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La région d'Afrique australe est actuellement celle qui a le plus grand volume d'investissements que le continent connaît, étant l’économie angolaise la deuxième plus attrayante pour les investissements étrangers, derrière celle de l’Afrique du Sud, a affirmé vendredi, à Luanda, le ministre d'État et chef du Cabinet civil de la présidence de la République, Carlos Feijó.
Le responsable intervenait au cours d’un séminaire international qui s’est tenu sous le thème ‘‘Investissement en Afrique - Cadre juridique, institutionnel, contraintes et défis’’.
L’événement est une co-organisation de l’Union Internationale des Avocats (UIA) et l’Ordre des avocats de l’Angola (OAA).
Selon Carlos Feijó, aujourd’hui l’Afrique du Nord, qui était autrefois considérée comme l’une des zones les plus attractives du continent (le résultat d’une politique agressive de privatisation) en termes d’investissements, commence à décliner dans les investissements
directs.
‘‘L’Afrique centrale, excepté la Guinée équatoriale qui commence à connaître, en particulier dans l'industrie du pétrole, des investissements importants, ne nous apporte pas des grandes nouvelles de l’investissement intérieur. Par conséquent, les politiques et les comportements gouvernementaux seront la clé de l'augmentation des investissements en Afrique’’- a souligné le ministre, citant des statistiques internationales.
Quand il s'agit d’investissements en Afrique, a-t-il poursuivi, ‘‘la première question est de savoir si l’Afrique a un climat propice à l’investissement. Mais peu après on demande ce que c'est le climat propice à l’investissement, qui a essentiellement à voir avec un certain nombre de facteurs qui existent ou non pour faciliter les investisseurs”.
Selon Carlos Feijó, ces facteurs reflètent un ensemble de conditions, d’incitations et d’opportunités qui déterminent s’il y a ou non des possibilités pour que les investisseurs choisissent l'Afrique comme destination pour leurs investissements, en tenant compte de trois variables essentielles: les coûts, les risques et les obstacles à la concurrence.
‘‘C'est en fonction de ces trois variables que nous pourrions évaluer si l’Afrique est ou non un terrain fertile pour l’investissement, surtout l’étranger. Dans l'avenir, si nous en Afrique n’examinerons pas chacun de ces éléments énumérés, l’Afrique ne sera pas un continent ami à l’investissement’’- a averti le ministre d’État.