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Cinq compagnies pétrolières étrangères ont été retenues mardi dans le cadre d'un appel d'offres pour de nouveaux blocs d'exploitation en Algérie, le premier depuis l'attaque meurtrière contre le complexe gazier d'In Amenas en 2013.
L'appel d'offres portait sur 31 blocs pour l'exploitation d'hydrocarbures de type conventionnel (pétrole et gaz) et non conventionnel (gaz de schiste), mais seuls quatre périmètres ont intéressé les compagnies.
Il s'agissait du premier appel d'offres depuis que l'Algérie, producteur majeur de gaz naturel qui détiendrait d'importantes ressources potentielles de gaz de schiste, a révisé en 2013 sa loi sur les hydrocarbures en vue de favoriser l'exploration et la production du pétrole et du gaz non conventionnels, dont le gaz de schiste.
La compagnie norvégienne Statoil, qui est partenaire du groupe public algérien Sonatrach et du britannique BP à Tiguentourine, a été retenue pour l'un des périmètres.
"Nous sommes heureux d'être de retour" à Tiguentourine, a déclaré à l'AFP le directeur général Algérie de Statoil, Bjorn Kare Viken.
L'attaque d'In Anemas "a été un moment dur au départ (après l'attaque du site gazier). Nous sommes plus confiants aujourd'hui. Nous avons travaillé à renforcer le niveau de sécurité à un niveau acceptable pour nous", a-t-il ajouté.
D'autres consortiums formés notamment par les compagnies Shell (anglo-néerlandais), Repsol (espagnol), Enel (italien) et Dragon oil (émirati) ont également été retenus.
Malgré le peu d'engouement des compagnies, il s'agit d' "un résultat acceptable", a réagi le président du comité de direction d'Alnaft (Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures), Sid Ali Betata.
Les consortiums Statoil-Shell, Repsol-Shell, Enel-Dragon oil et enfin Dragon oil-Enel ont été retenus pour quatre périmètres dans différentes régions du pays.
"Les périmètres proposés concernent les bassins sédimentaires contenant les hydrocarbures de type conventionnel et ceux de type non conventionnel, essentiellement les réservoirs compacts de pétrole et de gaz, communément appelés +tight oil+ et + tight gas+ ", a rappelé le responsable d'Alnaft.
Acune offre n'a été présentée pour le gaz de schiste, dont l'exploitation éventuelle a soulevé une levée de boucliers dans le pays. La signature des contrats aura lieu le 29 octobre à Alger.