Blog sur l'actualité des Antilles et du monde.
Parcours (à Juliette)
L'eau coule sur le ruisseau
Pénètre dans l'embouchure
Et finit dans le fleuve
Qui la ramène pour la jeter
Dans l'Océan
Qui tourne, tourne
Autour de nous pour finir,
Non, il est infini...
L'amour me pénètre dans le sang
S'enfonce dans mes os
Perce mes moelles épinières
Qui le ramènent au cerveau
Qui déclenchent l'effusion
Du sang dans mon coeur
Et parcourt le corps...
Tes yeux rencontrent les miens
Mes lèvres s'ouvrent pour te dire :
Je t'aime.
A Macsette
C'est une question de vie pour finir sa journée
On n'arrivera jamais à sentir ton linceuil
Comme on ne fleurira jamais ton recueil
Rêve loin de ce crépuscule
Ou un miniscule hibiscus repose sur ces feuilles
Dire,
Redire ta vie sensible
Aussi douce que tendre ton amour, est cette pyramide
A louer un coeur perdu dans une forteresse des amours.
C'est une question d'aimer le goût de cette âme
Où est né notre amour à une berge !
Noire est ta nuit quand tu me souris
Descendre cette île pour arriver jusqu'à moi !
C'est loin, je chéris ton âme pure, pressante contre
mienne.
A mieux te sentir pour ton jour nouveau.
(Revu et corrigé le 26-4-81 à Paris)
Marche sur l'île déserte
Seul le vent me tenait compagnie
Les oiseaux absents
Les hommes absents
Rien que des rochers et des sables
La plage désertée
Mon radeau m'attendait
J'étais seule dans l'île
Avec mon seul compagnon : le perroquet
Non ! Je n'étais plus seule
Il me parlait,
N'importe quoi, mais il me parlait quand même
Et cela me stimulait !
Seul le vent nous tenait compagnie
Nous marchions paisiblement
Les hommes absents
Les oiseaux absents
Rien que l'île
Et plus loin,
Les autres îles désertes.
(Ecrit un beau jour très ensoleillé et en me promenant sur une plage de la Guadeloupe avant de voyager pour la Martinique.)
Un vent sur la plage
(à Jacqueline et Juliette Miraculeux
à Didier Sadi et sa belle progéniture sans oublier Lydie-Sabrina
à la mémoire de Madame Damo et toute la famille à Karukéra)
Nous courions pieds nus
Sur le sable chaud
De la plage miraculeuse.
Je te revois encore
Sous le vent venant de l'île de Karukéra
Tu étais à Gosier
Et moi aux Abymes
Nos visages
Etaient si proches, plus proches
Que je sentais ton souffle
Mêlé à ce vent du Midi
Nous courions côte à côte
La vague venait mourir
Sur nos corps et repartait
Fière, hautaine, belle,
Traînant avec elle
Nos larmes amoureuses.
Tu t'appelais Didier
Et moi, AMOUR. Ton Papa.
(pour ton anniversaire Didier, Paris 13-12-1980)
On nèg pa ka jin mô
(Pawol an bouch : Sa ki bizwen difé ni pou maché si lafimé !)
Un nègre ne meurt jamais
Il se replit
Mais n'abandonne jamais
On nèg pa ka jin mô
Un nègre ne meurt jamais
Un bon nègre n'abandonne jamais
Karukéra ! Madinina !
Cadences :
Merengue,
Calypso,
Biguine, Mabouya.
On nèg pa ka jin mô
Un nègre passe
Un nègre sourit
Un nègre danse
Un nègre rime
Un nègre coquet...
Puis,
un nègre travaille !
(Avril, 1981).
* (http://www.youtube.com/watch?v=R7C_YQaQYbs ; http://www.youtube.com/watch?v=1ePkx-P7SpA ; http://www.youtube.com/watch?v=_GZruHOxQVY ).
(Ces 5 poèmes sont tirés du recueil de poésies du poète Alfonso Sadi "Généalogie", Editions Saint-Germain-des-Prés, collection 'La Poésie La Vie' ; 64 pages, Paris, 1982.
réf. edition originale N°2546 - ISBN 2-243-01641-9)