Malgré ses successeurs, son royaume ne connaîtra plus jamais l'unité du pays et désagregé. Les occupants Portugais vont profiter pour s'y installer, et pouvoir le piller. L'Angola est affaibli.
Plutôt que de le déplorer, les Angolais devront plutôt honorer leurs "héros" de la lutte de libération nationale. 
En Angola, il y eut des héros nationaux. Et, des femmes, héroïnes de la lutte nationaliste. Parmi elles, une héroïne : la reine Nzinga, (ou jingha, Nzingha, N'Jingha),  fille du roi "Ngola Kilunaji". La soeur de Ngola Mbandi, redoutable femme-guerrière angolaise.  Elle dirigeait toute une armée des hommes, et sa propre armée des "amazones-féminines".
Une femme digne, cette reine Nzinga. Un grand chef militaire. Une vraie cheffe militaire. Un grand stratège, pour dire aussi, un génie qui mit à mal toute une armée portugaise, supérieurement dotée des armes à feu moderne. Elle s'est appuyée sur son réseau de service de renseignents. Dans une guerre, les informations sur l'ennemi reste la clef pour la victoire totale. C'est la reine Nzinga, qui, la première en Afrique, développa ce service efficace des renseignements. (La tactique est simple : approcher les Blancs, leur faire l'amour, les laisser parler. Puis, les rapporter à la reine).  Les Femmes noires africaines ont été la force et seront la force de demain pour l'Afrique. Elles ont un pouvoir de séduction qui reste une arme rédoutable dans l'espionnage d'hier et moderne que les ennemis ne réussiront jamais à dompter. La femme africaine réveillera l'Afrique d'aujourd'hui, conquise, et exploiter, par la faute de la cupidité des hommes Africains de ce XXIè siècle. Revenons au passé pour dire, que la reine Nzinga d'Angola a réussi cette stragédie.
Notons qu'elle savait la faiblesse de ses adversaires Portugais, sur le plan sexuel, structurellement travaillés sur la supériorité raciale d'antan, que la femme noire est "bête". Le service du royaume sera essentiellement féminin et tentaculaire. Alors que les envahisseurs pensaient à effacer la race noire, avec les métis, ils vont se tromper, puisque justement ce sont ces métis qui vont se montrer les plus combatifs, par vengeance, contre ces "pères irresponsables et par conséquent, illégitimes).  Ses agents féminins espionnaient, courtisaient, couchaient avec leurs ennemis, dans un seul but de les atteindre, et les anéantir par la suite. On pourrait qualifier ce comportement de pervesion, de déviation sexuelle (prostitution déguisée), mais cela s'est averée plus efficace que toute autre stratégie. Les Kongo ont pu dès lors, se distinguer en Angola, pour lutter contre les envahisseurs Portugais.
Le reine Nzinga, de par sa lutte contre ses ennemis Blancs, pouvait se tenir au courant sur tout ce qui se tramaît dans le pays, ou ce qui se prèparait sur ce début de colonisation. On ignore pas que que certaines de ces femmes africaines se sont laissées séduire et trahie leur pays d'Afrique. 
L'essentiel pour l'Angola, la reine Nzinga, ne s'était jamais laissée pris au piège des Blancs. Au contraire, c'est son frère qui s'alliera aux envahisseurs Blancs Portugais, et hyppothéquer l'Afrique. Bien entendu, la reine Nzinga, supérieurement intelligente que les Hommes, savait que les Portugais bénéficiaient de la complicité des Noirs en Angola. L'envahisseur portugais s'appuyait sur les "Soba" (chefs), du royaume du Kongo. Partiellement, voire même, totalement corrompus, par les Blancs. Ces "vieux", corrompus, signaient parfois des documents dont ils ne connaisaient pas la teneur, l'engagement, ni l'importance, et qui va hypothèquer le pays, le royaume, tout entier.
D'ailleurs, la reine Nzinga sera trahie par son propre frère, (et rival), après avoir reçu la bénédiction, le baptême "chrétien".  L'Angola connaîtra ainsi la trahison et l'humiliation. La reine fut un temps approchée, prendra le nom chrétien de "Ana Nzingha", avant de rejeter toute cette aliénation culturelle, sprituelle, très étrangère.
Pour conclure, on retiendra aussi, et surtout, que le royaume du Kongo, fut fondé avec diverses migrations, du VIIè siècle, jusqu'au XVè siècle. Un Etat très développé avant l'arrivée des Blancs, possédant déjà des structures politiques, sociales, économiques, très avancées. Le pays avait développé bien avant, un réseau commercial, pour la vente de ses matières premières, ses richesses, ses réalisations).
On savait que les minerais existaient en Angola, et que sa faune et son agriculture étaient très abondantes. Le royaume disposait d'une monnaie. On y vendait déjà de l'or, du cuivre, et autres minérais, et des produits agricoles, sans oublier, la chasse, et tant d'autres choses encore). Sur le plan de l'éducation, il existait des écoles très réputées. On venait partout du pays, pour venir étudier. On enseignait tout. Tout Angolais pouvait apprendre un métier de son choix. Et ce, dans les plus grandes écoles, à savoir : à Kimpasi, (la grande capitale du Savoir chez les Bazombo : votre serviteur y est né), à Kinlsimba, Buelo et à Lemba). L'enseignement y était tellement poussé, qu'il donnait pleinement satisfaction aux Angolais qu'aux différents étrangers qui venaient y étudier.
Le royaume du Kongo, avec sa capitale, Mbanza Kongo, affichait dès lors, déjà, toute sa splendeur et son rayonnement artistique, dans tout le pays.
En effet, le royaume de Kongo était très riche, possédant des patrimoines historiques qui allaient de Mbanza Kongo à Maquéla do Zombo. Toujours au Nord de l'Angola.
Aujourd'hui, ces richesses artistiques sont reconnues comme des patrimoines de l'Humanité, par l'UNESCO.
Il existe encore à Mbanza Kongo, des traces de ce passé culturel et glorieux. Le gouvernement actuel à Luanda veut préserver et promouvoir ce passé sur la richesse du patrimoine des Kongo.  On peut venir faire du tourisme et découvrir les monuments historiques de l'Angola. Des véritables oeuvres culturelles à préserver et à révaloriser. Les témoignages de cette histoire du passé angolais, sont bien là, avec des ruines archéologiques de certains monuments (églises, sites antiques, objets préhistoriques, et tant d'autres choses encore). La ville de Mbanza Kongo restera une cité de préservation de cette trace de l'histoire du peuple Kongo en Angola.
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